Dopage – Le Nasacort en question….

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[publié le 15 février 2017 – mis à jour le 17 février 2017]

Courrier de lecteur :

 Bonjour Dr de Mondenard

J’aurais juste une question à vous poser vis-à-vis du Nasacort. Est-ce que l’on peut suspecter ce médicament d’être utilisé à des fins de dopage, si oui à quelle concentration ?

Bien cordialement.

Dr JPDM – Le Nasacort® est un spray nasal renfermant de la triamcinolone acétonide, une substance appartenant à la famille des glucocorticoïdes. Ceux-ci :

–       sont interdits lorsqu’ils sont administrés par voie orale, intraveineuse, intramusculaire, rectale.

–       sont autorisés par inhalation et par voie auriculaire, ophtalmologique, nasale, dermatologique et anale.

Liste du ministère des Sports et RCP du Vidal : une différence qui interpelle…

 vidal

 Dans la réglementation officielle du ministère des Sports depuis sa mise sur le marché en 1998, le Nasacort® n’est pas mentionné en liste rouge ; en revanche dans le Résumé des caractéristiques du produit (RCP) pour le Nasacort®, le Vidal comporte toujours en 2017 la mise en garde présente dès le début de sa commercialisation :

L’attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors de contrôles antidopage.

 Dans le même dictionnaire Vidal, depuis 1986, figure au début de l’ouvrage une liste des substances prohibées. Le Nasacort® n’y est pas mentionné.

Liste indicative des spécialités pharmaceutiques françaises contenant des produits dopants. Etablie en collaboration avec le ministère des Sports d’après la liste 2017 des substances et méthodes interdites, approuvée par le comité exécutif de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Mise à jour du 1er décembre 2016

 Réglementation AMA : un seuil à 30 ng/ml depuis 2005

Ce défaut de coordination pousse au crime car le tricheur, fort de l’absence en toutes lettres du Nasacort® dans la liste va le consommer sans restriction. Il faut ajouter que l’Agence mondiale antidopage (AMA) en 2005 a établi pour les glucocorticoïdes un seuil de 30 ng/ml. Cela signifie que le médicament est autorisé seulement si le sportif l’utilise conformément au résumé des caractéristiques du produit (indications, posologie/mode d’administration…). Dans le cas contraire, tout sportif est passible d’une sanction disciplinaire dès lors que le résultat analytique d’un prélèvement urinaire réalisé lors d’un contrôle antidopage révélerait une concentration supérieure à une valeur-seuil – ici 30 ng/ml – établie par l’Agence mondiale antidopage. Le seuil a été déterminé afin de ne pas sanctionner ceux qui se soignaient avec des préparations locales. Normalement, le sportif traité à la bonne posologie par Nasacort® suspension pour pulvérisation nasale n’atteint pas 30 ng/ml.

Pour mémoire, au tournant des années 1998-2004 avant l’instauration du seuil, les sportifs ‘’feintaient le contrôle’’ de la façon suivante.

‘’L’expert’’ Philippe Gaumont

 gaumont

 C’est Philippe Gaumont qui en témoigne dans Le Monde du 15 mars 2004 :

« Il n’y a pas de produits masquants, seulement des « ordonnances masquantes ». Pour la cortisone ou les corticoïdes, il suffit d’avoir une bonne justification thérapeutique pour que les contrôles positifs deviennent négatifs. Voilà comment ça se passe : le médecin de l’équipe t’envoie voir un allergologue, c’est obligatoire. Celui-ci constate que tu es sensible aux acariens et te prescrit un spray. On avait la consigne à chaque fois de demander à tout prix du Nasacort® (triamcinolone acétonide). Pourquoi ? Car c’est un spray qui permet de masquer la cortisone. Quand on va au contrôle, on déclare qu’on est allergique aux acariens, qu’on a une prescription de Nasacort® et qu’on en a pris le matin par voie nasale. Et à côté, on a pu se faire tranquillement une injection de Kenacort® retard (produit interdit contenant lui aussi de la triamcinolone acétonide) car, au contrôle, on ne sait pas faire la différence entre le spray et l’injection.

Ensuite, le médecin t’envoie vers un dermatologue. Tu te grattes un peu les testicules avec du sel pour lui montrer que tu as des rougeurs et il te prescrit six mois de Diprosone® (bétaméthasone) en pommade. Comme ça, derrière tu peux te faire du Diprostène® (interdit, contenant lui aussi de la bétaméthasone) en injectable sans risquer non plus d’être positif. »

Pour augmenter la confusion, le site de l’AFLD précise bien que le produit Nasacort® peut entraîner un résultat positif.

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Site Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), 15 février 2017

Décryptage

–       Le Nasacort® contient de la triamcinolone glucocorticoïde pouvant entraîner un contrôle positif.

–       Le Nasacort® est autorisé par pulvérisation nasale car si l’on suit correctement la posologie, on ne doit pas dépasser le seuil urinaire qui est de 30 ng/ml.

–       Néanmoins, lorsqu’on pratique des spécialités sportives à fortes contraintes thermiques avec déshydratation importante (cyclisme, marathon, boxe…) et que le test antidopage a lieu dans l’environnement immédiat de l’épreuve, en raison de la densité urinaire élevée, l’athlète peut dépasser le seuil de 30 ng/ml sans qu’il ait forcé, dans un but de dopage, sur la dose de Nasacort®.

Vous le comprendrez facilement, pour des raisons éthiques, il ne m’est pas possible de répondre à la derrière partie de votre question.

 

 

 

 

Cyclisme – L’Equipe, comme d’hab, se plante sur les blessures ! Le rédacteur confond la région pertrochantérienne avec la tête fémorale

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[publié le 14 février 2017]

Lors du Trophée Laigueglia couru le 12 février, le sociétaire de Fortuneo-Vital concept, Kevin Ledanois, chute et se rompt l’extrémité supérieure du fémur droit. Il est indiqué qu’il souffre d’une fracture pertrochantérienne, autrement dit de la tête du fémur.

 

ledanois

L’Equipe, 13 février 2017

 

Quand on n’a aucune compétence médicale, IL VAUT MIEUX S’ABSTENIR DE JOUER AU SACHANT. La fracture pertrochantérienne concerne les deux apophyses (protubérances osseuses) situées à l’extrémité supérieure du fémur. La tête du fémur, c’est la partie sphérique s’articulant avec le cotyle (hanche) située à plusieurs centimètres du massif trochantérien.

L’illustration jointe permet de faire la différence.

extremite-sup-du-femur

En général, en raison du mécanisme de la chute – contact direct du massif trochantérien – c’est ce dernier qui prend l’impact. La tête est plus rarement touchée.

EN TOUT CAS CE SONT DEUX ZONES ANATOMIQUES DIFFÉRENTES.

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Dopage et Guronsan – Le Vidal enfin se met à jour en 2017, soit 13 ans après le changement de réglementation de la caféine qui date de… 2004 ! (mise à jour)

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[publié le 13 février 2017]

vidal

La caféine – en tant que substance interdite aux sportifs – ne figure plus dans le Code mondial antidopage depuis 2004. Et pourtant, le dictionnaire Vidal continuait toujours à diffuser dans ses pages la mise en garde aux sportifs que cette substance peut provoquer un contrôle positif.

Pendant 13 ans – pas moins – on pouvait se poser la question : à quoi servent l’Agence du médicament (ANSM), l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et le ministère des Sports qui, à chaque affaire, se gargarisent d’axer leur action sur… la prévention ?

 POST-IT 

 Sans mon intervention, on en serait toujours au même point. Affligeant.

Au final, on peut se poser la question : à quoi servent les conseillers scientifiques ainsi que les médecins des commissions médicales antidopage des fédérations françaises, sans oublier tous les pseudo-experts dont la principale spécialité consiste à ‘’activer  les éoliennes’’ ? Visiblement, ils ne consultent pas le Vidal. 

 Une notice de retard

Dès 2005 – par l’intermédiaire du bimestriel Sport et Vie – j’avais alerté les instances antidopage de cette absence de mise à jour (Guronsan® : une notice de retard).

sport

En 2015, dans le mensuel Cyclosport Magazine n° 109, j’étais revenu à la charge avec un article de deux pages. Comprenant que les responsables de cette carence ne lisaient ni Sport et Vie ni Cyclosport, courant 2015, j’ai téléphoné à l’AFLD pour l’aviser de la persistance de cette « erreur chronique » mais personne de l’Agence n’a bougé.

En 2016, j’ai donc réitéré mes coups de téléphone à la responsable des Résumés des Caractéristiques des produits (RCP) du Vidal et enfin au laboratoire pharmaceutique concerné.

Bingo ! Au début de l’année 2017 est parue la 93e édition du gros dictionnaire rouge des médicaments avec, ENFIN, UNE INFORMATION ACTUALISÉE.

Guronsan® : Attention « Ce médicament contient de la caféine qui n’est plus considérée comme substance interdite dans les tests antidopage. Néanmoins, elle fait partie du programme de surveillance de l’Agence mondiale antidopage. Elle peut être recherchée dans les urines des sportifs pour déceler un éventuel mésusage. »

 Autorisée mais toujours stimulante sur le système nerveux central (SNC)

Précision importante : depuis 2004, la caféine présente dans le Guronsan® ne peut entraîner de sanction tant que cette dernière ne sera pas réintégrée dans la liste rouge.

Depuis 2004, la caféine fait partie du programme de surveillance de l’AMA (section 1. Stimulants)

ama

 

POST-IT 

 Produits dopants autorisés par l’Agence mondiale antidopage (AMA)

Depuis 2004, l’AMA autorise un certain nombre de produits dopants sans que le sportif consommateur ne risque quoi que ce soit comme sanction. Ces drogues de la performance parfaitement connues de la part des tricheurs, figurent dans un programme de surveillance. C’est ce que j’appelle la liste jaune = pas de suspension, qui en 2017, comporte un minimum de 13 produits dopants autorisés  dont la caféine

A lire également sur ce blog  d’autres textes consacrés au Guronsan® 
–     La désinformation dure depuis 11ans (publié le 4 décembre 2015)
–       Dictionnaire Vidal 2016 : les mêmes erreurs perdurent depuis 2005 (publié le 9 février 2016)
–       Euro – Le Guronsan® l’arme des Bleus contre l’Allemagne (publié le 13 juillet 2016)

 

 

 

Dopage et Guronsan – Le Vidal enfin se met à jour en 2017, soit 13 ans après le changement de réglementation de la caféine qui date de… 2004 !

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[publié le 12 février 2017]

vidal

La caféine – en tant que substance interdite aux sportifs – ne figure plus dans le Code mondial antidopage depuis 2004. Et pourtant, le dictionnaire Vidal continuait toujours à diffuser dans ses pages la mise en garde aux sportifs que cette substance peut provoquer un contrôle positif.

Pendant 13 ans – pas moins – on pouvait se poser la question : à quoi servent l’Agence du médicament (ANSM), l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) et le ministère des Sports qui, à chaque affaire, se gargarisent d’axer leur action sur… la prévention ?

Une notice de retard

Dès 2005 – par l’intermédiaire du bimestriel Sport et Vie – j’avais alerté les instances antidopage de cette absence de mise à jour (Guronsan® : une notice de retard).

sport

En 2015, dans le mensuel Cyclosport Magazine n° 109, j’étais revenu à la charge avec un article de deux pages. Comprenant que les responsables de cette carence ne lisaient ni Sport et Vie ni Cyclosport, courant 2015, j’ai téléphoné à l’AFLD pour l’aviser de la persistance de cette « erreur chronique » mais personne de l’Agence n’a bougé.

En 2016, j’ai donc réitéré mes coups de téléphone à la responsable des Résumés des Caractéristiques des produits (RCP) du Vidal et enfin au laboratoire pharmaceutique concerné.

Bingo ! Au début de l’année 2017 est parue la 93e édition du gros dictionnaire rouge des médicaments avec, ENFIN, UNE INFORMATION ACTUALISÉE.

Guronsan® : Attention « Ce médicament contient de la caféine qui n’est plus considérée comme substance interdite dans les tests antidopage. Néanmoins, elle fait partie du programme de surveillance de l’Agence mondiale antidopage. Elle peut être recherchée dans les urines des sportifs pour déceler un éventuel mésusage. »

 Autorisée mais toujours stimulante sur le système nerveux central (SNC)

Précision importante : depuis 2004, la caféine présente dans le Guronsan® ne peut entraîner de sanction tant que cette dernière ne sera pas réintégrée dans la liste rouge.

Depuis 2004, la caféine fait partie du programme de surveillance de l’AMA (section 1. Stimulants)

ama


POST-IT :

 Produits dopants autorisés par l’Agence mondiale antidopage (AMA)

Depuis 2004, l’AMA autorise un certain nombre de produits dopants sans que le sportif consommateur ne risque quoi que ce soit comme sanction. Ces drogues de la performance parfaitement connues de la part des tricheurs, figurent dans un programme de surveillance. C’est ce que j’appelle la liste jaune = pas de suspension, qui en 2017, comporte un minimum de 13 produits dopants autorisés  dont la caféine

 

 

A lire également sur ce blog  d’autres textes consacrés au Guronsan®
–     La désinformation dure depuis 11ans (publié le 4 décembre 2015)
–       Dictionnaire Vidal 2016 : les mêmes erreurs perdurent depuis 2005 (publié le 9 février 2016)
–       Euro – Le Guronsan® l’arme des Bleus contre l’Allemagne (publié le 13 juillet 2016)

 

 

 


A lire également sur ce blog  d’autres textes consacrés au Guronsan® 
–     La désinformation dure depuis 11ans (publié le 4 décembre 2015)
–       Dictionnaire Vidal 2016 : les mêmes erreurs perdurent depuis 2005 (publié le 9 février 2016)
–       Euro – Le Guronsan® l’arme des Bleus contre l’Allemagne (publié le 13 juillet 2016)

 

 

 

Tour de France – Roger Walkowiak : il n’était pas assez  »méchant »

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[publié le 11 février 2017]

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Roger Walkowiak, à la mort de Ferdi Kubler, était devenu le plus vieux vainqueur du Tour de France pendant 41 jours, du 29 décembre 2016 au 07 février 2017.

C’était bien sûr un bon coureur qui avait remporté en 1956 une Grande Boucle de haut niveau, même si au final il était rentré bredouille de victoire d’étape.

Beaucoup de champions fonctionnent avec leurs coéquipiers sur le principe de « tous pour un seul homme : le boss ».

Loin de cette organisation pyramidale, Walko était un mec bien, gentil, poli. Une anecdote racontée par le journaliste Jacques Marchand éclaire complètement sa relation avec les autres coureurs.

On est dans le Tour 1957 – celui qui suit la victoire de Walkowiak – et Roger fait partie de l’équipe de France. Mais alors qu’il est le vainqueur sortant, il n’est sélectionné qu’au titre d’équipier. Le responsable de la rubrique cyclisme à l’Equipe raconte : « René Privat inspire à ses camarades quelque méfiance. On le sait maintenant roublard et assez égoïste. Dans l’étape Caen-Rouen, il avait refusé de partager son bidon avec un Roger Walkowiak assoiffé et conservé sa petite provision d’eau pour s’asperger, au nez et à la barbe de son coéquipier qui en pleura de dépit ! » (*)

Dans une situation identique, imagine-t-on un Louison Bobet, un Jacques Anquetil, un Eddy Merckx ou un… Lance Armstrong subir une telle vexation ?

Walko n’était pas un tueur mais un brave et honnête homme respectant partenaires et adversaires.

(*) Jacques Marchand, journaliste à L’Equipe [in « 44e Tour de France ». – 1957, n° 15, août, p 80]

 

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Roger Walkowiak déshydraté – Le Miroir des Sports, 1956, n° 584, 27 juillet, p 13

 

 

Tour de France – Roger Walkowiak, 30e lauréat de la Grande Boucle, a tiré sa révérence à près de 90 ans pour rejoindre au paradis de la petite reine 35 autres vainqueurs de La Formidable Randonnée

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[publié le 09 février 2017]

Afin d’honorer sa mémoire à sa juste valeur, nous vous proposons la lecture de trois textes écrits par mes soins. Les deux premiers ont été publiés dans des ouvrages, le troisième inédit raconte – par les faits – sa carrière et ses à-côtés.

1 – Un ‘’Tour à la Walkowiak’’, c’est une course de mouvement, ouverte, incertaine et au final, remportée par un grand coureur 

[in ‘’36 histoires du Tour de France’’. – Paris, édition Hugo et Cie, 2010.- 307 p (pp 177-182]

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walko-a-boire Le Miroir des Sports, 1956, n° 584, 27 juillet, p 13

2 – Roger Walkowiak face au dopage

[in ‘’Tour de France. 33 vainqueurs face au dopage entre 1947 et 2010’’. – Paris, édition Hugo et Cie, 2011. – 305 p (pp 69-72)]

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3 – Anatomie détaillée de son parcours de vie sur deux roues

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Punchline Dr JPDM – Tennis : langue de bois ou méthode Coué ?

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[publié le 09 février 2017]

N° 85

Je n’affirmerai jamais comme Mme Roselyne Bachelot, ex-ministre de la Santé et des Sports – reconvertie en animatrice de radio et télévision – que Rafaël Nadal se dope mais je dirais que depuis la suspicion de sa présence dans l’affaire Puerto (qui a touché principalement en 2006 le cyclisme mais d’autres sports ont été soupçonnés : football, tennis… ), mais surtout en mettant en avant, comme Lance Armstrong, la négativité de tous ses contrôles antidopage, il ne m’a jamais convaincu par son discours : « Tous mes adversaires sont propres, les contrôles antidopage organisés par la fédération internationale (FIT) sont infranchissables ».

Il répète en boucle lors de ses interviews : « Je crois en mes rivaux et suis certain que tous les joueurs que j’affronte sont propres. Je crois à l’efficacité du système antidopage de la FIT ainsi qu’aux valeurs du sport. »

En français, cela s’appelle, au choix : la langue de bois ou la méthode Coué.

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Roselyne Bachelot                                                 Rafaël Nadal

 

Au final, il serait tellement naïf qu’il ignorerait même que la triche est consubstantielle à l’homme, notamment en compétition. Par ailleurs si les journalistes sont prêts à gober le discours édulcoré de Nadal, tant mieux pour eux !

Rugby : y-a-t-il une relation entre SLA et dopage ?

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[publié le 07 février 2017]

Joost Van der Westhuizen, la star des Springboks, disparaît à 45 ans vaincu par la SLA (sclérose latérale amyotrophique)

Le dopage serait impliqué dans cette mort précoce.

Mais à ce jour, aucun scientifique n’a apporté la moindre preuve qu’il existait une liaison entre drogues de la performance et cette affection incurable. D’autres facteurs sont également suspectés : traumatismes, notamment à la tête, et pesticides-herbicides.

 

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Joost Van der Westhuizen quelques mois avant son décès

 

 Champion du monde en 1995, il était atteint depuis 2011 d’une affection neurodégénérative incurable : la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot. Des soupçons de dopage sont recensés dans les causes de cette affection plus répandue chez les sportifs que dans le reste de la population.

 

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Joost Van der Westhuizen en 1995

 

Afin d’enrichir vos connaissances sur la SLA et les interrogations qu’elle entraîne, nous vous proposons trois textes écrits ou initiés par mes soins depuis 2008.

  • Football – Ça dégage dur dans le Calcio (31 octobre 2008)
  • Sur le gazon – Cette obscure maladie qui tue les sportifs (Echo, 19 juin 2014)
  • La malédiction du Calcio : Pourquoi ? (Athena, 2014, n° 302, juin, pp 28-31)

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Tennis – Cellules souches et PRP la confusion impossible…

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[publié le 06 février 2017]

Le site Tennis Actu expose au grand jour son ignorance criarde du dopage et des techniques thérapeutiques. Comment peut-on écrire sur les drogues de la performance alors que l’on n’a aucune légitimité ? Une fois de plus c’est se moquer du lecteur.

 

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Rafaël Nadal, un adepte des cellules souches et du PRP

Dans sa livraison du 03 février 2017, le journaliste de Tennis Actu aurait mieux fait de s’abstenir de vouloir jouer au sachant alors que c’est un analphabète du corps comme la plupart des journalistes sportifs. Ce site consacré au tennis nous explique à propos des traitements subis par Rafaël Nadal depuis 2010 : « Relativement récentes, ces cellules souches sont également connues sous la forme d’une technique médicale appelée PRP (plasma riche en plaquettes) ».

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Tennis Actu, 03 février 2017

EN RÉALITÉ, CE SONT DEUX MÉTHODES THÉRAPEUTIQUES TRÈS DISTINCTES.

  • Les cellules souches ont la propriété de se multiplier et de se différencier pour ‘’restaurer’’ un tissu plus ou moins endommagé.
  • En revanche, l’injection de PRP (plasma riche en plaquettes) ou blood spining consiste à prélever quelques cc de sang qui sont passés à la centrifugeuse afin d’en isoler les plaquettes (cellules sanguines sans noyau jouant un rôle dans la coagulation) contenant des facteurs de croissance. Ces derniers seront alors injectés dans une articulation, un ligament, un muscle dans le but de régénérer les tissus lésés.

Si les deux techniques sont différentes, elles peuvent être associées dans le même temps pour obtenir – après intervention chirurgicale – une cicatrisation précoce et un retour plus rapide sur les aires de sport.

Lorsqu’un tennisman, pendant un match, s’éclipse pour rejoindre le vestiaire, ce n’est pas pour se faire une injection de cellules souches ou de PRP car, à la suite d’une piqûre de ce type, il faut s’astreindre à plusieurs jours de repos total.

Eventuellement, un anesthésique local par infiltration peut se pratiquer dans le vestiaire.

Quoi qu’il en soit, les cellules souches tout comme le PRP ne sont pas prohibés par l’Agence mondiale antidopage (AMA)

POST-IT

ABLOOD SPINNING ou centrifugation sanguine dit aussi PRP [platelet-rich plasma (PRP)]

                         

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Entrer une légende

            Réglementation de l’AMA :

  • 2005 : mise en garde (méthode controversée)
  • 2010 : prohibée par voie musculaire ; autorisée pour les tendons, ligaments, cartilages avec déclaration d’usage
  • 2011 : toutes les voies d’injection sont autorisées

« En dépit de la présence de certains facteurs de croissance, les PRP ont été retirées de la Liste puisque les études actuelles ne démontrent pas de potentiel d’amélioration de la performance au-delà d’un effet thérapeutique. Il est à noter que les facteurs de croissance individuels sont interdits lorsqu’ils sont administrés séparément sous forme de substances purifiées, tel que précisé dans la section S.2.5. » [communiqué septembre 2013]

B – CELLULES SOUCHES : elles sont prohibées en permanence (en et hors compétition) depuis 2003, font partie des ‘’substances non spécifiées’’ (aucune excuse de négligence n’est recevable)

 

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Les cellules souches sont réinjectées dans l’articulation

 

 Liste AMA  2003 : C. dopage génétique

Le dopage génique ou génétique est défini comme étant l’usage non thérapeutique de gènes, d’éléments génétiques et/ou de cellules qui ont la capacité d’augmenter la performance sportive

Liste AMA  2005 : M3. Dopage génétique  

L’utilisation non thérapeutique de cellules, gènes, éléments génétiques ou de la modulation de l’expression génique, ayant la capacité d’augmenter la performance sportive, est interdite.

Liste AMA  2009 : M3. Dopage génétique

Le transfert de cellules ou d’éléments génétiques ou l’utilisation de cellules, d’éléments génétiques ou d’agents pharmacologiques modulant l’expression génique endogène et ayant la capacité d’augmenter la performance sportive,  est interdite

Liste AMA  2011 : M3. Dopage génétique 

Ce qui suit, ayant la capacité potentielle d’améliorer la performance sportive, est interdit :

  1. Le transfert d’acides nucléiques ou de séquences d’acides nucléiques,
  2. L’utilisation de cellules normales ou génétiquement modifiées,
  3. L’utilisation d’agents affectant directement ou indirectement des fonctions connues pour influencer la performance sportive par altération de l’expression génique.

Liste AMA  2017 : M3. Dopage génétique 

Ce qui suit, ayant la capacité potentielle d’améliorer la performance sportive, est interdit :

  1. Le transfert de polymères d’acides nucléiques ou d’analogues d’acides nucléiques

  2. L’utilisation de cellules normales ou génétiquement modifiées.

 

Le 06 février 2017, nous avons directement interrogé l’AMA qui nous a répondu : « Les cellules souches en tant que telles ne sont pas interdites dans un but thérapeutique sauf si elles conduisent à une augmentation de la performance » …

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Archives du cyclisme – Surnoms et sobriquets des personnalités : hommes de presse, médecins, soigneurs, groupes sportifs, associations sportives

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[publié le 1er février 2017]

 

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Surnoms : le Grand Jaune, la Feuille jaune (par Victor Breyer)

 

Le cyclisme, plus que tout autre sport, se singularise par ses revues de mémoire comme encore aujourd’hui Vélo Star (1993 –  ) et Cycl’Hist (1990-1998 et depuis 2010), dans un passé récent par Coups de Pédales (1987-2012), Vélolégende (1997-2000) ou Collec-Cyclisme de Roger Driès (1997-1998) mais aussi sur le web avec les sites consacrés à la petite reine.

 

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Henri  Desgrange, fondateur et organisateur du Tour de France de 1903 à 1939

Surnoms : HD, Monsieur Bostock (pseudonyme en souvenir d’un dompteur de fauves), le Père du Tour , Le Père du Tour de France, Papa Desgrange (par Marcel Bidot), Savonarole (par Jacques Goddet), le Singe (les coureurs), Gustave (par Georges Abran) , HD (pour ses initiales), le Patron ou Patron , Henri Desgrenier (pseudonyme de guerre), l’Industriel du sport (ses détracteurs), Marchand de muscles (ses détracteurs), Mon petit patron (par Géo Lefèvre)Son omnipotence (par Edouard de Perrodil)

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Antoine Blondin, journaliste, écrivain, chroniqueur à L’Equipe de 1954 à 1982 (524 papiers en jouant avec les mots)

Surnoms : Le Saint-Simon de la petite reine, L’Antoine

De même, ce sport d’épopée et de légende, domine toutes les autres spécialités athlétiques par la prolifération et la densité des surnoms de ses pratiquants de haut niveau. Comme chez les Romains qui avaient plusieurs sortes de surnoms – dont l’un qu’ils nommaient cognomen se rapportant à une action ou une distinction personnelle – on trouve, en dehors des champions, des personnalités du milieu cycliste, des groupes sportifs et, même, des associations cyclistes tous touchés par la « surnonmmania ».

Dans tous les cas, la liste des surnommés que nous vous proposons doit permettre de renforcer vos connaissances sur notre passion commune : le cyclisme.

 

(copyright : Docteur Jean-Pierre de Mondenard)

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