Idée reçue – Zatopek, en course, carburait à la bière… la preuve du contraire

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[publié le 21 décembre 2016]

Sur la toile, nombreux sont ceux qui sans aucune légitimité de CV conseillent de consommer une bière après l’effort pour favoriser la réparation des fibres musculaires endommagées par la course. Afin d’accréditer leur thèse, ils mettent en avant que le célèbre coureur tchécoslovaque Emil Zatopek, triple champion olympique en 1952 (5000 m, 10000 m, marathon), buvait de la bière, même en compétition.

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Emil Zatopek

 

La Locomotive humaine buvait même en course… pas sûr !

 Ce fait m’a interpellé et j’ai voulu en avoir le cœur net. De tout ce que j’ai lu sur la locomotive humaine, le seul qui s’exprime sur cette boisson aux propriétés supposées énergétiques c’est Marcel Hansenne, un athlète olympique devenu journaliste à L’Equipe. C’était en 1947 lors du match France-Tchécoslovaquie, Hansenne témoigne : « Zatopek avait aussi cette particularité de ne jamais se sentir en forme. Avant les 5000 de France-Tchécoslovaquie, en 1947, il me déclara : ‘’ Je suis très fatigué en ce moment. C’est pourquoi je vais courir lentement aujourd’hui’’.  A la suite de quoi, il s’élança comme un fou et faillit doubler Alain Mimoun. Le soir du match, nous plaisantâmes ce dernier en annonçant le résultat de l’épreuve à la façon des six jours : 1. Zatopek, 2. Mimoun, à un tour. Cela faisait rire Mimoun aux larmes. C’était l’époque  où la course à pied ne faisait que l’amuser. Pendant ce temps, Zatopek buvait demi de bière sur demi de bière. Par le tempérament, il ressemblait sans doute au Jamaïcain Herbert Henry McKenley, un coureur de 400 m. Mais pas pour ce qui est du régime alimentaire. C’était un gouffre. »

Donc, suivant le 3e du 800 m des JO de Londres en 1948, Zatopek, s’en jetait quelques-unes après l’effort ; en revanche rien pendant la compétition.

Aucunes des nombreuses photos prises en course ne le montrent en train de boire

J’ai donc repris mes recherches, par exemple débusquer une photo du Terrassier de Prague – un autre surnom du Tchèque –  en train de boire une pale-ale en pleine course.

Dans mes archives, j’ai consulté un ouvrage écrit par l’un de ses biographes Frantisek Kozik qui, en 1954, lui a consacré du début de sa carrière à son apogée 78 pages de texte et 142 pages de photos. Dans cette iconographie abondante balayant entraînement et course aucun document ne montre Zatopek une bière à la main. Une seule photo le présente avec un bâton de relais. Rappelons qu’à l’époque, le règlement interdit les boissons en course sauf pour le marathon.

En 1952, lors de sa victoire à Helsinki sur 42.195 km de l’épreuve olympique, il va refuser toute boisson malgré un départ à 15 h 30 sous une chaleur torride. Une photo le montre passant près d’un contrôle de ravitaillement, alors qu’il est seul en tête, depuis la mi-parcours, il néglige le gobelet tendu par une officielle de l’épreuve olympique.

 

De nombreux spectateurs observèrent la course ; tous furent témoins du refus de Zatopek d’accepter le moindre rafraîchissement

 

Boire une fois pousse à boire plusieurs fois

Témoignage de Zatopek sur sa course victorieuse au marathon olympique d’Helsinki en 1952 :  « Des fruits et des boissons furent offerts aux coureurs au poste de secours placés au vingt-cinquième kilomètre. Le Suédois Gustaf Jansson [NDLA : il terminera 3e de l’épreuve] ne put résister à la tentation et prit un verre de jus de fruit qu’il but à longs traits; Zatopek dont la gorge était desséchée par la soif aurait aimé prendre le rafraîchissement que son corps réclamait impérieusement, mais impitoyable comme toujours envers lui-même, il s’abstint. Il savait par l’expérience acquise au cours de son entraînement que la plus minime quantité d’un liquide quelconque suffit à renverser l’équilibre de l’organisme. Si l’on commence à boire on éprouve un besoin irrésistible de boire encore et encore. On ne peut plus courir ; le corps une fois relâché ne réagit plus aux ordres de la volonté [NDLA : c’était le dogme de l’époque ‘’qui imposait de ne pas boire à l’effort car cela ‘’coupe les jambes’’’’]. Voilà pourquoi il refusa tout rafraîchissement, et, résolument, se, mit à grimper la côte suivante. » Frantisek Kozik. – Emil Zatopek. – Prague, éd. Artia, 1954. – 189 p (p 155)

Au final, Zatopek ne boit pas de bière en course ni pendant ni juste après mais ne se prive pas de ce type de boisson en dehors de l’effort.

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Emil Zatopek

Running et activités d’endurance : les malus de la bière

  1. La bière ne peut à la fois réhydrater tout en en éliminant les toxines
  2. Déshydrate : la bière bloque la sécrétion de l’hormone antidiurétique qui contrôle les quantités d’eau éliminées par les urines. En réalité, la bière est un puissant diurétique, à ce titre souvent utilisée pour faire pisser les sportifs, notamment les footeux en difficultés de miction lors des contrôles antidopage.
  3. Limite la tolérance à la chaleur et au froid
  4. Détruit la vitamine B1 ou théamine, un facteur-clef du métabolisme énergétique
  5. Affaiblit les facultés de coordination
  6. Réduit la force musculaire
  7. Diminue la capacité d’oxygénation
  8. Même une seule canette de bière peut couper les jambes, cet effet pouvant perdurer un à deux jours.
  9. Un seul avantage : facilite le sommeil post-effort (de façon empirique, plusieurs sportifs ont constaté cet effet facilitant l’induction du sommeil après un effort intense et prolongé).

La bière ne réussit pas à tout le monde

 A la même époque que Statu-Pekka (‘’Pierre le fabuleux’’, surnom donné à Zatopek par les Finlandais), Marcel Hansenne, spécialiste du 800 m et futur journaliste à L’Equipe, raconte ses démêlés avec la binouze.

C’est ce qu’il explique en faisant référence à sa médaille d’argent acquise dans la capitale belge : « La bière m’a d’ailleurs peut-être coûté le titre de champion d’Europe en 1950. Je m’étais présenté à Bruxelles avec trois kilos à perdre et fort décidé, en accord avec Gaston Meyer, à faire le nécessaire pour les éliminer. J’étais saturé d’athlétisme, à l’époque, mais un coup de collier d’une semaine était encore une chose possible. Deux fois par jour j’allais donc sur la piste d’un hippodrome de la banlieue bruxelloise où j’effectuais chaque fois, sous un soleil ardent dix kilomètres, revêtu de deux survêtements. Au bout de cinq jours de ce régime de forçat, je me présentai tout confiant sur la bascule. Mais ce fut pour m’apercevoir avec horreur que j’avais grossi de plus d’un kilo. Je crus que Gaston Meyer allait éclater de fureur quand je lui avouai qu’il n’y avait qu’une seule explication possible : les quatre ou cinq demis que je m’empressais d’avaler goulûment après chaque entraînement. A mon poids de forme, ce 800 mètres des Championnats d’Europe eût été fait sur mesure pour moi. Mais tel que j’étais, j’aurais dû le finir aux dernières places alors que je faillis le gagner. »

Emil ZATOPEK  – Repères

le 22 septembre 1922 à Koprivnica (Moravie du Nord)

Décédé le 22 novembre 2000 à Prague (78 ans)

Taille : 174,3 m (selon la presse : 1,78 – 73 kg ; 1,72 – 70)

Poids : 66 kg

Capacité pulmonaire : 5 litres

Pouls : 56

TA : 13 / 9

Apnée : 127 secondes

Palmarès :  JO 1948         1 er 10 000 m

                    JO 1952        1er 10 000 m

1er  5 000 m

1er marathon

18 records du monde (a battu tous les records du monde du 5 000 m aux 30 km)

38 courses de 10 000 m remportées d’affilée entre 1948 et 1954

 

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L’Equipe et Le Monde toujours aussi incompétents sur le dopage !

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[publié le 20 décembre 2016]

Dans L’Equipe du 20 décembre et Le Monde de la veille, on a droit à la même erreur concernant le mystérieux paquet reçu par Bradley Wiggings lors du Dauphiné 2011.

Selon le manageur de l’équipe Sky, Dave Brailsford : « Richard Freeman [le médecin de l’équipe Sky] m’a dit que c’était du Fluimicil, un décongestionannt nasal, autorisé par l’Agence mondiale antidopage », a précisé le dirigeant.

 

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L’Equipe, 20 décembre 2016

 

Les textes de l’Equipe et du Monde sont très proches, pas signés, donc probablement tirés d’une dépêche d’agence. Le travail d’un journaliste est de contrôler les informations, voire les reconsidérer à l’aune d’expertises plus importantes. Or, le Fluimicil n’est pas un ‘’décongestionnant nasal’’ mais un fluidifiant bronchique actif sur la zone anatomique de l’appareil respiratoire très en-dessous après le nez et la gorge (voir schéma). Le Fluimicil en fluidifiant les sécrétions bronchiques facilite leur écoulement et ainsi favorise leur expulsion par la toux.

En revanche, un décongestionnant nasal est prescrit pour combattre l’inflammation de la muqueuse nasale et ses sécrétions exagérées.

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Schéma de l’appareil respiratoire. De haut en bas : muqueuses nasales, trachée, bronches

N’appartenant pas à une gazette de supermarché, les journalistes de ces deux médias prestigieux, L’Equipe et Le Monde, ont un devoir de précision dans l’information et ne pas gober sans aucune vérification les dépêches reçues. Un constat que je fais régulièrement est leur carence sur les médicaments et autres drogues de la performance.

De plus, on relève une autre bourde. En 2011, la course à étapes de la région de Grenoble ne s’appelle plus Dauphiné Libéré mais Critérium du Dauphiné. Elle a été rachetée par ASO en 2010 et, pour cette raison, a changé de nom.

Un conseil aux deux quotidiens : entourez-vous d’un sachant confirmé pour relire les textes.

 

La Justice lâche la lutte antidopage…

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[publié le 20 décembre 2016]

Dopage-justice : deux poids, deux mesures.

Un pharmacien dopeur prend 6 mois de prison avec sursis alors que pour les mêmes faits un sportif professionnel au minimum arrête sa carrière deux ans ferme.

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Pour la même faute, un sportif se retrouverait écarté de son activité professionnelle pendant un minimum de deux ans. C’est ce que l’on appelle une justice à deux poids deux mesures ou à deux vitesses et dont l’arbitrage est différent selon l’échelon social du fraudeur.

Le 13 décembre, Ouest-France nous apprend qu’un pharmacien choletais de 38 ans vendait à des amis des produits dopants tels que stéroïdes anabolisants et Ventipulmin (un médicament vétérinaire destiné aux chevaux asthmatiques). Au final, le tribunal le condamne à 6 mois d’emprisonnement avec sursis mais le PHARMACIEN un professionnel qui est le gardien des toxiques, autrement dit celui qui fait la différence entre un produit salvateur ou néfaste, et qui, selon la profession, est un conseiller et un garant de la santé de ses concitoyens et non un prescripteur de produits dopants, PEUT CONTINUER D’EXERCER. De plus, la condamnation ne sera pas inscrite sur son casier.

Les sportifs licenciés à une fédération peuvent l’avoir mauvaise, eux qui pour des faits similaires, risquent au minimum 2 ans de suspension de toute compétition, ainsi qu’une sanction pénale pour vente à autrui.

Rappelons qu’en 1985, une enquête sur 5 000 étudiants de l’université de Besançon montrait que 48% des futurs pharmaciens et 42% de leurs homologues médecins se dopaient aux examens. C’était il y a 30 ans ! Nul doute qu’aujourd’hui, comme pour le chômage, le chiffre ne peut être qu’à la hausse. Avec un tel MESSAGE MOU « 6 mois de prison avec sursis sans interruption de son activité professionnelle » il est clair que la justice des Pays de la Loire ne contribue pas efficacement à la lutte contre le dopage !

 

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Tribunal de Cholet

 

 

Punchlines Dr de Mondenard

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[publié le 17 décembre 2016]

N° 74

L’élixir Virenque à base de cocaïne : ce n’est pas un gag

Richard Virenque ne pouvait échapper à son destin de chaudière. En tout cas, une pharmacie Virenque qui existait à la fin du XIXe siècle, commercialisait un « Elixir Virenque » à base de cocaïne. Rappelons qu’à l’époque des débuts de la compétition des cavaliers sur cheval d’acier, la poudre blanche conditionnée en pommade était couramment utilisée dans le peloton cycliste pour calmer les douleurs fessières lors des épreuves au long cours telles que six jours, Paris-Brest-Paris, Bordeaux-Paris, etc.

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N° 75

Faux-médecin depuis…. 50 ans !

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Récemment, sur Facebook, nombreux se sont exprimés sur un soigneur se faisant passer pour médecin depuis près de cinquante ans. Rappelons que chez les vrais faux-médecins, tout est faux : les diplômes, le CV, le caducée sur la voiture, les ordonnances, etc., sauf la volonté de soigner coûte que coûte. Un désir maladif qui peut les conduire au tribunal.

Le thérapeute ‘’cycliste’’ a fait plusieurs séjours en prison. Mais il ‘’soigne’’ toujours !Longue vie à ses ‘’patients’’.

carteUtilisation d’une carte de médecin (qu’il falsifiait) pour obtenir des médicaments en pharmacie (témoignage d’une pharmacienne)

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Emission du 27 juin 2016 où il est question d’un personnage sévissant ‘’en dehors des clous’’ dans les milieux hippiques et cyclistes

 N° 76

Soyez sur vos gardes lorsqu’un article débute par « selon une étude scientifique »

Ne jamais prendre pour argent comptant un article vantant les mérites d’un produit boostant la forme (boisson énergisante, antiarthrosique, brûleur de graisse, antifatigue, majorant le VO2 max, décuplant l’énergie après 40 ans, etc.) et qui commence par : « Selon une étude scientifique du professeur (qualifié de renommé même si personne ne le connaît) de l’université (forcément la plus célèbre des Etats-Unis). » Il faut être encore plus méfiant si on vous vante que l’étude a été effectuée en double aveugle contre placebo, en laboratoire ou en milieu hospitalier. Seules les expertises de terrain en situation de compétitions sont crédibles.

 

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Journal International de Médecine (JIM), n° 137, 15.09.1989

 

      

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Journal International de Médecine (JIM), n° 185, 06.02.1991

 

   N° 77

 Boire de l’alcool nous fait perdre notre libre arbitre

Tous ceux qui consomment une substance psychoactive agissant sur le système nerveux central perdent leur pouvoir de décision. C’est la drogue qui devient le maître et commande. Ainsi les adeptes, au choix, de l’alcool, du cannabis, de la cocaïne, des amphets, de la nicotine, etc. ne maîtrisent plus leur vie, eux qui à tout moment – notamment dans les médias – revendiquent la liberté d’expression. Souvent, ils se prennent pour quelqu’un d’autre. En claire, ils ont pris la grosse tête. Les exemples sont nombreux parmi les journalistes et les politiques.

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 N°  78

 Des synergologues contre le mensonge devant un tribunal

Dans un procès en diffamation mettant en cause un sportif pour dopage, le tribunal ne juge pas sur le fond mais sur la forme. Déjà qu’il est notoirement incompétent sur le sujet des drogues de la performance, ce tribunal n’a aucune aptitude à déterminer si le sportif ment en niant la triche biologique. Plus ce dernier a illuminé les écrans TV par ses performances (capitaine emblématique, maillot jaune, etc.), moins il risque d’être sanctionné par des juges souvent admirateurs !

La présence aux côtés de la cour d’un synergologue (analyste du langage corporel) devrait permettre à tout coup de débusquer les menteurs, avocats compris. Pour les avoir vu opérer à plusieurs reprises, ils me paraissent plus crédibles – et de loin – que le fameux détecteur de mensonge ! De plus, avec ces experts des stigmates corporels, on saurait beaucoup plus rapidement si les hommes politiques nous ‘’gonflent’’ sur toutes leurs casseroles.

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 N° 79

Se méfier des études scientifiques favorables pilotées par les fabricants eux-mêmes

Alors que le ministère de la Santé, par slogan interposé, nous incite à « Evitez de manger trop gras, trop sucré et trop salé », les fabricants de sucre, de sel, de bière, etc. s’appuyant sur des études scientifiques pilotées par leurs experts maison, à l’inverse nous conseillent de ne pas restreindre le sel, le sucre, la bière pour améliorer nos performances. Le conflit d’intérêt est évident et donc les résultats favorables de ces études suspects…

 

Cyclisme (épreuves sur route, sur piste, à VTT, etc.) et positive attitude

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[publié le 16 décembre 2016]

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De longue date, plus personne parmi le grand public, ne croit que le cyclisme – l’un des sports les plus populaires en France – n’est épargné par le dopage.

 En effet, c’est l’homme face à la compétition avec les autres ou avec lui-même (monter plusieurs fois le mont Ventoux dans la même journée) qui recherche – en étant meilleur grâce aux coups de pouce biologiques – à se valoriser auprès de son proche entourage familial, professionnel, voire beaucoup plus auprès des spectateurs.

Dans ce blog, nous avons déjà épinglé dans plusieurs spécialités sportives les forçats de la langue de bois ainsi que les adeptes indécrottables de la méthode Coué nous expliquant, la main sur le cœur, que dans leur sport favori pour ‘’différentes raisons’’ peu crédibles le dopage est inconnu.

Après l’alpinisme (04 novembre 2016)

L’athlétisme (22 novembre 2016)

Le judo (01 juillet 2016)

La natation (10 septembre 2016)

Le tennis (29 novembre 2016)

La voile (11 novembre 2016)

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nous vous proposons le cyclisme qui, à la différence des autres disciplines athlétiques est culturellement prisonnier des drogues de la performance depuis les premiers six jours à Londres (1875) et le début des grandes épreuves, Paris-Brest-Paris (1891), Bordeaux-Paris (1891), le Tour de France (1903), etc.

Les semeurs d’énergie tels que les avait qualifié Henri Desgrange en 1903, sont des hommes plus ou moins doués, avec leurs faiblesses humaines d’égo, d’esprit de compétition exacerbé, de gloire, de reconnaissance médiatique (ça commence par avoir sa photo dans la feuille de chou de province).

Au final, on ne peut  faire table rase du passé sans que la génération des années 1960-1990, en activité avant l’affaire Festina reste silencieuse sur sa pratique. Certains cadors tels que Fausto Coppi et Jacques Anquetil l’ont fait en direct pendant leur carrière. On attend que d’autres cadors tels que Raymond Poulidor, Bernard Hinault, Laurent Jalabert s’expriment  sans langue de bois pour que l’ensemble du peloton bascule enfin dans une autre ère où les drogués de la performance seront bannis par les géants de la route actuels qui, alors, mériteront sans réserve ce qualificatif.

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Punchlines en série du Dr de Mondenard

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[publié le 14.12.2016]

Mise à jour

N° 63  

Plus fort que la douleur…

Dire que l’on est ‘’plus fort que la douleur’’ (d’une blessure), pour nous c’est l’expression de quelqu’un qui n’a pas compris que son corps était son partenaire n° 1 et que de le maltraiter en faisant fi de son message (la douleur) ne pourra que le conduire à une usure accélérée à court et moyen terme.

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 N° 64  

L’éthique journalistique, un frein à la qualité de l’information

 Tout le monde connaît le jeu du ‘’message télégraphique’’ dit ‘’Le téléphone’’ où les enfants sont assis en cercle, l’un d’eux choisit un message de quelques mots (ou davantage selon le niveau du groupe) qu’il chuchote dans l’oreille de son voisin qui, lui-même, fait de même avec le sien et ainsi de suite en faisant le tour du cercle. La dernière personne qui le reçoit doit le divulguer à haute voix. Très souvent, les mots sont modifiés et le message final n’a plus rien à voir avec l’original quand il n’est pas complètement farfelu. C’est ce que je vérifie régulièrement lorsque je suis interviewé sur le dopage par la presse sportive papier : le texte publié n’a rien à voir, ou si peu, avec mes réponses argumentées. Le bon sens suggère qu’il serait si simple de me faire relire le texte avant parution. Eh bien non ! Nombreux sont ceux qui mettent en avant ‘’l’éthique journalistique’’ pour ne pas souscrire à cette relecture de l’expert. Vous avez dit information ! Comme c’est bizarre.

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 N° 65 

Tennis : des produits dopants autorisés par l’AMA

 Selon les tennismen eux-mêmes, notamment les Français, ils ne se dopent jamais. Et pourtant, ils consomment pour jouer en compétition, en tout cas certains, des mégadoses de stimulants qui figurent sur le programme de surveillance de l’Agence mondiale antidopage. Par exemple, le Guronsan® dont la composition contient de la caféine est largement utilisée sur les courts.

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 N° 66 

Les bilans annuels des contrôles antidopage c’est de la poudre aux yeux

 Tous les médias qui analysent et commentent les chiffres des bilans des contrôles antidopage de fin d’années donnés par l’AMA, les Fédérations internationales et le MPCC accréditent des résultats complètement bidons puisque, depuis plus de cinquante ans, un contrôle négatif est la preuve de rien du tout. Tous les cadors du dopage, depuis des lustres, pour se défendre de la suspicion ont mis en avant le nombre conséquent de leurs tests, tous négatifs ! Aujourd’hui, malheureusement pour l’éclairage des faits, notre société est remplie d’informateurs incultes.

 sans-titre N° 67 

Le public ne s’en fout pas du dopage…

 Depuis 1950, cela fait soixante six ans – régulièrement – que les organisateurs et leurs médias satellites, nous ‘’vendent’’ un engouement massif des Français pour la Grande Boucle. Soit ! Mais comment expliquer que depuis la victoire de Ferdi Kubler à l’entame des années 50, on nous donne toujours les mêmes chiffre de « douze à quinze millions » de supporteurs massés sur le bord des routes de l’Hexagone alors que la population française dans le même temps a fait un bond de 36 % ? (42,6 millions en 1950 pour 66,6 millions en 2016). En clair, sans avoir fait Maths sup, cela signifie que le nombre de fans des géants de la route a nettement chuté.

 

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Public attendant le passage du Tour de France

 

 N° 68 

Les sportifs oui…

Souvent, j’entends tel ou tel spécialiste des arcanes du sport affirmer de façon péremptoire que le public s’en fout du dopage. Pourtant les chiffres s’inscrivent en faux contre cette assertion. Mais, en fait ceux qui s’en foutent le plus, ce sont les sportifs eux-mêmes. Il est rare qu’ils mettent en cause dans leur défaite les drogues  de la performance consommées par leur vainqueur. De même, ils sont rarissimes les sportifs qui militent à la fois pour l’antidopage et qui sont prêts à verser une partie de leurs gains pour éradiquer le fléau.

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 N° 69 

Le physique, l’atout n° 1 des podiums

Depuis longtemps, mis à part quelques exceptions rarissimes, la classe, le toucher de balle, le dribble ne suffisent plus pour atteindre le sommet de la hiérarchie. Le physique est devenu l’atout n° 1 de toute performance. Or, le dopage dans toutes les disciplines, booste efficacement les capacités physiques. Quand un médecin, un dirigeant, un entraîneur vous affirme « dans mon sport, le dopage ne sert à rien », vous avez affaire soit à un incompétent ou plus vraisemblablement à un menteur.

 N° 70 

La violence meurtrière des gros bras

 Régulièrement, dans les procès d’assises défrayant la chronique, on constate que l’assassin ou le meurtrier est un homme bien bâti pratiquant la musculation à haute dose plusieurs fois par semaine pendant deux à trois heures à chaque séance. La plupart d’entre eux sont atteints de bigorexie et consomment régulièrement des stéroïdes anabolisants (engrais musculaires) qui exposent les adeptes de ces drogues à la rage des stéroïdes. Cette dernière se manifeste par un comportement violent pouvant pousser au meurtre, à une hypersexualité (échangisme) et à une paranoïa excessive.

imagesAlors que pendant les procès aux assises, la personnalité de l’accusé, en particulier sur sa consommation éventuelle de cannabis ou d’alcool,  est l’une des cibles de l’accusation  ou de la défense, jamais, à propos de ces crimes impliquant des adeptes de l’hypertrophie musculaire, je n’entends les juges, les avocats, les journalistes s’intéresser à cette catégorie de substances agissant sur le système nerveux central. Quand les garants de la justice et les chroniqueurs des affaires criminelles seront-ils vraiment formés et spécialisés pour rendre justice et informer correctement ? D’autant que ces pratiques déviantes explosent dans les salles de sport et ne sont plus le fait que de quelques ‘’fous furieux’’ de la musculation à outrance. Il ne faut pas excuser mais comprendre que la consommation de substances dopantes peut entraîner cette folie meurtrière. Différentes études bien documentées l’ont démontré.

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 N° 71 

Le laboratoire est un cador s’il ne trouve aucun positif, dans le cas contraire, c’est une chèvre

 Un sportif connu, contrôlé positif, se répandra dans les médias en martelant qu’il n’a jamais rien pris, même pas un cacher d’aspirine (on va le croire !) que le laboratoire d’expertises est dirigé par un incapable et que la lutte antidopage est entre les mains d’amateurs de bas niveau. En revanche, s’il est contrôlé négatif, il ne cessera d’affirmer que le laboratoire est une référence dans le monde de l’antidopage et que les acteurs de la lutte sont tous des professionnels de grand talent. N’en jetez plus !

 N° 72 

100 pour 100 transparent, c’est beaucoup mieux que tolérance zéro

 Tolérance zéro et chartre antidopage de bonne conduite éthique ne sont que des expressions creuses n’engageant que ceux qui croient à ce genre de fadaises véhiculé par les tricheurs et les instances sportives. En revanche, transparence maximale avec fouilles par des huissiers assermentés des chambres, valises, voitures, bus, disques durs, cartes mémoire des portables provoqueraient un changement radical des performances de la lutte antidopage.