Tour de France ton histoire – Dès la première édition en 1903, les coureurs ont une durée de vie hors norme

Par défaut

Et ce malgré le dopage !

Dès l’édition inaugurale de 1903, les Géants de la Route présentent une durée de vie moyenne nettement supérieure à celle de la population française de leur époque. En dépit de l’usage alors courant d’amplificateurs artificiels de performance, autrement dit de produits dopants.

Dès les premiers Tours, la pharmacie des coureurs est bien fournie : alcool (vin Mariani, Désiles, Bénédictine…), caféine (Kola-food), strychnine, éther, quinquina, cocaïne, opium ou encore nitroglycérine.

Les données qui suivent concernent les coureurs ayant participé aux premiers Tours de France depuis 1903. À ce jour, aucun travail n’a analysé de manière systématique la longévité de ces pionniers de la Grande Boucle.

Sur les 60 coureurs au départ de la première édition, 53 ont pu être identifiés grâce aux documents d’état civil. Leur durée de vie moyenne est la suivante :

  • Finishers : 74 ans et 6 mois
  • Non classés : 64 ans et 9 mois
  • Ensemble des coureurs : 68 ans et 5 mois

À titre de comparaison, l’espérance de vie en France autour de 1903 est estimée à environ 48 ans. Autrement dit, la population générale vivait nettement moins longtemps que les coureurs du Tour : environ 45 à 48 ans contre 68 ans et 5 mois pour les Géants de la Route.
En tenant compte de la forte mortalité infantile de l’époque, l’écart réel est probablement inférieur à 20 ans, mais demeure néanmoins très significatif.

Un autre indicateur met en évidence, dès le premier quart du XXᵉ siècle, les bénéfices du cyclisme de haut niveau sur la santé : le pourcentage exceptionnellement élevé de coureurs dépassant l’âge de 60 ans.

Dans Science et Vie, il est précisé qu’en 1936 — année correspondant aux 60 ans des participants du premier Tour de France — la population française ne compte que 14,7 % de personnes âgées de plus de 60 ans.
Or, l’étude des états civils des pionniers du Tour de France 1903 montre que 81 % d’entre eux ont dépassé cet âge dans les années 1930.

De même, alors que la durée de vie moyenne en France atteint 63 ans en 1950, les coureurs des Tours de France 1926 atteignent en moyenne 72 ans et 7 mois.

Toujours selon Science et Vie, en 1955, les personnes de plus de 60 ans représentent 16,2 % de la population française. Comparons ce chiffre avec nos recherches personnelles concernant les coureurs ayant participé aux Tours de 1920 à 1926 :

  • TDF 1920 : 80 %
  • TDF 1921 : 84,3 %
  • TDF 1922 : 84,9 %
  • TDF 1923 : 80,9 %
  • TDF 1926 : 82,6 %

Tous ces chiffres constituent une preuve indiscutable : les coureurs du Tour de France bénéficient d’une longévité exceptionnelle, et ce malgré un dopage omniprésent depuis la première édition en 1903.

Pourquoi, dès lors, le cyclisme est-il perçu depuis des décennies par certains ultracrépidariens comme un sport de dopés mettant en péril la santé de ses pratiquants ?

L’amalgame entre dopage et effets secondaires délétères remonte aux premières lois antidopage et antistimulants du milieu des années 1960. À l’époque, le principal argument avancé par les responsables politiques est le danger supposé pour la santé.

Il est vrai qu’au début des années 1960, plusieurs décès de cyclistes — mais aussi de footballeurs — survenus en pleine épreuve ont choqué l’opinion publique.

Toutefois, l’ensemble de ces décès était lié à une combinaison bien précise : effort physique intense sous amphétamines, associé à un facteur aggravant commun, la forte chaleur.

La conjonction de ces trois éléments – effort prolongé, température élevée et amphétamines – entraînait une hyperthermie conduisant à des défaillances cardiovasculaires. Très rapidement, le peloton a compris que la prise d’amphétamines par forte chaleur était dangereuse.

À ce sujet, au début des années 1970, j’ai vu un cycliste professionnel ouvrir sa valise après une étape. Elle contenait plusieurs médicaments et fioles, chacune accompagnée d’une étiquette indiquant la posologie selon le type de course. Face à la boîte d’amphétamines, une mention figurait en rouge :
« Ne pas prendre lorsqu’il fait chaud ».

Depuis lors, les décès en course liés aux amphétamines ont disparu.

Aujourd’hui, la longévité des 5 393 concurrents ayant pris le départ d’au moins une édition du Tour de France depuis 1903 démontre clairement que les effets positifs du cyclisme de compétition sur la santé sont largement supérieurs aux effets négatifs des produits de la performance.

Le paradoxe persiste pourtant : en 2026, certains continueront de mettre en avant les effets prétendument néfastes des dopants sur la santé des cyclistes, alors que ces derniers présentent, depuis plus d’un siècle, une longévité largement supérieure à celle de la population générale, mais aussi à celle des pratiquants de nombreux sports majeurs comme le football ou le rugby.

Il est temps de changer de paradigme et de passer de l’antienne « le cyclisme est un sport de dopés » à une réalité étayée par les faits : « le vélo, même intense et médicalisé, est bénéfique pour la santé ».

En pièces jointes (PDF), les données chiffrées sur la durée de vie des coureurs du Tour de France 1903 mais aussi 1926 (génération suivante) ainsi que les années 1947 à 1952 (2e génération).

Tous ces résultats démontrent l’effet positif du vélo sur la santé des concurrents du Tour de France depuis sa première édition en 1903.

Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ?

Par défaut

Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période. Depuis 2022, ma contribution annuelle d’hommages aux disparus montre qu’en 2025, 30 Géants de la Route nous ont quittés. Ils étaient 37 en 2022, 28 en 2023, 33 en 2024. Les 30 Tour de France décédés en 2025 avaient atteint une longévité moyenne de 82 ans 11 mois (voir tableau)

SYNOPSIS –  Et si le Tour de France était un élixir de longévité ?

Les anciens cyclistes du Tour de France bénéficient d’un avantage de longévité d’environ 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale. Depuis 1970, en recensant de manière exhaustive les données d’état civil des 5393 Géants de la Route ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, je constate un allongement constant de la durée de vie, ainsi qu’une proportion très élevée de nonagénaires parmi les anciens coureurs. Entre 2022 et 2025, près de 29 % des cyclistes décédés avaient plus de 90 ans, contre 7,8 % dans la population française (Insee), soit près de quatre fois plus. Ces résultats s’observent également chez les générations anciennes, notamment celle du Tour 1951.

Si le dopage a existé — comme dans d’autres sports — les données suggèrent qu’il n’a pas eu d’impact négatif mesurable sur la longévité des coureurs. Les éventuels effets secondaires seraient largement compensés par les bénéfices sanitaires de la pratique intensive du cyclisme. Ainsi, le dopage apparaît avant tout comme un problème éthique lié à la performance, et non comme un enjeu de santé publique, remettant en cause le discours traditionnel des instances antidopage fondé sur des arguments sanitaires non démontrés.

L’analyse des cyclistes du Tour de France décédés entre 2022 et 2025 met en évidence un avantage de longévité de 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale.
L’âge moyen au décès est en effet de 82 ans et 10 mois chez les anciens coureurs, contre 75 ans et 8 mois pour l’ensemble de la population. Ce différentiel concerne notamment des générations ²souvent qualifiées, à tort ou à raison, de « dopées ». Depuis 1970, je recense de manière exhaustive les données d’état civil et de longévité des 5 393 “Géants de la Route” ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, de 1903 à 2025, soit 112 éditions.

Toutes les périodes étudiées (1903, 1926, 1951, puis 2022-2025) montrent un allongement significatif de la durée de vie des coureurs de cette épreuve mythique.
Deuxième indice objectif en faveur des bienfaits du cyclisme, même pratiqué à très haut niveau : la proportion croissante d’anciens coureurs franchissant 90 ans. Dès mes premières études sur la longévité des Géants de la Route, cette singularité apparaissait nettement par rapport aux sports les plus populaires en France, comme le football ou le rugby.
Ainsi, sur la période 2022-2025, 28,9 % des anciens cyclistes du Tour décédés avaient 90 ans ou plus. De manière comparable, parmi les 121 partants du Tour 1951, aujourd’hui tous décédé (sauf un), 27,6 % ont franchi le cap des 90 ans. À titre de comparaison, dans la population française en 2024, la part des décès concernant des personnes de plus de 90 ans n’atteint pour les hommes que 7,8 %. Autrement dit, le pourcentage observé chez les anciens cyclistes du Tour est près de quatre fois supérieur.

Bien sûr que non ! Le cyclisme n’est ni plus ni moins concerné que d’autres disciplines comme le football, le rugby ou le tennis. En revanche, affirmer que le dopage réduirait la durée de vie des pratiquants de la « petite reine » relève du mythe, voire du bobard, parmi tant d’autres adressés à ce sport et à son fleuron, le Tour de France.

Le gain de 7 ans et 2 mois observé chez les générations ayant couru dans les années 1950-1960 montre que les éventuels effets secondaires du dopage ont été massivement compensés par les bénéfices sanitaires d’une pratique cycliste intensive.
Rappelons qu’à cette époque, dans l’immédiat après-guerre, les amphétamines — aujourd’hui classées comme dangereuses — étaient omniprésentes, non seulement dans le peloton, mais aussi en alpinisme, en football, en voile et dans bien d’autres disciplines. Au regard de ces données vérifiables, il serait temps que les instances antidopage, les dirigeants fédéraux et les responsables politiques cessent d’agiter l’argument sanitaire. Aucun d’entre eux ne dispose d’un véritable cursus universitaire centré sur la santé, et encore moins d’études rétrospectives solides sur la longévité des sportifs de haut niveau.

Prétendre justifier leur statut de dirigeants en affirmant qu’ils protègent la santé des athlètes constitue une imposture, tant dans le discours que dans les faits.

La seule raison valable de lutter contre le dopage réside dans son efficacité sur la performance. En clair, le dopage est avant tout un problème d’éthique sportive, et non un problème de santé publique.

Dopage ton histoire – Grande Librairie : les 132 bouquins en langue française consacrés aux amplificateurs artificiels de performance

Par défaut

Les premiers ouvrages remontent aux années 1960, période qui marque également le début de la lutte antidopage en France et en Europe. Cette liste a pour objectif d’aider les étudiants et les chercheurs engagés dans la rédaction de thèses de médecine, de pharmacie, de mémoires de droit, ou d’autres travaux universitaires.

Affiche colorée annonçant 'La Grande Librairie' et affichant '132 ouvrages sur le dopage' sur un fond jaune avec un panneau rouge.

Régulièrement sollicité pour la densité et l’étendue de mes archives accumulées sur cinq décennies, j’ai ainsi constitué cette bibliographie — sans doute unique — qui recense 132 titres en langue française (et 152 auteurs). Mais il en existe également beaucoup d’autres, en anglais notamment, que je listerai prochainement.

Texte sur les auteurs manquant de légitimité dans le domaine du sport de compétition, mentionnant 152 auteurs identifiés.

Dans 90 % des cas, le dopage concerne en effet des médicaments détournés de leur usage thérapeutique. Or, certains auteurs ne sont ni médecins, ni pharmaciens, ni vétérinaires, et pourtant ils prennent la parole.

Se prétendre spécialiste lorsque l’on est uniquement enseignant d’EPS relève de l’imposture. En dehors des professions médicales et paramédicales exerçant sur le terrain sportif, seuls les auteurs de témoignages vécus — en tant que consommateurs ou soigneurs « borderline » — contribuent réellement à la connaissance de la réalité du dopage.

Parmi mes préférences figurent toutefois trois journalistes : Roger Bastide, Éric Maitrot et Jacques Marchand. Je les ai côtoyés et appréciés pour la rigueur de leur travail.

Tableau présentant des chiffres sur une bibliographie dédiée au dopage : 132 ouvrages en français, 152 auteurs, 43 médecins représentant 28%, et 3 médecins ayant publié 19 ouvrages, soit 14,4% de l'ensemble.
Une page de texte présentant une bibliographie sur le dopage, incluant des critiques sur les pseudo-experts et l'importance de l'information au sujet du dopage.
Liste d'ouvrages sur la lutte antidopage, incluant des titres et descriptions d'auteurs sur le sujet.
Image d'une bibliographie sur le dopage, présentant des titres et auteurs de livres en français, incluant des commentaires sur les contributions des journalistes et experts dans le domaine.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT (PDF) – PRINCIPAUX OUVRAGES sur le dopage, en langue française (132 titres)

Dopage – Enhanced Games, Jeux du dopage encadré, décriés au prétexte que le dopage est mauvais pour la santé et qu’il … tue !

Par défaut

Le défilé des partisans de la pensée dominante, sont convaincus, sur la foi des discussions au Bar des Sports, que le dopage a des effets durables négatifs sur la santé et la longévité des sportifs entraînant des séquelles irréversibles.

Affiche critique sur les _Enhanced Games_, dénonçant le dopage au prétexte de risques pour la santé, avec des slogans en lettres colorées sur fond jaune.

Depuis l’annonce des Enhanced Games — compétitions sportives autorisant le dopage sous contrôle médical — une véritable levée de boucliers s’est produite. Institutions sportives auto-proclamées gardiennes de la morale, anciens champions olympiques vivant de leur rente médiatique et chroniqueurs de plateau rivalisent d’indignation pour dénoncer des risques sanitaires prétendument « intolérables » pour des épreuves prévues en mai 2026.

La liste des donneurs de leçons est éloquente : présidents de fédérations internationales (World Athletics, World Aquatics), responsables nationaux (Fédération française d’athlétisme), une ministre des Sports, quelques athlètes décorés, ainsi qu’une cohorte de chroniqueurs médicaux ou généralistes sur RTL, France Inter ou la chaîne L’Équipe. Tous parlent avec une certitude absolue. Aucun, en revanche, n’a jamais produit la moindre étude scientifique sérieuse étayant ses affirmations.

Les arguments ressassés relèvent du catéchisme hygiéniste :

  • « Le dopage tue » : slogan répété en boucle mais jamais démontré scientifiquement à l’échelle de la population sportive. Les quelques cas brandis en exemple sont rarissimes et ne constituent en rien une preuve.
  • Espérance de vie écourtée : aucune étude robuste ne l’atteste.
  • Risques majeurs pour la santé : là encore, aucune validation scientifique.
  • Inégalité entre compétiteurs : seul point réellement étayé, et curieusement le moins mis en avant.

Rappelons une évidence que les moralistes feignent d’ignorer : tous les médicaments sont potentiellement dangereux. Aspirine, paracétamol, anti-inflammatoires provoquent chaque année des milliers d’effets indésirables documentés. Pourtant, personne ne réclame leur interdiction. Pourquoi ? Parce que le problème n’est pas la molécule, mais la dose. Les substances dopantes, issues de la pharmacologie médicale, obéissent exactement à la même logique.

Pour torpiller les Enhanced Games, les apôtres de la pensée hygiéniste se contentent donc d’affirmer que « le dopage tue », sans jamais fournir la moindre preuve. L’exploration des grandes bases de données médicales est pourtant sans appel : aucune n’a démontré un effet létal systématique du dopage.

Les études prospectives citées çà et là portent sur des effectifs ridiculement faibles et sont lourdement biaisées. Quant aux études rétrospectives sérieuses sur la longévité des sportifs dopés, elles brillent par leur absence — non par complot, mais parce qu’elles exigeraient plusieurs décennies de travail rigoureux à partir de données d’état civil fiables, et non de coupures de presse ou de pages Wikipédia approximatives.

Texte rappelant les études sur la longévité des cyclistes, qui suggèrent une durée de vie prolongée malgré l'usage de substances dopantes.

La seule critique intellectuellement honnête des Enhanced Games concerne l’équité sportive.
Non, le dopage n’a jamais été prouvé comme raccourcissant la vie. Oui, en revanche, les produits de la performance améliorent les résultats. Et oui, cette logique favorise ceux qui ont le plus d’argent, les meilleurs médecins ainsi que l’accès aux molécules et protocoles les plus efficaces.

Mais cette réalité existe déjà. Elle prospère sous le vernis hypocrite d’un sport officiellement « propre » et officieusement gangrené par une pharmacologie clandestine. Les Enhanced Games ont au moins le très grand mérite de mettre cette hypocrisie en pleine lumière.

Plutôt que de jouer les vierges effarouchées, les contempteurs des Enhanced Games feraient mieux de balayer devant leur porte et d’améliorer enfin l’efficacité d’une lutte antidopage dont l’échec est manifeste. La majorité des sportifs ne rêvent pas de se transformer en cobayes chimiques ; ils veulent simplement des compétitions honnêtes. Ils sont prêts à renoncer à la course aux molécules, à une seule condition : être certains que leurs adversaires ne puissent pas tricher sans se faire attraper.

Dans le fichier joint sont recensés les discours des pseudo-experts [Margot Chevrier, Héloïse Happio Kane, Dr Jimmy Mohamed] encombrants les médias avec leurs arguments convenus basés sur des interprétations et des amalgames que nous réfutons, preuves à l’appui

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dictionnaire du dopage – La grossesse  »dopante » mythe ou réalité ?

Par défaut

Une journaliste en formation au CFJ m’a interrogé sur les rumeurs de dopage par la « méthode » de la grossesse provoquée, supposément utilisée pour améliorer le potentiel physiologique – notamment durant les trois premiers mois – avant de recourir à un avortement. Cette pratique aurait été principalement employée chez les gymnastes soviétiques. Existe-t-il des preuves ?

Affiche colorée avec le texte 'DOPAGE' en haut, 'GROSSESSE' au centre dans un panneau rouge, et 'Mythe ou réalité ?' en bas.

Réponse du Dr JPDM

Depuis plusieurs décennies, de nombreux cas documentés montrent que des femmes enceintes ont obtenu des performances de haut niveau, suggérant que durant les premiers mois de la gestation (trois à quatre mois), les sportives peuvent rester très performantes.

Les éléments avancés relèvent toutefois davantage de témoignages que de preuves formelles : des entraîneurs et médecins de la RDA, de l’Union soviétique et de la Finlande ont évoqué l’existence d’une méthode visant à accroître les capacités féminines à l’effort. Le cas d’une gymnaste soviétique ayant affirmé avoir suivi un protocole de mise enceinte suivie d’un avortement a été rapporté, mais cette athlète est ensuite revenue sur ses déclarations.

Depuis l’instauration des premiers règlements antidopage au milieu des années 1960, la « méthode » de la grossesse n’a jamais figuré sur les listes de substances ou de méthodes interdites.

À titre historique, dès 1942, la Fédération française de basketball prohibait, pour des raisons médicales, la participation des femmes enceintes aux compétitions. La durée d’application de cette règle reste toutefois inconnue.

Les soupçons portaient principalement sur deux disciplines sportives : les sports d’endurance (comme le marathon) et la gymnastique. Ils s’expliquent par certains effets physiologiques du début de la grossesse, notamment l’amélioration du transport de l’oxygène (augmentation du nombre de globules rouges et de l’hémoglobine) ainsi qu’une plus grande laxité des ligaments, tendons et articulations sous l’effet de la progestérone.

En conclusion, il est possible que cette forme de « contamination sexuelle » ait été pratiquée de manière marginale dans certains pays, mais aucune preuve scientifique formelle ne permet de l’affirmer. La consultation de la fiche correspondante du Dictionnaire du dopage, actualisée et enrichie, permettra d’approfondir cette question.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche actualisée et enrichie sur LA GROSSESSE DOPANTE

Dopage – Les femmes prennent aussi des stéroïdes anabolisants pour singer les hommes hypermusclés

Par défaut
Collage of bodybuilding athletes posing and training in a gym setting, showcasing their physique in various competitive and workout scenarios.

Rappelons que le muscle est un caractère sexuel secondaire de l’homme au même titre que la glande mammaire l’est chez la femme.

Le fait de voir des femmes hypermusclées XXL ne peut être dû qu’à un régime hyperprotéiné associé à la prise de stéroïdes anabolisants. Sans le soutien médicamenteux de ces derniers, il n’est pas possible d’atteindre le gabarit musculaire de ce groupe de femmes posant récemment dans une rue de Chicago. Même en s’entraînant 24 heures sur 24 !

En clair, si on les soumettait à un contrôle antidopage, elles seraient toutes positives.

C’est la preuve que l’Agence antidopage américaine ne fait pas son boulot et ne s’intéresse pas à cette catégorie de ‘’sportives’’.

Si l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) voulait faire un carton plein en résultats positifs, ses agents n’auraient qu’à se pointer aux compétitions de Strongman et tester la catégorie féminine. Soit, les compétitrices refuseront le contrôle (entraînant une carence), soit les analyses se révèleront incandescentes.

La testostérone, chef de fil des anabolisants, a été synthétisée et commercialisée en 1935-1937. Ses dérivés moins androgéniques ont vu le jour à la fin des années 1950.

Si l’on compare les culturistes exerçant avant 1940 avec ceux de 2025, on constate – sans être un spécialiste – que leur soutien médicamenteux n’est pas le même.

Ce sont la testostérone et ses dérivés, les stéroïdes anabolisants, qui augmentent la masse musculaire. D’ailleurs depuis des années, ils sont surnommés ‘’engrais musculaires’’.

C’est pourquoi, la prise de ces produits est beaucoup plus efficace chez la femme tant sur l’hypertrophie que sur le rendement.

Toutes ces femmes sur la photo ‘’Street Workhout in Chicago’’, vu leur musculation, sont sous stéroïdes anabolisants. Or ces derniers ont pour effet secondaire de faire fondre la graisse de la glande mammaire et à ce niveau de pratique médicalisée les femmes n’ont plus que des pectoraux et plus besoin de soutien-gorge. Or, paradoxalement, elles présentent toutes des seins bien visibles, seule explication : l’ajout de prothèses en silicone.

Collage d'images montrant des athlètes féminins bodybuilders, illustrant l'évolution de la musculature féminine, incluant une photo historique et des compétitrices modernes.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage – Y-a-t-il encore un médecin à l’AMA ?

Par défaut

Lors de la 6e conférence mondiale sur la triche biologique dans le sport organisée par l’AMA à Busan (Corée), destinée à la révision du Code mondial antidopage 2027, ses dirigeants, sans formation spécifique – donc incompétents – sont toujours omniprésents à la direction de l’instance.

Le dopage, c’est un problème de substances médicamenteuses et pourtant en tête de gondole ce sont des juristes qui dirigent la manœuvre. En leur octroyant une large tribune, la presse, notamment française, crédibilise ces pseudo-spécialistes qui, eux-mêmes, forts de leurs titres dans la hiérarchie de l’Agence, vont critiquer les Enhanced Games. Pathétique ! C’est le carnaval des imposteurs.

Affiche colorée sur le thème du dopage dans le sport, présentant des slogans accrocheurs sur un fond jaune avec un panneau de stop rouge.

Tous ces dirigeants ont été floués pendant des décennies par l’état russe après la RDA et la Chine mais ils viennent s’ériger en défenseurs du sport propre et de la santé des sportifs. Pitoyable !

Lors des affaires de dopage hypermédiatisées, on n’entend jamais – je dis bien jamais – un représentant-médecin à l’AMA venir décrypter l’affaire. Ce sont toujours des avocats, et qui plus est d’un ton docte, qui viennent nous donner des explications sur les effets de la substance illicite en cause !

Une image présentant un texte critique sur l'inefficacité de l'AMA face au dopage dans le sport, mentionnant que 3 personnages expriment leur satisfaction démesurée malgré un problème généralisé de dopage.
Trois dirigeants de l'Agence mondiale antidopage posent ensemble lors d'un événement, avec leurs titres affichés en dessous.

Le praticien est le seul spécialiste légitime : il prescrit les médicaments, connaît leurs molécules, leurs interactions, leurs effets secondaires, notamment lorsqu’ils sont combinés – ce qui est justement le cas dans le dopage.
La lutte antidopage porte exclusivement sur des médicaments : des substances prévues pour soigner, détournées pour améliorer la performance physique. Finalement, les dirigeants de l’AMA ne sont que des cuistres, pseudo-spécialistes des pratiques dopantes, gérant l’instance en arborant leur… impuissance.

Le premier Colloque européen sur le dopage dans le sport date des 26-27 janvier 1963 à Uriage-les-Bains. Qui, à l’AMA, connaît ces précurseurs de la lutte antidopage, qui leur rend hommage ?

Il y a plus de 60 ans, cette lutte initiée par des médecins – les Français Pierre Dumas et Lucien Maigre – inquiets des pratiques dangereuses des sportifs dont ils étaient les témoins, a été au fil des ans et surtout depuis la création de l’AMA en 1999, totalement phagocytée par des administratifs, des avocats, des représentants de l’industrie pharmaceutique. Eventuellement des techniciens mais certainement pas des praticiens. En 1960, face au monde du sport totalement imperméable à toute réglementation et aux accidents mortels provoqués par l’association amphétamines / chaleur extrême, quelques médecins pionniers ont pris à bras le corps le problème du cancer n° 1 du sport en faisant face aux multiples obstacles et sarcasmes rencontrés.

Dopants ou médicaments, ce sont les mêmes molécules, avec les mêmes effets secondaires, souvent dose-dépendants. Les uns soignent, les autres dopent, mais tous (médocs et dopants) peuvent mettre en danger lorsqu’ils sont mal utilisés ou surdosés.

Face aux insuffisances et aux scandales répétés (Chine, Russie, Kenya, Maroc…), les États-Unis menacent de couper les financements. Rien d’étonnant.

Les dirigeants de l’AMA, avant leur nomination, ne connaissaient rien aux produits amplificateurs de performance. Du jour au lendemain, grâce à leurs réseaux et à un bon piston, ils deviennent « experts du dopage », adoubés par une presse tout aussi ignorante.
Résultat : moins de 1 % de cas positifs. Un fiasco.

Dans toutes les activités humaines, la triche concerne 50 à 60 % des individus.
En 2002, une enquête de la FIFA révélait que 92 % des joueurs se déclaraient prêts à commettre une faute intentionnelle si l’enjeu le justifiait (Le Monde, 02.06.2002).
Pourquoi en serait-il autrement avec le dopage ?

C’est en réaction à l’accumulation de scandales et casseroles de l’AMA qu’ont émergé aux États-Unis les Enhanced Games, des Jeux où le dopage serait « encadré ». Ironie : l’un des principaux sponsors n’est autre que le fils de Donald Trump.

Le plus grotesque ? Le CIO et l’AMA s’érigent en opposants farouches, alors qu’ils devraient se faire discrets tant leur incapacité à maîtriser le fléau est flagrante.

À ce jour, aucune étude d’envergure n’a établi un lien net entre dopage et longévité. Le discours dominant se fonde surtout sur des cas isolés, médiatisés car ils touchent des athlètes connus. Mais quid par rapport à l’ensemble de la population sportive versus tout venant ?

Voilà pourtant un beau sujet que l’AMA, grâce à sa base de données mondiales, pourrait initier réellement par des études scientifiques sérieuses.

L’absurdité atteint son sommet : au sein du groupe consultatif d’experts sur les contrôles stratégiques de l’AMA, aucun médecin !
Comment s’étonner ensuite de l’inefficacité de l’agence ?

Aujourd’hui, qui peut croire que la lutte antidopage est entre de bonnes mains ?
Personne, sinon une armée de naïfs et d’ignorants, alors que le phénomène dopage accompagne les compétitions sportives depuis les premières compétitions organisées avec réglementation dès la seconde moitié du XIXᵉ siècle.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage : une histoire ancienne – La testostérone, déjà utilisée en 1943 comme soutien des sportifs et des combattants du Reich

Par défaut

Dès 1943, la testostérone faisait partie de l’arsenal pharmacologique destiné à soutenir aussi bien les sportifs que les soldats du Reich. Ces derniers l’utilisaient dans un seul but : accroître leur agressivité, leur violence tout en supprimant la peur. Aujourd’hui encore, cette hormone masculine est largement détournée comme amplificateur de performance dans de nombreuses disciplines sportives, en raison de ses multiples effets : augmentation de la masse musculaire, amélioration du transport d’oxygène favorisant l’endurance et une action psychotonique intense.

Affiche colorée sur le dopage à la testostérone, mentionnant son rôle dans les stéroïdes anabolisants et son utilisation dès 1940.

Cette réalité historique est illustrée par un objet inattendu : la valise de Jacques Frantz, Français et ancien membre de la Waffen-SS, engagée aux côtés de l’Allemagne nazie. Lors de l’inventaire réalisé en 2010 par son fils Éric, on y découvre, parmi des cigarettes américaines, une boîte d’Acéto-Sterandryl 40 mg, une forme injectable de testostérone.

Cette spécialité pharmaceutique française, produite par le laboratoire du Dr. Roussel, ne mentionnait pourtant aucun effet lié au développement musculaire. Malgré cela, dès cette période, sportifs et militaires — en premier lieu allemands, mais loin d’être les seuls — avaient recours à la testostérone pour améliorer leurs performances.

Notons enfin qu’à partir de 1937, outre les laboratoires du Dr. Roussel, deux autres entreprises commercialisaient déjà la testostérone : Ciba en Suisse et Schering en Allemagne.

Document : le contenu de la valise de Jacques Frantz, un Waffen SS

Une image montrant le contenu de la valise de Jacques Frantz, comprenant une photo d'un soldat et des emballages de médicaments dont une boîte d'Acéto-Sterandryl 40 mg, avec divers documents et objets autour.

En complément d’informations, le Résumé des caractéristiques du produit figurant dans le Dictionnaire Vidal 1939

Document du Dictionnaire Vidal de 1939 décrivant l'Acéto-Sterandryl, un médicament contenant de la testostérone, avec des indications et des posologies énumérées.

Deux articles parus en 1983 et 2000 confirment l’utilisation de testostérone dopante par les Allemands et leurs partisans

1939-1945

TESTOSTÉRONE –  Entrée en scène de l’hormone mâle

« L’un des premiers usages de la testostérone fut, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque les nazis ont injecté l’hormone à leurs soldats, pour augmenter leur agressivité. » [Muscle et Fitness,  USA , 1983, 44, n° 9, pp 37 et 141-144

1944

TESTOSTÉRONE – Adolf Hitler : des injections répétées

Texte de Werner Reiterer, discobole international, auteur d’un brûlot sur les magouilles du sport de haut niveau : « Avant la Seconde Guerre mondiale, les stéroïdes anabolisants en étaient à leurs balbutiements technologiques. La communauté médicale les avait utilisé auparavant dans le traitement des problèmes hormonaux et sanguins et dans la réparation des tissus lésés y compris les muscles du squelette. L’usage des stéroïdes anabolisants est très répandu dans la pratique vétérinaire, car ils avaient montré qu’ils aidaient les animaux malades à guérir de leur affection ou traumatisme. Ils étaient efficaces dans l’amélioration de l’alimentation, du gain de poids et de la vigueur des animaux. Les troupes nazies recevaient des injections de testostérone pour augmenter leur agressivité avant d’aller au combat. En 1944, Adolf Hitler recevait de son médecin, Theodor Morel, des injections répétées de Testoviron®(proprionate de testostérone). La testostérone injectable était produite en grandes quantités en Europe dans les années 40 pour aider à accélérer le processus de récupération des personnes sous-alimentées, particulièrement les prisonniers de guerre. » [Reiterer W. .- [Positive] (en anglais). – Sydney (AUS), éd. Macmillan, 2000. – 282 p (pp 73-74)]

COMMENTAIRES JPDM –

La présence de testostérone chez les sportifs et les militaires dès les années 1940, confirme que ce dopant particulièrement efficace, à la triple action : 1/ anabolisant musculaire ; 2/ augmentation de l’hémoglobine et des globules rouges boostant l’endurance ; 3/ effet psychotonique puissant (agressivité et l’impression d’être superman). Ce qui explique que toutes les spécialités sportives peuvent en tirer profit. Que l’on soit petit, grand, gros, maigre, jeune, vétéran pratiquant un sport d’endurance (marathon), de force (haltérophilie), de précision (basket, tir), les anabos ça marche et dès le début du dopage médicamenteux ils sont sur le podium des produits haute performance.

A la fin des années 1950, l’hormone mâle est rejointe dans la pharmacie sportive par ses dérivés, les stéroïdes anabolisants.

Aujourd’hui, les dernières statistiques de l’Agence mondiale antidopage de 2023 montrent que 45% des 3 724 cas positifs sont dus à des agents anabolisants (testo + stéroïdes anabolisants).

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Rugby – Dopage – Tous les sports sont concernés par les médocs de la performance, le ballon ovale comme les autres

Par défaut

Le quotidien La Montagne a consacré un article sur le Sud-Africain Asenathi Ntlabakanye qui, malgré une double affaire de dopage en cours, a joué récemment contre le Pays de Galles en participant à une raclée historique : 73-0 !

Article paru le 01.12.2025 et signé Arnaud Clergue.

Article from 'La Montagne' discussing South African rugby player Asenathi Ntlabakanye, who played against Wales despite facing doping allegations, featuring a report on the match's score of 73-0.

EN FICHIER JOINT :  Article La Montagne en PDF

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard