Cyclisme – Fractures annuelles de la clavicule (suite) : les chiffres

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Depuis 2010, par année, nous avons recensé le nombre de clavettes brisées chez les cyclistes professionnels masculins.

 2010    14 ; 2011   142012    22 ; 2013    12 ; 2014    22 2015    25 ; 2016    24

 Soit, en 7 ans, 133 (moyenne 19/an) dont 14 récidivistes

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Maxime Bouchet, fracture de la clavicule gauche lors de la 5e étape de Paris-Nice 2014

Le Grand Bêtisier de L’Equipe (suite) – Les valeurs du foot à la mode Tapie :  »saler » à son insu la soupe de l’entraîneur !

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Dans L’Equipe du 18 novembre, Yohann Hautbois, journaliste au quotidien sportif, écrit deux pleines pages sur le parcours déterminant de l’entraîneur belge Raymond Goethals sur les performances du Club Marseillais face à l’AC Milan dans la Coupe d’Europe des clubs champions.

 

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Raymond Goethals et Bernard Tapie

 

 Première version en direct sur Paris Première

 Visiblement, le journaliste est un néophyte puisqu’il nous ‘’vend’’ une histoire que lui a raconté Bernard Tapie en off et que ce dernier « nous a fait promettre de ne pas raconter » ajoute Hautbois. Or, cette fable a déjà été relatée par Bernard Tapie lui-même en direct sur  la chaîne de télévision Paris-Première le 16 mars 2004 à 22 h 25.

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Dans mon ouvrage « Dopage dans le football : la loi du silence » paru en 2010, dans un chapitre consacré à « Tapie, l’OM ou la bonne alchimie », j’avais déjà décrit et commenté cette Tapinade sans garantie que les faits rapportés en direct par BT à la TV soient authentiques.

1

Dr JPDM – Dopage dans le football. – Paris, éd. J.C. Gawsewitch, 2010. – 379 p (pp 85-86)

                                pros          p-3   

                            Le ‘’matos’’ destiné aux joueurs selon Bernard Tapie

 2

Yohann Hautbois. – Raymond ramène sa science – L’Equipe, 18 novembre 2016

 Un seul match dans la semaine…

Entre la version en direct de 2004 sur Paris-Première et celle de L’Equipe du 18 novembre 2016, on constate que l’ex-boss de l’OM souffre de trous de mémoire à répétition.

En effet, lorsqu’il explique au journaliste du quotidien sportif que « l’affaire se passe au cœur d’une semaine chargée pour les Phocéens avec trois matches à jouer tous à l’extérieur dont le dernier à Paris, Tapie décide pour éviter la fatigue que le groupe ne rentrera pas à Marseille. »

En réalité, les trois matches concernés se sont déroulés sur douze jours : le 29 mai (finale de la Coupe d’Europe contre l’Etoile Rouge), le 02 juin (1/2 finale de la Coupe de France contre Rodez) et le 08 juin (finale de la Coupe de France contre Monaco). Ce qui fait une semaine d’intervalle entre les deux derniers matches.

tranxene

Autre différence beaucoup plus éclairante sur les capacités mnésiques de l’ancien ministre de la ville, le nom du médicament introduit en douce dans la purée de Goethals change entre les deux versions. Le comprimé de Tranxène® de 2004 devient en 2016 du Valium® avec une nuance supplémentaire : le médecin de l’OM est dans le coup ! Ajoutons que ces deux produits sont des benzodiazépines dont l’indication thérapeutique principale est l’anxiété et non l’induction du sommeil, même si dans les effets secondaires on enregistre des troubles de la vigilance.

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 En 12 ans, le Tranxène® se transforme en Valium®

 Rappelons que ces deux médicaments, en 1991 date des faits, appartiennent à la liste I, nomenclature des produits toxiques (ex-tableau A) du marché. L’un comme l’autre comportent des contre-indications, des mises en garde, des précautions d’emploi. L’âge du patient et l’état des reins peuvent augmenter l’efficacité et donc les risques. Par exemple, ce genre de molécule peut provoquer une perte d’équilibre avec des risques de chutes potentiellement graves. Tout le monde sait, mis à part ses affidés, que Tapie est un drôle de voyou. Connaissant le personnage avec toutes les casseroles qu’il trimballe, il n’est pas sûr que l’histoire soit vraie à simplement… 25% !

Mais que dire du journaliste qui gobe ce qu’on lui raconte sans vérifier ? Dernière réflexion : j’ose espérer que le médecin de l’OM n’était pas complice de cette mise en danger de la vie d’autrui !

Rappelons-nous le fait divers de ce père d’un joueur de tennis qui avait mis du Tranxène® dans la bouteille de l’adversaire de son fils et qu’après le match perdu, en reprenant sa voiture, ce jeune concurrent en avait perdu le contrôle et s’était tué. Le père avait été condamné à plusieurs années de prison.

POST-IT 

D’une version à l’autre (2004 – 2016)

 En 2004, Bernard Tapie raconte l’histoire probablement très romancée en direct à la télévision, mais

  • L’OM n’a pas joué – en huit jours – trois matches à l’extérieur

  • Les joueurs étaient rentrés à Marseille entre la ½ et la finale de la Coupe

  • Le médicament anxiolytique utilisé, le Tranxène® (qui n’était pas un somnifère), 12 ans plus tard est devenu le Valium®

    Dans la première version, Tapie fait la manipulation tout seul. Dans celle de 2016, il est aidé par le toubib de l’OM.

Fréquence des blessures des coureurs cyclistes

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La course en tête de la clavette (suite)

 Parmi les vainqueurs du Tour de France qui se sont brisé la clavette à plusieurs reprises, on trouve en tête, détaché, le gagnant du Tour de France 2011, l’Australien Cadel Evans avec 4 cassures.

 

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Cadel Evans, vainqueur du Tour de France 2011

 

Trois autres lauréats du Tour sont classés ex-aequo en deuxième position avec 3 cassures.

  • Le Belge Philippe Thys (vainqueur du Tour en 1913-1914-1920)
  • L’Italien Fausto Coppi (vainqueur du Tour en 1949 et 1952)
  • Le Luxembourgeois Charly Gaul (vainqueur du Tour 1958)

Par ailleurs, en dehors des vainqueurs du Tour, il faut noter que Michel Pollentier entre 1972 et 1980 s’est rompu 8 fois la clavicule.

 

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Michel Pollentier, coureur professionnel de 1973 à 1983

 

Mais le record toutes catégories du cycliste récidiviste au nombre de fractures de la clavicule, mais pas que, appartient au stayer américain Boby Walthour qui exerçait son talent au début du XXe siècle. C’est l’hebdomadaire cycliste La Pédale qui en témoigne :

« Le vieux stayer américain, Bobby Walthour, qui fut l’un des plus prestigieux de la catégorie et qui a remporté le titre de champion du monde en 1904 et en 1905, détient un record, celui des blessures. Au cours de sa longue carrière sportive, il a totalisé : 28 fractures de la clavicule droite, 18 fractures de la clavicule gauche, 32 côtes brisées ou rebrisées, 16 points de suture à la jambe, plus de 100 cicatrices sur tout le corps, 60 cicatrices sur la tête, 6 chutes qui eussent pu être mortelles, 2 chutes dont on crût qu’il ne réchapperait pas et 6 doigts écrasés ! » [La Pédale, 1924, 2, n° 18, 22 janvier, p 6]

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Signalons qu’à l’époque de Walthour, les épreuves derrière moto étaient très dangereuses : taille et vitesse des engins, nombre de concurrents par rapport à la largeur des pistes.

Les corticos sont-ils des masquants efficaces de l’EPO ?

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Question d’un lecteur sur les microdoses d’EPO indétectables et sur les corticos associés à l’EPO comme « antiradars » de cette dernière

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                                                                                     Une seringue préremplie d’EPO     

 Q : « L’information suivante est-elle exacte ? J’avais cru comprendre que les microdoses d’EPO étaient en elles-mêmes rapidement indétectables ?

Pierre Bordry, l’ancien directeur de l’Agence française de dépistage du dopage (AFLD) de 2005 à 2010, évoque un autre problème : ‘’Certains corticoïdes, associés à l’EPO en dose faible, aboutissent à un véritable dopage. Mais dans l’analyse d’urine, on ne retrouve pas l’EPO’’. Ils agiraient comme des agents masquants’’.

Que pensez-vous de cette affirmation ? »

PS : trouvé sur cyclisme-dopage.com et issu de lexpress.fr du 07.10.2016

 

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Un flacon d’EPO

 

Dr JPDM – Le principe des microdoses est une technique efficace pour passer à travers les mailles du filet des tests antidopage. En fait, elle n’a rien d’innovant puisque, dès la fin des années 1970, les tricheurs – lors du début des contrôles des stéroïdes anabolisants – avaient découverts la faille en prenant des doses homéopathique de 15 ou 20 marques différentes, les effets sur les muscles sont identiques mais en revanche, l’élimination de chaque anabolisant est hyperaccélérée.

Ce principe des microdoses qui date de 1978 a été étendu à l’EPO, l’hormone de croissance, les corticoïdes, etc.

La parade contre les microdoses d’EPO administrées en intraveineuse consiste à contrôler les sportifs dans la soirée. En effet, on peut être négatif dès 6 heures du matin après une injection effectuée la veille, vers 23 heures.

N’étant pas un expert en toxicologie, concernant la question des corticoïdes masquant la prise d’EPO, je me suis adressé à l’un des laboratoires les plus expérimentés au plan mondial parmi la trentaine de structures analytiques exerçant leur activité sur les liquides biologiques des sportifs. Voici ce que m’a répondu le scientifique (qui n’exerce pas en France). « Le travail rappelé par l’ancien directeur de l’AFLD ne montrait pas la qualité d’agent masquant des corticos mais seulement leurs effets potentialisateurs des microdoses d’EPO. On avait ainsi introduit le monitoring des corticos dans les contrôles hors compétition de manière à en vérifier la prévalence et leur usage éventuellement synergique avec l’EPO. Très clairement, l’usage des corticos chez les sportifs n’a pas montré de différence hors ou en compétition. » Et notre interlocueur pour enfoncer le clou a ajouté :

« C’est un fantasme de croire que les corticos sont des masquants d’EPO. »

 

Football – Qui peut croire que le ballon rond est épargné par le dopage ? (mise à jour le 24 novembre 2016)

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 Florilège des arguments angéliques, minimalistes ou tout simplement bidons ou les forçats de la langue de bois…

 

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Carton rouge puissance X

 

29 ARGUMENTS D’UNE PERTINENCE DÉRISOIRE :

« Les footballeurs français n’ont pas besoin de doping » (1953)

« Le doping est absolument incompatible avec la décontraction et la parfaite clairvoyance nécessaire à une équipe » (1954)

« Pour des raisons évidentes de morale et d’honnêteté, il n’y a jamais eu de dopage dans l’équipe de Saint-Etienne » (1973)

« Le dopage perturbe les qualités de réflexe et d’intelligence » (1974)

« Le football est un sport d’adresse » (1981)

« C’est un sport collectif… » (1981)

« Le mot dopage est ignoré dans le foot » (1982)

« Ce n’est pas un sport individuel… » (1985)

« Son sens collectif et tactique serait amoindri et sa technique affaiblie en cours de match »

                                                                                                                                           (1986)

« La lucidité est un atout trop important pour s’en priver volontairement » (1986)

« Le dopage fait jouer à l’envers et marquer contre son camp » (1987)

« Les contrôles ont toujours été négatifs. C’est une preuve irréfutable » (1987)

« C’est une discipline saine » (1987)

« Les joueurs savent qu’en se dopant ils perdent une grande partie de leur lucidité » (1987)

« Le milieu du football est un milieu trop fermé pour que les choses de ce genre restent secrètes.

Si tel était le cas, tout le monde serait au courant » (1987)

« Je ne crois pas que ce soit utile dans un sport collectif » (1987)

« Le phénomène est rare » (1987)

« En quarante années de carrière, j’affirme que je n’ai jamais été confronté à des cas de dopage » (1994)

« Les footballeurs prennent parfois des stimulants. C’est normal. Mais ils utilisent des stimulants autorisés » (1994)

« Les joueurs de foot, à l’inverse des disciplines individuelles, doivent évoluer en équipe et dépendent  de tous leurs partenaires. Pour cette raison, le dopage ne comporte pas beaucoup d’avantages » (1994)

« Les anabolisants doivent être utilisés plusieurs mois avant la compétition, souvent durant les préparations hivernales. Dans le foot où on joue douze mois sur douze, ce n’est pas possible »

                                                                                                                                            (1996)

« Sport collectif où les aspects techniques et tactiques sont important, l’EPO ne présente guère d’intérêt » (1996)

« Je n’ai jamais entendu parler d’anabolisants dans le foot » (1997)

« Les anabolisants ne sauraient rendre un joueur meilleur » (1998)

« Le football n’est pas un sport de fond » (2002)

« Il n’existe pas de dopage organisé » (2002)

« Il est difficile de penser qu’il existe une substance capable d’influer sur toutes les variables physiques et mentales présentes chez un bon joueur » (2002)

« Le football n’est pas au sens physiologique un bon sport pour utiliser des anabolisants » (2002)

« Dans le football, le dopage ne sert à rien » (2004)

« Aucun produit ne transforme un mauvais joueur en bon joueur » (2004)

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Tour de France – Fréquence des blessures des 61 vainqueurs de 1903 à 2016 (document exclusif)

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La course en tête de la clavette

 Depuis 1903, seuls 61 champions ont revêtu le maillot jaune à Paris. Pas plus que les sans-grades, ils n’ont été épargnés par les incidents de parcours. Alors que l’on a fêté la 103e édition du Tour de France, voici le classement des plus ou moins fréquentes blessures de course des vainqueurs. Sur le podium : l’épaule (clavicule), genou (cartilage), périnée (induration)

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Lance Armstrong (Tour de Castille et Leon, 23.03.2009)  Alberto Contador (Tour d’Italie 2015, 6e étape)

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 Bradley Wiggins (Tour de France 2011, 7e étape)

Trois vainqueurs du Tour de France victimes d’un traumatisme claviculaire

1

Clavicule

31 / 61

50,8%

2 Genou (tendinite, cartilage, plaies, coups) 27 / 61 44,3 %
3 Maux du séant (irritations et indurations du périnée par microtraumatismes) 16 / 61 26,2 %
4 Poignet (scaphoïde) ; mains-doigts 14 / 61 23 %
5 Colonne vertébrale (hernie discale, problème de dos) 13 / 61 21,3 %
6 Traumatismes crâniens (fracture du rocher, commotion cérébrale) 12 / 61 19,7 %
7 Fracture du col du fémur 8 / 61 13,1 %
8 ea Traumatisme facial (nez, maxillaires, dents) 7 / 61 11,5 %
8 ea Fracture de jambe et plaies sérieuses 7 / 61 11,5 %
8 ea Cheville, orteils 7 / 71 11,5%
10 Fracture du coude 6 / 61 9,8 %
10 ea Fractures de côtes 6 / 61 9,8 %
12 Tendinite d’Achille 4 / 61 6,6 %
13 Fracture de la rotule (genou) 2 / 61 3,3 %
14 Endofibrose iliaque externe (EIE) 0 / 61 0 %

Copyright Dr Jean-Pierre de Mondenard

 CHIFFRES – Clavicule

 10 – 15      Les fractures de la clavicule, extrêmement fréquentes, représentent 10 à 15 pour cent de l’ensemble des fractures [La Pratique méd. Quot., 12.03.1986]

 20              Dans 20 pour cent des cas, c’est un choc direct survenu au cours d’un accident de circulation (rôle de la ceinture de sécurité) [La Pratique méd. Quot., 12.03.1986]

 33              Bien que les fractures de la clavicule s’observent à tout âge, elles représentent le tiers (33%) des fractures de l’enfant [La Pratique méd. Quot., 12.03.1986]

 80              Parmi les sujets atteins, 80 pour cent sont de sexe masculin [La Pratique méd. Quot., 12.03.1986]

 80              Dans 80 pour cent des cas, la fracture résulte d’un choc indirect à la suite d’une chute sur le moignon de l’épaule. Ce mécanisme est souvent celui des fractures sportives : cyclisme, judo, rugby  [La Pratique méd. quot., 12.03.1986]

 

Football – Le sport le plus populaire étant de plus en plus physique et alors que le dopage est hyperefficace sur le rendement de l’homme à l’effort, on comprend mieux pourquoi les manipulations biologiques sont omniprésentes dans les vestiaires.

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Pour être un bon, voire un grand footballeur, il faut accroître ses performances athlétiques. Or, le dopage est particulièrement efficace pour booster le rendement énergétique du joueur quel que soit son niveau et aujourd’hui c’est cet aspect qui fait la différence.

Le consensus des experts en témoigne.

Récemment, Benoît Pedretti, l’ancien international toujours en activité à l’AS Nancy, expliquait dans l’Equipe que la principale évolution du jeu au cours de sa carrière (15 ans) concernait le physique : « On nous demande avant tout de courir, d’aller au duel ».

Cette évolution du jeu n’a pas quinze ans mais pratiquement… un SIÈCLE !

Démonstration par les avis successifs des spécialiste du ballon rond depuis 1922. Compte tenu des exigences de plus en plus physiques du foot, on comprend mieux pourquoi il est difficile de ne pas céder à la tentation du coup de pouce pharmacologique.

 Le discours de la méthode FIFA

 

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Carton rouge à la FIFA

Dès que des enquêtes sur le dopage dans le football apparaissent, les joueurs nous parlent d’absorption de vitamines appelées aussi le dopage du pauvre depuis quarante ans – prises sous forme de piqûres juste avant le début de la rencontre, et même à la mi-temps. Il est pourtant admis dans tous les autres sports que les « injections » de vitamines prises dans l’environnement immédiat du match ne servent à rien et que, en réalité, les sportifs se dopent à de multiples produits. Et ce serait exactement le contraire dans le football ?

Face à la suspicion de dopage, le milieu du ballon rond ‘’dégage en touche’’ en affirmant que la triche biologique serait inopérante sur le sens collectif et tactique. De plus, la technique du joueur s’affaiblirait en cours du match. Or, depuis au moins cinquante ans, les experts du rectangle vert affirment que les qualités athlétiques prédominent dans le jeu des meilleurs. C’est par exemple Just Fontaine, l’emblématique attaquant du Stade de Reims et des Bleus, de la fin des années 1950, qui explique les déconvenues des Français dans le concert internationale : « Tant que nos joueurs ne seront pas des athlètes, nous connaîtrons de douloureuses désillusions » Beaucoup plus récemment, c’est Dominique Rocheteau qui, dans son ‘’Guide du football’’ dresse le portrait-robot du « joueur de très, très haut niveau ». Tout de suite après leur influence sur le jeu et leur efficacité au plan collectif, l’Ange vert estime que les meilleurs footballeurs doivent disposer d’énormes qualités athlétiques (vitesse explosive et endurance-puissance).

Sur les dix atouts sélectionnés par Dominique Rocheteau et Denis Chaumier, les qualités athlétiques arrivent en troisième position. Elles font partie du podium.

1 – Des joueurs de haut niveau qui ont une influence sur le jeu, au même titre que des entraîneurs de haut niveau ;

2 – Des joueurs complets et efficaces sur le plan collectif ;

3 – Des joueurs disposant d’énormes qualités athlétiques (vitesse explosive et endurance-puissance) ;

4 – Des joueurs à forte personnalité qui ne craignent pas l’échec et qui ont une mentalité de gagneur ;

5 – Un effectif de grande qualité, avec des remplaçants capables de gagner un match ;

6 – Une grande maturité tactique et la capacité de s’adapter aux circonstances du jeu ;

7 – Une philosophie de jeu bien définie ;

8 – Des éléments créatifs qui peuvent être déterminants pour le succès

9 – De la discipline, de la rigueur et une grande notion de l’effort collectif ;

10 – Une aptitude à dicter le rythme d’un match.

[Didier Chaumier et Dominique Rocheteau .- Le Guide du football 2002. – Paris, éd. de La Lucarne, 2001. – 1231 p (p 1170)]

Or, c’est justement sur le physique que le dopage est efficace. Il va permettre de courir plus vite, donc de déborder plus facilement un adversaire. Il augmente la force physique, donc la puissance de tir (pied et tête) mais aussi la détente verticale (tête). Et cerise sur le gâteau, il permet de courir sans baisse de régime pendant quatre-vingt dix minutes et même au-delà dans le temps additionnel, comme si on lui avait greffé un troisième poumon. Mis à part Sepp Blatter, le président, et les deux médecins FIFA Dvorak et D’Hooghe, qui peut croire une seconde que le dopage ne sert à rien dans le foot….

Au final, le discours FIFA ne tient pas la route et prouve l’hypocrisie de ce milieu. Dans son livre ‘’La Face cachée du foot business’’, Patrick Mendelewitsch, agent agréé FIFA/FFF depuis 2001, parle de la règle des trois S : secret, silence et solidarité. Si on comprend ça, on a tout compris.

Afin d’enfoncer le clou démontrant clairement que le football faisant appel à des aptitudes physiques élevées – donc très réceptives aux substances dopantes – nous proposons onze témoignages d’experts du ballon rond accréditant la thèse que le physique joue un rôle prépondérant dans le jeu de la balle au pied.

 La preuve par onze que le physique (sensible au dopage) n’est pas anecdotique

 1 – 1922 – Lucien Gamblin (FRA) : « Grandes qualités techniques et manque de souffle égal mauvais match »

Avis de l’ancien international (17 sélections) devenu journaliste expert des choses du football : « Le joueur qui arrive sur le terrain, sans posséder un bon souffle ne fera jamais qu’un mauvais match. Combien ai-je vu de joueurs possédant de grandes qualités et ne faisant jamais de parties transcendantes, uniquement parce que leur souffle était insuffisant ! » [Lucien Gamblin .- La « forme » en football association. – Très Sport, 1922, n° 6, 1er octobre, pp 13-14 (p 14)]

tres-sport

très Sport, 1924, n° 25, 1er mai, hors texte

  2 – 1934 – Percy Smith (GBR) : la vitesse présuppose la force physique

« C’est aussi à Percy Smith, manager de Tottenham Hotspur, que nous devons la révélation du secret de la vitesse de jeu – la plus grande en Angleterre – de l’équipe de Tottenham. « La vitesse est le grand atout que nous possédons maintenant. La vitesse présuppose avant tout la force physique et le bien-être corporel, en un mot : la jeunesse. Nous l’avons. Mais ce n’est pas tout. Il ne suffit pas d’avoir la vitesse : il faut la garder. Le ballon doit être utilisé le plus complètement possible, c’est-à-dire que le « laisser-courir » du ballon représente le principe essentiel de cette vitesse constamment soutenue. Pour obtenir ce résultat, nous avons institué un entraînement spécial, qui consiste principalement en un travail de sprinters avec souliers à pointe. Les joueurs prennent départs sur départs. Nous insistons sur le style du coureur de vitesse, afin d’en arriver au point où la plus grande rapidité est obtenue avec un minimum de dépense d’énergie. La préparation physique préalable est obtenue par une gymnastique rigoureuse. A cela s’ajoute l’entraînement habituel pour le maintien en forme : travail du ballon ; boxe, travail de l’appareil à ramer, massage et repos. Une de mes innovations : le jeu de la tête, qui est une des difficultés pour mes joueurs de petite taille, est particulièrement étudié, à l’aide d’un ballon fixé par une corde, à près de 8 pieds (2 m 10 environ) du sol, ce qui oblige le joueur à sauter haut et à frapper du front le ballon. » [Le Speaker. – Au jour le jour en marge des grandes épreuves sportives. –  Le Miroir des Sports, 1934, n° 758, 10 avril, p 238]

3 – 1961 – Just Fontaine (FRA) (international et entraîneur) : « On a besoin de joueurs-athlètes »

Témoignage du meilleur buteur de la Coupe du monde 1958 (13 réalisations, record toujours en cours) : « Tant que nos joueurs ne seront pas aussi des athlètes, nous connaîtrons de douloureuses désillusions ». [Le Miroir des Sports, 1961, n° 868, 07 août, p 3

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Joueur, sélectionneur de l’équipe de France, entraîneur

 4 – 1965 – Pierre Lagoutte (FRA) : la vitesse ‘’arme absolue’’

« Aujourd’hui, dans tous les sorts on cherche à aller plus vite. A technique égale, à moyens physiques égaux c’est toujours le plus rapide dans ses gestes ou dans ses actions qui finit par triompher. Tout le monde sait qu’il est beaucoup plus difficile d’être un excellent conducteur à 120 km/heure qu’à 35. Il est bien évident aussi que les erreurs commises à grande vitesse sont sans appel. Il en est ainsi en football. » [Pierre Lagoutte (FRA), journaliste spécialiste du football. – Le Miroir des Sports, 1965, n° 1076, 24 mai, p 13]

 5 – 1972 – 1987 – Dominique Rocheteau (FRA) : « Il faut se soumettre à  un entraînement impitoyable »

 Témoignage de l’attaquant international de l’AS Saint-Etienne (1972-1980) et du PSG (1980-1987) :

  1. « ‘’L’Athlé’’ me servira beaucoup sur les terrains de foot, quand il s’agira de déborder l’adversaire et de lui prendre quelques secondes décisives. » [in « On m’appelait l’Ange vert… ». – Paris, éd. Le Cherche Midi, 2005. – 292 p (p 25)]

2- « A Saint-Etienne, on ne plaisante pas avec la préparation physique. Aux yeux de Robert Herbin, l’entraîneur des Verts, elle constitue l’une des conditions essentielles à une performance de qualité le jour du match. Depuis qu’il a remplacé Albert Batteux au poste d’entraîneur, au début de la saison, il a toujours insisté sur la résistance et l’endurance. Si un joueur rentre aux vestiaires sans se sentir fatigué, c’est qu’il ne s’est pas donné à fond. » (pp 49-50) [in « On m’appelait l’Ange vert… ». – Paris, éd. Le Cherche Midi, 2005. – 292 p (pp 49-50)]

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49 sélections internationales entre 1975 et 1986

3 – « La vie d’un footballeur professionnel ne consiste pas seulement à dribbler, tirer au but et s’amuser avec un ballon. Pour se donner à fond sur un terrain, pour exprimer pleinement ses possibilités, il est indispensable de se soumettre à un entraînement impitoyable. Ça, Robby l’a parfaitement compris. La réussite du club, notamment en Coupe d’Europe, est à ce prix. Les footballeurs français ont toujours souffert d’une infériorité physique par rapport à leurs adversaires européens. La saison dernière, les Verts ont montré que ce handicap traditionnel n’a rien d’une fatalité. » [in « On m’appelait l’Ange vert… ». – Paris, éd. Le Cherche Midi, 2005. – 292 p (p 75)]

4 – « Je ne peux pas donner le meilleur de moi-même si je suis à la traîne physiquement. » [in « On m’appelait l’Ange vert… ». – Paris, éd. Le Cherche Midi, 2005. – 292 p (p 185)]

6 – 1978 – Michel Hidalgo (FRA) : seuls ceux qui ont une « grosse cylindrée » pourront tenir le coup

 Témoignage du sélectionneur de l’équipe de France qui conduit cette dernière à la phase finale de la Coupe du monde en Argentine en 1978 : « Seconde notion nouvelle et capitale : celle du travail. On ne surmonte pas une faiblesse en l’esquivant, ni un défaut en le masquant. Aujourd’hui les dons ne suffisent plus. Les meilleurs joueurs sont évidemment les plus doués, mais ce sont aussi et surtout ceux qui ont travaillé et qui continuent à travailler le plus sérieusement et le plus intensément. L’entraînement actuel est né d’un mariage entre l’empirisme et la science. On s’entraîne mieux qu’il y a vingt ans, c’est certain. On s’entraîne surtout avec plus de fréquence et d’intensité, parce qu’on possède des données scientifiques qui n’existaient pas à l’époque. Le plus gros progrès a été réalisé dans le travail d’endurance et dans le travail de résistance. L’endurance étant la qualité qui permet de produire un effort moyen le plus longtemps possible et la résistance donnant les moyens de répéter des efforts brefs et violents le plus souvent possible. (…)

Et si l’équipe rémoise domina à l’époque ses rivales et le football français, si elle obtint les résultats que l’on connaît, c’est parce qu’elle pratiqua certes un jeu brillant parce qu’elle alignait des individualités de talent, mais c’est aussi parce que sa valeur athlétique était également supérieure. Des joueurs comme Robert Jonquet, Raymond Kopa, Jean Templin, Robert Siatka, Jean Vincent, Raymond Cicci, Armand Penverne, René Bliard, tous bons techniciens, étaient aussi pourvus de grosses qualités physiques et fort bien préparés. (…)

 

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Entraîneur-sélectionneur de  l’équipe de France de 1976 à 1984

Aujourd’hui, on peut savoir très vite et très tôt si le garçon de seize-dix-sept ans, enrôlé dans un centre de formation est taillé pour faire un footballeur pro, s’il possède la mentalité nécessaire, l’ambition et la volonté de réussir, l’organisme susceptible de résister à un travail intensif. Seuls ceux qui ont ce que j’appellerais une « grosse cylindrée » pourront tenir le coup ! (…). Les progrès dans le domaine athlétique (c’est-à-dire en vitesse, en puissance et en détente) ont été considérables. Les balles sont disputées avec plus d’acharnement parce que le marquage est plus sévère et les luttes pour la possession du ballon plus intenses. Les duels sont plus nombreux. La vitesse est de plus en plus prédominante. Elle est une qualité primordiale, la qualité de base. Le rythme, ou plutôt le changement de rythme, est plus constant qu’avant. » [Michel Hidalgo .- Football en liberté (collaboration de Jean-Philippe Rethacker). – Paris, éd. Ramsay, 1978. – 251 p (pp 58, 59, 63 et 80)]

 7 – 1981- 1989 – Diego Maradona (ARG) : « J’ai pris du coffre »

 Témoignage de Diego Maradona, quatre-vingt onze sélectons internationales entre 1977 et 1994, vainqueur de la Coupe du monde 1986 :

1 – « J’arrivais à Barcelone. Barcelone ! Un sacré club, le meilleur du monde, plus encore que la Juventus Turin. Seulement, je ne connaissais pas la mentalité catalane (…) je passais d’un football au cours normal à quelque chose de totalement différent. Je ne parvenais pas à saisir le truc ; lors des entraînements, je prenais même des coups de pied à hauteur de la bouche ! Ce n’était plus du foot. Les meilleurs joueurs espagnols jouaient au Barça. Je ne veux pas me mettre à dos mes équipiers d’alors, mais j’ai mal vécu ce changement brutal qui me faisait passer d’un football technique à un autre terriblement physique : ils ne faisaient que courir et courir, et moi, je ne pouvais pas suivre. Ainsi, selon le test de Cooper, je culminais à 2 700 tandis que les autres montaient à 5 000, voire 6 000. Avant même de jouer au ballon, ils étaient coureurs de fond, comme Victor et Periko Alonso (…). Le problème était simple : soit je prenais leur foulée, soit j’abandonnais. Alors, j’ai pris du coffre, privilégiant mon développement physique tout en délaissant quelque peu mes qualités gestuelles. A partir de ce moment, mes partenaires m’ont écouté : c’est moi qui imprimais le rythme. Je leur transmettais ma technique mais sans les départir de leur puissance de feu. » [in « Moi, Diego ». – Paris, éd. Calmann-Lévy, 2001. – 321 p (p 73)]

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77 sélections internationales entre 1977 et 1994

2 – 9 sur 10 pour le démarrage

Texte du journaliste indépendant Michel Di Tria : « Il est amusant de considérer poste par poste la valeur technique de Maradona. Sur un total de 10, Pelé lui a un jour attribué la note finale de 9 ». Par exemple pour le démarrage, le Brésilien notre 9. Di Tria commente : « C’est surtout dans ses phases de méforme que le démarrage de l’Argentin laisse le plus à désirer. Et quand ce défaut apparaît, c’est tout l’édifice qui s’écroule. Maradona est alors forcé de s’appuyer uniquement sur son expérience, sur l’abus du dribble pour réussir avec peine ce qu’il parvient à faire beaucoup plus aisément quand son démarrage est efficace. » [Michel Di Tria .- Maradona. – Lausanne (SUI), éd. Favre, 1990. – 191 p (p 78)]

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Contrôlé positif à deux reprises : cocaïne (1991) et éphédrine (1994). A chaque fois, a pris 15 mois de suspension

8 – 1998 – Arsène Wenger (FRA) : « Seules les équipes physiques sont capables de bien jouer au football »

Témoignage du « professeur » d’Arsenal en place depuis 20 ans : « Seules les équipes physiques sont capables de bien jouer au football : il faut courir vite, sauter haut et se donner à fond. Les équipes qui nous affrontent, nous ou Manchester United, sont toutes comme cela, ce qui signifie que nous sommes exposés à des adversaires très combatifs. Nous devons résoudre les problèmes qu’ils nous posent. Il faut se battre tout en respectant les règles. Je pense que c’est ce que nous faisons. » [Tom Oldfield. – Arsène Wenger, un pur génie. – Enghien-les-Bains (95), éd. Premium, 2011. – 335 p (p 76)]

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Coach de l’équipe d’Arsenal depuis 1996

 9 – 2002 – Dr Jean-Marcel Ferret (FRA) : des champions hors normes

Témoignage du médecin des Bleus, en exercice de 1993 à 2004 :

Depuis 25 ans, la physionomie des joueurs a-t-elle évolué ?  « Au niveau biométrique, c’est-à-dire le rapport taille/poids c’est le jour et la nuit. En 1976, lorsque j’ai commencé à Lyon, la moyenne était de 1,77 m pour 72 kg. Vingt-deux ans plus tard, le groupe des champions du monde était à 1 m 83 pour 81 kilos. Et je ne vous parle pas du rapport poids/puissance ! Les Djibril Cissé, Thierry Henry ou Nicolas Anelka sont grands mais, surtout, ils vont vite. »

Côté physiologie, y-a-t-il eu aussi transformation ?  « Oui. Un joueur aujourd’hui est capable de fournir 20% d’effort en plus. Dans les années 80, un athlète moyen avait une capacité respiratoire de 52 ml d’oxygène par minute et par kilo. Elle est de 62 aujourd’hui. Les gars sont capables de beaucoup plus d’efforts et, surtout, de manière beaucoup plus répétée. » [Télé 7 Jours, 14.09.2002]

 10 – 2002 – ­Dominique Rocheteau et Denis Chaumier : caractéristiques des joueurs de très, très haut niveau

Dans la dernière livraison de leur guide du football paru en 2002, l’ancien attaquant international des Verts et du PSG et le rédacteur en chef de France Football, en s’appuyant sur l’avis de techniciens confirmés – tous d’anciens entraîneurs nationaux – ont dressé la liste des caractéristiques des joueurs de très, très haut niveau. Sur les dix atouts qu’ils ont sélectionnés, les qualités athlétiques arrivent en troisième position. Elles font partie du podium.

1 – Des joueurs de haut niveau qui ont une influence sur le jeu, au même titre que des entraîneursde haut niveau ;

2 – Des joueurs complets et efficaces sur le plan collectif ;

3 – Des joueurs disposant d’énormes qualités athlétiques (vitesse explosive et endurance-puissance) ;

4 – Des joueurs à forte personnalité qui ne craignent pas l’échec et qui ont une mentalité de gagneur ;

5 – Un effectif de grande qualité, avec des remplaçants capables de gagner un match ;

6 – Une grande maturité tactique et la capacité de s’adapter aux circonstances du jeu ;

7 – Une philosophie de jeu bien définie ;

8 – Des éléments créatifs qui peuvent être déterminants pour le succès

9 – De la discipline, de la rigueur et une grande notion de l’effort collectif ;

10 – Une aptitude à dicter le rythme d’un match.

[Didier Chaumier et Dominique Rocheteau .- Le Guide du football 2002. – Paris, éd. de La Lucarne, 2001. – 1231 p (p 1170)]

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 11 – 2004 – Lilian Thuram (FRA) : « Une importance croissante de la dimension physique »

Commentaire du plus capé des internationaux français : « On accorde une importance croissante à la dimension physique dans le football moderne. » [in « 8 juillet 1998 ». – Paris, éd. Anne Carrière, 2004. – 205 p (p 177)] 

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142 sélections internationales entre 1994 et 2008