Dopage – Enhanced Games, Jeux du dopage encadré, décriés au prétexte que le dopage est mauvais pour la santé et qu’il … tue !

Par défaut

Le défilé des partisans de la pensée dominante, sont convaincus, sur la foi des discussions au Bar des Sports, que le dopage a des effets durables négatifs sur la santé et la longévité des sportifs entraînant des séquelles irréversibles.

Affiche critique sur les _Enhanced Games_, dénonçant le dopage au prétexte de risques pour la santé, avec des slogans en lettres colorées sur fond jaune.

Depuis l’annonce des Enhanced Games — compétitions sportives autorisant le dopage sous contrôle médical — une véritable levée de boucliers s’est produite. Institutions sportives auto-proclamées gardiennes de la morale, anciens champions olympiques vivant de leur rente médiatique et chroniqueurs de plateau rivalisent d’indignation pour dénoncer des risques sanitaires prétendument « intolérables » pour des épreuves prévues en mai 2026.

La liste des donneurs de leçons est éloquente : présidents de fédérations internationales (World Athletics, World Aquatics), responsables nationaux (Fédération française d’athlétisme), une ministre des Sports, quelques athlètes décorés, ainsi qu’une cohorte de chroniqueurs médicaux ou généralistes sur RTL, France Inter ou la chaîne L’Équipe. Tous parlent avec une certitude absolue. Aucun, en revanche, n’a jamais produit la moindre étude scientifique sérieuse étayant ses affirmations.

Les arguments ressassés relèvent du catéchisme hygiéniste :

  • « Le dopage tue » : slogan répété en boucle mais jamais démontré scientifiquement à l’échelle de la population sportive. Les quelques cas brandis en exemple sont rarissimes et ne constituent en rien une preuve.
  • Espérance de vie écourtée : aucune étude robuste ne l’atteste.
  • Risques majeurs pour la santé : là encore, aucune validation scientifique.
  • Inégalité entre compétiteurs : seul point réellement étayé, et curieusement le moins mis en avant.

Rappelons une évidence que les moralistes feignent d’ignorer : tous les médicaments sont potentiellement dangereux. Aspirine, paracétamol, anti-inflammatoires provoquent chaque année des milliers d’effets indésirables documentés. Pourtant, personne ne réclame leur interdiction. Pourquoi ? Parce que le problème n’est pas la molécule, mais la dose. Les substances dopantes, issues de la pharmacologie médicale, obéissent exactement à la même logique.

Pour torpiller les Enhanced Games, les apôtres de la pensée hygiéniste se contentent donc d’affirmer que « le dopage tue », sans jamais fournir la moindre preuve. L’exploration des grandes bases de données médicales est pourtant sans appel : aucune n’a démontré un effet létal systématique du dopage.

Les études prospectives citées çà et là portent sur des effectifs ridiculement faibles et sont lourdement biaisées. Quant aux études rétrospectives sérieuses sur la longévité des sportifs dopés, elles brillent par leur absence — non par complot, mais parce qu’elles exigeraient plusieurs décennies de travail rigoureux à partir de données d’état civil fiables, et non de coupures de presse ou de pages Wikipédia approximatives.

Texte rappelant les études sur la longévité des cyclistes, qui suggèrent une durée de vie prolongée malgré l'usage de substances dopantes.

La seule critique intellectuellement honnête des Enhanced Games concerne l’équité sportive.
Non, le dopage n’a jamais été prouvé comme raccourcissant la vie. Oui, en revanche, les produits de la performance améliorent les résultats. Et oui, cette logique favorise ceux qui ont le plus d’argent, les meilleurs médecins ainsi que l’accès aux molécules et protocoles les plus efficaces.

Mais cette réalité existe déjà. Elle prospère sous le vernis hypocrite d’un sport officiellement « propre » et officieusement gangrené par une pharmacologie clandestine. Les Enhanced Games ont au moins le très grand mérite de mettre cette hypocrisie en pleine lumière.

Plutôt que de jouer les vierges effarouchées, les contempteurs des Enhanced Games feraient mieux de balayer devant leur porte et d’améliorer enfin l’efficacité d’une lutte antidopage dont l’échec est manifeste. La majorité des sportifs ne rêvent pas de se transformer en cobayes chimiques ; ils veulent simplement des compétitions honnêtes. Ils sont prêts à renoncer à la course aux molécules, à une seule condition : être certains que leurs adversaires ne puissent pas tricher sans se faire attraper.

Dans le fichier joint sont recensés les discours des pseudo-experts [Margot Chevrier, Héloïse Happio Kane, Dr Jimmy Mohamed] encombrants les médias avec leurs arguments convenus basés sur des interprétations et des amalgames que nous réfutons, preuves à l’appui

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dictionnaire du dopage – La grossesse  »dopante » mythe ou réalité ?

Par défaut

Une journaliste en formation au CFJ m’a interrogé sur les rumeurs de dopage par la « méthode » de la grossesse provoquée, supposément utilisée pour améliorer le potentiel physiologique – notamment durant les trois premiers mois – avant de recourir à un avortement. Cette pratique aurait été principalement employée chez les gymnastes soviétiques. Existe-t-il des preuves ?

Affiche colorée avec le texte 'DOPAGE' en haut, 'GROSSESSE' au centre dans un panneau rouge, et 'Mythe ou réalité ?' en bas.

Réponse du Dr JPDM

Depuis plusieurs décennies, de nombreux cas documentés montrent que des femmes enceintes ont obtenu des performances de haut niveau, suggérant que durant les premiers mois de la gestation (trois à quatre mois), les sportives peuvent rester très performantes.

Les éléments avancés relèvent toutefois davantage de témoignages que de preuves formelles : des entraîneurs et médecins de la RDA, de l’Union soviétique et de la Finlande ont évoqué l’existence d’une méthode visant à accroître les capacités féminines à l’effort. Le cas d’une gymnaste soviétique ayant affirmé avoir suivi un protocole de mise enceinte suivie d’un avortement a été rapporté, mais cette athlète est ensuite revenue sur ses déclarations.

Depuis l’instauration des premiers règlements antidopage au milieu des années 1960, la « méthode » de la grossesse n’a jamais figuré sur les listes de substances ou de méthodes interdites.

À titre historique, dès 1942, la Fédération française de basketball prohibait, pour des raisons médicales, la participation des femmes enceintes aux compétitions. La durée d’application de cette règle reste toutefois inconnue.

Les soupçons portaient principalement sur deux disciplines sportives : les sports d’endurance (comme le marathon) et la gymnastique. Ils s’expliquent par certains effets physiologiques du début de la grossesse, notamment l’amélioration du transport de l’oxygène (augmentation du nombre de globules rouges et de l’hémoglobine) ainsi qu’une plus grande laxité des ligaments, tendons et articulations sous l’effet de la progestérone.

En conclusion, il est possible que cette forme de « contamination sexuelle » ait été pratiquée de manière marginale dans certains pays, mais aucune preuve scientifique formelle ne permet de l’affirmer. La consultation de la fiche correspondante du Dictionnaire du dopage, actualisée et enrichie, permettra d’approfondir cette question.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche actualisée et enrichie sur LA GROSSESSE DOPANTE

Dopage – Les femmes prennent aussi des stéroïdes anabolisants pour singer les hommes hypermusclés

Par défaut
Collage of bodybuilding athletes posing and training in a gym setting, showcasing their physique in various competitive and workout scenarios.

Rappelons que le muscle est un caractère sexuel secondaire de l’homme au même titre que la glande mammaire l’est chez la femme.

Le fait de voir des femmes hypermusclées XXL ne peut être dû qu’à un régime hyperprotéiné associé à la prise de stéroïdes anabolisants. Sans le soutien médicamenteux de ces derniers, il n’est pas possible d’atteindre le gabarit musculaire de ce groupe de femmes posant récemment dans une rue de Chicago. Même en s’entraînant 24 heures sur 24 !

En clair, si on les soumettait à un contrôle antidopage, elles seraient toutes positives.

C’est la preuve que l’Agence antidopage américaine ne fait pas son boulot et ne s’intéresse pas à cette catégorie de ‘’sportives’’.

Si l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) voulait faire un carton plein en résultats positifs, ses agents n’auraient qu’à se pointer aux compétitions de Strongman et tester la catégorie féminine. Soit, les compétitrices refuseront le contrôle (entraînant une carence), soit les analyses se révèleront incandescentes.

La testostérone, chef de fil des anabolisants, a été synthétisée et commercialisée en 1935-1937. Ses dérivés moins androgéniques ont vu le jour à la fin des années 1950.

Si l’on compare les culturistes exerçant avant 1940 avec ceux de 2025, on constate – sans être un spécialiste – que leur soutien médicamenteux n’est pas le même.

Ce sont la testostérone et ses dérivés, les stéroïdes anabolisants, qui augmentent la masse musculaire. D’ailleurs depuis des années, ils sont surnommés ‘’engrais musculaires’’.

C’est pourquoi, la prise de ces produits est beaucoup plus efficace chez la femme tant sur l’hypertrophie que sur le rendement.

Toutes ces femmes sur la photo ‘’Street Workhout in Chicago’’, vu leur musculation, sont sous stéroïdes anabolisants. Or ces derniers ont pour effet secondaire de faire fondre la graisse de la glande mammaire et à ce niveau de pratique médicalisée les femmes n’ont plus que des pectoraux et plus besoin de soutien-gorge. Or, paradoxalement, elles présentent toutes des seins bien visibles, seule explication : l’ajout de prothèses en silicone.

Collage d'images montrant des athlètes féminins bodybuilders, illustrant l'évolution de la musculature féminine, incluant une photo historique et des compétitrices modernes.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage – Y-a-t-il encore un médecin à l’AMA ?

Par défaut

Lors de la 6e conférence mondiale sur la triche biologique dans le sport organisée par l’AMA à Busan (Corée), destinée à la révision du Code mondial antidopage 2027, ses dirigeants, sans formation spécifique – donc incompétents – sont toujours omniprésents à la direction de l’instance.

Le dopage, c’est un problème de substances médicamenteuses et pourtant en tête de gondole ce sont des juristes qui dirigent la manœuvre. En leur octroyant une large tribune, la presse, notamment française, crédibilise ces pseudo-spécialistes qui, eux-mêmes, forts de leurs titres dans la hiérarchie de l’Agence, vont critiquer les Enhanced Games. Pathétique ! C’est le carnaval des imposteurs.

Affiche colorée sur le thème du dopage dans le sport, présentant des slogans accrocheurs sur un fond jaune avec un panneau de stop rouge.

Tous ces dirigeants ont été floués pendant des décennies par l’état russe après la RDA et la Chine mais ils viennent s’ériger en défenseurs du sport propre et de la santé des sportifs. Pitoyable !

Lors des affaires de dopage hypermédiatisées, on n’entend jamais – je dis bien jamais – un représentant-médecin à l’AMA venir décrypter l’affaire. Ce sont toujours des avocats, et qui plus est d’un ton docte, qui viennent nous donner des explications sur les effets de la substance illicite en cause !

Une image présentant un texte critique sur l'inefficacité de l'AMA face au dopage dans le sport, mentionnant que 3 personnages expriment leur satisfaction démesurée malgré un problème généralisé de dopage.
Trois dirigeants de l'Agence mondiale antidopage posent ensemble lors d'un événement, avec leurs titres affichés en dessous.

Le praticien est le seul spécialiste légitime : il prescrit les médicaments, connaît leurs molécules, leurs interactions, leurs effets secondaires, notamment lorsqu’ils sont combinés – ce qui est justement le cas dans le dopage.
La lutte antidopage porte exclusivement sur des médicaments : des substances prévues pour soigner, détournées pour améliorer la performance physique. Finalement, les dirigeants de l’AMA ne sont que des cuistres, pseudo-spécialistes des pratiques dopantes, gérant l’instance en arborant leur… impuissance.

Le premier Colloque européen sur le dopage dans le sport date des 26-27 janvier 1963 à Uriage-les-Bains. Qui, à l’AMA, connaît ces précurseurs de la lutte antidopage, qui leur rend hommage ?

Il y a plus de 60 ans, cette lutte initiée par des médecins – les Français Pierre Dumas et Lucien Maigre – inquiets des pratiques dangereuses des sportifs dont ils étaient les témoins, a été au fil des ans et surtout depuis la création de l’AMA en 1999, totalement phagocytée par des administratifs, des avocats, des représentants de l’industrie pharmaceutique. Eventuellement des techniciens mais certainement pas des praticiens. En 1960, face au monde du sport totalement imperméable à toute réglementation et aux accidents mortels provoqués par l’association amphétamines / chaleur extrême, quelques médecins pionniers ont pris à bras le corps le problème du cancer n° 1 du sport en faisant face aux multiples obstacles et sarcasmes rencontrés.

Dopants ou médicaments, ce sont les mêmes molécules, avec les mêmes effets secondaires, souvent dose-dépendants. Les uns soignent, les autres dopent, mais tous (médocs et dopants) peuvent mettre en danger lorsqu’ils sont mal utilisés ou surdosés.

Face aux insuffisances et aux scandales répétés (Chine, Russie, Kenya, Maroc…), les États-Unis menacent de couper les financements. Rien d’étonnant.

Les dirigeants de l’AMA, avant leur nomination, ne connaissaient rien aux produits amplificateurs de performance. Du jour au lendemain, grâce à leurs réseaux et à un bon piston, ils deviennent « experts du dopage », adoubés par une presse tout aussi ignorante.
Résultat : moins de 1 % de cas positifs. Un fiasco.

Dans toutes les activités humaines, la triche concerne 50 à 60 % des individus.
En 2002, une enquête de la FIFA révélait que 92 % des joueurs se déclaraient prêts à commettre une faute intentionnelle si l’enjeu le justifiait (Le Monde, 02.06.2002).
Pourquoi en serait-il autrement avec le dopage ?

C’est en réaction à l’accumulation de scandales et casseroles de l’AMA qu’ont émergé aux États-Unis les Enhanced Games, des Jeux où le dopage serait « encadré ». Ironie : l’un des principaux sponsors n’est autre que le fils de Donald Trump.

Le plus grotesque ? Le CIO et l’AMA s’érigent en opposants farouches, alors qu’ils devraient se faire discrets tant leur incapacité à maîtriser le fléau est flagrante.

À ce jour, aucune étude d’envergure n’a établi un lien net entre dopage et longévité. Le discours dominant se fonde surtout sur des cas isolés, médiatisés car ils touchent des athlètes connus. Mais quid par rapport à l’ensemble de la population sportive versus tout venant ?

Voilà pourtant un beau sujet que l’AMA, grâce à sa base de données mondiales, pourrait initier réellement par des études scientifiques sérieuses.

L’absurdité atteint son sommet : au sein du groupe consultatif d’experts sur les contrôles stratégiques de l’AMA, aucun médecin !
Comment s’étonner ensuite de l’inefficacité de l’agence ?

Aujourd’hui, qui peut croire que la lutte antidopage est entre de bonnes mains ?
Personne, sinon une armée de naïfs et d’ignorants, alors que le phénomène dopage accompagne les compétitions sportives depuis les premières compétitions organisées avec réglementation dès la seconde moitié du XIXᵉ siècle.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage : une histoire ancienne – La testostérone, déjà utilisée en 1943 comme soutien des sportifs et des combattants du Reich

Par défaut

Dès 1943, la testostérone faisait partie de l’arsenal pharmacologique destiné à soutenir aussi bien les sportifs que les soldats du Reich. Ces derniers l’utilisaient dans un seul but : accroître leur agressivité, leur violence tout en supprimant la peur. Aujourd’hui encore, cette hormone masculine est largement détournée comme amplificateur de performance dans de nombreuses disciplines sportives, en raison de ses multiples effets : augmentation de la masse musculaire, amélioration du transport d’oxygène favorisant l’endurance et une action psychotonique intense.

Affiche colorée sur le dopage à la testostérone, mentionnant son rôle dans les stéroïdes anabolisants et son utilisation dès 1940.

Cette réalité historique est illustrée par un objet inattendu : la valise de Jacques Frantz, Français et ancien membre de la Waffen-SS, engagée aux côtés de l’Allemagne nazie. Lors de l’inventaire réalisé en 2010 par son fils Éric, on y découvre, parmi des cigarettes américaines, une boîte d’Acéto-Sterandryl 40 mg, une forme injectable de testostérone.

Cette spécialité pharmaceutique française, produite par le laboratoire du Dr. Roussel, ne mentionnait pourtant aucun effet lié au développement musculaire. Malgré cela, dès cette période, sportifs et militaires — en premier lieu allemands, mais loin d’être les seuls — avaient recours à la testostérone pour améliorer leurs performances.

Notons enfin qu’à partir de 1937, outre les laboratoires du Dr. Roussel, deux autres entreprises commercialisaient déjà la testostérone : Ciba en Suisse et Schering en Allemagne.

Document : le contenu de la valise de Jacques Frantz, un Waffen SS

Une image montrant le contenu de la valise de Jacques Frantz, comprenant une photo d'un soldat et des emballages de médicaments dont une boîte d'Acéto-Sterandryl 40 mg, avec divers documents et objets autour.

En complément d’informations, le Résumé des caractéristiques du produit figurant dans le Dictionnaire Vidal 1939

Document du Dictionnaire Vidal de 1939 décrivant l'Acéto-Sterandryl, un médicament contenant de la testostérone, avec des indications et des posologies énumérées.

Deux articles parus en 1983 et 2000 confirment l’utilisation de testostérone dopante par les Allemands et leurs partisans

1939-1945

TESTOSTÉRONE –  Entrée en scène de l’hormone mâle

« L’un des premiers usages de la testostérone fut, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque les nazis ont injecté l’hormone à leurs soldats, pour augmenter leur agressivité. » [Muscle et Fitness,  USA , 1983, 44, n° 9, pp 37 et 141-144

1944

TESTOSTÉRONE – Adolf Hitler : des injections répétées

Texte de Werner Reiterer, discobole international, auteur d’un brûlot sur les magouilles du sport de haut niveau : « Avant la Seconde Guerre mondiale, les stéroïdes anabolisants en étaient à leurs balbutiements technologiques. La communauté médicale les avait utilisé auparavant dans le traitement des problèmes hormonaux et sanguins et dans la réparation des tissus lésés y compris les muscles du squelette. L’usage des stéroïdes anabolisants est très répandu dans la pratique vétérinaire, car ils avaient montré qu’ils aidaient les animaux malades à guérir de leur affection ou traumatisme. Ils étaient efficaces dans l’amélioration de l’alimentation, du gain de poids et de la vigueur des animaux. Les troupes nazies recevaient des injections de testostérone pour augmenter leur agressivité avant d’aller au combat. En 1944, Adolf Hitler recevait de son médecin, Theodor Morel, des injections répétées de Testoviron®(proprionate de testostérone). La testostérone injectable était produite en grandes quantités en Europe dans les années 40 pour aider à accélérer le processus de récupération des personnes sous-alimentées, particulièrement les prisonniers de guerre. » [Reiterer W. .- [Positive] (en anglais). – Sydney (AUS), éd. Macmillan, 2000. – 282 p (pp 73-74)]

COMMENTAIRES JPDM –

La présence de testostérone chez les sportifs et les militaires dès les années 1940, confirme que ce dopant particulièrement efficace, à la triple action : 1/ anabolisant musculaire ; 2/ augmentation de l’hémoglobine et des globules rouges boostant l’endurance ; 3/ effet psychotonique puissant (agressivité et l’impression d’être superman). Ce qui explique que toutes les spécialités sportives peuvent en tirer profit. Que l’on soit petit, grand, gros, maigre, jeune, vétéran pratiquant un sport d’endurance (marathon), de force (haltérophilie), de précision (basket, tir), les anabos ça marche et dès le début du dopage médicamenteux ils sont sur le podium des produits haute performance.

A la fin des années 1950, l’hormone mâle est rejointe dans la pharmacie sportive par ses dérivés, les stéroïdes anabolisants.

Aujourd’hui, les dernières statistiques de l’Agence mondiale antidopage de 2023 montrent que 45% des 3 724 cas positifs sont dus à des agents anabolisants (testo + stéroïdes anabolisants).

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Rugby – Dopage – Tous les sports sont concernés par les médocs de la performance, le ballon ovale comme les autres

Par défaut

Le quotidien La Montagne a consacré un article sur le Sud-Africain Asenathi Ntlabakanye qui, malgré une double affaire de dopage en cours, a joué récemment contre le Pays de Galles en participant à une raclée historique : 73-0 !

Article paru le 01.12.2025 et signé Arnaud Clergue.

Article from 'La Montagne' discussing South African rugby player Asenathi Ntlabakanye, who played against Wales despite facing doping allegations, featuring a report on the match's score of 73-0.

EN FICHIER JOINT :  Article La Montagne en PDF

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux  »améliorés »

Par défaut

Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.

Une illustration critique de l'article de _Sud-Ouest_ sur le dopage des cyclistes, avec le texte 'Fake news' en haut et une citation accusant tous les cyclistes dopés de souffrir de cancer des testicules, d'infertilité et d'enfants retardés.

Le 26 novembre, un article de Sud-Ouest signé Patrick Favier rapporte l’interview de Margot Chevrier. Perchiste de haut niveau et étudiante en 5ᵉ année de médecine à Bordeaux, sa vindicte envers ces Jeux améliorés la pousse au dérapage volontaire en s’en prenant aux seuls… cyclistes ! suivant la tendance de nombreux « experts » autoproclamés du dopage, qui se réfèrent presque exclusivement au vélo, ignorant l’athlétisme, le football, le tennis ou le rugby.

Article de Sud-Ouest rapportant des déclarations controversées sur le dopage dans le cyclisme, avec des accusations de santé non prouvées.

Dans son interview, Margot Chevrier affirme que « tous les cyclistes dopés souffrent de cancer des testicules à 40 ans, sont infertiles et que leurs enfants présentent des retards de développement. » Ces accusations, faites sans aucune preuve scientifique, sont alarmantes et diffamatoires.

Pour rappel, depuis 1903, 5 393 coureurs ont participé au moins une fois au Tour de France. Parmi eux, seuls six cas de cancer des testicules ont été recensés, soit environ 0,1 %. Aucun décès ni cas d’enfant « retardé » n’a été enregistré. Ces cancers ont été diagnostiqués à 27 ans et 2 mois, bien avant l’âge évoqué par Mme Chevrier.

La méconnaissance du cyclisme par Margot Chevrier est flagrante, mais cela ne l’empêche pas de formuler des accusations graves. Sur quelles sources scientifiques fiables s’appuie-t-elle ? Stigmatiser un sport entier sans preuves est non seulement inexact, mais relève de la diffamation.

Des questions se posent : les instances officielles – UCI, ministère des Sports, Conseil de l’Ordre des médecins, faculté de médecine de Bordeaux, Fédération française d’athlétisme – réagiront-elles face à ces propos stigmatisants ?

Face à ces élucubrations, le lecteur pourrait croire à un poisson d’avril ou à une fake news. Mais non : c’est bien paru dans Sud-Ouest. La responsabilité journalistique est ici engagée : un journaliste peu informé sur le dopage sélectionne une « experte » improvisée, encore moins qualifiée, pour relayer des informations scientifiquement infondées.

Le résultat : une désinformation qui nuit à la réputation des cyclistes et à la perception du public. Pour le lecteur lambda, quelles impressions tirer de ces affirmations ? Encouragerait-il ses enfants à pratiquer le cyclisme, un sport pourtant bénéfique pour la santé ?

Margot Chevrier, futur médecin, démontre son ignorance sur plusieurs points :

  • le cancer des testicules,
  • la relation entre cette pathologie et le dopage,
  • le dopage dans l’athlétisme, son propre sport, pourtant historiquement touché par ce fléau.

Le dopage est un sujet complexe, méritant une analyse rigoureuse et des sources fiables. Les élucubrations médiatisées par Sud-Ouest n’apportent qu’une distorsion regrettable et injuste de la réalité sportive.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage ton histoire – La bière alcoolisée : un soutien à la performance connu depuis 1885

Par défaut

La bière était très prisée par les cyclistes pendant les années 1930 à 1980, surtout par les routiers Belges. Boisson plus ou moins alcoolisée (2 à 5° pour les bières habituelles, jusqu’à 10° pour les bières dites de luxe).

Panneau coloré sur la bière alcoolisée, soulignant son rôle en tant que soutien à la performance sportive depuis 1885, avec un fond jaune vif et du texte en bleu et rouge.

La bière est obtenue par fermentation de la farine d’orge germé et séché en présence d’eau, de levure et de houblon. Elle a des propriétés rafraîchissantes et stimulantes qui sont le plus recherchées par les cyclistes, et également, de l’alcool.

Elle contient des sels minéraux et des vitamines, surtout de la vitamine B2. Son apport calorique tourne autour de 400 Kcalories au litre, ce qui est inférieur au vin.

Les Kcalories proviennent des sucres et de l’alcool (pour un litre 30 à 40 g de sucres et 31 à 47 g d’alcool).

La bière est surtout absorbée par temps chaud. Rudi Altig le champion allemand professionnel de 1959 à 1971, par forte chaleur, en phase finale d’une épreuve, peu avant le sprint, buvait la plus grosse gorgée possible de bière glacée. Effet recherché : une action stimulante en fin de course. Pris trop tôt en amont de l’arrivée, le coursier risque d’être pénalisé par l’effet déshydratant de l’alcool et son corollaire, une baisse de rendement musculaire.

La bière glacée – pas trop en raison des contraintes digestives que cela provoque – contribue à faire baisser la température du corps, ce qui est très favorable lorsqu’on sait qu’à la fin d’une course sur route, le coureur se trouve dans un état ‘’fiévreux’’, dû à la surchauffe induite par le métabolisme énergétique, la température du corps atteignant alors 39° voire 40°.

En agissant ainsi Altig prévenait un « coup de chaud » dû à un accroissement de l’effort que nécessite toujours un sprint final dont la préparation débute au minimum 10 km avant la ligne.

En dehors des cyclistes belges et allemands, les Français sacrifient eux aussi au coup de boost final de la bière. Par exemple, Michel Gros – cycliste amateur puis directeur sportif d’équipes professionnelles, contemporain de Roger Pingeon lauréat du Tour de France 1967 – témoigne que Pinpin était un adepte de la bière enrichie en sucres : « Tour de France 1968 – Au mois de juillet, je vais sur le Tour quand il est à proximité. Je vais voir la 18e étape qui arrive à Grenoble, dans le col de Porte. Je suis à 4 km du sommet. Roger Pingeon que j’ai eu au téléphone, souhaite que je lui prépare un bidon de bière sucrée. Roger, déjà vainqueur après une longue échappée à Albi, fait un grand numéro. Il passe seul en tête, prend le bidon et gagne l’étape, se rapprochant au classement général. La bière fraîche et très sucrée, était très prisée à l’époque par les coureurs. Cela donnait un coup de fouet, mais il fallait la prendre dans les derniers kilomètres. » [Michel Gros. – La passion du cyclisme et quelques vérités… – Saint-Martin-La-Plaine (42), éd. de Phénicie, 2024. – 509 p (p 129]

Beaucoup d’autres spécialités sportives consomment de la bière en post-effort. Pour se détendre après une course ou un match, pour s’endormir plus facilement après l’excitation d’une compétition. Dans les sports d’équipe tels que rugby et football, la bière est consommée à la moindre occasion comme drogue sociale facilitant la détente entre adversaires, partenaires, fans.

Dans la rubrique ‘’Effets ergogéniques’’, on constate pourtant que la bière a plus d’effets négatifs que positifs sur la performance. Le seul véritable avantage, c’est l’aspect euphorisant et stabilisateur émotionnel de l’alcool qui, à faible dose, permet d’améliorer la précision du tir (pistolet, arc, fléchettes).

Toutes les infos concernant la bière, ses effets ergogéniques plus ou moins favorables, sa consommation en milieu sportif, les spécialités les plus touchées, les chiffres les plus pertinents ainsi que les publicités de la presse sportive consacrées à la bière depuis près d’un siècle figurent dans la fiche du Dictionnaire du Dopage jointe.

Document sur les effets ergogéniques de la bière incluant des sous-titres sur les étapes chronologiques, la bière en chiffres et des publicités dans la presse sportive.

Dopage – Les cas de contamination accidentelles, passives, involontaires

Par défaut

Qu’elles soient alimentaires, environnementales ou même sexuelles, alimentent de plus en plus le débat autour du dopage

Depuis quelque temps, ce type de justification est devenu aussi fréquent que les no-shows : les sportifs contrôlés positifs affirment qu’« il ne s’agit pas de dopage » et tentent, souvent avec l’aide d’avocats experts dans l’art de brouiller les pistes, de convaincre les commissions antidopage que la présence du produit incriminé n’était pas intentionnelle, dans l’espoir d’obtenir une sanction réduite.

Affiche avec un panneau stop rouge et les mots 'Dopage' et 'Contamination passive' en gros caractères.

Récemment, dans Le Journal du Médecin, le journaliste scientifique Philippe Lambert a écrit en collaboration avec le Dr JPDM un article sur ce nouveau mode de dopage à l’insu. Cette lecture doit intéresser tous ceux qui veulent enrichir leur connaissance sur le thème du dopage.

Titre de l'article 'Dopage : que penser des contaminations accidentelles ?' par Philippe Lambert, publié dans Le Journal du Médecin

                                                   Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – Dopage : que penser des contaminations accidentelles (Le Journal du Médecin)

Dopage ton histoire – Quand le cognac stimulait la performance

Par défaut

Au cours du XXe siècle, le cognac – cette eau-de-vie de raisin emblématique – a compté parmi les dopants les plus utilisés par les sportifs. De nombreux témoignages confirment qu’il était consommé pour améliorer la performance dans des disciplines aussi variées que l’alpinisme, la boxe, le football, le marathon, le rugby, le tennis ou encore le cyclisme (voir extraits de presse dans les étapes).

Affiche colorée sur le dopage, mettant en avant le cognac comme stimulant dans divers sports du XXe siècle.

Dès la fin du XIXe siècle, lors des premières compétitions, trois stimulants dominent déjà le podium des « produits coup de fouet » : l’alcool, la caféine et la cocaïne. Dès les années 1850, tous trois font partie des « soins » administrés aux athlètes. Au moment où débute la lutte antidopage, au milieu des années 1960, ce trio figure d’ailleurs parmi les premières substances interdites dans les épreuves sportives.

Dans cet article, nous nous intéressons plus particulièrement au cognac, sans doute l’eau-de-vie française la plus célèbre, et à sa place dans la pratique sportive de compétition.

Il est utile de rappeler que le premier article en français consacré à la stimulation de l’effort prolongé portait essentiellement sur les boissons alcoolisées. Publié dans L’Écho des Alpes et reprenant une conférence du Dr William Marcet au Club Alpin de Londres (7 juin 1887), il affirme clairement l’intérêt de l’alcool pour accroître le rendement musculaire : « De l’usage des stimulants alcooliques dans les courses de montagne ». Le médecin conclut même : « Grâce à lui, la victoire est à vous. »

Document en français sur l'usage des stimulants alcooliques dans les courses de montagne, par le Dr William Marcet, publié en 1887.

Fait notable : deux des trois stimulants historiques, la caféine et l’alcool, ont disparu de la liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage (AMA). La caféine est retirée en 2004, sous la pression du principal sponsor des Jeux olympiques, Coca-Cola. L’alcool, quant à lui, est supprimé en 2018.

Pour la cocaïne, la position de l’AMA s’est également assouplie : depuis 2004, elle n’est interdite qu’en compétition. Autrement dit, un sportif peut en consommer en période d’entraînement sans être sanctionné pour dopage. Depuis 2021, un athlète contrôlé positif peut même éviter toute sanction s’il parvient à démontrer un usage « festif » et accepte un programme de réhabilitation.

• 1919 – Suzanne Lenglen à Wimbledon
Lors de sa première victoire à Wimbledon, la joueuse française est en difficulté au deuxième set face à Dorothea Lambert-Chambers, sept fois titrée. Son père lui lance alors un petit flacon en argent contenant du vieux cognac. Après l’avoir bu, sous les yeux du Roi George V, de la Reine Mary et du Prince de Galles, Suzanne « retrouve un jeu brillant et assuré » et l’emporte finalement 10-8 / 4-6 / 9-7.
De nombreux témoignages datant des années 1920 à 1950 confirment que le cognac était largement présent sur les courts fréquentés par les champions, notamment Suzanne Lenglen et Jean Borotra.

• 1967 – La mort de Tom Simpson sur le Mont Ventoux
Le second épisode, bien plus tragique, concerne le décès du cycliste britannique Tom Simpson le 13 juillet 1967, lors de la 13e étape du Tour de France. L’enquête révèle que la chaleur extrême (40 °C), l’absorption d’amphétamines et surtout celle d’une demi-bouteille de cognac avant l’ascension ont été des facteurs déterminants dans son effondrement fatal.
Alors que la plupart des coureurs prenaient des amphétamines à l’époque, seul Simpson succombe. On sait en effet que le cognac augmente la chaleur interne et aggrave la déshydratation. Combiné à un effort intense sur 20 km à 7,5 %, à des températures très élevées et à l’effet thermogène des amphétamines, il a probablement joué un rôle décisif dans le collapsus cardiovasculaire.

Un témoin de la Grande Boucle affirme que le cognac consommé par Simpson était du « Cognac Bisquit », une marque alors fréquemment annoncée dans L’Équipe, organisateur du Tour.

Infographie sur le cognac avec deux cas emblématiques : Suzanne Lenglen remportant Wimbledon en 1919 grâce au cognac et Tom Simpson souffrant d'un collapsus cardiovasculaire fatal en 1967 à cause du cognac. Comprend des images de chaque athlète.