PUNCHLINE Dr JPDM

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[publié le 07 décembre 2016]

N° 60

Mis à part les sous-équipés en neurones et la majorité des ministres des Sports depuis Maurice Herzog, qui peut croire une seconde que les dopés se recrutent uniquement dans le cyclisme, le bodybuilding, l’athlétisme, l’haltérophilie ou le football ?

Il y en a aussi dans le judo (même si Teddy Riner a affirmé le contraire dans une récente émission de Stade 2), l’escrime, le tennis, la gymnastique, le rugby…

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En vérité, aucun sport n’est épargné par le dopage. Pas même la pétanque, le tir à l’arc, les fléchettes, etc. Pour la simple raison que les deux moteurs de la triche pharmacologique sont la compétition interindividus (ego) et la médiatisation (ego 3 XL)

 

 

En raison de l’inefficacité des contrôles antidopage, seuls les retardataires et les ignorants se font prendre par la patrouille. Dès le début des années 1970, un médecin avait stigmatisé les grosses carences des tests antidopage

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Publié le 06 décembre 2016

C’est dans Cyclisme magazine, publication à laquelle j’ai collaboré de 1973 à 1979, que le journaliste Pierre Chany, leader de la rubrique cyclisme à L’Equipe mais aussi intervenant dans le mensuel du vélo, signalait dans le numéro 41 du 06 octobre 1971,

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qu’un disciple d’Esculape très au fait des arcanes des analyses biologiques (mais impossible de retrouver son nom !) affirmait naguère à son confrère Abel Michéa de L’Humanité : « Ceux qui se font prendre dans ces contrôles sont des retardataires ou des ignorants. »

 

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Cyclisme Magazine n° 41, 06 octobre 1971, p 13

 

Vingt-cinq ans plus tard, au moment des Jeux olympiques de Barcelone en 1992, le prince belge Alexandre de Mérode, président de la Commission médicale du Comité international olympique (CM-CIO) depuis 1967 ouvrait enfin les yeux après de multiples discours langue de bois du style : « Les Jeux de Moscou ont été les plus propres ».

 

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Langue de bois  »à fermeture éclair »

 

Dans L’Equipe du 14 août 1992 il admettait enfin que « seuls les plus stupides ou les plus imprudents se font prendre aux tests antidopage ». Belle lucidité !

A partir de cette punchline mérodesque, le quotidien sportif français va régulièrement faire du prince belge l’inventeur de ladite phrase. Sauf, et nous l’avons vu, que de Mérode n’était pas le premier à faire ce constat accablant ni le deuxième, ni le troisième mais… le quatrième. En effet, deux piliers de la lutte antidopage avant de Mérode, avaient stigmatisés l’impuissance des analyses d’urine pour épingler les tricheurs :

Robert Dugal (CAN), chef du laboratoire MRS Santé à Montréal de 1975 à 1992 : « Seuls les athlètes négligents et mal conseillés se sont fait prendre, lors des tests antidopage effectués aux compétitions. »

 

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Robert Dugal, patron du labo antidopage de Montréal de 1975 à 1992

 

[Rapport C.L. Dubin .- Commission d’enquête sur le recours aux drogues et autres pratiques interdites pour  améliorer la performance athlétique .- Ottawa (CAN), éd.  Centre d’édition du gouvernement du Canada.  Approvisionnements et services Canada, 1990 .- 714 p (p 445)]

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Commission d’enquête sur le dopage organisée par le Gouvernement canadien à la suite du contrôle positif de l’athlète Ben Johnson, déchu de son titre au 100 m des JO 1988

Sir Arthur Gold (GBR), Président de la British Olympic Association : « Tant que le dépistage sera ce qu’il est, nous n’attraperons que les imprudents et les mal-conseillés. » [Rapport C.L. Dubin .- Commission d’enquête sur le recours aux drogues et autres pratiques interdites pour  améliorer la performance athlétique .- Ottawa (CAN), éd.  Centre d’édition du gouvernement du Canada.  Approvisionnements et services Canada, 1990 .- 714 p (p 393)]

Au final, et contrairement à ce que racontent les ‘’historiens’’ du dopage, ce n’est donc pas de Mérode le premier à avoir, avec une telle concision, résumé le flop des contrôles des drogues de la performance. Ajoutons que, sans faire preuve de mauvais esprit, cette punchline est toujours d’actualité.

 

 

Comme le martèle le slogan du ministère de la Santé : « Un médicament ça ne se prend pas à la légère ». Et pourtant, les anti-inflammatoires sont omniprésents dans les enceintes sportives. Or, depuis 1979, 12 ont été retirés du marché pour… toxicité avérée. La preuve par les chiffres

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publié le 05 décembre 2016

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51 MÉDICAMENTS COURANTS RETIRÉS DU MARCHÉ POUR TOXICITÉ AVÉRÉE (1) 

Longévité : de deux mois à … 58 ans !

Avant que ces 51 médicaments commercialisés en France, listés ci-dessous, mettant en jeu la vie des patients soient définitivement écartés des pharmacies en raison d’un rapport bénéfice-risque défavorable, il a fallu attendre pendant une durée moyenne de 19 ans.

Régulièrement, les organismes de contrôle des médicaments nous avertissent que certains de ces derniers sont retirés de la vente en pharmacie pour toxicité avérée. Lorsque j’ai commencé mes études de médecine au début des années 1960, au fil du temps, la liste des « exclusions » s’est régulièrement enrichie et notablement accélérée depuis l’année 2000 (14/42 = 32%). Alors que les étapes réglementaires de la mise sur le marché d’un médicament sont de plus en plus contraignantes, à la lumière de ces derniers chiffres, on constate que les précautions prises sont insuffisantes.

 Le scandale du Mediator® est un bon exemple – médicament inefficace et nocif consommé par des millions de Français de 1976 à 2009 – pour mettre en garde tous les accros des pilules du bonheur, de la forme et de la performance mentale, physique et sexuelle.   Docteur Jean-Pierre de Mondenard

 A titre d’exemple, dans les années 1970, le Glifanan®, un antalgique d’usage courant comme aujourd’hui le Doliprane®, a été retiré du marché en 1992 après vingt-sept ans de bons et loyaux services. Problème majeur : il provoquait des réactions anaphylactiques type œdème du larynx. En tant que médecin, il m’a été rapporté par un confrère, le cas d’une patiente décédée à la suite de l’absorption d’un seul comprimé de Glifanan® pour une vague douleur au genou. Parmi les lecteurs de ce texte, il est probable que la plupart ont consommé un ou plusieurs des médicaments figurant dans le tableau des bannis. A posteriori, ceux qui n’ont pas eu d’effets secondaires doivent s’estimer chanceux d’être passé à travers les gouttes… mais aussi et surtout malgré les comprimés.

POST-IT – 12 AINS licenciés

 Les sportifs consomment larga manu des anti-inflammatoires, notamment dans les sports d’équipes (foot, hand, rugby, basket mais aussi en athlétisme…). Or, ces médicaments sont peu efficaces en traumatologie du sport. En revanche, ils dézinguent sournoisement le tube digestif, les reins et le cœur. Depuis 1954, 12 anti-inflammatoires ont été retirés du marché (RDM) pour toxicité avérée (hépatique, hématologique, cutanée, cardiovasculaire, etc.). Certaines spécialités sont restées commercialisées pendant 58 ans, d’autres tout juste un an (en moyenne 19 ans) avant que la commission de pharmacovigilance constate que les effets bénéfiques de ces médicaments étaient nettement devancés par les effets secondaires délétères, voire mortels.

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  Tandéril (1961-1985) : l’un des AINS les plus utilisés dans le milieu sportif des années seventies. Après 24 ans de ‘’bons et loyaux services’’, est retiré du marché pour toxicité hématologique avérée.

 Rappelons qu’avant toute prescription, il faut toujours se poser les questions suivantes : les médicaments seront-ils actifs ? Toute médication inutile doit être proscrite comme étant susceptible d’être dangereuse ; il n’y a pas de médicament anodin.

Il faut toujours faire la balance entre les avantages et les inconvénients d’un remède dit de cheval ; le plus souvent, le risque est sous évalué. Cette affirmation prend toute son importance à une époque où nous disposons de drogues douées d’une activité puissante mais dont la toxicité est variable suivant les individus. Par exemple, les risques sont potentialisés dans les cas suivants :

–          consommation parallèle d’autres médicaments,

–          sujet âgé de plus de 65 ans,

–          personne souffrant déjà d’une maladie chronique

–          ambiance thermique élevée (déshydratation)

–          chez l’enfant et la femme enceinte

Au final, il faut beaucoup de jugement, de bon sens et de réflexion et aussi du courage pour résister à la facilité et à la mode du médicament à qui rien ne résiste (insomnie, fatigue, dépression, asthénie sexuelle, etc.)

Les sportifs plus que tous autres doivent être particulièrement prudents et suivre les conseils médicaux. Signalons le risque supplémentaire de l’association du médicament avec un effort maximal en ambiance thermique élevée telle qu’une ascension de col en plein cagnard (risques d’hyperthermie et de collapsus). Non seulement leur santé est en jeu mais aussi leur forme du moment. Chez eux, l’hygiène de vie doit être stricte. En dehors des produits dopants, de toute façon prohibés par les règlements sportifs, il n’existe pas de formule magique capable de redonner la forme à un athlète simplement fatigué, pas d’aliment miracle. Le repos partiel au plan physique mais aussi la détente intellectuelle et morale et cela pendant une durée temporaire ainsi que la mise en confiance, suffisent souvent à surmonter les périodes de moindre efficience au plan du rendement musculaire.

Docteur Jean-Pierre de Mondenard

 

POST-IT

Ne soyez pas des moutons. Ne gobez pas tout ce que les « sachants » vous communiquent. Servez-vous de vos neurotransmetteurs pour ne pas mourir des carences des autres. Comme dit le proverbe : « les conseilleurs ne sont pas les payeurs »

 

(1) Depuis le retrait mondial de l’anti-inflammatoire Vioxx® en 2004, on note une vigilance accrue des autorités sanitaires dans le suivi des effets secondaires des produits. Mais il y a encore des progrès à faire pour interdire leur commercialisation avant qu’ils ne tuent.

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Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) – L’imposture des chiffres

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Le cyclisme loin devant le foot

Régulièrement, le Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC) – entité créée en 2007 à l’instigation des groupes cyclistes professionnels français – publie sur son site les cas de dopage de l’année et dans tous les sports. Ces chiffres, on peut les analyser à la manière de Coluche : « C’est comme le bikini : ça donne des idées mais ça cache l’essentiel ». En effet, comment peut-on faire figurer dans le même classement sur le seul chiffre des cas positifs des spécialités sportives telles que cyclisme, haltérophilie, tir à l’arc, curling et… le football, sport planétaire aux milliers de joueurs professionnels ? Sans corréler ces chiffres des cas de dopage par fédération au nombre de contrôles effectués ainsi qu’au total des licenciés professionnels par sport n’est pas digne d’un organisme qui se veut intraitable sur les questions de dopage.

Comparer les  7 cas du cyclisme aux 19 du foot montre clairement la manipulation des chiffres lorsqu’on sait qu’il n’y a sur la planète que quelques centaines de cyclistes professionnels (1 200 en 2015) alors que les footeux sont 45 000 (FIF Pro syndicat mondial).

Si l’on fait le calcul de pourcentage appris en primaire, on trouve 0,6% de positifs (7 sur 1 200) dans le vélo alors que le foot est très, très loin derrière avec seulement 0,04% (19 sur 45 000).

De même, dans son rapport de fin 2015 (l’année 2016 n’est pas terminée), l’Agence mondiale antidopage (AMA) classe les grands sports (foot, athlé, cyclisme) en prenant en compte les cas positifs des trois Fédérations par rapport au nombre de contrôles effectués pour chacun d’elle. Là aussi, le résultat n’est pas aussi angélique que le MPCC veut nous le faire croire puisque c’est le vélo qui arrive en tête des tricheurs avec un résultat double de celui des adeptes du ballon rond:

  • Cyclisme : 1,1% (244 positifs pour 22 652 contrôles au total)

  • Athlétisme : 0,9% (265/30 308)
  • Football : 0,5% (160/32 362)

Il est certain qu’avec le MPCC, on va être bien informé…. Vous avez dit manipulation ? Comme c’est bizarre….

De toute façon, c’est perdre son temps que de vouloir se glorifier aux dépens de chiffres du dopage qui n’ont aucune signification dans la mesure où un contrôle négatif n’est la preuve de rien du tout (substances indécelables, AUT, liste jaune – substances dopantes non interdites, borderlines -)

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« Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et…    

                                                l’interprétation statistique du MPCC »

 Que personne dans les médias sportifs n’ait relevé la supercherie montre bien les conflits d’intérêt existants entre les journalistes et le milieu dans lequel ils exercent.

Punchline Dr JPDM

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N° 59

Dès 1941, le Pr Victor Demole, de Lausanne, se révolte contre le remboursement des fraismédicaux dus aux effets collatéraux des drogues de la performance : « Si le dopé se blesse ou tombe malade par l’effet du poison (doping), il se fera soigner aux frais de l’Assurance accidents ou maladie. C’est là une tromperie de plus. Les sociétés intéressées sont en droit de refuser leurs prestations. »

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Aujourd’hui, rien n’a changé ! Les sportifs professionnels, notamment ceux exerçant en    France, dès qu’ils ont un ‘’pet de travers’’ passent des examens sophistiqués à répétition  (scanner, IRM…)  eux aussi remboursés par les assurances sociales. Souvent, même  blessés, les dits sportifs sont hypermédicalisés pour jouer. Qui prend en charge tous ces  soins ? Au final, les Français, les spectateurs, les Assurances sociales, les mutuelles paient.

Les seuls qui gagnent beaucoup d’argent et ne déboursent rien, ce sont les sportifs pros !

Encore une ‘’valeur’’ à mettre au crédit du sport.

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Appareils IRM et scanner

Dopage des cerveaux – Selon une étude française, un tiers des futurs médecins ont recours à des psychostimulants pour tenir le coup. Pas sûr que la méthodologie email réponde aux critères d’une étude scientifique digne de ce nom !

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Depuis le début des années 1940, des textes confirment que les psychostimulants sont consommés par les étudiants au moment des examens. Récemment, l’INSERM a publié une étude sur cette thématique du bourrage de crâne chez les futurs médecins.

Le mensuel Sciences et Avenir s’en est fait l’écho en résumant le travail des auteurs exerçant au CHU de Créteil. Un simple compte-rendu sans aucune critique. Amis lecteurs, nous vous soumettons le texte ainsi que nos commentaires.

Texte d’Elena Sender, spécialiste des neurosciences au magazine Sciences et Avenir : « Pour tenir le coup, certains étudiants auraient recours à des psychostimulants de toute sorte.

Questionnaire par email…

C’est ce que révèle une étude publiée dans Médicine menée par l’Inserm U 955 du CHU de Créteil : « Voici pourquoi entre avril et juillet 2015, période sensible des examens, un email a été envoyé par l’équipe de l’Inserm aux associations d’étudiants en médecine. Les étudiants volontaires devaient y détailler, anonymement, leurs habitudes de consommation de psychostimulants ainsi que leurs motivations. Un psychostimulant est une substance que l’on prend pour augmenter son fonctionnement cognitif. Dans cette pharmacopée particulière, on trouve des molécules vendues sur le marché, comme les pilules de caféine et les boissons énergisantes. Mais aussi des médicaments sur ordonnance, comme le méthylphenidate (Ritaline® prescrit pour le trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité), les corticoïdes (anti-inflammatoires), le modafinil (contre l’hypersomnie) et le piracetam (contre les troubles de l’équilibre et de la mémoire chez le sujet vieillissant). Enfin, les molécules illicites, amphétamines et cocaïne. 1718 étudiants d’une moyenne d’âge de 27 ans ont répondu au questionnaire. Résultat des courses ? Un tiers des étudiants en médecine a recours à des psychostimulants ! 29,7 % absorbent des produits en vente libre. 6,7 % ont recours à des médicaments sur ordonnance. Et 5,2 % à des drogues illicites.

L’exception française

La plupart des utilisateurs consomment les substances lors des examens. C’est ainsi que l’on voit des pics de consommation les 1res et 6e années, périodes de concours sélectifs où la tension est maximale. « Les motifs invoqués sont l’augmentation des performances et la lutte contre la privation de sommeil », note Guillaume Fond, psychiatre, co-auteur de l’étude. Mais ce n’est pas ce qui l’a le plus étonné l’équipe de recherche. « Ce qui nous a le plus surpris c’est la consommation de corticoïdes (4,5 % des étudiants) devant le méthylphénidate et le modafinil. Alors qu’aux Etats-Unis c’est la consommation de Ritaline® qui explose (entre 7 et 15 %). » L’explication la plus probable à cette exception française ? Les mesures visant à réduire le mésusage de Ritaline® ont été durcies ces dernières années en France. Les étudiants se replieraient donc sur les corticoïdes, plus faciles d’accès. » [Sciences et Avenir, 27.05.2016]

Commentaires JPDM – Cette étude ne m’a pas convaincu de la pertinence des conclusions énoncées par les signataires.

1 – La méthode – Les données recueillies par email-questionnaire ne sont pas crédibles. Même si ce sont des étudiants en médecine, a fortiori en début de cursus, ils ne connaissent pas les caractéristiques des substances. Même des médecins installés de longue date les maîtrisent mal. Seul un questionnaire de vive voix avec un interrogateur expérimenté, peut donner des résultats interprétables.

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                                                                  Réveille-matin

Ajoutons que la méthode des questionnaires par email s’apparente à chronométrer la finale olympique du 100 m avec un réveille-matin ou lors d’une étude scientifique mesurer la perte hydrique du marathonien en fonction des conditions thermiques en utilisant une balance de salle de bains.

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                                          Pèse personne de salle de bains (précision au kilo)

2 – De mettre en exergue que le pic de consommation se situe en période de concours, cela revient à enfoncer une porte ouverte. Déjà dans Science et Vie en octobre 1955, la journaliste Monique Senez signalait que « les pics de vente grimpent en juillet et septembre » au moment des examens. De même, quatorze ans plus tôt, en 1941, le professeur Victor Demole exerçant à la faculté de médecine de Lausanne, dans un article princeps sur le dopage « Médecine sportive et doping », signale à propos des psychostimulants – drogues nouvelles – que : « Quelques étudiants se dopent avant les examens ».

3 – Mesurer la performance aux examens : les signataires de l’étude sur les étudiants en médecine envisagent de poursuivre leurs travaux afin de déterminer si les psychostimulants boostent l’intelligence et la mémoire. Depuis la fin des années 1930, cela a été analysé à plusieurs reprises, en particulier avec les amphétamines. Résultats : ces drogues préservent le sommeil mais elles ne rendent pas plus intelligent.

4 – France En 1985, une enquête réalisée par le comité d’éducation pour la santé de Franche-Comté, portant sur 5 000 inscrits en premier cycle d’étude montre que les étudiants en pharmacie et en médecine sont les premiers consommateurs de stimulants et de tranquillisants (seuls ou associés) en période d’examen : 42% sont des étudiants en médecine et 48% en pharmacie dont une majorité de sexe féminin.