Dopage – Le Captagon – un psychostimulant dope niveau – n’était pas une substance anecdotique dénuée d’impacts sur l’agressivité non maîtrisée

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[publié le 22 avril 2017]

Le milieu du rugby, de même que Bernard Laporte, en 2013, devant la commission d’enquête sénatoriale sur l’efficacité de la lutte antidopage, en minimisent à la fois les effets positifs sur la performance et négatifs sur la santé (*).

 STOP CAPTAGON

  • On nous affirme qu’il était en vente libre : c’est faux. Dès sa mise sur le marché en 1964, il fait partie du tableau C qui impose une ordonnance.
  • Qu’il était faiblement efficace : c’est faux
  • Qu’il était sans effets secondaires : c’est faux. Il appartenait à la classe des stupéfiants de 1978 à 1993, date de son retrait du marché.
  • En revanche, qu’il boostait ‘’XXL’’ l’agressivité : c’est vrai.
  • Bien que retiré du marché du médicament français, il est disponible via internet, le plus grand drugstore de la pharmacie mondiale.
  • Aujourd’hui, consommer du Captagon® pour un sportif de compétition est suicidaire dans la mesure où le contrôle antidopage détecte à coup sûr la fénétylline.

Nombre de batailles rangées du rugby entre 1964 et 1993 étaient probablement dues au Captagon®.

La fiche actualisée du Cap destinée au « Dictionnaire du dopage » doit permettre à tout un chacun de remettre ses connaissances à niveau.

(*) Voir article sur ce blog du 21 avril 2017 : Rugby – Le dopage selon… Bernard Laporte

la suite…

Rugby – Le dopage selon… Bernard Laporte

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[publié le 21 avril 2017]

Lors de la Commission d’enquête sénatoriale sur l’efficacité de la lutte contre le dopage, Bernard Laporte successivement joueur, entraîneur, secrétaire d’Etat aux Sports, manageur du RC Toulon, a été reçu au Palais du Luxembourg, le 10 avril 2013.

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Bernard Laporte lors de son audition au Sénat, le 10 avril 2013

Il ne savait pas que le Captagon® était interdit…

 Après avoir prêté serment, il a dû réponde aux questions sur le dopage formulées par le rapporteur Jean-Jacques Lozach.

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Bernard Laporte et Jean-Jacques Lozach, rapporteur de la commission d’enquête sénatoriale sur le dopage, 10 avril 2013

L’une d’elles concernait son cas personnel : « Au cours de votre parcours sportif, avez-vous été confronté à des cas de dopage ? »

Bernard Laporte : « Non, je n’ai jamais eu affaire à un partenaire ni entraîné un joueur qui se dopait. Il y a vingt-cinq ans, quand je jouais, nous prenions tous des cachets de Captagon®, sans savoir que c’était interdit. A revoir les matches, je peux dire que ce n’est pas ça qui nous rendait meilleur ! »

Comme tous les dopés du rugby des années 1970-1990, Laporte avoue qu’il prenait donc bien du Captagon® [NDLR : une amphétamine, le dopant-phare de cette époque, qui, pour Laporte, ne rendait pas meilleur !] Pour toutes les drogues de la performance, le consommateur se défend en expliquant que le produit était inefficace. Ben, voyons !!!

Il faudra qu’il se mette d’accord avec Serge Simon, son vice-président, qui dans L’Equipe, à propos des comprimés de Captagon® racontait « quand tu sais que ce sont des amphétamines, tu te dis que ce n’est pas de la gnognote. »

A-t-il consulté une seule fois la liste des substances illicites ?

 Lorsque Laporte met en avant son ignorance de la présence du ‘’Cap’’ sur la liste rouge, on a vraiment du mal à le croire. La fénétylline (Captagon®) figure en toutes lettres dans les interdictions dès 1969.  Ainsi, depuis le début de la carrière de Bernard Laporte en 1981 à l’UA Gaillac jusqu’à sa dernière licence de joueur en 1993 au CA Bordeaux-Bègles, le Captagon® est dans la nomenclature fédérale des substances prohibées. De deux choses l’une : où il n’a jamais consulté la réglementation antidopage ou il nous prend pour des billes….

POST-IT –   CAPTAGON® (fénétylline) : sur la liste rouge depuis 1969

 « Les rugbymen et les footeux des trente glorieuses (1964-1993) étaient très accros au comprimé blanc, non sécable, surnommé Cap »

 Ce stimulant du système nerveux central aux effets psychotiques puissants, commercialisé au milieu des années 1960, a rapidement pénétré les milieux sportif et étudiant. Doué de propriétés intéressantes pour accroître les performances des compétiteurs en tous genres : agressivité, confiance en soi, antalgique, antifatigue…

Appartenant dès son introduction au marché du médicament à un tableau, il n’était donc pas disponible à la vente libre (sans ordonnance). A partir de 1978, il était même passé au tableau des stupéfiants nécessitant une ordonnance tirée d’un carnet à souche. C’est pourquoi, dans tous les témoignages recueillis notamment en équipe de France de rugby de 1964 à1993, c’est le médecin lui-même – de la main à la main – qui fournissait le Captagon® aux joueurs du XV de France. Pour faciliter sa prescription, le praticien le présentait comme une vitamine inoffensive.

Depuis deux décennies, le Captagon® n’est plus disponible dans les pharmacies hexagonales mais peut toujours se commander sur internet via des pays extracommunautaires.

Sans avoir fait d’études de médecine ni de pharmacologie, il donne un avis péremptoire sur les drogues de la performance.

Depuis le début de l’année 2000, Bernard Laporte, à plusieurs reprises, a été sollicité pour s’exprimer sur le thème des substances illicites facilitant le rendement sportif.

Notons qu’il défend systématiquement les joueurs impliqués dans des affaires de contrôles positifs ; qu’il a pour idoles ou maîtres à penser des personnages très borderline tels que Lance Armstrong ou Bernard Tapie (voir Citations Bernard Laporte, en fichier joint).

Après la lecture des 39 extraits de presse rassemblés ci-après, nous vous laissons la liberté de croire ou pas à la sincérité de l’ex-secrétaire d’Etat aux Sports sous la gouvernance de Nicolas Sarkozy (président de la République) et François Fillon (Premier ministre).

POST-IT –  Les valeurs du rugby : faites votre choix !

 1 – Selon Bernard Laporte :

« Les valeurs du rugby : le courage, le partage, l’abnégation, la combativité, le respect, n’ont rien à voir avec celles du football. Quand je vois ces mecs-là se rouler par terre pour obtenir un coup franc alors même que leur adversaire ne les a pas effleurés, ça m’énerve. La simulation, la tricherie n’ont pas de place chez nous. Et l’image des footballeurs est à mille lieues de celle des rugbymen : les grosses voitures, les belles montres, l’argent qui coule à flots ne font pas partie de notre vocabulaire. » [in « Le rugby que j’aime ». – éd. Solar, 2016. – pp 80-81]

Même si c’est en contradiction avec le partage pour l’homme aux ‘’7 bouquins’’, l’égoïsme doit être une valeur cardinale : « Derrière nous, il y a nos partenaires, la ville, la région, tous ces gens qui viennent nous soutenir, match après match, que l’on gagne ou que l’on perde. Le club, c’est leur âme, leur identité. Notre devoir, c’est de leur rendre leur fierté. Leur honneur. On doit faire oublier Toulouse et Clermont. On ne doit parler que de Toulon. Il faut être égoïste : tout gagner et ne rien laisser aux autres. Pour que les gens n’aient pas envie de parler que de nous. Et parce que c’est ça. Le sport de haut niveau, c’est le seul endroit où tu peux, où tu dois, être égoïste. » [in « Le rugby que j’aime ». – éd. Solar, 2016. – p 30]

2 – Selon Mourad Boudjellal :

Le président du RC Toulon, dans son second opus ‘’Un président devrait dire ça plus souvent…’’, consacre un chapitre au thème « Des valeurs du rugby tu te moqueras » :

« Je considère qu’il existe aujourd’hui davantage de valeurs dans le football que dans le rugby où prime l’égoïsme le plus absolu. Les fameuses valeurs du rugby constituent un gros mensonge. J’y suis depuis dix ans et je les cherche encore. Dans toutes les commissions siègent des hommes corrompus moralement, qui n’ont pas la légitimité pour y être à cause de conflits d’intérêts. » [in « Un président devrait dire ça plus souvent… » éd. Robert Laffont, 2017 (p 30)]



Repères Bernard Laporte

Surnoms :

  • Bernie le dingue (par Serge Simon)
  • Le kaiser
  • Eagle IV (pour phonétiquement : ygueule fort)
  • Kaiser Soze

Né le 01 juillet 1964 – Rodez (12)

  • 1,85 m – 78 kg
  • Trois frères, une sœur
  • Epouses : Nadine (1re) ; Manon Sieraczek (2e)
  • Deux enfants (jumeaux)
  • Deux stades portent son nom : Gaillac (Tarn), Cadaujac (Gironde)
  • Plus jeune entraîneur de première division à 29 ans (SBUC)
  • Plus jeune entraîneur d’une équipe nationale : remporte le premier super grand chelem en 2002

Joueur :

–       Champion de France 1991; Finaliste Challenge Yves du Manoir 1991

Entraîneur :

–       Stade Bordelais (1993-1995)

–       Stade Français (1995-1999)

–       Equipe de France (1999-2007)

–       RC Toulon (2011-2016)

Palmarès :

  1. Bègles
  • Champion de France 1993
  1. Stade Français
  • Champion de France 1998
  • Coupe de France 1999
  1. RC Toulon
  • Champion de France 2014
  • Coupe d’Europe 2013, 2014, 2015
  1. Tournoi des 6 Nations 2002 (GC), 2004 (GC), 2006, 2007
  2. Coupe du monde 2003 (4e), 2007 (4e)

Dirigeant :

 –       Président de la FFR depuis le 3 décembre 2016

OUVRAGES BL

Fichier joint : Citations Bernard Laporte

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Dopage – Confusion entre stéroïdes anabolisants et glucocorticoïdes

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[publié le 08 avril 2017]

Depuis 1999 et la détection des glucocorticoïdes dans les contrôles antidopage, la presse mélange les deux familles de stéroïdes anabos et corticos.

Le trois-quarts néozélandais du Racing 92, Joe Rokocoko, a subi à ses dépens les effets boomerang d’une traduction erronée.

Depuis quasiment 20 ans, à plusieurs reprises, j’ai rectifié la confusion entre les deux catégories de stéroïdes aux effets distincts : ‘’bâtisseurs’’ pour les premiers et anti-inflammatoires pour les seconds.

1998 – La vie à la limite, de Sid Watkins

La première fois, c’était en 1998 pour le compte de la revue bimestrielle Sport et Vie dans laquelle j’intervenais régulièrement à la rubrique Livres. Cette fois-là, je commentais l’ouvrage écrit par le médecin de la F1 Sid Watkins paru aux éditions Solar un an plus tôt. Le traducteur y mélangeait les stéroïdes dérivés de l’hormone mâle et ceux originaires de la corticosurrénale en faisant dire à Watkins qu’il traitait la paralysie faciale de Ayrton Senna avec de la testostérone alors qu’en réalité c’était avec des corticostéroïdes.

 

vie limite

Dr JPDM

 

2000 – Tragédie à l’Everest, de Jon Krakauer

Le 10 mai 1996, le Toit du monde fut le théâtre d’une véritable hécatombe. En route vers le sommet, quatre expéditions furent prises dans une violente tempête. En vingt-quatre heurs, huit alpinistes – dont deux guides réputés – trouvèrent la mort. Envoyé spécial du magazine américain Outside, Jon Krakauer faisait partie des survivants. Salué par le magazine Time comme le meilleur document de l’année 1997, ce livre raconte la mode des expéditions commerciales du début des années 1990 amenant au sommet de l’Everest des gens plus ou moins sportifs pouvant débourser  – à l’époque – 8 000 euros.

Cet ouvrage hypercaptivant nous décrit abondamment la médicalisation de l’exploit individuel. Les seringues de corticoïdes destinées à parer toutes sortes de défaillances sont omniprésentes tout au long du récit.

Alors que l’auteur, Krakauer, nous parle de dexaméthasone (glucocorticoïde), le journaliste du Monde – Alain Giraudo – qui en fait l’analyse dans son quotidien, se plante en confondant les corticoïdes avec les anabolisants : « Jon Krakauer, nous dit Giraudo, raconte comment il s’est fait une piqûre d’un anabolisant permettant de fixer l’oxygène lors de la descente vers le col sud. Ce geste lui a permis de survivre. Il en a été de même pour presque tous les rescapés de cette hallucinante odyssée. Tous les candidats à un sommet de plus de 8 000 mètres emportent avec eux cette seringue magique. »

Quand on n’est pas pharmacologue ou médecin, on interroge un vrai spécialiste même si on exerce au journal Le Monde.

 

tragédie

Tragédie à l’Everest, éd. presses de la Cité, 1997

 

 

SV

Dr JPDM

 

 2002 – Hein Verbruggen (Ned), pseudo-expert des drogues de la performance et accessoirement président de l’UCI de 1991 à 2005

 L’homme qui a accompagné la pandémie du dopage au sein du cyclisme, n’a pas arrêté de donner son avis sur les substances dopantes alors qu’il n’y connaissait strictement rien. D’ailleurs, on retrouve cette dérive chez de nombreux présidents de fédérations nationales ou internationales. Les journalistes leur donnant la parole, notamment sur la triche biologique, dans leur réponse ils ne se privent pas de causer à tort et à travers !

Ici, ce n’est pas la confusion entre stéroïdes anabolisants et glucocorticoïdes mais notre homme –  – ancien responsable de la publicité des barres chocolatées  ‘’Mars’’ – nie la dangerosité des anti-inflammatoires stéroïdiens (corticoïdes).

 

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Dr JPDM

 

 

2004 – Rugby – Ma grammaire fait du rugby

 Dès le début du XXIe siècle, le rugby confondait les deux familles de stéroïdes. Douze ans plus tard, lors de l’affaire des corticos concernant le Racing 92, rien n’a changé. La rédaction de Rugby Mag – revue fédérale – était probablement … à la plage !

 grammaire

2004 – Tennis – Stéroïdes : les faux amis

 On est toujours dans la confusion des stéroïdes mais là c’est le tennis qui est concerné. La partie se joue entre John McEnroe et Tatum O’Neal, son ex-femme, qui n’arrivent pas à communiquer car le joueur pense anti-inflammatoire et Madame O’Neal anabolisants.

 faux amis

Rugby – Médicalisation de la performance et dopage : y-a-t-il une séparation tranchée entre les deux ?

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[publié le 6 avril 2017]

Le numéro d’avril 2017 de la revue de la fédération française de rugby (FFR) Rugby Mag, vient de sortir et toujours aucune information sur le dopage.

 

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Rugby Mag, avril 2017

 

Depuis le numéro de novembre 2016 ont été révélés l’affaire des glucocorticoïdes concernant trois joueurs du Racing 92 avec, en suivant, les contrôles positifs de deux internationaux ‘’bleus et blancs’’ à l’higénamine (un stimulant spécifié) et pour clore cette série, en février la garde à vue de deux joueurs du Top 14 pour détention de cocaïne. A cette liste, il faut ajouter un joueur australien contrôlé positif à la cocaïne qui n’a pas exécuté sa sanction et joue dans le Top 14.

De même, la star du rugby mondial Dan Carter qui, au début 2016, a publié une autobiographie dont le thème central tourne autour des 3e mi-temps : bières, cuites et gueules de bois, s’est fait prendre à un contrôle routier d’alcoolémie.

 

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Dan Carter, autobiographie d’une légende des All Blacks, édition Marabout

 

Toute cette énumération pour constater que la revue fédérale ignore copieusement le fléau numéro un du sport professionnel mais également présent dans le monde amateur cher à la nouvelle équipe dirigeante de la FFR..

Or, l’une des missions majeurs des instances fédérales est, sans relâche, d’informer, prévenir, éduquer les licenciés sur les dérives de la médicalisation de la performance, quel que soit le niveau.

Visiblement, Rugby Mag ‘’s’en tape’’ complètement !

3-singesComme les trois singes, les instances fédérales du rugby ne veulent rien entendre qui les dérange, ne rien voir qui les confonde et ne rien avouer qui les déprécie

Rugby – Alcool : Dan Carter accroc à la bière sans modération et à ses effets euphorisants, s’est fait contrôler positif à l’éthanol par la patrouille du XVIIe

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[publié le 25 mars 2017]

Contrôlé en état d’ivresse le 16 février 2017, Dan Carter – toujours accro à l’alcool – pixélise un peu plus les valeurs supposées du rugby.

L’ouvreur néo-zélandais, joueur-vedette du Racing 92, a subi un contrôle d’alcoolémie positif au volant de sa voiture. Le double champion du monde 2011-2015 a été arrêté au petit matin dans le XVIIe arrondissement, dans l’ouest de la capitale, alors qu’il roulait à vive allure. Il affichait une alcoolémie de 0,98 g/l, soit le double de la limite autorisée (0,5 g/l), de plus Carter roulait sans permis de conduire. Au lendemain de ce contrôle, il a présenté ses excuses en reconnaissant avoir commis « une monumentale erreur de jugement ».

Son autobiographie largement commentée plus loin où l’alcool est omniprésent plus ce fait divers, montrent que Carter a un problème avec les boissons euphorisantes.

Il n’est certainement pas le seul dans la planète rugby, notamment hexagonale, à avoir un tel penchant. Sans vouloir plomber l’ambiance, on doit se demander que ‘’fait la police’’ : la fédé, les patrons des clubs professionnels et amateurs, les médecins, les coachs, les psychologues, mais aussi les grandes gueules de l’ovalie spécialement Bernard Laporte et Mourad Boudjelall ?

Lorsqu’on les interroge c’est toujours « tout va bien madame la Marquise ».

Rappelons à tous que la responsabilité d’un élu, d’un dirigeant, d’un médecin, commence avec le refus de savoir.

L’une des dernières légendes des All Blacks, Dan Carter, a sorti son autobiographie en 2015 en Nouvelle-Zélande et au début de l’année suivante en France.

Dan-Carter

Autobiographie publiée en France en mars 2016

Quelques mois plus tard, cet ouvrage traduit en français, obtenait à la Soirée des Sportel Awards(*) le prix de la meilleure autobiographie sportive de l’année.

carter

L’Equipe hebdo, 05 novembre 2016, p 113

Le jury a-t-il réellement lu l’autobiographie ? C’est pas sûr !

Après avoir lu attentivement ce livre, je pense que les membres du jury lui ayant attribué l’Oscar de l’autobiographie top niveau n’ont fait que feuilleter les 282 pages. Car si, vraiment, ils avaient dévoré le bouquin, ils auraient tout de suite constaté que le ‘’héros’’ n’était pas Carter mais… l’alcool !

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RUGBY – Arrêt sur image : le match Stade Français-Racing du 24 novembre 1907

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[publié le 15 mars 2017]

A l’occasion de la fusion Racing 92 – Stade Français qui secoue le monde de l’ovalie, il est bon de rappeler que ces deux géants du rugby tricolore ont ferraillé pour le titre de Champion de France entre 1892 et 1908 : 8 titres à 3 pour le Stade Français.

En feuilletant La Vie au Grand Air, fabuleuse revue de sport illustrée, nous avons retrouvé une image d’une confrontation en cours de saison entre les deux clubs de la capitale.

C’était au Polo de Bagatelle (Paris, 16e) le 24 novembre 1907. Le Stade l’avait remporté 11-0 (3 essais)

photo rugby

La Vie au Grand Air, 1907, n° 480, 30 novembre, p 436

 

Dopage – Rugby : la cocaïne, de longue date, est un véritable produit dopant au même titre que les amphets

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[publié le 10 mars 2017]

Que le milieu sportif en général et le rugby en particulier – à chaque contrôle positif de l’un d’eux – n’ait comme défense que le mot festif à la bouche montre bien qu’avec eux le dopage n’est pas près d’être marginalisé.

La cocaïne et un vrai dopant. Lire ci-dessous les bonus attendus :

cocaine

Rugby – Des franchissements de ligne suspects

POST-IT – Les bonus attendus : effets recherchés par les sportifs.

  • Accentuer l’acuité cérébrale afin de mieux percevoir et plus vite la lecture du jeu (sports d’équipe, tennis, etc.)
  • Exalter vigilance et mémorisation
  • Stimuler l’humeur : euphorie
  • Ajuster les réflexes
  • Jouer relâché pour libérer ses coups le long des lignes (tennis)
  • Tenter des coups (tennis) ou des tirs (football, basketball) « impossibles »
  • Se sentir imbattable, invincible, pourvu de forces décuplées (sports d’équipes et individuels)
  • Franchir les barrières, les obstacles ou les parois qu’en temps normal seraient jugées hors des limites humaines (alpinisme, escalade)
  • Tous ces « avantages » sont obtenus pour une durée de 20 à 40 minutes après avoir reniflé une dose de cocaïne
  • Augmenter l’endurance sans viatique nutritionnel surajouté
  • En musculation, permet de mieux supporter les sensations douloureuses au cours des dernières répétitions des séries très intenses, ce qui aide le sportif à se dépasser. De plus, elle sensibilise les muscles à l’action du système nerveux, ce qui augmente la force (rugby, haltérophilie, sports dans lesquels la masse physique peut faire la différence…).

Le docteur Claude Olievenstein, l’un des grands spécialistes des drogues,  expliquait il y a près de 40 ans les effets favorables de la coke sur la performance :

La prise de coke est-elle compatible avec l’effort sportif de haute compétition ? 

« Bien sûr ! La cocaïne a un effet excitant et défatigant. Lorsque l’intoxication n’est pas dans sa phase avancée, elle donne des réflexes mieux ajustés. Elle procure une euphorie qui se double d’un sentiment de toute-puissance et d’invulnérabilité. Elle augmente la clairvoyance. En cela, ses effets sont assez comparables à ceux des amphétamines. J’ai été, en tennis, surpris plus d’une fois par les dilatations de pupilles… C’était visible à la télévision ! »

 STOP COCAINE

Autorisée dans l’intervalle des compétitions !!!

Compte tenu qu’elle est facilement détectable, elle est devenue un produit stimulant de l’entraînement et des contraintes de vie de la haute compétition, notamment en raison de la surdose des chocs et autres plaquages sur des années.

Autorisée par l’AMA (Agence mondiale antidopage) dans l’intervalle des compétitions, elle booste les charges d’entraînement et donc le résultat des matches.

Plusieurs joueurs du Top 14 ont eu récemment maille à partie avec la cocaïne, un stimulant souvent plus efficace que les amphétamines. Rappelons que l’AMA distingue des substances interdites seulement en compétition et les autorisent pendant l’entraînement. La cocaïne appartient à cette catégorie et peut être consommée en toute liberté du lundi au samedi si, bien sûr les matches ont lieu le dimanche.

Une règle absurde qui pousse à nous interroger sur la véritable qualification des experts du Comité liste de l’Agence antidopage.

La permission de se doper à la cocaïne à l’entraînement existe depuis 2002-2003 et la main mise de l’AMA sur l’antidopage planétaire

Il y a 14 ans, Pieter De Villiers, un international français d’origine sud-africaine, lors d’un contrôle inopiné au centre de musculation du Stade Français à l’Aquaboulevard, avait été testé positif à la cocaïne et à l’ecstasy (métamphétamine). Il n’avait pas été sanctionné au prétexte que les substances en tant que stimulants n’étaient pas prohibées en dehors de la compétition. Rien n’a donc changé depuis 14 ans dans le petit monde des instances sportives fédérales et antidopage. Aujourd’hui, je n’ai pas besoin de réécrire un article, j’avais dans Sud-Ouest Dimanche et le bimestriel Sport et Vie, ainsi que dans l’hebdomadaire Le Point au début de l’année 2003 déjà, détaillé l’absurdité de la règle libéralisant la cocaïne à l’entraînement.

Au final, on constate que l’Agence mondiale antidopage n’est pas la bonne structure pour lutter efficacement contre le dopage en laissant les sportifs se sublimer pendant les entraînements (certains en ont trois par jour) pour booster leurs performances en compétition.

Merci l’AMA.

POST-IT – Drogue ou dopant ?

Le quotidien L’Equipe a mis 32 ans pour comprendre que la cocaïne dans le sport pouvait être un dopant efficace. Le 21 novembre 1985, deux collaborateurs de la rubrique tennis écrivent sur la cocaïne une page entière titrée « Blanc comme neige ? » et, pour bien montrer dans quel camp ils sont alors qu’ils n’ont aucune légitimité pour donner un avis sur la substance, leurs textes se déclinent sous la manchette : « Dossier drogue ».

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L’Equipe,  21 novembre 1985

J’apparais dans un encadré alors qu’aucun des deux plumitifs ne m’a jamais contacté directement. A l’époque, dans les médias, je mettais en garde le milieu sportif dans son ensemble que la cocaïne n’était pas qu’une drogue sociale, récréative ou festive mais aussi un vrai produit dopant. D’ailleurs, elle avait commencé ‘’sa carrière’’ au XVe siècle en tant que soutien de l’effort physique. Par un effet pendulaire dont les journalistes ont le secret, dans L’Equipe du 28 février 2017, ils se sont mis à trois pour titrer leur papier « Il est urgent d’agir » en admettant en chœur que « l’usage [de cocaïne] peut être récréatif mais son action dopante est réelle. »

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L’Equipe, 21 novembre 1985

LES FLOPS

Sport et vie

SUD OUEST

BIB – Cocaïne et dopage (JPDM)

COCAINE ET RUGBY (depuis 2002)

Dopage – Rugby Mag, la revue fédérale, toujours aphone sur la triche biologique

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[09 mars 2017]

C’est ce qu’on appelle un silence assourdissant ou, autrement dit, une énième « valeur du rugby »

Le numéro de mars du magazine de la Fédération française de rugby vient de sortir et toujours aucun commentaire sur les affaires de dopage ayant secoué l’ovalie depuis octobre dernier (corticoïdes, higénamine, cocaïne).

Pas de mise en garde sur les dangers de ces produits ; aucune information de prévention sur les compléments alimentaires et les risques d’un contrôle antidopage positif avec toutes les conséquences psychologiques d’un tel avatar pour le joueur.

Cela fait donc six numéros de Rugby Mag – d’octobre à mars – et 324 pages sans informations sur le fléau n° 1 de la triche biologique de notre société hypermédicalisée.

En conclusion, on peut s’interroger : que font la Fédé, son président et ses médecins ?

Poser la question c’est y répondre.

RUGBY

Rugby Mag, revue fédérale, mars 2017

Dopage – Rugby Mag, la revue fédérale, joue la grande muette sur le fléau n° 1 du sport de compétition…

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[publié le 01 mars 2017]

Pas sûr que les ténors de l’ovalie soient très impliqués dans la prévention du fléau. Ces derniers risquent de se réveiller avec la « gueule de bois » !

 

rugby-mag-octobre-2017

n° 1156, octobre 2016

 

rugby-mag-novembre-2017

n° 1157, novembre 2016

 

rugby-mag-decembre-2017

n° 1158, décembre 2016

 

rugby-mag-janvier-2017

n° 1159, janvier 2017

 

rugby-mag-fev-2017

n° 1560, février 2017

Couplet minimaliste

Régulièrement, et à chaque fois qu’un joueur de rugby se fait épingler par la section prélèvement de l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage), le milieu du rugby – au quart de tour – nous chante le couplet minimaliste au choix :

–       que ce n’est pas un produit dopant,

–       que le joueur n’a pas voulu tricher,

–       que dans le rugby, il n’existe pas de dopage organisé,

–       que selon Bernard Lapasset, l’ancien président de la fédé (1991-2008) puis président de World Rugby (2008-2016) : « le dopage ne gangrène pas le rugby ».

OK ! Mais il faut le prouver car les contrôles antidopage ne sont pas un moyen très efficace de quantifier la triche. Rappelons qu’il existe depuis le début de la lutte antidopage, en 1965, des substances indécelables ; de même, l’AMA (Agence mondiale antidopage) dans son programme de surveillance, liste une quinzaine de substances dopantes non prohibées. Par ailleurs, les joueurs ont à disposition des produits borderline qui répondent à deux sur trois critères du dopage et qui sont ignorés des instances.

POST – IT  – 2017 – La compétition à 4 vitesses sous le contrôle bienveillant de l’AMA

 A l’inverse des automobiles, la plus rapide est la 1 devant la 2, la 3 et la 4

 1.  Substances indétectables : EPO génériques, transfusions autologues, etc.

2.  AUT : glucocorticoïdes, salbutamol

3. Programme de surveillance (Liste jaune) : caféine, nicotine, tramadol

4. Borderline : dopants non listés (Actovegin®, L.carnitine®, Néoton®, Viagra®, etc.)

Au final, un contrôle négatif est la preuve de rien du tout

 Lorsque le journaliste Pierre Ballester a publié « Rugby à charges. L’enquête choc », son brûlot très documenté, toutes les grandes gueules de l’Ovalie lui ont fait savoir qu’il n’était plus le bienvenu dans le milieu, on l’a même viré de la revue fédérale pour avoir osé enquêter sur les drogues de la performance consommées par les internationaux. Question subsidiaire : qui l’a poussé vers la porte (sans jeu de mots) ?

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Editions de La Martinière, mars 2015. – 293 p

Sur le même thème, L’Equipe du 26 février, a listé les affaires qui ont perturbé – le mot est faible – la saison 2016-2017 du Racing 92. Mais d’autres clubs et certains de leurs joueurs ont eu des problèmes liés à des substances prohibées, notamment le RC Toulon. Tout cela montre bien que le dopage est présent dans le rugby actuel (mais ce n’est pas nouveau, loin de là) et que le milieu fait l’autruche.

Racing 92 – saison 2016-2017, de Charybde en Scylla

Pour preuve, on a appris début octobre 2016 que trois équipiers du Racing 92 avaient été testés positifs à des corticoïdes mais ‘’couverts’’ par une AUT. En janvier, deux internationaux du même club ont été flashés avec un stimulant respiratoire, l’higénamine. Le célèbre Dan Carter, dans la nuit du 15 au 16 février, subit une contrôle d’alcoolémie dépassant quasiment du double la limite légale (0,98 g/l pour 0,50). Dans la nuit du 24 au 25 février, deux joueurs – l’un du Racing 92, l’autre du RC Toulon – sont mis en garde à vue pour détention de coke. Face à toutes ces affaires qui se sont déroulées depuis la finale du Top 14 2016 à Barcelone, j’ai voulu vérifier si dans a revue fédérale Rugby Mag on s’intéressait à la thématique du dopage et, particulièrement, à sa prévention. J’ai donc consulté les cinq numéros qui se sont succédé entre octobre (n° 1156) et février (n° 1160).

Pas un seul article, même pas un écho !!!

Pas un seul article n’est consacré au dopage ni aux affaires. Même pas un écho. Rien, nada ! Sur le total des 270 pages (5 numéros), pas une seule fois le mot dopage sauf après l’élection de Bernard Laporte à la page 13 du numéro de janvier où sont listées les premières décisions avec la nomination, en remplacement de celui qui exerçait précédemment la fonction,  d’un médecin « chargé de mission de lutte contre le dopage et les addictions ». Soit pas une seule fois, je me répète pour enfoncer le clou, le dopage n’est une préoccupation de la revue fédérale.

Au final, comme beaucoup de dirigeants et de commissions fédérales, le rugby adhère à fond à la règle du « motus et bouche cousue » qui, en clair signifie : « moins on parle de dopage, moins il y en a », c’est de la méthode Coué top niveau.

POST-IT – Rugby Mag et la prévention du dopage

 Mensuel qui au mois de février 2017 en est à son n° 1160

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Serge Simon et Bernard Laporte, tous deux en charge de la revue fédérale depuis le n° de janvier 2017

Il est dirigé par le président de la Fédération française de rugby, Bernard Laporte.

–       depuis deux numéros, figure en tête de l’ours au titre de directeur de la publication, le responsable de la revue Serge Simon, ancien rugbyman et médecin

–       parmi les intervenants, le manageur-sélectionneur de l’équipe de France, Guy Novès.

Nous avons analysé les cinq derniers numéros (270 p au total). A aucun moment, nous n’avons trouvé une information sur :

–       glucocorticoïdes et AUT

–       compléments alimentaires en général et higénamine en particulier

–       troisièmes mi-temps hyperalcoolisées

–       cocaïne

En réalité, pas un mot sur le dopage. Visiblement, ce n’est pas la priorité de la FFR. Il est quasi certain que les mis en cause vont se révolter, voire attaquer, celui qui sonne le tocsin tout en oubliant volontairement de s’intéresser à ceux qui transgressent la réglementation des molécules facilitant l’effort.

Ce comportement classique parmi les dirigeants et autres responsables politiques avait été bien stigmatisé dès la fin du XVIIIe siècle par le moraliste Nicolas de Chamfort (1741-1794) : « En France, on laisse au repos ceux qui mettent le feu, on persécute ceux qui sonnent le tocsin ».

 

Rugby : y-a-t-il une relation entre SLA et dopage ?

Par défaut
[publié le 07 février 2017]

Joost Van der Westhuizen, la star des Springboks, disparaît à 45 ans vaincu par la SLA (sclérose latérale amyotrophique)

Le dopage serait impliqué dans cette mort précoce.

Mais à ce jour, aucun scientifique n’a apporté la moindre preuve qu’il existait une liaison entre drogues de la performance et cette affection incurable. D’autres facteurs sont également suspectés : traumatismes, notamment à la tête, et pesticides-herbicides.

 

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Joost Van der Westhuizen quelques mois avant son décès

 

 Champion du monde en 1995, il était atteint depuis 2011 d’une affection neurodégénérative incurable : la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou maladie de Charcot. Des soupçons de dopage sont recensés dans les causes de cette affection plus répandue chez les sportifs que dans le reste de la population.

 

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Joost Van der Westhuizen en 1995

 

Afin d’enrichir vos connaissances sur la SLA et les interrogations qu’elle entraîne, nous vous proposons trois textes écrits ou initiés par mes soins depuis 2008.

  • Football – Ça dégage dur dans le Calcio (31 octobre 2008)
  • Sur le gazon – Cette obscure maladie qui tue les sportifs (Echo, 19 juin 2014)
  • La malédiction du Calcio : Pourquoi ? (Athena, 2014, n° 302, juin, pp 28-31)

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