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Rentrée en pleine forme – Vous avez trois coeurs et deux pieds… Il faut vous en servir !
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Par défautDopage – Effets secondaires : le manque de recul des scientifiques et des médecins prescripteurs
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Comme le martèle le slogan du ministère de la Santé : « Un médicament ça ne se prend pas à la légère ». Et pourtant, les anti-inflammatoires sont omniprésents dans les enceintes sportives. Or, depuis 1979, 12 ont été retirés du marché pour… toxicité avérée. La preuve par les chiffres
Par défautpublié le 05 décembre 2016

51 MÉDICAMENTS COURANTS RETIRÉS DU MARCHÉ POUR TOXICITÉ AVÉRÉE (1)
Longévité : de deux mois à … 58 ans !
Avant que ces 51 médicaments commercialisés en France, listés ci-dessous, mettant en jeu la vie des patients soient définitivement écartés des pharmacies en raison d’un rapport bénéfice-risque défavorable, il a fallu attendre pendant une durée moyenne de 19 ans.
Régulièrement, les organismes de contrôle des médicaments nous avertissent que certains de ces derniers sont retirés de la vente en pharmacie pour toxicité avérée. Lorsque j’ai commencé mes études de médecine au début des années 1960, au fil du temps, la liste des « exclusions » s’est régulièrement enrichie et notablement accélérée depuis l’année 2000 (14/42 = 32%). Alors que les étapes réglementaires de la mise sur le marché d’un médicament sont de plus en plus contraignantes, à la lumière de ces derniers chiffres, on constate que les précautions prises sont insuffisantes.
Le scandale du Mediator® est un bon exemple – médicament inefficace et nocif consommé par des millions de Français de 1976 à 2009 – pour mettre en garde tous les accros des pilules du bonheur, de la forme et de la performance mentale, physique et sexuelle. Docteur Jean-Pierre de Mondenard
A titre d’exemple, dans les années 1970, le Glifanan®, un antalgique d’usage courant comme aujourd’hui le Doliprane®, a été retiré du marché en 1992 après vingt-sept ans de bons et loyaux services. Problème majeur : il provoquait des réactions anaphylactiques type œdème du larynx. En tant que médecin, il m’a été rapporté par un confrère, le cas d’une patiente décédée à la suite de l’absorption d’un seul comprimé de Glifanan® pour une vague douleur au genou. Parmi les lecteurs de ce texte, il est probable que la plupart ont consommé un ou plusieurs des médicaments figurant dans le tableau des bannis. A posteriori, ceux qui n’ont pas eu d’effets secondaires doivent s’estimer chanceux d’être passé à travers les gouttes… mais aussi et surtout malgré les comprimés.
POST-IT – 12 AINS licenciés
Les sportifs consomment larga manu des anti-inflammatoires, notamment dans les sports d’équipes (foot, hand, rugby, basket mais aussi en athlétisme…). Or, ces médicaments sont peu efficaces en traumatologie du sport. En revanche, ils dézinguent sournoisement le tube digestif, les reins et le cœur. Depuis 1954, 12 anti-inflammatoires ont été retirés du marché (RDM) pour toxicité avérée (hépatique, hématologique, cutanée, cardiovasculaire, etc.). Certaines spécialités sont restées commercialisées pendant 58 ans, d’autres tout juste un an (en moyenne 19 ans) avant que la commission de pharmacovigilance constate que les effets bénéfiques de ces médicaments étaient nettement devancés par les effets secondaires délétères, voire mortels.

Tandéril (1961-1985) : l’un des AINS les plus utilisés dans le milieu sportif des années seventies. Après 24 ans de ‘’bons et loyaux services’’, est retiré du marché pour toxicité hématologique avérée.
Rappelons qu’avant toute prescription, il faut toujours se poser les questions suivantes : les médicaments seront-ils actifs ? Toute médication inutile doit être proscrite comme étant susceptible d’être dangereuse ; il n’y a pas de médicament anodin.
Il faut toujours faire la balance entre les avantages et les inconvénients d’un remède dit de cheval ; le plus souvent, le risque est sous évalué. Cette affirmation prend toute son importance à une époque où nous disposons de drogues douées d’une activité puissante mais dont la toxicité est variable suivant les individus. Par exemple, les risques sont potentialisés dans les cas suivants :
– consommation parallèle d’autres médicaments,
– sujet âgé de plus de 65 ans,
– personne souffrant déjà d’une maladie chronique
– ambiance thermique élevée (déshydratation)
– chez l’enfant et la femme enceinte
Au final, il faut beaucoup de jugement, de bon sens et de réflexion et aussi du courage pour résister à la facilité et à la mode du médicament à qui rien ne résiste (insomnie, fatigue, dépression, asthénie sexuelle, etc.)
Les sportifs plus que tous autres doivent être particulièrement prudents et suivre les conseils médicaux. Signalons le risque supplémentaire de l’association du médicament avec un effort maximal en ambiance thermique élevée telle qu’une ascension de col en plein cagnard (risques d’hyperthermie et de collapsus). Non seulement leur santé est en jeu mais aussi leur forme du moment. Chez eux, l’hygiène de vie doit être stricte. En dehors des produits dopants, de toute façon prohibés par les règlements sportifs, il n’existe pas de formule magique capable de redonner la forme à un athlète simplement fatigué, pas d’aliment miracle. Le repos partiel au plan physique mais aussi la détente intellectuelle et morale et cela pendant une durée temporaire ainsi que la mise en confiance, suffisent souvent à surmonter les périodes de moindre efficience au plan du rendement musculaire.
Docteur Jean-Pierre de Mondenard
POST-IT
Ne soyez pas des moutons. Ne gobez pas tout ce que les « sachants » vous communiquent. Servez-vous de vos neurotransmetteurs pour ne pas mourir des carences des autres. Comme dit le proverbe : « les conseilleurs ne sont pas les payeurs »
(1) Depuis le retrait mondial de l’anti-inflammatoire Vioxx® en 2004, on note une vigilance accrue des autorités sanitaires dans le suivi des effets secondaires des produits. Mais il y a encore des progrès à faire pour interdire leur commercialisation avant qu’ils ne tuent.
Euro 2016 -les perfusions trouvées dans la poubelle de l’équipe d’Ukraine sont prohibées depuis… 2005
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Selon le site Slate du 30 juin 2016, les poubelles de l’équipe d’Ukraine au lendemain de sa défaite face à la Pologne (0-1) à Marseille comportaient différents types de médocs, notamment des anti-inflammatoires et deux poches vides qui contenaient à l’origine une solution de glucose à perfuser.
Rappelons que cette méthode – depuis 2005 – est prohibée par le Code mondial antidopage, sauf quand il s’agit d’un problème médical à traiter en urgence entraînant ipso facto l’arrêt de la poursuite de la compétition.
Cette technique pour accélérer la récupération est couramment pratiquée dans le sport, particulièrement dans le football. Cerise sur le gâteau, elle est indétectable.

Bien sûr, à la fin de l’Euro, l’UEFA va nous affirmer que tout est clean. Visiblement, la lutte antidopage dans le foot est au maximum de sa forme !

Hyperthermie et médicaments
Par défautFaisant suite au texte sur chaleur + effort physique + amphétamine ou la ‘’trilogie infernale’’, à l’attention des pratiquants de compétition ou de loisir, nous le complétons avec la liste des drogues les plus à risque en cas de surchauffe thermique (température de l’air et degré hygrométrique élevés). Si, pour une raison quelconque, vous prenez des médicaments prescrits ou non par un praticien, informez votre médecin référent que vous pratiquez un sport de plein air ou non à haute dépense énergétique.
Liste des drogues les plus à risque en cas de surchauffe thermique
La température corporelle est déterminée par un thermostat siégeant au niveau du noyau préoptique de l’hypothalamus antérieur. Elle résulte d’un équilibre entre les processus de thermogenèse ou production de chaleur (métabolisme, activité musculaire) et de thermolyse ou évacuation de la chaleur (perspiration cutanée, sudation, expiration). La fièvre désigne une hyperthermie en réponse à un dérèglement du thermostat, sous l’effet de cytokines leucocytaires (IL-1, TNF, IL-6, interférons) appelées « pyrogènes endogènes » qui stimulent la synthèse de prostaglandine E2 au niveau de l’hypothalamus. Il en résulte diverses manifestations métaboliques, neurovégétatives et somatiques à l’origine d’un syndrome fébrile où l’élévation de la température ne représente qu’un symptôme. Le syndrome fébrile doit être différencié du syndrome hyperthermique qui témoigne d’une faillite des mécanismes de thermorégulation par excès de production et/ou défaut de dissipation de chaleur. Compte tenu de ces données physiopathologiques certains médicaments, par le biais de leurs propriétés pharmacologiques ou par celui des effets secondaires qu’ils entraînent, peuvent être responsables de la survenue de troubles liés aux températures extrêmes. L’hyperthermie provoquée par un médicament peut survenir par deux mécanismes : un effet sur les mécanismes physiologiques de thermorégulation (refroidissement) et/ou une augmentation de la production de chaleur (thermogenèse).
Médicaments ayant un effet sur la thermorégulation
Les neuroleptiques tendent à perturber l’initiation de la thermorégulation.
Au niveau périphérique, un certain nombre de médicaments s’opposent aux mécanismes physiologiques de déperdition de chaleur, à savoir la vasodilatation capillaire et la sudation : les catécholamines, les sympathomimétiques
Parallèlement la sudation (transpiration) est limitée par l’effet des substances anticholinergiques comme :
. l’atropine,
. les antidépresseurs tricycliques,
. les antihistaminiques,
. les antiparkinsoniens anticholinergiques,
. les anticholinergiques antispasmodiques,
. les neuroleptiques : l’effet a été démontré pour les phétothiazines.
Principales causes du « syndrome hyperthermique »
Production excessive de chaleur
¨ Hyperthermie d’effort
¨ Etat de mal convulsif
¨ Delirium tremens
¨ Syndrome malin des neuroleptiques
¨ Hyperthermie maligne des anesthésiques
¨ Intoxications : salicylés, amphétamines (ecstasy), cocaïne, éphédrine,
¨ Thyrotoxicose (surdose d’hormones thyroïdiennes : bodybuilding)
Dissipation insuffisante de chaleur
¨ Déshydratation ++
¨ Sujets trop couverts (style K-Way)
¨ Anticholinergiques
¨ Syndrome malin des neuroleptiques
¨ Alcool (inhibe l’hormone antidiurétique et par ricochet augmente la diurèse)
Enfin, certaines substances empêchent l’adaptation cardiaque en réaction à la vasodilatation, à savoir augmentation du rythme cardiaque et du début systolique. Ce sont : les bêtabloquants, les diurétiques
Médicaments augmentant le risque de survenue d’une pathologie
liée à la surchauffe
Corydrane® : association d’amphétamine et d’aspirine
| Médicaments altérant la fonction hypothalamique (avec production excessive de chaleur) | Médicaments provoquant une hypovolémie | Médicaments altérant la perception de chaleur | Médicaments altérant la réponse cardiovas-culaire |
| amphétamines ⊕ (1)
anesthésiques- anticholinergiques antidépresseurs tricycliques sédatifs antihistaminiques antiparkinsoniens cocaïne ⊕ éphédrine ⊕ (2) IMAO (type B) ⊕ lithium neuroleptiques salicylés (aspirine) sérotoninergique : fluoxétine (Prozacâ) |
– alcool ⊕
– ARA2 (hypotenseurs) – dérivés nitrés (trinitrine) – diurétiques ⊕ – IEC (hypotenseurs)
Association médicamenteuse contenant notamment des diurétiques hypokaliémiant
|
alcool ⊕
hypnotiques opiacés (morphine, héroïne) ⊕ sédatifs |
alphabloquants
antiarythmiques bêtabloquants ⊕ calcium bloqueurs |
⊕ Substances figurant sur la liste du Code mondial antidopage
(1) exemples : le Danois Knud Enemark (JO 1960, décédé lors de l’épreuve du 100 km clm/équipes), le Français Jean Malléjac (malaise et hospitalisation faisant suite à une insolation dans la montée du Ventoux lors du Tour 1955), le Luxembourgeois Charly Gaul (abandon Tour de France 1957), le Britannique Tom Simpson (décédé dans le Ventoux le 13 juillet 1967)
(2) exemple : le joueur de baseball Steve Bechler (USA)
Football et surdose de médicaments anti-inflammatoires et antalgiques
Par défautL’agent d’Ibra, avec sa tirade sur la non-consommation de médicaments par son joueur-vedette, devra faire fonctionner ses méninges beaucoup plus et trouver une explication plus pertinente pour nous convaincre. Agé de 34 ans, le Suédois – pour soigner de nombreuses blessures inhérentes à son activité professionnelle – a dû obligatoirement consommer des anti-inflammatoires en pagaille, sans compter les infiltrations effectuées notamment au moment de son aponévrosite plantaire qui l’avait laissée sur le banc pendant plusieurs semaines.
Les témoignages suivants confirment que pour échapper à son destin de footballeur et aux anti-inflammatoires, il est préférable de jouer assis sur un canapé avec une télécommande !
Dr Michel D’Hooghe (BEL), président de la Commission médico-sportive de la FIFA depuis 1988 :
1. « Vous évoquez le dopage, mais il s’agit d’un petit problème (…) Le grand problème, sur le plan médical, est l’abus des anti-inflammatoires, avec tous les effets secondaires, aux niveaux rénal, cardiaque, gastrique. » [Le Temps / So Foot, 22.10.2009)
2. Le médecin nous dit que l’urgence est ailleurs ?
« Oui, du côté de l’abus des anti-inflammatoires. On tombe sur des noyaux de 23 joueurs ou 21 d’entre eux (NDLA : 91%) prennent ces médicaments la veille d’un match. Souvent pour masquer des blessures d’ailleurs. Mais certains d’entre eux ont carrément développé une dépendance psychologique à ces substances. Et ils ne se rendent pas compte des dégâts intestinaux ou cardiovasculaires que cela crée. » [DH.be, 17.03.2013]
Sandro Donati (ITA), spécialiste de la lutte antidopage : « Le problèmes du foot, c’est l’utilisation répétée d’anti-inflammatoires. On essaie de récupérer les joueurs blessés le plus vite possible.» [in « Idées reçues : le football » de Gaël Anger et Laurent Trupiano. – Paris, éd. la Cavalier bleu, 2006. – 127 p (pp 118-119)]
Jean Fournet-Fayard (FRA), président de la Fédération française de football (FFF) de 1985 à 1993 : « Je sais que l’on utilise beaucoup d’anti-inflammatoires dans notre sport. Ce n’est pas interdit mais des excès peuvent être néfastes et provoquer, à l’extrême, des perforations de la paroi intestinale. » Moralité : tout ce qui est interdit est mauvais mais tout ce qui est mauvais n’est pas interdit. » [L’Équipe, 06.01.1989]
Michel Platini (FRA), footballeur internationale de 1976 à 1987 (72 sélections) .
- Questionné sur la Coupe du monde 1986, Platini révèle : « Je suis arrivé blessé et j’ai joué bourré d’anti-inflammatoires. Aurais-je dû ne pas participer alors que j’ai marqué la plupart des buts décisifs ? » [Le Figaro Magazine, 22.11.1986]
- Et arrive le Mexique… « Là, ce n’est pas compliqué. Ou je joue sur une jambe, bref je claudique. Ou j’accepte un traitement anti-inflammatoire très sévère pour ne plus boiter. Ce que j’ai fait. Mais les anti-inflammatoires m’ont détruit physiquement et mentalement. Je suis rentré lessivé de la Coupe du monde. J’étais une ombre, une loque. » [L’Équipe, 27.05.1987]
- Est-ce que le plus dur au Mexique ce n’était pas de se dire que si vous aviez été à 100% de vos moyens la France aurait enfin gagné sa Coupe du monde ? « Non, parce que je reste persuadé que mon meilleur match je l’ai fait contre l’Allemagne. Au niveau physique, j’étais près de mon maximum mais au niveau lucidité mentale, j’en étais très loin. »
- Pourquoi ? « Quand on est bourré d’anti-inflammatoires pour ne pas boiter, on ne sait plus où on habite, on raisonne en décalé. » [Le Sport, 20.09.1987]
- Vous étiez blessé… (France – Brésil 21 juin 1986) : « J’avais un œuf de pigeon sur un genou. Je boitais, J’avais du mal à marcher. C’était l’enfer ! Je prenais des cachets matin, midi et soir. » [L’Equipe 21.06.2011]
Source FIFA : « Pendant la Coupe du monde 2010 de football, quatre joueurs sur dix (40%) ont pris un antalgique avant chaque match et les prises étaient plus fréquentes à mesure qu’ils avançaient dans la compétition. » [Rue 89, 02.10.2013]
Chiffres sur la consommation de médicaments par les manchots
La face « cachets » de la Juventus avant le séjour de Zlatan entre 2002 et 2006
Le procès dit « de la Juventus » a démarré en 2002, après une longue instruction du procureur de Turin, Raffaele Guariniello, à la suite de propos tenus en 1998 par l’entraîneur tchèque de l’AS Roma Zdenek Zeman. Celui-ci avait affirmé qu’il était «temps pour le football de sortir des pharmacies », en dénonçant «l’impressionnante masse musculaire» de certains joueurs de la Juventus.
En août 1998, lors d’une perquisition dans les vestiaires du Stadio comunale de Turin où s’entraînait la Vecchia Signora, étaient retrouvés 281 sortes de médicaments. « Une quantité incompatible avec une structure non sanitaire mais plutôt la quantité dont devrait être doté un hôpital petit ou moyen », a assuré Gian Martino Benzi, expert cité par l’accusation. « Découvrir une telle quantité de médicaments nous a surpris et étonnés. Ou bien les joueurs étaient toujours malades ou bien ils prenaient des médicaments qui allaient au-delà du champ thérapeutique», a ajouté le scientifique.
- 281 sortes de médicaments
- Factures médicales multipliées par quatre en cinq ans
- 75% des médicaments trouvés devaient l’être sur ordonnance
Il a précisé que : « 75 % des médicaments trouvés devaient être prescrits par ordonnance, ce qui était incompatible avec une structure non sanitaire ». Selon l’acte d’accusation qui concerne la période de juillet 1994 à septembre 1998 pendant laquelle la Juve a acquis de nombreux titres, les joueurs recevaient des médicaments sans justification médicale, mais pour améliorer leurs performances athlétiques. Cette surconsommation de drogues pour faciliter le rendement énergétique et musculaire a été confirmée par une autre experte de l’industrie pharmaceutique, citée elle aussi par l’accusation, Annalisa Lanterno, qui a révélé que les factures du club au titre des frais de santé avaient quadruplé entre 1994 et 1998. De plus, aucun des traitements ne figurait sur les dossiers médicaux saisis lors des perquisitions.
Culture de la piqouze
Témoignage d’Harald Schumacher, goal de Cologne et de la Mannschaft lors du Mondial 1986 : « Outre les médicaments, nous étions assaillis de piqures. Le patron du staff médical, le Pr Heinz Liesen, en injecta personnellement quelque trois mille. » [in « Coup de sifflet » par Harald Schumacher. – Paris, éd. Carrère-Michel Lafon, 1987. – 299 p (p 135)]
Effets collatéraux
Par défautSelon une récente étude de l’université de Liège, 30% des runneurs prennent des médicaments en dehors d’une prescription médicale et 5 à 6% consomment des produits facilitant la performance. Parallèlement, 58% des 8,5 millions de Français pratiquant la course à pied débutent leur activité pédestre pour être en bonne santé ou améliorer leur condition physique. Or, le dopage est une forme de tricherie que le runneur effectue aux dépens de ses adversaires dans le cadre de compétitions sportives, mais aussi aux dépens de sa propre santé. D’autant plus que l’effort physique avec son hyperthermie satellite potentialise les effets négatifs des drogues de la performance. Parallèlement, l’organisme finit toujours par exiger le remboursement des excès auxquels on le condamne. Petite revue des effets secondaires.












