Punchlines Dr de Mondenard

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[publié le 17 décembre 2016]

N° 74

L’élixir Virenque à base de cocaïne : ce n’est pas un gag

Richard Virenque ne pouvait échapper à son destin de chaudière. En tout cas, une pharmacie Virenque qui existait à la fin du XIXe siècle, commercialisait un « Elixir Virenque » à base de cocaïne. Rappelons qu’à l’époque des débuts de la compétition des cavaliers sur cheval d’acier, la poudre blanche conditionnée en pommade était couramment utilisée dans le peloton cycliste pour calmer les douleurs fessières lors des épreuves au long cours telles que six jours, Paris-Brest-Paris, Bordeaux-Paris, etc.

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N° 75

Faux-médecin depuis…. 50 ans !

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Récemment, sur Facebook, nombreux se sont exprimés sur un soigneur se faisant passer pour médecin depuis près de cinquante ans. Rappelons que chez les vrais faux-médecins, tout est faux : les diplômes, le CV, le caducée sur la voiture, les ordonnances, etc., sauf la volonté de soigner coûte que coûte. Un désir maladif qui peut les conduire au tribunal.

Le thérapeute ‘’cycliste’’ a fait plusieurs séjours en prison. Mais il ‘’soigne’’ toujours !Longue vie à ses ‘’patients’’.

carteUtilisation d’une carte de médecin (qu’il falsifiait) pour obtenir des médicaments en pharmacie (témoignage d’une pharmacienne)

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Emission du 27 juin 2016 où il est question d’un personnage sévissant ‘’en dehors des clous’’ dans les milieux hippiques et cyclistes

 N° 76

Soyez sur vos gardes lorsqu’un article débute par « selon une étude scientifique »

Ne jamais prendre pour argent comptant un article vantant les mérites d’un produit boostant la forme (boisson énergisante, antiarthrosique, brûleur de graisse, antifatigue, majorant le VO2 max, décuplant l’énergie après 40 ans, etc.) et qui commence par : « Selon une étude scientifique du professeur (qualifié de renommé même si personne ne le connaît) de l’université (forcément la plus célèbre des Etats-Unis). » Il faut être encore plus méfiant si on vous vante que l’étude a été effectuée en double aveugle contre placebo, en laboratoire ou en milieu hospitalier. Seules les expertises de terrain en situation de compétitions sont crédibles.

 

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Journal International de Médecine (JIM), n° 137, 15.09.1989

 

      

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Journal International de Médecine (JIM), n° 185, 06.02.1991

 

   N° 77

 Boire de l’alcool nous fait perdre notre libre arbitre

Tous ceux qui consomment une substance psychoactive agissant sur le système nerveux central perdent leur pouvoir de décision. C’est la drogue qui devient le maître et commande. Ainsi les adeptes, au choix, de l’alcool, du cannabis, de la cocaïne, des amphets, de la nicotine, etc. ne maîtrisent plus leur vie, eux qui à tout moment – notamment dans les médias – revendiquent la liberté d’expression. Souvent, ils se prennent pour quelqu’un d’autre. En claire, ils ont pris la grosse tête. Les exemples sont nombreux parmi les journalistes et les politiques.

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 N°  78

 Des synergologues contre le mensonge devant un tribunal

Dans un procès en diffamation mettant en cause un sportif pour dopage, le tribunal ne juge pas sur le fond mais sur la forme. Déjà qu’il est notoirement incompétent sur le sujet des drogues de la performance, ce tribunal n’a aucune aptitude à déterminer si le sportif ment en niant la triche biologique. Plus ce dernier a illuminé les écrans TV par ses performances (capitaine emblématique, maillot jaune, etc.), moins il risque d’être sanctionné par des juges souvent admirateurs !

La présence aux côtés de la cour d’un synergologue (analyste du langage corporel) devrait permettre à tout coup de débusquer les menteurs, avocats compris. Pour les avoir vu opérer à plusieurs reprises, ils me paraissent plus crédibles – et de loin – que le fameux détecteur de mensonge ! De plus, avec ces experts des stigmates corporels, on saurait beaucoup plus rapidement si les hommes politiques nous ‘’gonflent’’ sur toutes leurs casseroles.

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 N° 79

Se méfier des études scientifiques favorables pilotées par les fabricants eux-mêmes

Alors que le ministère de la Santé, par slogan interposé, nous incite à « Evitez de manger trop gras, trop sucré et trop salé », les fabricants de sucre, de sel, de bière, etc. s’appuyant sur des études scientifiques pilotées par leurs experts maison, à l’inverse nous conseillent de ne pas restreindre le sel, le sucre, la bière pour améliorer nos performances. Le conflit d’intérêt est évident et donc les résultats favorables de ces études suspects…

 

Cyclisme (épreuves sur route, sur piste, à VTT, etc.) et positive attitude

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[publié le 16 décembre 2016]

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De longue date, plus personne parmi le grand public, ne croit que le cyclisme – l’un des sports les plus populaires en France – n’est épargné par le dopage.

 En effet, c’est l’homme face à la compétition avec les autres ou avec lui-même (monter plusieurs fois le mont Ventoux dans la même journée) qui recherche – en étant meilleur grâce aux coups de pouce biologiques – à se valoriser auprès de son proche entourage familial, professionnel, voire beaucoup plus auprès des spectateurs.

Dans ce blog, nous avons déjà épinglé dans plusieurs spécialités sportives les forçats de la langue de bois ainsi que les adeptes indécrottables de la méthode Coué nous expliquant, la main sur le cœur, que dans leur sport favori pour ‘’différentes raisons’’ peu crédibles le dopage est inconnu.

Après l’alpinisme (04 novembre 2016)

L’athlétisme (22 novembre 2016)

Le judo (01 juillet 2016)

La natation (10 septembre 2016)

Le tennis (29 novembre 2016)

La voile (11 novembre 2016)

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nous vous proposons le cyclisme qui, à la différence des autres disciplines athlétiques est culturellement prisonnier des drogues de la performance depuis les premiers six jours à Londres (1875) et le début des grandes épreuves, Paris-Brest-Paris (1891), Bordeaux-Paris (1891), le Tour de France (1903), etc.

Les semeurs d’énergie tels que les avait qualifié Henri Desgrange en 1903, sont des hommes plus ou moins doués, avec leurs faiblesses humaines d’égo, d’esprit de compétition exacerbé, de gloire, de reconnaissance médiatique (ça commence par avoir sa photo dans la feuille de chou de province).

Au final, on ne peut  faire table rase du passé sans que la génération des années 1960-1990, en activité avant l’affaire Festina reste silencieuse sur sa pratique. Certains cadors tels que Fausto Coppi et Jacques Anquetil l’ont fait en direct pendant leur carrière. On attend que d’autres cadors tels que Raymond Poulidor, Bernard Hinault, Laurent Jalabert s’expriment  sans langue de bois pour que l’ensemble du peloton bascule enfin dans une autre ère où les drogués de la performance seront bannis par les géants de la route actuels qui, alors, mériteront sans réserve ce qualificatif.

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Punchlines en série du Dr de Mondenard

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[publié le 14.12.2016]

Mise à jour

N° 63  

Plus fort que la douleur…

Dire que l’on est ‘’plus fort que la douleur’’ (d’une blessure), pour nous c’est l’expression de quelqu’un qui n’a pas compris que son corps était son partenaire n° 1 et que de le maltraiter en faisant fi de son message (la douleur) ne pourra que le conduire à une usure accélérée à court et moyen terme.

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 N° 64  

L’éthique journalistique, un frein à la qualité de l’information

 Tout le monde connaît le jeu du ‘’message télégraphique’’ dit ‘’Le téléphone’’ où les enfants sont assis en cercle, l’un d’eux choisit un message de quelques mots (ou davantage selon le niveau du groupe) qu’il chuchote dans l’oreille de son voisin qui, lui-même, fait de même avec le sien et ainsi de suite en faisant le tour du cercle. La dernière personne qui le reçoit doit le divulguer à haute voix. Très souvent, les mots sont modifiés et le message final n’a plus rien à voir avec l’original quand il n’est pas complètement farfelu. C’est ce que je vérifie régulièrement lorsque je suis interviewé sur le dopage par la presse sportive papier : le texte publié n’a rien à voir, ou si peu, avec mes réponses argumentées. Le bon sens suggère qu’il serait si simple de me faire relire le texte avant parution. Eh bien non ! Nombreux sont ceux qui mettent en avant ‘’l’éthique journalistique’’ pour ne pas souscrire à cette relecture de l’expert. Vous avez dit information ! Comme c’est bizarre.

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 N° 65 

Tennis : des produits dopants autorisés par l’AMA

 Selon les tennismen eux-mêmes, notamment les Français, ils ne se dopent jamais. Et pourtant, ils consomment pour jouer en compétition, en tout cas certains, des mégadoses de stimulants qui figurent sur le programme de surveillance de l’Agence mondiale antidopage. Par exemple, le Guronsan® dont la composition contient de la caféine est largement utilisée sur les courts.

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 N° 66 

Les bilans annuels des contrôles antidopage c’est de la poudre aux yeux

 Tous les médias qui analysent et commentent les chiffres des bilans des contrôles antidopage de fin d’années donnés par l’AMA, les Fédérations internationales et le MPCC accréditent des résultats complètement bidons puisque, depuis plus de cinquante ans, un contrôle négatif est la preuve de rien du tout. Tous les cadors du dopage, depuis des lustres, pour se défendre de la suspicion ont mis en avant le nombre conséquent de leurs tests, tous négatifs ! Aujourd’hui, malheureusement pour l’éclairage des faits, notre société est remplie d’informateurs incultes.

 sans-titre N° 67 

Le public ne s’en fout pas du dopage…

 Depuis 1950, cela fait soixante six ans – régulièrement – que les organisateurs et leurs médias satellites, nous ‘’vendent’’ un engouement massif des Français pour la Grande Boucle. Soit ! Mais comment expliquer que depuis la victoire de Ferdi Kubler à l’entame des années 50, on nous donne toujours les mêmes chiffre de « douze à quinze millions » de supporteurs massés sur le bord des routes de l’Hexagone alors que la population française dans le même temps a fait un bond de 36 % ? (42,6 millions en 1950 pour 66,6 millions en 2016). En clair, sans avoir fait Maths sup, cela signifie que le nombre de fans des géants de la route a nettement chuté.

 

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Public attendant le passage du Tour de France

 

 N° 68 

Les sportifs oui…

Souvent, j’entends tel ou tel spécialiste des arcanes du sport affirmer de façon péremptoire que le public s’en fout du dopage. Pourtant les chiffres s’inscrivent en faux contre cette assertion. Mais, en fait ceux qui s’en foutent le plus, ce sont les sportifs eux-mêmes. Il est rare qu’ils mettent en cause dans leur défaite les drogues  de la performance consommées par leur vainqueur. De même, ils sont rarissimes les sportifs qui militent à la fois pour l’antidopage et qui sont prêts à verser une partie de leurs gains pour éradiquer le fléau.

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 N° 69 

Le physique, l’atout n° 1 des podiums

Depuis longtemps, mis à part quelques exceptions rarissimes, la classe, le toucher de balle, le dribble ne suffisent plus pour atteindre le sommet de la hiérarchie. Le physique est devenu l’atout n° 1 de toute performance. Or, le dopage dans toutes les disciplines, booste efficacement les capacités physiques. Quand un médecin, un dirigeant, un entraîneur vous affirme « dans mon sport, le dopage ne sert à rien », vous avez affaire soit à un incompétent ou plus vraisemblablement à un menteur.

 N° 70 

La violence meurtrière des gros bras

 Régulièrement, dans les procès d’assises défrayant la chronique, on constate que l’assassin ou le meurtrier est un homme bien bâti pratiquant la musculation à haute dose plusieurs fois par semaine pendant deux à trois heures à chaque séance. La plupart d’entre eux sont atteints de bigorexie et consomment régulièrement des stéroïdes anabolisants (engrais musculaires) qui exposent les adeptes de ces drogues à la rage des stéroïdes. Cette dernière se manifeste par un comportement violent pouvant pousser au meurtre, à une hypersexualité (échangisme) et à une paranoïa excessive.

imagesAlors que pendant les procès aux assises, la personnalité de l’accusé, en particulier sur sa consommation éventuelle de cannabis ou d’alcool,  est l’une des cibles de l’accusation  ou de la défense, jamais, à propos de ces crimes impliquant des adeptes de l’hypertrophie musculaire, je n’entends les juges, les avocats, les journalistes s’intéresser à cette catégorie de substances agissant sur le système nerveux central. Quand les garants de la justice et les chroniqueurs des affaires criminelles seront-ils vraiment formés et spécialisés pour rendre justice et informer correctement ? D’autant que ces pratiques déviantes explosent dans les salles de sport et ne sont plus le fait que de quelques ‘’fous furieux’’ de la musculation à outrance. Il ne faut pas excuser mais comprendre que la consommation de substances dopantes peut entraîner cette folie meurtrière. Différentes études bien documentées l’ont démontré.

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 N° 71 

Le laboratoire est un cador s’il ne trouve aucun positif, dans le cas contraire, c’est une chèvre

 Un sportif connu, contrôlé positif, se répandra dans les médias en martelant qu’il n’a jamais rien pris, même pas un cacher d’aspirine (on va le croire !) que le laboratoire d’expertises est dirigé par un incapable et que la lutte antidopage est entre les mains d’amateurs de bas niveau. En revanche, s’il est contrôlé négatif, il ne cessera d’affirmer que le laboratoire est une référence dans le monde de l’antidopage et que les acteurs de la lutte sont tous des professionnels de grand talent. N’en jetez plus !

 N° 72 

100 pour 100 transparent, c’est beaucoup mieux que tolérance zéro

 Tolérance zéro et chartre antidopage de bonne conduite éthique ne sont que des expressions creuses n’engageant que ceux qui croient à ce genre de fadaises véhiculé par les tricheurs et les instances sportives. En revanche, transparence maximale avec fouilles par des huissiers assermentés des chambres, valises, voitures, bus, disques durs, cartes mémoire des portables provoqueraient un changement radical des performances de la lutte antidopage.

 

 

Lutte antidopage – Tripatouillages d’urines, laboratoires  »flottants » et magouilles de la Russie ont commencé au minimum en 1976. Le CIO ne pouvant l’ignorer démontre ainsi qu’il est le maillon extrafaible de la solution du dopage

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[publié le 12 décembre 2016]

Déjà en 1976 et 1988, les Soviétiques, grâce à un laboratoire flottant dans les ports de Montréal et Séoul, sont passés à travers les mailles du filet extralarges des tests antidopage olympiques.

Le jeu des sportifs de haut niveau est de se doper, gagner et surtout de ne pas se faire prendre par la maréchaussée olympique.

D’où la mise en place de contrôles préalables juste avant les compétitions en mode incognito pour déjouer les tests officiels. Les cures de dopants, notamment celles à base de stéroïdes anabolisants, sont calculées pour que le sportif arrive négatif le jour de son épreuve.

En 1976 et en 1988, à Montréal et à Séoul, les Soviétiques avaient installé un laboratoire clandestin dans les ports des deux métropoles.

Un « laboratoire fantôme » destiné à contrôler la délégation soviétique et vérifier ainsi que les sportifs aux maillots rouges siglés de la faucille et du marteau qui n’auraient pas encore complètement éliminée toute trace de produits dopants, soient écartées avec une excuse bidon : une blessure soudaine, un membre de la famille très malade  à rejoindre dare-dare ou l’accouchement au pays d’une conjointe !

Ajoutons qu’au final, aucun concurrent soviétique n’a été détecté positif ni à Montréal ni à Séoul. Résultats des courses : tout cela a bien fonctionné ! Merci le CIO.

 1976 – Jeux de Montréal : présence ‘’incognito’’ d’un laboratoire soviétique

C’est le Canadien Charlie Francis, ex-entraîneur de Ben Johnson, qui en 1992 a confirmé ce que l’on supposait depuis seize ans. En effet, à partir des révélations du magazine Zmena (Changement), un périodique du Comité central des jeunesses communistes, le coach de Big Ben donnait quelques détails sur les pratiques des soviétiques. Visiblement, aucun membre du CIO n’a lu le bouquin de Charlie Francis. Rien d’étonnant. En quatre décennies, jamais, je dis bien JAMAIS, aucun responsable antidopage ne m’a contacté pour me dire : « Vos ouvrages sur le dopage, c’est des c… » ou, à l’inverse, vouloir me rencontrer pour discuter de toutes les données scientifiques et historiques que j’ai accumulées sur la triche biologique dans le sport de haut niveau.

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Charlie Francis. – Le piège de la vitesse. – Paris, éd. Robert Laffont, 1992. – 303 p (p 277)

 1988 – Jeux de Séoul : à nouveau le laboratoire soviétique flottant fait escale dans une ville olympique

Le même magazine Zmena dans son édition du 22 mars 1989, à propos de la quinzaine olympique qui s’est déroulée dans la capitale sud-coréenne, témoigne de la présence d’un bateau soviétique au large de Séoul comportant un laboratoire sophistiqué destiné à organiser des tests préventifs pour ne pas exposer les athlètes de la grande nation communiste à tomber dans les éprouvettes olympiques. C’est le quotidien le Monde qui en fait part dans son édition du 25 mars 1989.

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Au final, que le rapport McLaren – fer de lance du CIO de l’AMA – mette en émoi la planète sportive découvrant l’ampleur de la triche de l’Etat russe de 2011 à 2015, est une belle et grande imposture de la famille olympique. Nous l’avons démontré à plusieurs reprises…

la triche et les magouilles ont commencé au minimum en 1976.

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Dans L’Equipe du 12 décembre 2016, on a droit à un long entretien de la Tsarine de la perche, Elena Isinbaeva, au CV long comme le bras : double championne olympique en 2004 et 2008, membre du CIO et depuis peu directrice de l’Agence antidopage russe (RUSADA).

Elle dit deux choses qui posent problème :

  1. Se présente en athlète propre : « J’ai satisfait à des centaines de contrôles antidopage». Malheureusement pour elle, Isinbaeva utilise le même argument que des tricheurs célèbres tels que Lance Armstrong, Marion Jones et beaucoup d’autres.

  2. L’Agence antidopage russe dont elle assure la direction est indépendante de l’Etat ainsi que financièrement. A ce jour, et cela se saurait, le mot indépendant ne fait pas partie du dictionnaire des institutions russes.

 

Punchline Dr de Mondenard

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N° 62

Depuis la grande époque de la guerre froide entre les Etats-Unis et l’URSS, les dirigeants soviétiques puis leurs homologues russes – pour engranger un maximum de médailles – sont à la fois à la tête de la lutte antidopage avec des bilans très médiocres mais parallèlement, ils organisent le dopage dans leurs pays avec des résultats qui leur permettent d’être toujours dans le peloton de tête des pays médaillés.

Pour rappel : le concept juridique de conflit d’intérêt est inconnu en Russie.

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Les médailles olympiques de Sotchi en 2014

 

 

 

 

 

Rapport McLaren – Pandémie de dopage en Russie ! On le sait depuis des lustres mais que prennent les autres nations pour monter sur les podiums ?

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[publié le 10 décembre 2016]

L’enquête dirigée par le juriste canadien démontrant que l’ensemble du sport russe est vérolé par le dopage enfonce des portes ouvertes. Tout cela, on le sait depuis plus de…

60 ans.

En revanche, le responsable du statu quo, du marasme, des affaires qui s’enquillent à l’infini, c’est bien sûr le Comité international olympique (CIO).

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Un conglomérat de gens pour la plupart élus par leurs copains et jamais démissionnés pour leur incapacité à affronter sérieusement le problème de face.

 

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Une session des membres du CIO

 

Aujourd’hui, c’est la Russie, demain les Etats-Unis, après-demain la France, etc. Quel gâchis…Depuis plus de soixante ans, on attend sans trop y croire qu’un organisme international réellement indépendant du monde du sport mette le holà à cette mascarade.

Rappelons que la responsabilité politique des principaux dirigeants de la planète commence avec le refus de savoir.

Rapport McLaren- Depuis leur apparition dans les compétitions internationales, les Russes – toutes nations confondues – ont joué un rôle majeur dans la mise au point de substances et méthodes dopantes

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ié le 9 décembre 2016]

 

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La délégation russe à la cérémonie d’ouverture des Jeux de Londres 2012

 

Le rapport Richard McLaren dévoilé le vendredi 09 décembre, démontre un dopage d’Etat en Russie entre 2011 et 2015 concernant plus de 1 000 sportifs russes appartenant à plus de 30 disciplines.

 Le rapport McLaren confirme ce que l’on sait depuis 1952

 Malheureusement, cette enquête indépendante de l’Agence mondiale antidopage (AMA), ne fait que confirmer ce que l’on sait depuis plus de… soixante ans ! Alors que des témoignages accablants recueillis par la Commission d’enquête McLaren démontrent bien que le dopage est une institution en Russie, la nouvelle responsable de l’Agence antidopage russe (RUSADA), Elena Isinbaeva – recordwoman de saut à la perche – met en cause l’instance mondiale antidopage basée à Montréal pour avoir banni des JO de Rio les athlètes russes, sans preuve d’un dopage organisé par l’Etat, ajoutant que cette dernière se trompait de cible et que « C’est la lanceuse d’alerte Loulia Stepanova qui devrait être bannie à vie ». Avec une telle plaidoirie, pas sûr que le frémissement d’un changement s’opère rapidement !

 

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La perchiste Elena Isinbaeva, récemment nommée à la tête du Conseil de surveillance de l’Agence russe de lutte antidopage (RUSADA)

 

En fait, du côté de Moscou et de ses environs, le seul objectif est de continuer à investir les premières places et non d’affronter l’éradication de la triche biologique organisée par les dirigeants (responsables politiques, entraîneurs, médecins). Si le CIO et l’AMA croient un seul instant que les Russes vont faire le ménage, ils se mettent le doigt dans l’œil !!!

Rappelons que depuis les JO de 1952 et leur apparition sur la scène sportive internationale, les Soviétiques, jusqu’en 1992, et ensuite sous la bannière russe, ont contribué efficacement à enrichir la pharmacie dopante du monde sportif.

 Une contribution au dopage top niveau

 Mieux que de longs discours, le tableau ci-dessous liste l’exceptionnelle contribution des Soviétiques et des Russes à la mise au point de nombreuses substances et techniques dopantes pour atteindre plus surement les podiums mondiaux et olympiques

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L’athlète russe Loulia Stepanova, lanceuse d’alerte en 2014 du dopage russe organisé par l’Etat

 

 

Question de lecteur – L’écume aux lèvres souvent en rapport avec des médicaments dopants ?

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[Publié le 9 décembre 2016]

« Nous sommes plusieurs personnes à avoir observé chez des sportifs de haut niveau (par exemple Ole Einar Bjorndalen – quintuple champion olympique en biathlon en 1998 et 2002 – ou Erik Breukink en vélo dans les années 1990) comme chez des coureurs amateurs mais toujours en course, l’apparition d’écume sur le pourtour de la bouche semblable à ce que l’on remarque beaucoup plus souvent chez les chevaux. Pouvez-vous me dire quel est le phénomène qui conduit à cela ? Evidemment, quelque mauvaise langue font rapidement un raccourci avec le dopage. Quand est-il »

 Réponse du Dr JPDM – Les hypersécrétions salivaires en compétition se voient principalement lorsque deux conditions sont réunies : un effort intense en ambiance chaude, associé à la consommation de certains médicaments de la performance.

 Des perturbateurs de la sécrétion salivaire

De très nombreuses substances chimiques modifient la sécrétion salivaire ; les unes l’augmentent, les autres la réduisent. Les premières sont celles qui excitent le nerf parasympathique, comme les amphétamines (stimulants du système nerveux central), ou le modafinil (un stimulant de la vigilance) etc.

L’amphétamine accroît la libération d’acétylcholine par le cortex cérébral et cette dernière intervient dans l’hypersécrétion salivaire. Rappelons que le nerf parasympathique ou vague appartient au système nerveux végétatif dit autonome, celui qui régule les organes internes : cœur, poumons, tube digestif et dont le médiateur chimique est l’acétylcholine.

De plus, les amphétamines, en favorisant l’hyperthermie du corps et donc la déshydratation, potentialisent la stimulation du parasympathique. Dans les années 1950-1960, grande époque des amphéts, de nombreuses photos de coureurs avec la bave aux lèvres témoignent de la consommation d’amines de l’éveil, par exemple, Bernard Gauthier dans le Tour de France 1959, et Ferdi Kubler dans l’étape contre la montre Saint-Etienne-Lyon du Tour de France 1950.

 

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Ferdi Kubler

 

Le Suisse Ferdi Kubler dans la 20e étape du Tour de France 1950, un contre-la-montre entre St-Etienne et Lyon. Il sera le vainqueur  final de la 37e Grande Boucle ; on a l’impression qu’il a mangé de la crème Chantilly sans avoir eu le temps de s’essuyer les lèvres.

‘’Voilà un homme qui vient d’absorber de la Simpamina®’’

Rappelons à ce sujet le diagnostic du Dr Giuseppe La Cava (*), président de la Fédération médico-sportive italienne de 1947 à 1959 : « Quand je vois une photo de Ferdi Kubler, l’écume aux lèvres, je vous dis tout de suite : voilà un homme qui vient d’absorber de la Simpamina® (amphétamine italienne), ce que vous appelez en France « Ortédrine® »

 

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Le même en gros plan

 

Signalons que, dans les années 1990, période de pleine activité d’Erik Breukink, 3e du Tour de France 1990, les amphétamines classiques n’étaient plus utilisées en compétition en raison du risque d’un contrôle positif ; en revanche, il existait des amphétamines apparentées non détectables aux tests antidopage.

Mais bien d’autres substances ne figurant pas pour autant dans la liste rouge, peuvent provoquer des hypersialorrhées (nom médical de l’écume aux lèvres). (*)  L’Équipe, 24.03.1955

 Des hommes politiques sous influence ?

 Rappelons que dernièrement, l’un des candidats à la primaire de la droite s’est singularisé par une hypersialorrhée malvenue qui pourrait avoir été en partie responsable de son échec alors que les sondages en faisaient le favori. Peut-être un problème de médicaments mal dosés ?

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Punchline Dr de Mondenard

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[publié le 8 décembre 2016]

N° 61

Produits dopants autorisés par l’Agence mondiale antidopage (AMA) –

Depuis 2004, l’AMA autorise un certain nombre de produits dopants sans que le sportif/consommateur ne risque quoi que ce soit comme sanction. Ces drogues de la performance parfaitement connues de la part des tricheurs, figurent dans un programme de surveillance. C’est ce que j’appelle la liste jaune = pas de suspension, qui en 2017, comporte un minimum de 13 produits dopants autorisés.

 

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Document publié par l’AMA en septembre 2016

 

Certains ne sont signalés que sous leur nom de famille, par exemple les glucocorticoïdes hors compétition. Cette dernière comprend une ribambelle de rejetons.

Parmi les dopants autorisés, on trouve la caféine dont il a été démontré à de multiples reprises qu’elle était très efficace dans la majorité des disciplines sportives, dont l’escrime.

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Escrime et caféine : un long parcours commun. Un champion olympique m’avait révélé qu’il buvait quotidiennement deux litres de café par jour pour s’entraîner.

Mais le footballeur aussi peut en tirer un méga profit : plus de précision dans les passes et une détente verticale majorée. Un international français absorbait avant les matches six comprimés de Guronsan® (caféine + vitamine C). Les sportifs du monde entier peuvent dire merci à l’AMA. guronsan-2

Médicament qui contient de la caféine, autorisé depuis 2004 – sans restriction – et hypeconsommé dans le monde du sport quel que soit le niveau de pratique. En dehors des comprimés et des boissons (Red Bull, coca-cola) la caféine existe en injectable

Au final, dans les bilans publiés par cette instance internationale, les différentes fédérations et le MPCC, on se glorifie du faible nombre de cas positifs désespérément bloqués autour de 1 à 3%. La liste jaune permet de mieux comprendre pourquoi il y a si peu de stimulés épinglés.