Tour de France – Rayon lecture -« 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours »

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Par un trio de journaliste de Sud-Ouest, Hevé Mathurin, Jean-Caude Felon, Julien Duby

Des bourdes, des fautes et des approximations à la pelle sur le Monument N° 1 du cyclisme et sur ses serviteurs


57 erreurs ! Oui, 57 !

Des dates d’état civil erronées.
Des nombres de victoires faux.
Des participations inexactes.
Des photos doublées pour illustrer deux coureurs différents avec le même cliché.
Des légendes fantaisistes.
Et même… un négatif publié tel quel.

Pour un « beau livre » illustré de 141 pages, c’est beaucoup. Beaucoup trop.

Comment les 100 cyclistes sélectionnés — dont la majorité est encore en vie — peuvent-ils se réjouir de figurer dans cet ouvrage face à leurs proches et à leurs supporters ?

Les trois auteurs ne sont pourtant pas des novices. Envoyés spéciaux à de multiples reprises sur le Tour, deux d’entre eux comptent plus de vingt éditions au compteur. On pouvait attendre rigueur et précision. Alors que s’est-il passé ? Copier-coller d’ouvrages déjà truffés d’erreurs, reproduites d’année en année ?
Confiance excessive dans des souvenirs non vérifiés ?
Course contre la montre éditoriale sans contrôle des sources ni relecture sérieuse ?

Et l’éditeur ? Méconnaissance du sujet ? Absence de relecteur spécialisé, alors qu’il existe de véritables historiens de la Grande Boucle ? Quant au travail iconographique, il laisse lui aussi perplexe.

Le plus inquiétant n’est pas là. Signé par trois journalistes chevronnés, témoins de décennies d’épopée du Tour, ce livre risque de devenir une référence. Et donc de servir de base à d’autres ouvrages. Avec, à la clé, une propagation et une amplification des erreurs.

Au final, le sentiment est amer. Les lecteurs de Sud-Ouest se retrouvent avec un ouvrage approximatif vendu 30 euros.

Dans ce flot de bévues, un seul point mérite d’être souligné : le traitement du dopage. Les auteurs mentionnent clairement ceux qui ont été liés aux pratiques interdites — Jean Malléjac, Cyrille Guimard, Laurent Brochard, Armand De Las Cuevas, Jacky Durand, Luc Leblanc, Laurent Jalabert, Pascal Lino, Pascal Simon, Richard Virenque — et distinguent ceux reconnus comme épargnés : Christophe Bassons, Charly Mottet, David Moncoutié.

Sur 57 erreurs relevées, une trentaine ont été détaillées et sourcées, notamment les plus emblématiques. Pour un ouvrage consacré au Monument n°1 du cyclisme, l’approximation ne peut pas être une option.

Fichier joint en PDF : « 100 Français dans l’histoire du Tour de France de 1903 à nos jours » – les erreurs relevées par JPDM

Cyclisme – Rayon lecture – L’Année à bloc (éd. Hatier), un ouvrage promis au top 10 des publications les plus médiocres !

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Trop d’erreurs. Trop d’approximations sur le vélo. Trop de confusions et de lacunes historiques, notamment concernant le Tour de France.


Proposer à la vente un ouvrage aussi truffé de fautes relève, au mieux, de la négligence, au pire, d’un profond manque de respect envers les lecteurs.

Douze auteurs ont contribué à ce livre, publié par Hatier — un éditeur qui semble pourtant ignorer les bases du cyclisme, au point de laisser paraître un tel concentré d’erreurs sans la moindre vérification sérieuse.

Le concept

Paru fin 2024 aux éditions Hatier (collection Play Bac), L’Année à bloc – La Passion du vélo propose, sous forme de fiches quotidiennes, un parcours d’infos cyclistes à lire pendant l’année 2025.

Depuis trois ans, j’anime sur ma page Facebook un quiz consacré au cyclisme en général et au Tour de France en particulier. À partir de juin 2025, j’y ai intégré les erreurs relevées dans L’Année à bloc. Elles sont désormais rassemblées dans un article de blog, classées par date de parution.

La sélection présentée ici comporte 13 corrections détaillées. Neuf autres, plus brèves, figurent dans une rubrique « En vrac ». Et malgré ces 22 rectifications, la liste des inexactitudes est loin d’être close.

Amis lecteurs, passionnés de cyclisme et de la Grande Boucle, ces erreurs et leurs correctifs — appuyés sur des sources fiables — vous permettront au moins d’enrichir et de consolider vos connaissances.

Reste une question : quelles sont les méthodes éditoriales de Hatier pour publier un tel ouvrage ? Miser sur la méconnaissance ou la naïveté des lecteurs ne saurait constituer une ligne éditoriale acceptable.

À mes yeux, une seule destination pour ce livre : la poubelle jaune.

Fichiers joints (PDF)

  • L’Année à bloc – 13 questions/réponses sur Facebook : Jean Pierre Demondenard
  • Des erreurs en vrac

Tennis/Dopage – Substitution d’urine sous la douche, un classique omnisport de la triche

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L’ITIA, Agence antidopage du tennis, demande aux joueurs (ses) de se doucher en restant à la vue de leur accompagnateur ou escorte…

En avril 2025, l’Agence antidopage du tennis (ITIA) édicte une nouvelle règle pour les contrôles :

« L’ITIA et l’ITF ont travaillé d’arrache-pied pour faire en sorte que les douches qui suivent les matchs puissent constituer un retard admissible pour les contrôles antidopage, en particulier lorsque l’absence de douche peut avoir un effet préjudiciable sur la santé et le bien-être d’un joueur. Cependant, prendre une douche n’est pas un droit. Pour cette raison, l’ITIA demande gentiment aux joueurs de se doucher en restant bien à la vue de l’accompagnateur qui les observe à tout moment. Si un joueur ne se sent pas à l’aise sur le fait d’être surveillé durant sa douche, nous suggérons d’examiner s’il est nécessaire de prendre une douche avant de fournir l’échantillon de contrôle antidopage. Le fait de ne pas rester à la vue de l’accompagnateur sera pris extrêmement au sérieux par l’ITIA. »  [communiqué du 18 avril 2025]

Il est clair que cette mesure n’a pas été prise à la légère en raison de plusieurs cas suspects de tentative de substitution d’urine, sous la douche, un lieu où il est plus facile d’’enfumer’’ le (la) contrôleur (se).

Selon le site Motoclismo : « L’Agence internationale d’intégrité du tennis (ITIA) a émis des directives strictes concernant le comportement des joueurs subissant des tests de dopage, soulignant l’importance de maintenir la visibilité du chaperon à tout moment, même pendant des moments apparemment privés comme la douche. Toute déviation de ce protocole ne sera pas prise à la légère, l’ITIA étant prête à infliger de sévères pénalités à ceux qui osent désobéir. »

Depuis les premiers contrôles antidopage, au mitan des années 1960, les sportifs face à cette mesure – alors qu’ils sont pour la plupart soignés avec des substances illicites – étant inexpérimentés face à cet examen vont se faire épingler par la patrouille avec un test positif. Par exemple, lors de la première année des prélèvements en 1966, pour l’ensemble des fédérations, le pourcentage de cas positifs atteint 32,5%. Sur le Tour de France 1966, on comptabilise 50% de positifs.

Très rapidement, grâce à la substitution d’urine, les sportifs vont s’adapter, notamment sur le Tour de France 1967 (43%), 1968 (1,3%), 1969 (4,5%), 1970 (0%).

La lutte antidopage va crier victoire, interprétant ces chiffres comme la démonstration que les cyclistes respectent le règlement en écartant les substances illicites.

Le biais dans cette interprétation valorisant l’efficacité des contrôles s’appelle la substitution d’urine mais aussi un nombre conséquent de substances indécelables.

Le remplacement des urines contenant le produit illicite par celles d’un tiers n’est pas aussi rare qu’on pourrait le penser même aujourd’hui dans toutes les spécialités sportives, notamment le tennis. Une poire en caoutchouc ou un sachet d’urine dissimulé pour les cyclistes dans le cuissard, sous l’aisselle, un préservatif dans le vagin ou le rectum sont des techniques courantes dans tous les sports.

C’est le Dr Pierre Dumas, médecin-chef du Tour de France de 1955 à 1967 et de la Fédération française de cyclisme, qui témoigne à deux reprises de l’efficacité présumée de la lutte antidopage en occultant la tricherie bien huilée des sportifs lors du recueil des urines.

1.  « Lors des premières enquêtes faites depuis une dizaine d’années, et des recherches des stimulants dans les urines, nous retrouvons une proportion d’utilisateurs d’environ 60 %. Depuis la publication de la loi et l’application des règlements, ce chiffre est tombé l’an dernier à 30 % et cette année, lors des derniers contrôles (équipes de France amateurs, Tour de l’Avenir, les premiers de la Course des Nations), il n’a plus été retrouvé de traces de stimulants, et pourtant l’équipe de France amateurs a glané tous les titres de la Course des Nations qui s’est courue à plus de 47 km/h. Le récent exploit de Ferdinand Brake, qui, en se soumettant au contrôle, a pu démontrer que le record était possible sans recourir à l’emploi de produits stimulants. »  
[in « Pourquoi une loi sur le doping en France ? », Vie méd., 1968, 49, spécial 2, juin, pp 49-57]

2.  « Il y a cinq ans, la proportion d’utilisateurs de stimulants de type amphétaminique était de 30% (en Italie : championnats amateurs 46,6% en 1961, championnats professionnels de football : 22%). En 1972, sur près de mille contrôles, la proportion a été ramenée à 2,6%. Ces chiffres démontrent qu’il est possible de réagir contre cette pratique dangereuse : ‘’le doping’’ mais pour cela, il fallait d’abord prendre conscience du problème et de ses dangers, passer par un stade répressif tout en l’associant à l’éducation et à la propagande. Nous devons ici remercier la presse qui nous a beaucoup aidés. Le succès de cette campagne est dû aux efforts du secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports, en particulier au directeur des Sports, le colonel Marceau Crespin, au chef du Bureau médical, le docteur Henri Périé, à la compréhension de la FFC, des dirigeants et pratiquants et surtout au dévouement bénévole des médecins fédéraux. » [Gazette médicale de France, 1973, 80, n° 4, 26 janvier, p 503]

« Le docteur Pierre Dumas, responsable du contrôle antidopage, nous avait donné trois ans pour voir disparaître le doping du Tour de France. Il a tenu parole. Il n’y a plus de contrôle positif et la peur de la sanction est devenue le commencement de la sagesse. Une bataille semble avoir été gagnée et le moins que l’on puisse dire est bien qu’on le doit aux efforts patients et persévérants d’un service médical jeune et dynamique, bien pénétré de la question et dont la compétence s’affirme chaque Tour d’avantage. » [La Dépêche du Midi, 07.07.1973]

Effectivement, dès 1970, les cas positifs étaient proches de zéro, cela n’a pas changé puisqu’en 2024, les stats de l’AMA sont inférieures à 1% (0,85).

On comprend pourquoi le tennis en surveillant la douche de façon pointilleuse, essaie de faire obstacle à la substitution d’urine.

Pour que le contrôle sous la douche soit performant, il faut que les accompagnateurs soient du même sexe que le sportif et expérimentés. Ne pas avoir d’état d’âme face à la célébrité du sportif soumis au contrôle de visu.

Pièces jointes (PDF):

1.  Substitution d’urine : les étapes

2.  La réglementation

3.  Chronologie des subterfuges

4.  C’est pour un contrôle : 3 douches sur la sellette.

Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ?

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Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période. Depuis 2022, ma contribution annuelle d’hommages aux disparus montre qu’en 2025, 30 Géants de la Route nous ont quittés. Ils étaient 37 en 2022, 28 en 2023, 33 en 2024. Les 30 Tour de France décédés en 2025 avaient atteint une longévité moyenne de 82 ans 11 mois (voir tableau)

SYNOPSIS –  Et si le Tour de France était un élixir de longévité ?

Les anciens cyclistes du Tour de France bénéficient d’un avantage de longévité d’environ 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale. Depuis 1970, en recensant de manière exhaustive les données d’état civil des 5393 Géants de la Route ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, je constate un allongement constant de la durée de vie, ainsi qu’une proportion très élevée de nonagénaires parmi les anciens coureurs. Entre 2022 et 2025, près de 29 % des cyclistes décédés avaient plus de 90 ans, contre 7,8 % dans la population française (Insee), soit près de quatre fois plus. Ces résultats s’observent également chez les générations anciennes, notamment celle du Tour 1951.

Si le dopage a existé — comme dans d’autres sports — les données suggèrent qu’il n’a pas eu d’impact négatif mesurable sur la longévité des coureurs. Les éventuels effets secondaires seraient largement compensés par les bénéfices sanitaires de la pratique intensive du cyclisme. Ainsi, le dopage apparaît avant tout comme un problème éthique lié à la performance, et non comme un enjeu de santé publique, remettant en cause le discours traditionnel des instances antidopage fondé sur des arguments sanitaires non démontrés.

L’analyse des cyclistes du Tour de France décédés entre 2022 et 2025 met en évidence un avantage de longévité de 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale.
L’âge moyen au décès est en effet de 82 ans et 10 mois chez les anciens coureurs, contre 75 ans et 8 mois pour l’ensemble de la population. Ce différentiel concerne notamment des générations ²souvent qualifiées, à tort ou à raison, de « dopées ». Depuis 1970, je recense de manière exhaustive les données d’état civil et de longévité des 5 393 “Géants de la Route” ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, de 1903 à 2025, soit 112 éditions.

Toutes les périodes étudiées (1903, 1926, 1951, puis 2022-2025) montrent un allongement significatif de la durée de vie des coureurs de cette épreuve mythique.
Deuxième indice objectif en faveur des bienfaits du cyclisme, même pratiqué à très haut niveau : la proportion croissante d’anciens coureurs franchissant 90 ans. Dès mes premières études sur la longévité des Géants de la Route, cette singularité apparaissait nettement par rapport aux sports les plus populaires en France, comme le football ou le rugby.
Ainsi, sur la période 2022-2025, 28,9 % des anciens cyclistes du Tour décédés avaient 90 ans ou plus. De manière comparable, parmi les 121 partants du Tour 1951, aujourd’hui tous décédé (sauf un), 27,6 % ont franchi le cap des 90 ans. À titre de comparaison, dans la population française en 2024, la part des décès concernant des personnes de plus de 90 ans n’atteint pour les hommes que 7,8 %. Autrement dit, le pourcentage observé chez les anciens cyclistes du Tour est près de quatre fois supérieur.

Bien sûr que non ! Le cyclisme n’est ni plus ni moins concerné que d’autres disciplines comme le football, le rugby ou le tennis. En revanche, affirmer que le dopage réduirait la durée de vie des pratiquants de la « petite reine » relève du mythe, voire du bobard, parmi tant d’autres adressés à ce sport et à son fleuron, le Tour de France.

Le gain de 7 ans et 2 mois observé chez les générations ayant couru dans les années 1950-1960 montre que les éventuels effets secondaires du dopage ont été massivement compensés par les bénéfices sanitaires d’une pratique cycliste intensive.
Rappelons qu’à cette époque, dans l’immédiat après-guerre, les amphétamines — aujourd’hui classées comme dangereuses — étaient omniprésentes, non seulement dans le peloton, mais aussi en alpinisme, en football, en voile et dans bien d’autres disciplines. Au regard de ces données vérifiables, il serait temps que les instances antidopage, les dirigeants fédéraux et les responsables politiques cessent d’agiter l’argument sanitaire. Aucun d’entre eux ne dispose d’un véritable cursus universitaire centré sur la santé, et encore moins d’études rétrospectives solides sur la longévité des sportifs de haut niveau.

Prétendre justifier leur statut de dirigeants en affirmant qu’ils protègent la santé des athlètes constitue une imposture, tant dans le discours que dans les faits.

La seule raison valable de lutter contre le dopage réside dans son efficacité sur la performance. En clair, le dopage est avant tout un problème d’éthique sportive, et non un problème de santé publique.

Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux  »améliorés »

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Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.

Une illustration critique de l'article de _Sud-Ouest_ sur le dopage des cyclistes, avec le texte 'Fake news' en haut et une citation accusant tous les cyclistes dopés de souffrir de cancer des testicules, d'infertilité et d'enfants retardés.

Le 26 novembre, un article de Sud-Ouest signé Patrick Favier rapporte l’interview de Margot Chevrier. Perchiste de haut niveau et étudiante en 5ᵉ année de médecine à Bordeaux, sa vindicte envers ces Jeux améliorés la pousse au dérapage volontaire en s’en prenant aux seuls… cyclistes ! suivant la tendance de nombreux « experts » autoproclamés du dopage, qui se réfèrent presque exclusivement au vélo, ignorant l’athlétisme, le football, le tennis ou le rugby.

Article de Sud-Ouest rapportant des déclarations controversées sur le dopage dans le cyclisme, avec des accusations de santé non prouvées.

Dans son interview, Margot Chevrier affirme que « tous les cyclistes dopés souffrent de cancer des testicules à 40 ans, sont infertiles et que leurs enfants présentent des retards de développement. » Ces accusations, faites sans aucune preuve scientifique, sont alarmantes et diffamatoires.

Pour rappel, depuis 1903, 5 393 coureurs ont participé au moins une fois au Tour de France. Parmi eux, seuls six cas de cancer des testicules ont été recensés, soit environ 0,1 %. Aucun décès ni cas d’enfant « retardé » n’a été enregistré. Ces cancers ont été diagnostiqués à 27 ans et 2 mois, bien avant l’âge évoqué par Mme Chevrier.

La méconnaissance du cyclisme par Margot Chevrier est flagrante, mais cela ne l’empêche pas de formuler des accusations graves. Sur quelles sources scientifiques fiables s’appuie-t-elle ? Stigmatiser un sport entier sans preuves est non seulement inexact, mais relève de la diffamation.

Des questions se posent : les instances officielles – UCI, ministère des Sports, Conseil de l’Ordre des médecins, faculté de médecine de Bordeaux, Fédération française d’athlétisme – réagiront-elles face à ces propos stigmatisants ?

Face à ces élucubrations, le lecteur pourrait croire à un poisson d’avril ou à une fake news. Mais non : c’est bien paru dans Sud-Ouest. La responsabilité journalistique est ici engagée : un journaliste peu informé sur le dopage sélectionne une « experte » improvisée, encore moins qualifiée, pour relayer des informations scientifiquement infondées.

Le résultat : une désinformation qui nuit à la réputation des cyclistes et à la perception du public. Pour le lecteur lambda, quelles impressions tirer de ces affirmations ? Encouragerait-il ses enfants à pratiquer le cyclisme, un sport pourtant bénéfique pour la santé ?

Margot Chevrier, futur médecin, démontre son ignorance sur plusieurs points :

  • le cancer des testicules,
  • la relation entre cette pathologie et le dopage,
  • le dopage dans l’athlétisme, son propre sport, pourtant historiquement touché par ce fléau.

Le dopage est un sujet complexe, méritant une analyse rigoureuse et des sources fiables. Les élucubrations médiatisées par Sud-Ouest n’apportent qu’une distorsion regrettable et injuste de la réalité sportive.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

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Tour de France ton histoire – Mémoires de 33 Lieux d’Exploits et de Drames (cols et côtes)

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Des exploits accomplis lors des ascensions, des drames vécus au cours des descentes…


À travers ces témoignages commémoratifs gravés dans la pierre, se dessine la mémoire durable du Monument n°1 du cyclisme.

Affiche colorée sur le Tour de France mentionnant 33 sites-mémoires honorant les exploits et drames des champions.

J’ai recensé 33 lieux de mémoire — plaques, stèles, monuments, etc. — situés pour la plupart au sommet d’un col ou d’une côte emblématique du Tour de France, mais pas uniquement.
Chaque site évoque un moment fort : les exploits ou les drames, les champions concernés, les circonstances qui les ont rendus légendaires, et la nature de l’objet commémoratif qui perpétue leur souvenir.

Parmi les figures emblématiques honorées à travers ces 33 sites-mémoires, figurent de grands vainqueurs du Tour de France tels que Fausto Coppi et Louison Bobet à La Casse Déserte, René Pottier au sommet du col du Ballon d’Alsace, Marco Pantani à trois kilomètres du passage du Galibier (versant nord), ainsi que Raymond Poulidor et Jacques Anquetil au sommet du Puy de Dôme. Certains de ces lieux rappellent aussi les tragédies survenues au fil des éditions du Tour.

Ainsi, Luis Ocaña perdit le Tour 1971 dans la descente de Menté, Roger Rivière abandonna celui de 1960 après sa chute dans la pente de Perjuret, et Eugène Christophe vit s’envoler la victoire du Tour 1913 en brisant sa fourche dans la descente du Tourmalet — incident qui lui valut un arrêt forcé d’une heure et demie dans la forge de Sainte-Marie-de-Campan.

Sur les 112 éditions de la Grande Boucle, deux drames exceptionnels furent marqués par la mort, tapie au détour d’un virage. En 1967, Tom Simpson s’effondra à 1,5 km du sommet du Mont Ventoux, victime de la chaleur extrême et d’un recours inadapté à des substances de soutien. Quelques décennies plus tard, Fabio Casartelli, jeune coureur italien, trouva la mort dans la descente de Portet-d’Aspet après avoir heurté de plein fouet un plot en ciment. Il n’avait que 24 ans et 11 mois.

En fichier joint (PDF) : Mémoire des cols – 33 exploits et drames de champions

Tour de France ton histoire – 15 frères des 64 laurétas de la Grande Boucle (1903-2025) ont eux aussi pédalé sur le Tour

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La loi de l’environnement familial : un père ou un frère déjà cycliste

Affiche colorée avec un panneau stop au centre, indiquant que 15 frères de 64 lauréats du Tour de France ont également participé à la course.

Grandir dans une famille passionnée par le cyclisme constitue un terreau idéal pour susciter des vocations et encourager l’excellence dans le monde de la compétition. Comme le soulignait l’écrivain Alphonse Allais, rien n’est plus contagieux que l’exemple, surtout lorsqu’il bénéficie d’une médiatisation.

Ainsi, parmi les vainqueurs du Tour de France, près d’un sur cinq a vu son frère évoluer à un haut niveau et même participer à la Grande Boucle. Au total, vingt des champions du Monument n°1 du cyclisme ont eu des frères cyclistes professionnels ou amateurs de haut niveau, soit 31 %. Parmi eux, quinze frères de douze coureurs ayant enfilé le maillot jaune ont eux aussi disputé le Tour, ce qui représente près de 19 % des champions au maillot jaune, ou presque un cinquième de la Liste Glorieuse (vainqueurs du Tour) chère à l’emblématique Henri Desgrange, créateur de la Grande Boucle.

Parmi les frères des vainqueurs, on relève de sacrés clients :

Tableau des frères cyclistes et de leurs performances au Tour de France, incluant les détails sur leurs classements et les frères vainqueurs.
Illustration d'un tableau détaillé des 15 frères cyclistes parmi les 64 vainqueurs du Tour de France, incluant des informations pertinentes et des liens vers des articles connexes.

Dopage ton histoire – Le Porto Flip, un coup de pouce énergisant dès les années 1920

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Dans un article récent intitulé « Le dopage, il y a un siècle », publié à l’occasion de la présentation du Tour de France 2026, j’ai exploré les pratiques dopantes des années 1920.

Un lecteur attentif, Franck Biratelle — enseignant en histoire-géographie, cycliste de compétition et auteur d’une thèse sur le cyclisme en Pyrénées-Atlantiques et en Aquitaine entre 1945 et 1983 — m’a signalé une omission d’une pratique apparemment répandue dans le milieu de la petite reine : le Porto Flip (une boisson tonique composée de porto rouge, brandy, jaunes d’œufs).

Affiche colorée sur le Porto Flip, une boisson énergisante composée de porto, brandy et jaunes d'œufs, associée au dopage dans le sport.

Un mélange énigmatique et revigorant

Dans un premier temps, mes archives situant son apparition au début des années 1930, et avec des témoignages comme celui de Jean Stablinski, qui en parle comme d’une pratique courante à ses débuts en 1948, avant de l’abandonner pour son caractère indigeste. Il se souvient : ‘’J’y mettais deux jaunes d’œufs avec du porto’’, je n’indiquais pas le Porto Flip dans mon article sur le dopage en 1926

À la recherche des origines

Franck Biratelle, bien que ne disposant pas de sources précises pour 1926, évoquait pourtant des témoignages d’anciennes gloires locales recueillis lors de son DEA.

Découverte d’une référence historique

Suite à cet échange, j’ai effectué de nouvelles recherches dans mes archives et j’ai effectivement trouvé une mention intéressante. Le Porto Flip semble avoir été utilisé bien avant les années 1930, notamment dans le vestiaire de l’équipe de France de football, avant un match contre l’Italie à Milan, le 18 janvier 1920. Denis Chaumier, ancien rédacteur en chef de France Football, en parle dans son ouvrage Les Bleus, qui retrace l’histoire de l’équipe de France de 1904 à 2003. Voici l’extrait de Chaumier : « Emilien Devic, demi très apprécié, était un athlète remarquable. Il avait l’habitude de croquer du sucre en cours de match pour maintenir son énergie. Avant le match contre l’Italie, en janvier 1920, il a même été vu en train de se doper au Porto Flip (avec deux œufs). » (Les Bleus, Paris, éd. Larousse, 2004, pp 98-99)

Un extrait présentant Emilien Devic, footballeur français, avec une photographie et des informations sur ses sélections nationales.

Une pratique plus ancienne qu’il n’y paraît ?

Si les traces écrites manquent pour les années 1920, il semble bien que le Porto Flip pourrait avoir été utilisé plus tôt qu’on ne le pensait, aussi bien dans le cyclisme que dans d’autres sports.

Cette référence historique apporte un éclairage intéressant sur la pratique de cette potion énergisante.

Une capture d'écran d'un document évoquant les étapes du Porto Flip comme ergogénique dans le milieu sportif de 1920 à aujourd'hui.

Tour de France 2026 : Alpe d’Huez et Ballon d’Alsace en double, Butte Montmartre en triple

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L’organisateur, au mépris des limites physiologiques du corps, a fait sien le slogan olympique « Citius, Altius, Fortius » (plus vite, plus haut, plus fort), une injonction perverse qui, sous couvert d’excellence, légitime la course au podium à tout prix — et donc au dopage. Même si l’on sait d’expérience que c’est la lutte entre les acteurs qui potentialise la difficulté du parcours. Mais la compétition encadrée par les spectateurs pousse au dépassement…

Affiche du Tour de France 2026, indiquant 30 cols, un record de dénivelé positif de 54 450 m.

Le parcours du Tour de France 2026, dévoilé le 23 octobre dernier, confirme une tendance forte : la multiplication des ascensions difficiles, parfois répétées sur une même étape ou sur deux étapes consécutives. Les coureurs devront ainsi affronter deux arrivées à l’Alpe d’Huez — même si seule la célèbre montée des 21 virages sera au programme, la seconde étant précédée par l’exigeant col de Sarenne (1 999 m). Autre défi : le Ballon d’Alsace, gravi à deux reprises, et une dernière étape avec trois passages par la Butte Montmartre.

Cette pratique, qui consiste à faire grimper les coureurs plusieurs fois le même col, n’est pas nouvelle. Dès 1913, lors de la 11e édition du Tour, le Ballon d’Alsace était déjà au menu deux fois de suite : d’abord en fin de 12e étape (Genève-Belfort), puis au début de la 13e (Belfort-Longwy). Une particularité peu connue – ignorée même par les historiens et sites dédiés au cyclisme mais aussi par les organisateurs actuels – alors que la double ascension de 1914, elle, est bien répertoriée dans les archives. Il faudra ensuite attendre 1964 pour voir réapparaître ce procédé, avec une ascension d’envergure le Port d’Envalira (2 407 m) lors des 13e et 14e étapes.

Vue panoramique d'une route sinueuse dans une vallée montagneuse, typique des parcours de montagne du Tour de France.

Le Port d’Envalira, déjà 2 ascensions en 1964

Depuis, tous les grands cols ont eu droit à leur « double dose » :

  • Tourmalet (1974, 2010)
  • Alpe d’Huez (1979, 2013, 2026)
  • Glandon (1983)
  • Aubisque (1985)
  • Envalira (1964, 1997)
  • Croix de Fer (2015)
  • Ventoux (2021)
  • Galibier (2011, 2022)
  • Ballon d’Alsace (1913, 1914, 2026)

Cette accumulation de difficultés, qui ne concerne pas que le Tour mais aussi le Giro et la Vuelta, interroge certains acteurs de la Grande Boucle. Pourtant, l’histoire montre que l’innovation — ou la répétition — font partie de l’ADN de la course.

Infographie présentant les défis d'altitude du Tour de France 2026, mentionnant les ascensions difficiles et le nombre croissant de cols depuis 1979.

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – Tour de France : cols et côtes passés 2 fois lors d’étapes consécutives ou lors de la même étape)