Tour de France ton histoire – Henri Cornet, plus jeune vainqueur du Tour : 19 ans 11 mois, lauréat de la 2e Grande Boucle en 1904

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Selon Henri Desgrange, le patron du Tour, la deuxième édition de 1904 faillit bien être la dernière. Les violences commises contre les coureurs dans le col de la République, au‑dessus de Saint‑Étienne, ajoutées aux tricheries répétées, avaient plongé l’épreuve dans le chaos. À l’issue de l’enquête menée par les commissaires de l’UVF (Union vélocipédique française), les quatre premiers du classement furent disqualifiés : Maurice Garin, Lucien Pothier, César Garin et Hippolyte Aucouturier. Le cinquième, Henri Cornet, relégué à près de trois heures, fut alors déclaré vainqueur, devant Jean‑Baptiste Dortignacq et le Belge Aloïs Catteau.

À cette époque, fin XIXᵉ – début XXᵉ siècle, la profession de coureur cycliste était mal considérée. Pour ne pas être reconnus par leur entourage, plusieurs champions couraient sous un autre prénom ou un pseudonyme. Henri Cornet lui‑même n’était pas connu sous son nom d’état civil : Jardry.

Né à Desvres (Pas‑de‑Calais), il avait d’abord été inscrit à la mairie sous le nom de sa mère, Augustine David. Particularité étonnante : celle‑ci n’avait que quinze ans 8 mois lorsqu’elle mit au monde le futur vainqueur du Tour. Cornet fut reconnu en 1893 par son père, Jean‑Eugène‑Adolphe Jardry, et prit alors officiellement le nom d’Henri Jardry. Lorsqu’il débuta en compétition, il adopta le pseudonyme Cornet, le nom du mari de sa grand‑mère. C’est sous ce patronyme qu’il passera à la postérité.

Son surnom de Rigolo (yeux ronds, nez en trompette et caractère jovial), associé à sa victoire sur tapis vert en 1904, a conduit certains auteurs à le considérer un peu vite comme un coureur de second plan. Deux journalistes pourtant réputés, Abel Michéa et Émile Besson, écrivaient dans 100 ans de cyclisme : « Il fut rapidement oublié. On ne trouve son nom dans aucun des grands palmarès routiers. » La réalité est tout autre. Le natif du Pas‑de‑Calais a brillé dans plusieurs grandes classiques : 3ᵉ de Paris‑Roubaix en 1905, vainqueur en 1906, 3ᵉ de Bordeaux‑Paris en 1905, 2ᵉ en 1906. On peut encore citer sa 3ᵉ place au Bol d’Or 1911 (24 h sur piste) et sa 4ᵉ place à Paris‑Brest‑Paris (1 200 km non‑stop).

À la veille de la 113ᵉ édition en 2026, il reste, parmi les 64 lauréats de 1903 à 2025, le benjamin de l’histoire : le 24 juillet 1904, lorsqu’il remporte la Colossale épreuve, Henri Cornet n’a que 19 ans, 11 mois et 20 jours.

Tout savoir sur Rigolo Cornet, le lauréat le plus jeune de la Grande Boucle : 19 ans 11 mois

  • Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe depuis 1903 en 2e position.
  • Le document exclusif que nous proposons passe en revue son palmarès détaillé avec les dates attenantes.
  • Durant sa carrière pro, notamment les incidents de parcours, les blessures et les problèmes de santé .

La dernière partie du document regroupe les références précises des livres et articles qui lui sont dédiés : livres, documents, hors-séries

CHRONOLOGIE des ITEMS – Sans langue de bois, avec l’exigence de rendre compte des faits, différents aspects sont abordés :

  • Check-up (état-civil, morpho-physiologique, staff médico-technique, parcours sportif, profession d’origine et reconversion)
  • Rayon palmarès (épreuves et dates de 1901 à 1914)
  • Rayon incidents de parcours (blessures, problèmes de santé et ‘’sorties’’ de route)
  • Rayon histoires et anecdotes
  • Rayon mémoire : rue et plaque commémoratives
  • Rayon bibliothèque : pour tout savoir sur Henri Jardry (son nom d’état civil)
  • Livres, documents, hors-séries (35)
  • Articles de presse : interviews (4)

En fichier joint (PDF) : Henri Cornet – Check-up et palmarès + les différentes rubriques annoncées ci-dessus

Pour en savoir plus – BLOG JPDM – autres liens sur 19 vainqueurs du Tour de France

  1. 5e Lucien Petit-Breton (Fra), 1er en 1907 et 1908 –  En 1907 et 1908, dans la liste glorieuse d’Henri Desgrange, Lucien Petit-Breton est le 5e lauréat – publié le 28 février 2026
  2. 6e François Faber (Lux), 1er en 1909 –  En 1909, dans la liste glorieuse d’Henri Desgrange, François Faber, le Géant de Colombes, est le 6e lauréat – publié le 26 février 2026
  3. 7e  Octave Lapize (Fra) ; 1er en 1910 – Octave Lapize, au 7e rang de la liste glorieuse d’Henri Desgrange,  au cœur d’un duel d’anthologie – publié le 27 mars 2026
  4. 9Gustave Garrigou (Fra), 1er en 1911 – Coup de projecteur sur le lieu de naissance de Gustave Garrigou, un  »élégant » qui courait à l’époque des Forçats de la Route – publié le 05 décembre 2023
  5. 13e  Henri Pélissier (Fra), 1er en 1923 et 1948 – publié le 30 janvier 2023
  • 14e  Ottavio Bottecchia (Ita), 1er en 1924 – Tour de France ton histoire – Il y a un siècle, en 1924, l’Italien Ottavio Bottecchia remportait la 18e Grande Boucle. Retour sur le vainqueur de la Randonnée de juillet  1924 qui exerçait son métier de coureur cycliste à l’époque des Forçats de la Route. Dans la série des vainqueurs du Tour de France « il y a un siècle », avec ce check-up détaillé,  nous contribuons à la connaissance de  l’Italien Ottavio Bottecchia, double lauréat du Long Tour en 1924 et 1925 – publié le 05 novembre 2023
  • 15e  Lucien Buysse (Bel), 1er en 1926 – Depuis 1903, il est le 15e lauréat du Tour – publié le 15 octobre 2025
  • 24e  Gino Bartali (Ita), 1er en 1938 et 1948 – Hommage à la carrière exceptionnelle de Gino Le Pieux, le juste parmi les Nations – publié le 29 mai 2018
  • 25e  Jean Robic (Fra), 1er en 1947 – Jean Robic, dit Biquet, aux multiples autres surnoms en raison de sa taille – moins de 1,60 m – de ses gamelles retentissantes et de son caractère bien trempé – voire de cochon – a parcouru les routes du Tour de France de 1947 à 1959. Comme tous les cadors de la Grande Boucle, il a remporté la 34e édition à sa première participation. Il savait tout faire : grimper, sprinter, rouler ; il a même été champion du monde dans les sous-bois en 1947 et en 1950. Il s’est aussi essayé au demi-fond – publié le 20 octobre 2021
  • 27e  Ferdi Kubler (Sui), 1er en 1950 – Ll’Homme Cheval, pour sa dernière échappée à 97 ans a rejoint le paradis des cadors de la petite reine. Le 27e lauréat de la Grande Boucle en 1950 a, malgré la consommation d’amphétamines – viatique généralisé à son époque – atteint l’âge de 97 ans 5 mois. Aucun vainqueur du Tour n’a eu un si long parcours de vie – publié le 01 janvier 2017
  • 28e  Hugo Koblet (Sui), 1er en 1951 – Tout savoir sur  Le Pédaleur de charme, champion hors norme du début des années 1950. Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe depuis 1903 en 28e position – publié le 21 mars 2025
  • 29e  Louison Bobet (Fra), 1er en 1953, 1954, 1955 – Tout savoir sur l’homme de St-Méen-le-Grand qui, parmi les champions cyclistes tricolores, fait partie du gotha. Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe avant Jacques Anquetil et Bernard Hinault qui, tous les deux, ont remporté cinq fois  la Grande Boucle. Louison Bobet s’est contenté de trois levées – publié le 12 mars 2025
  • 30e  Roger Walkowiak (Fra), 1er en 1956 – Walko a tiré sa révérence à près de 90 ans pour rejoindre au paradis de la petite reine 35 autres vainqueurs de la Formidable Randonnée. Afin d’honorer sa mémoire à sa juste valeur, nous vous proposons la lecture de trois textes écrits par mes soins. Les deux premiers ont été publiés dans des ouvrages, le troisième inédit raconte – par les faits – sa carrière et ses à-côtés. – publié le 11 février 2017
  • 33e  Federico Bahamontes (Esp), 1er en  1959 – Tour de France ton histoire – Hommage à Federico Bahamontes qui vient d’entreprendre le 8 août sa dernière échappée au long cours. Surnommé l’Aigle de Tolède pour son aptitude à s’envoler dans les ascensions mythiques du Tour de France, il avouait d’ailleurs que son grand plaisir de cycliste, il le prenait en grimpant : « C’est là que je me fatiguais le moins… » – publié le 09 août 2023
  • 35Felice Gimondi (Ita), 1er en 1965 – Disparition de Felice Gimondi, chronologiquement le 35e lauréat de la Grande Boucle – publié le 18 août 2019
  • 37e  Roger Pingeon (Fra), 1er en 1967. Il s’est éteint le 19 mars 2017. Chiffre surprenant : il est aussi le 37e vainqueur du Tour à rejoindre les sommets éternels. Sa carrière d’une dizaine de saisons est riche d’exploits agrémentée de quelques renoncements mais surtout de réflexions afin d’optimiser ses aptitudes de cycliste  – – publié le 21 mars 2017
  • 39e  Eddy Merckx (Bel) , 1er en 1969, 1970, 1971, 1972, 1974 -Tour de France – 50e anniversaire de la 1re victoire du Cannibale. Une sommation de chiffres et d’infos jamais réunis en un seul document – publié le 30 juin 2018
  • 52e  Marco Pantani (Ita), 1er en 1998 – Hommage à Marco Pantani – publié le 05 mars 2024
  • 60e  Vincenzo Nibali (Ita), 1er en 2014 qui prend sa retraite après 18 saisons de cycliste professionnel. Pour les fans de la Grande Boucle, nous offrons un document unique sur Vincenzo Nibali, le Requin de Messines – publié le 24 décembre 2022

Dopage – Les Jeux améliorés arrivent : Las Vegas va transformer le dopage en show défiant l’éthique sportive

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Les instances du sport mondial, flanquées de leurs VRP de la presse‑lige, montent au créneau contre l’intrus qui menace l’équilibre sacro‑saint de leurs ressources financières et médiatiques. Le tout, évidemment, emballé dans le discours habituel sur « l’éthique » et « la santé ».

Comme toujours, le CIO, l’AMA et les ministres des Sports se rangent dans le camp de la vertu proclamée. Ils prédisent pour les athlètes qui participeraient à une compétition où le dopage serait encadré par des médecins (athlétisme, haltérophilie, natation) un désastre sanitaire sans aucune preuve certifiée par un consensus scientifique.

EXPERTISE JPDM sur :

Camp de l’antidopage officiel (AMA, ITA), versus dopage libéré prôné par les Jeux améliorés (Enhanced Games)

En fichier joint – Efficacité de la lutte antidopage : la grande illusion – Témoignages d’experts

    POUR EN SAVOIR PLUS sur les Enhanced Games (Jeux améliorés) – BLOG JPDM

    1. Dopage – Jeux améliorés ‘’encadrés’’  versus Jeux olympiques organisés par le CIO avec dopage légalisé par des contrôles passoires dus à une réglementation absurde. Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA – publié le 19 septembre 2025
    2. Dopage – Sarkozy, Samaranch, Laporte, des décideurs garants de l’éthique au cœur d’une supercherie monumentale, bien orchestrée : la lutte antidopage ! Comment des instances antidopage qui n’ont jamais démontré leur efficacité à limiter la médicalisation de la performance, peuvent-elles s’offusquer de l’organisation des Jeux améliorés qui, eux, ont pour objectif ‘‘d’encadrer’’ le dopage et donc d’en limiter les risques ? – publié le 10 novembre 2025
    3. Dopage – Triche récompensée (2e volet) – La grande hypocrisie du sport mondial face au dopage encadré des Jeux « améliorés ». Focus sur des athlètes qui ont été testés positifs au dopage et qui malgré ce fait de triche évident et connu des instances ou de leur pays ont été honorés du titre d’athlète de l’année ou d’une distinction similaire – publié le 12 novembre 2025
    4. Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux améliorés. Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.
    5. Dopage – Enhanced Games, les Jeux du dopage encadré, décriés au prétexte que le dopage est mauvais pour la santé et qu’il tue. Le défilé des partisans de la pensée dominante, convaincus, sur la foi des discussions au Bar des Sports, que le dopage a des effets durables négatifs sur la santé et la longévité des sportifs entraînant des séquelles irréversibles – publié le 20 décembre 2025

    Tour de France 2026 – Dès 19 ans 9 mois, Paul Seixas veut s’illustrer pour sa première participation sur la prochaine Grande Boucle

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    Ce choix est-il le résultat d’une concertation avec des scientifiques de l’effort physique ou, plus simplement, de l’intérêt marketing de Décathlon afin de profiter au maximum des retombées médiatiques dues à l’engouement du public pour le prodige français natif de Lyon ?

    On met régulièrement en avant son âge – 19 ans 7 mois – et ses victoires 2026 : Tour du Pays Basque et Flèche Wallonne pour rejeter tout risque de débuter le Tour de France, l’épreuve-monument la plus dure au monde.

    Nous avons voulu vérifier si un début dans le Tour entre 17 et 20 ans impactait la suite de la carrière d’un coureur pas encore mature physiologiquement. Pour cela, nous avons listé la suite du palmarès des jeunes coureurs ayant débuté entre 17 et 20 ans et terminé l’épreuve de juillet.

    Bernard Hinault, triple lauréat du Tour de 1978 à 1985, 11e plus jeune vainqueur à 23 ans 8 mois 9 jours en 1978

    • « S’il veut montrer qu’il est le plus fort, il risque de prendre un gros revers, c’est comme au tennis, il ne faut pas se rater. »
    • « Il est Français, il ne faut pas l’oublier, il aura tout le public pour le stimuler, pour qu’il gagne le Tour parce qu’il ne peut pas se permettre de venir pour faire 5e ou 6e, par rapport à tout ce qu’il a fait. »
    • « Le Tour de France, ce n’est pas les vacances »
    • « Il grimpe, il roule, il fait ce qu’il faut. Après, on verra le résultat quand il aura fini le Tour, si c’est lui qui avait raison, ou si c’est moi. »
    • « Il n’a jamais fait une course de plus de huit jours, donc il reste quinze jours supplémentaires à tenir. C’est un monument, le Tour de France, ce n’est pas une partie de rigolade. »
    • « Quand on a 19 ans et qu’on y va, on a l’impression que ce sont les vacances, mais ce ne sont pas les vacances ». Pour sa première participation au départ du Tour de France en 1978, Bernard Hinault avait 23 ans et 7 mois et 18 jours, soit quatre ans de plus de Paul Seixas. [franceinfo.fr, Ici Armorique, 04.05.2026]

    Cyrille Guimard, dit Le Druide (en tant que directeur sportif a remporté 6 Tours de France avec Lucien Van Impe, Laurent Fignon et Bernard Hinaul)

    « Il lui manque 20 ou 30 watts »Les temps ont changé faisant souffler le vent du jeunisme sur le cyclisme. Paul Seixas n’a pas encore 20 ans et démontre des qualités de résistance hors norme. Le Lyonnais vise le meilleur classement possible et se projette naturellement sur un duel avec le quadruple vainqueur slovène. Il lui manque encore 20 ou 30 watts pour rivaliser avec Pogacar. Il a une marge de progression, c’est évident. Même Pogacar a progressé l’an dernier … Mais, est-ce utile d’aller maintenant sur le Tour ? La pression sera forte. Comment va-t-il gérer cette starisation ? À cet âge-là, on est fragile. S’aligner sur la Vuelta aurait été, selon moi, plus judicieux. Mais c’est une bonne nouvelle pour le Tour, c’est bien pour ASO. Pour son équipe, c’est autre chose, elle a toujours raté le Tour depuis 30 ans ! Paul Seixas sera porté par le public, qui attend une victoire française dans le Tour depuis 41 ans et le cinquième succès de Bernard Hinault. C’est une lourde responsabilité, prématurée tant que Pogacar et Vingegaard évoluent au niveau qu’on leur connaît. C’est une aubaine pour l’équipe UAE, la présence de Seixas. Elle va pouvoir dérouler son plan et permettre à Pogacar d’aller chercher un cinquième Tour. On a vu sur le Tour de Romandie, même sur une jambe, il gagne quatre étapes et le général. » [Ouest-France (propos recueillis par Vincent Côté), 06.05.2026]

    Signalons que Jacques Anquetil, âgé de 19 ans 9 mois, remporte en 1953 son 1er Grand Prix des Nations (140 km en contre la montre) en mettant le second à plus de 6 minutes et les autres spécialistes encore plus loin. Le lendemain de cet exploit XXL, le 28 septembre, Le Figaro titre : « Le cyclisme français a son Coppi ». Aujourd’hui, on pourrait faire le buzz en annonçant à propos de Seixas : « Le cyclisme français a trouvé le successeur de Hinault ». La différence énorme, c’est qu’Anquetil malgré des performances à répétition va attendre d’avoir 23 ans 6 mois – soit 4 ans – pour débuter dans le Tour 1957 et le remporter à sa première participation. Ajoutons que la carrière du Normand durera 16 saisons.Jacques Anquetil

    En fichiers joints (PDF)

    • TDF – Les benjamins du Tour ayant moins de 20 ans au départ de leur première participation. Liste non exhaustive
    • TDF – La liste glorieuse des plus jeunes vainqueurs du Tour de France

    POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG JPDM – Autres liens à consulter sur ‘’Le plus jeune lauréat du Tour »

    • Tour de France ton histoire – Tadej Pogacar est bien le plus jeune lauréat de la liste glorieuse – La preuve par cette contre-enquête inédite – publié le 02.10.2020
    • Tour de France – Paul Seixas doit-il le courir dès 2026 ou viser plutôt Giro ou Vuelta ? Compte tenu de son éclosion ultra accélérée au sein du World Tour et de son jeune âge (19 ans 7 mois aujourd’hui), la sagesse devrait lui conseiller de ne pas brûler les étapes – publié le 30 avril 2026

    Ethique – Le double jeu des médecins de l’antidopage au dopage… sans état d’âme !

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    Décryptage – Le basculement de la prévention à la transgression

    Le médecin du sport par définition se doit de protéger la santé des athlètes tout en garantissant l’équité face à la compétition. Or, l’histoire du sport professionnel montre que la frontière entre optimisation de la performance et dopage est souvent franchie. Et que des praticiens actifs dans l’antidopage pendant des années vont basculer dans l’accompagnement des soins illicites à leurs patients sportifs.

    Des piliers de l’antidopage vont devenir des médecins miracles très recherchés grâce à leurs protocoles de dopage high tech. Dans cette confrérie de la seringue, on trouve des stars de la dope, en particulier Francesco Conconi, initiateur et propagandiste du dopage à l’EPO et à la transfusion sanguine.

    Parallèlement, il était chargé (sans jeu de mots) de mettre au point une technique analytique afin de détecter l’EPO. Il a reçu de fortes subventions pour, au final, ne rien trouver en racontant pendant des années – tous les six mois – qu’il était sur le point d’aboutir.

    Le médecin allemand Joseph Keul était au cœur d’un système de dopage organisé sous sa direction à l’université de Fribourg-en-Briseau.

    Un troisième gros poisson du dopage, le Russe, Grigory Rodchenkov, était à la fois le patron des laboratoires de Moscou et de Sotchi accrédité par l’Agence mondiale antidopage (AMA) de 2005 à 2015 alors que dans le même temps, il avait mis au point un système sophistiqué pour remplacer les urines de ses compatriotes dopés par des urines propres de complices.

    Pour nous, la raison principale du basculement est due à l’hostilité de l’ensemble du milieu sportif (Fédérations, dirigeants, organisateurs, sponsors, staffs médico-sportifs des fédérations et/ou des clubs, sportifs eux-mêmes le plus souvent véhéments, en vérité par l’ensemble des composants du milieu ) envers les médecins de l’antidopage, notamment ceux qui sont mandatés et assermentés pour effectuer le recueil des prélèvements urinaires et sanguins.

    Alors qu’au contraire  les médecins dopeurs sont adulés et recherchés par la majorité des sportifs de haut niveau, les surnoms attribués à ces stars de la pastoche en témoignent : Dr Légende, Dr Miracle, le Mythe, Le Mage, El Importante…

    En vérité, c’est beaucoup plus valorisant et glorieux d’être admis à la table du champion, invité à son mariage ou sollicité pour être le parrain du fiston, que d’être voué aux gémonies par le sportif contrôlé positif.

    Roger Bastide, un immense journaliste de sport (il en existe !), tout à tour collaborateur de L’Equipe au début des années 1950 puis au Miroir des Sports et au Parisien Libéré (1951-1981), avait bien analysé le comportement du milieu de la compétition envers les gardiens de l’éthique : « Les médecins contrôleurs sentent, autour d’eux, une réserve quand ce n’est pas une hostilité à peine déguisée. Ils sont accueillis sans chaleur, c’est le moins que l’on puisse dire, par les coureurs, les directeurs sportifs et même les organisateurs. » [Cyclisme Magazine, 1972, n° 48, 18 mai, p 28]

    Le Dr Jean-Paul Fanen, médecin fédéral de cyclisme au comité d’Aquitaine au début des années 1970, raconte que l’hostilité aux contrôles et à ceux qui les effectuent entraîne des actes violents à leur encontre. C’est dans l’hebdo Le Point qu’il s’exprime pour dénoncer les faits suivants : « J’ai autre chose à faire que de m’occuper de délinquance. En août 1971, j’ai été poursuivi en voiture par des coureurs furieux. En octobre 1972, un directeur sportif a soudoyé une bande de voyous pour m’agresser. J’ai eu une vertèbre et deux côtes cassées. » [Le Point, 22.11.1976]

    C’est peut être un cas extrême mais moi-même j’ai reçu des menaces de mort téléphoniques, ma voiture a été cabossée volontairement pendant que j’étais occupé à donner une conférence sur le dopage en banlieue parisienne. Le docteur Gérard Porte, médecin sur le Tour de France de 1976 à 2010, pour sa part, se range dans une catégorie plus qu’étonnante mais aussi significative quant à son ‘’empathie’’ à l’encontre des ‘’pestiférés’’ de l’antidopage. Fréquentant les pelotons par amour du vélo, il ne cherchait pas à dissimuler aux coureurs les risques liés aux cocktails ainsi qu’au surdosage qu’à les dissuader de les utiliser. Sa philosophie de la médecine ? : « Nous, nous sommes les médecins de la course : nous sommes là pour assurer les soins des coureurs. Et puis il y a d’autres médecins sur la course pour faire les contrôles antidoping. Ces gens- là on ne les connaît pas et on ne veut pas les connaître… » |Tonus, 11.07.1980, n° 493]

    Dernier témoin, Bernard Hinault dit Le Blaireau, au palmarès le plus riche du cyclisme tricolore, qui ne fait pas semblant de ne pas aimer ceux qui assument la mission délicate d’effectuer des tests urinaires : « Il faut savoir faire confiance aux médecins. Pour moi, ceux du CHU de Nantes. A partir de là, il ne peut y avoir de problèmes. Ils savent ce qu’est un corps humain, peut-être mieux que ceux qui font les contrôles et, surtout, ils connaissent toutes ses réactions face aux efforts sportifs. »  [Lui, 1983, n° 234, juillet, p 24]

    Globalement, toute la chaîne antidopage est perçue par l’ensemble des acteurs de la performance comme un obstacle à se soigner, euphémisme signifiant en clair à se doper. A ce sujet, rappelons le commentaire de Lance Armstrong à l’adresse du patron de l’AFLD Pierre Bordry. Tant que le laboratoire ne détectait aucun produit dopant dans les urines de l’Américain, le labo était considéré comme le meilleur centre analytique du monde. Dès que les analyses du Tour 1999 effectuées a posteriori dans le cadre d’un travail destiné à améliorer la détection d’ l’EPO, ont décelé qu’Armstrong avait utilisé la fameuse hormone, le laboratoire français de Châtenay-Malabry est devenu aux yeux du boss du peloton, le plus tocard de la planète.

    En dehors d’être les mal-aimés du sport de compétition, les tenants de l’antidopage sont sous la pression malsaine des acteurs du monde professionnel qui se croient intouchables et veulent imposer leurs vues en entravant la régularité des contrôles  antidopage.

    C’est Jean-Pierre Verdy (JPV), directeur du département des contrôles de l’Agence français de lutte antidopage (AFLD) de 2006 à 2015 qui en témoigne dans son ouvrage « Dopage. Ma guerre contre les tricheurs » (éd. Arthaud, 2021).

    • Cyclisme – Le cas emblématique de Lance Armstrong

    L’Américain, après avoir ‘’résisté’’ à un cancer des testicules, remporté 7 Tours de France, prend sa retraite pendant 3 ans (2006-2008), mais décide de faire son come-back sur la Grande Boucle 2009. Une erreur majuscule !La suspicion du dopage le poursuit depuis 1999. Au printemps 2009, l’AFLD décide d’organiser un contrôle antidopage au domicile de location dans les Alpes-Maritimes où s’entraîne le coureur.

    Alors qu’après la notification du préleveur, il doit rester sous son contrôle visuel, L.A. va entraver le contrôle en prétextant prendre une douche tout en laissant à la porte  de l’habitation pendant plus de 20 minutes le médecin contrôleur.

    JPV décrit la suite rapportée par le médecin contrôleur Olivier Grondin : « Là, il jette un œil dans la cabine de douche, qui se trouve être complètement sèche. Armstrong n’a donc pas pris de douche comme il l’a prétexté. En revenant dans la pièce, Grondin constate que le coureur est au téléphone, avec semble-t-il le président de l’Union cycliste internationale, pour vérifier si ce contrôle est légal. Quel autre sportif peut se permettre d’appeler en direct, au moment d’un contrôle, le président de sa fédération internationale ? Pour que celui-ci prenne le temps de lui expliquer le cadre légal de la procédure ! Bravache, Armstrong lance à Grondin que les analyses seront négatives … Bien sûr, elles le seront. En revanche, le contrôle ne s’est pas du tout déroulé en conformité avec la procédure. Le préleveur a donc produit un rapport circonstancié de la manière dont s’est réalisé le contrôle inopiné du septuple vainqueur du Tour de France. À la suite de quoi, normalement, Lance Armstrong aurait dû être sanctionné. Curieusement, il n’en sera rien … Aujourd’hui encore, je ne sais toujours pas pourquoi. Car un refus de se soumettre à un contrôle équivaut à un contrôle positif. En toute logique, l’Union cycliste internationale devait suspendre le coureur. Au lieu de quoi, son président Pat McQuaid va monter au créneau pour défendre son protégé. De son côté, Armstrong a déclaré dans la presse: « Je trouve incroyable d’avoir été testé 24 fois sans incident et que le premier test fait en France donne lieu à d’outrageuses accusations … C’est un autre exemple de la conduite inappropriée des organisations françaises antidopage. Je suis désolé qu’elles soient déçues, que tous les contrôles soient négatifs, mais je n’utilise pas de produits ou substances interdites. » [NDLR : on connaît la suite et ses aveux en direct à la TV américaine]

    Au lendemain de cette affaire, nous avons reçu à l’Agence des lettres d’insultes du monde entier. On nous accusait de harcèlement à l’encontre de ce magnifique champion. » (pp 108-109)

    Armstrong le tricheur absolu est défendu par des pseudos-supporters qui prennent pour cible les tenants de la lutte antidopage. Ce n’est pas nouveau mais cela confirme qu’au jeu du gendarme et du voleur, il vaut mieux appartenir à la catégorie de ceux qui fonctionnent en dehors des clous.

    • Football : en tête des mauvais coucheurs
    • Le Dr Marc Germain, directeur médical de la FFF de 2010 à 2014

    JPV : « Le 20 septembre 2010, un nouveau médecin s’est présenté à l’Agence. Il venait d’être nommé directeur médical à la Fédération française de football et nous avions rendez-vous pour une prise de contact. Nous avons discuté dans mon bureau en présence de mes adjointes Maud Ehrlich et Sylvie Montalibet. Le docteur a commencé par s’étonner du nombre de contrôles dans le football. Il les jugeait trop importants ! Je lui ai expliqué que nous avions mis en place, conformément aux textes de loi, un plan annuel des contrôles validé par le collège de l’Agence française de lutte contre le dopage. Et ce plan prévoyait un nombre de sportifs identique pour tous les sports collectifs. Il s’est alors emporté, prétextant qu’aucun footballeur n’avait jamais été contrôlé positif à l’EPO. En conséquence, il nous fallait arrêter d’embêter les footballeurs pour nous concentrer sur des sports de tricheurs – dont il s’est empressé de nous citer les noms … Sidéré, j’ai néanmoins gardé mon calme pour lui répondre qu’il en était hors de question. Une politique avait été définie par le collège de l’Agence et de toute manière, ce serait injuste vis-à-vis des autres disciplines. Chaque sport devait être traité de la même manière et avec équité. Le docteur s’est alors mis à hurler devant mes collaboratrices : « Mais qui vous êtes ?» Je lui ai rappelé ma fonction de « responsable national des contrôles antidopage». Il m’a alors lancé : « Que représentez-vous vis-à-vis de nous? Qui êtes-vous par rapport à nous ? » Puis il a quitté mon bureau en criant « Il se prend pour qui ? »

    C’était la première fois qu’un responsable médical d’une fédération venait dans mon bureau pour me mettre ce que je ressentais comme de la pression. Avec nous, il était plutôt mal tombé : un mois après, je doublais le volume des contrôles sur le foot. » (pp 77-78)

    • Didier Deschamps (alors coach de l’OM de 2009 à 2012)

    JPV : « Le comportement du médecin (Dr Marc Germain) concerné traduisait en tout cas une forme de sentiment d’impunité du monde du football. Par exemple, lors d’un match Lyon-Marseille le dimanche 8 mai 2011, deux médecins avaient été dépêchés au stade de Gerland pour effectuer des contrôles sur des joueurs après la rencontre. Le docteur Philippe Radoszycki a relaté par courrier à l’Agence un incident avec le coach de l’OM. Sans y être invité, Didier Deschamps est entré dans le local réservé aux préleveurs. Il a expliqué aux médecins que le club avait déjà eu la visite d’un préleveur le vendredi et que huit joueurs de son équipe avaient déjà été contrôlés. « Il me dit que je devrais être au courant de ce contrôle, raconte le médecin. Il précise que l’ AFLD et ses préleveurs ont de la crème fraîche au lieu du cerveau. Je me permets de répondre que l’activité de préleveurs ne se résume pas aux prélèvements mais que chacun de nous a une activité professionnelle. Je précise que le lundi 9 mai (soit le lendemain), je réaliserai des autopsies à Lyon d’ordre judiciaire. [ … ] Il me confirme que l’AFLD et ses préleveurs sont incompétents. » Didier Deschamps ignore que l’on peut être contrôlé plusieurs fois, que c’est le lot des coureurs du Tour de France par exemple. Mais il se permet de mettre en cause des médecins qui viennent prélever des joueurs le soir, après une longue journée de travail à leur cabinet. Ses interventions nous montraient que certains acteurs de ce sport se croient en marge des autres, avec sa culture propre, avec laquelle il allait nous être difficile de composer. » (pp 78-79)

    Avec les moyens financiers considérables de l’AMA, de l’ITA, du TAS, de l’AFLD et de ses antennes, les dirigeants ne sont plus des médecins du sport. Ce sont désormais des juristes, des avocats, des pharmaciens issus de l’industrie. Ils ne peuvent pas devenir des « dopeurs » pour deux raisons simples :

    • ils ne maîtrisent pas les protocoles sophistiqués utilisés sur le terrain ;
    • ils ne sont pas connus ni intégrés dans les réseaux des sportifs.

    En revanche, leur fonction leur permet de voyager à travers le monde, d’assister à des congrès sous les tropiques, de séjourner dans des palaces… et d’être très confortablement rémunérés.

    POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG JPDM – Autres liens sur les dérives des médecins du sport impliqués dans des affaire de dopage

    Antidopage – Certains médecins impliqués dans la lutte nient l’efficacité des médocs de la performance … alors que d’autres qui ont suivi le même cursus universitaire démontrent que la dope ça marche ! Il y quelques jours, nous avons publié un texte opposant Jacques Anquetil et Laurent Fignon sur la réalité de l’impact des stimulants dans le palmarès des Géants de la route. Mais quels sont les propres arguments des médecins défenseurs de l’équité sportive, face à la réalité du dopage? Les radars des laboratoires analytiques étant peu sensibles, les toubibs – pour dissuader prônent à la fois l’inefficacité et la dangerosité … sans preuve scientifique. Décryptage – publié le 31 mai 2021

    Antidopage – Certains médecins impliqués dans la lutte nient l’efficacité des médocs de la performance … alors que d’autres qui ont suivi le même cursus universitaire démontrent que la dope ça marche ! Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagederhondenard.com)

    Dopage – La triche biologique est efficace – Un énième témoignage s’ajoute aux expertises scientifiques validées ! Un skieur de fond constate qu’il obtient 30 secondes de bénef sur 30 minutes de course, soit un gain des de 1,7%. C’est suffisant pour grimper dans la hiérarchie ! Or, par un effet pendulaire, pendant de nombreuses années, les tenants de l’antidopage ont nié mordicus la moindre efficacité aux substances illicites alors qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui croient encore à cette fable – publié le 28 février 2022

    Tour de France ton histoire – La liste noire des « préparateurs » du peloton soupçonnés de soins illicites. Pour la grande majorité, rattrapés par la justice. Pour être médecin ou préparateur-star du peloton, il n’est pas indispensable d’avoir fait des études de médecine de haut niveau. Il suffit de s’y connaître en médocs de la performance et d’avoir la réputation d’éviter à ses adeptes les tests positifs – publié le 29 juin 2025

    Tennis – Loïs Boisson – Un parcours accidenté depuis Roland-Garros 2025

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    Un avant-bras qui lui pose problème

    Photo Sipa/Javier Garcia

    • Face à une blessure, le corps parle en premier avant le cerveau, il ne négocie pas. La douleur n’est qu’une alarme : derrière, ce sont des tendons qui souffrent. Et un corps humain, ce n’est pas un aspirateur qu’on remet en route d’un clic.
    • La blessure par suractivité n’est pas une fatalité mais une sanction.

    TWEETS JPDM sur X, le 02 mai 2026

    • Loïs Boisson, n° 1 française, après plus de 6 mois d’arrêt complet, fait son retour au WTA 1000 de Madrid. Battue lourdement au 1er tour par P. Stearns (6-1/6-2). Avec dépit elle avoue : « forcément je n’avais pas anticipé ça ».
    • Pour Loïs Boisson, sa blessure de l’avant-bras porte le nom de ‘’syndrome du croisement’’. Une tendinite fréquente liée au frottement entre les tendons extenseurs du poignet. Cette lésion est due à des mouvements répétitifs du poignet (revers, lift) associé à une surcharge de matchs.
    • La date d’apparition de la douleur est inconnue. En revanche, on sait qu’elle est la cause de son abandon au 3e tour du WTA 1000 de Pékin le 29.05.2025. Dans un problème microtraumatique de surutilisation, plus on attend pour mettre le bras au repos et déterminer la cause, plus la blessure s’aggrave.
    • Le corps est un partenaire non un adversaire ! Il parle en live ! en ne l’écoutant pas la blessure s’intensifie et va entraver de longs mois la carrière. Loïs, alors qu’elle participe à son 1er match de reprise le 21.04 avoue n’avoir repris sur un court que depuis peu, début mars.
    • Après le 1er tour de Madrid, Boisson affirme « physiquement tout va bien » – alors qu’elle se tient le bras plusieurs fois – et pensait devoir « enchaîner le plus de tournois possibles avant Paris ». 4 jours plus tard elle zappe l’Espagne et ne reprendra que le 05/06 à Rome.
    • Peu probable qu’elle soit prête pour passer plus d’un tour à Roland-Garros ! Près de 7 mois d’arrêt, un entraînement raccourci de quelques semaines, une reprise en compétition accélérée sur une lésion tendineuse de l’avant-bras, tous ces éléments vont déboucher sur une récidive.
    • Roland-Garros débute dans 3 semaines. Un délai ultracourt pour reconstruire une musculature capable d’encaisser l’intensité des matchs, surtout après une blessure au bras. Une rééducation réussie ne suffit pas, le crash-test d’un tournoi change tout.
    • Tous les athlètes veulent rattraper le temps perdu. Après une longue absence, le corps a besoin de progression, pas de surcharge. Les tensions s’accumulent, les compensations musculaires apparaissent, c’est la rechute assurée. Loïs doit renforcer son bras affaibli par le repos prolongé.

    Dopage – Afin d’échapper aux sanctions, les fluides corporels – notamment sexuels – grimpent au hit-parade des excuses plus ou moins fumeuses

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    Décryptage avec le concours du journaliste scientifique Philippe Lambert

    Article publié dans la revue Athena n° 376, mars-avril, 2026, pp 35-37

    Pour en savoir plus – Blog JPDM – Autres liens sur les contaminations sexuelles

    Dopage –  Contamination passive : une cause reconnue de contrôle positif. Un échange de fluides corporels comme dans le cas de LVP a été admis comme une défense recevable devant les instances antidopage. La Québécoise Laurence Vincent Lapointe, huit fois championne du monde en canoë, a réussi à démontrer qu’elle n’avait pas agi de façon intentionnelle. – publié le 30 janvier 2020 Dopage – Contamination passive : une cause reconnue de contrôle positif – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Punchline –  Analyses capillaires ou l’arme absolue. Grâce à l’étude moléculaire des cheveux on peut remonter dans le temps et détecter un dopage cumulé sur un an. – publié le 31 janvier 2020 – Punchline – Dopage : analyses capillaires ou l’arme absolue – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Dopage – Laurence Vincent Lapointe blanchie par ses cheveux – Une analyse moléculaire à la fois de ses cheveux et de ceux de son conjoint de l’époque a démontré qu’elle avait été contaminée par ce dernier à l’occasion d’une ’’transmission de fluides corporels’’ – publié le 31 janvier 2020 – Dopage – Laurence Vincent Lapointe blanchie par ses cheveux… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Dopage ton histoire – Contamination passive à la viande une défense devenue aussi classique que ‘’payante’’. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), en acceptant l’excuse de l’athlète américain Jarrion Lawson contaminé par un steak à la trenbolone – un stéroïde anabolisant à usage vétérinaire – et en prenant la décision de le blanchir, fait de cette sanction une jurisprudence lourde de conséquence à l’encontre de la crédibilité de la lutte antidopage – publié le 10 mars 2020 – Dopage – Contamination passive : une cause reconnue de contrôle positif – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Dopage ton histoire – Contaminations passives : le sexe au rapport. Dans certains cas, l’analyse capillaire peut vendre la mèche. A la suite du contrôle positif le 13 février dernier de la boxeuse américaine Virginia Fuchs blanchie par l’Agence antidopage américaine (Usada), semble pour le moins abracadabrantesque – publié le 20 juin 2020

    Dopage – L’ostarine, un anabolisant mimant les effets ergogéniques des stéroïdes androgènes sans leurs conséquences négatives, est en passe de devenir la star des éprouvettes. Les cas se multiplient. Le dernier en date concerne la fleurettiste tricolore Ysaora Thibus, âgée de 32 ans, vice-championne olympique par équipe à Tokyo en 2021 – publié le 14 février 2024 https://dopagedemondenard.com/2024/02/14/dopage-lostarine-un-anabolisant-mimant-les-effets-ergogeniques-des-steroides-androgenes-sans-leurs-consequences-negatives-est-en-passe-de-devenir-la-star-des-eprouvettes/

    Dopage – Afin d’échapper aux sanctions, les fluides corporels grimpent au hit-parade des excuses plus ou moins fumeuses. Sauf que dans certains cas, c’est la vérité…vraie ! Décryptage. La curleuse canadienne Briane Harris vient d’être blanchie par le Tribunal arbitral du sport (TAS) d’accusation de dopage – publié le 11 février 2025 -https://dopagedemondenard.com/2025/02/11/dopage-afin-dechapper-aux-sanctions-les-fluides-corporels-grimpent-au-hit-parade-des-excuses-plus-ou-moins-fumeuses/

    Tour de France – Paul Seixas doit-il le courir dès 2026 ou viser plutôt Giro ou Vuelta ?

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    Compte tenu de son éclosion ultra accélérée au sein du World Tour et de son jeune âge (19 ans 7 mois aujourd’hui), la sagesse devrait lui conseiller de ne pas brûler les étapes…

    Le 4 juillet 2026, au départ de la Grande Boucle à Barcelone, le prodige de l’équipe Decathlon n’aura que 19 ans et 9 mois. Face à l’engouement populaire, une question cruciale se pose : à cet âge, le corps et l’esprit sont-ils réellement armés pour le plus grand défi cycliste du monde ?

    Si les « piliers » des réseaux sociaux poussent pour une participation immédiate, portés par les performances hors-normes du Lyonnais cette saison, leur enthousiasme manque de recul scientifique. Jusqu’ici, Seixas a brillé sur des formats courts (une semaine) ou des classiques. Or, le Tour de France représente trois semaines de paroxysme physique, une exposition médiatique totale et une confrontation « XXL » face à des ogres comme Tadej Pogačar ou Jonas Vingegaard.

    L’histoire nous rappelle que les plus grands (Anquetil, Merckx, Hinault, Fignon, Pogačar) ont souvent gagné dès leur première participation. Cependant, en 2026, Seixas ferait face à une concurrence déjà installée et à sa pleine maturité, rendant l’exploit d’une victoire immédiate statistiquement improbable.

    L’analyse des records de précocité appelle à la nuance :

    • Giro : Fausto Coppi l’emporte en 1940 à 20 ans et 8 mois, mais dans un contexte national et en tant qu’équipier de Bartali.
    • Vuelta : Angelino Soler s’impose en 1961 à 21 ans et 5 mois.
    • Tour de France : Le Top 10 des plus jeunes vainqueurs montre une constante : l’âge de la victoire oscille généralement entre 22 ans (Pogačar) et 23 ans et demi (Ullrich).

    (*)  Surlignés en jaune : les vainqueurs les plus jeunes des 55 dernières années

    Note historique : Il faut écarter Henri Cornet (1904), vainqueur à 19 ans « sur tapis vert » après des disqualifications massives, ainsi que Philippe Thys, souvent cité à tort comme ayant moins de 23 ans en 1913 alors qu’il en avait un de plus.

    Le talent ne suffit pas ; il faut pouvoir récupérer. Philippe Gilbert, dans son ouvrage Mon année de rêve, décrit avec précision le « cérémonial épuisant » imposé aux leaders : interviews à la chaîne, contrôles antidopage, podiums et transferts tardifs.

    Cyrille Guimard avait déjà calculé ce coût invisible : un Maillot Jaune perd en moyenne une heure de sommeil par jour par rapport au peloton. Aujourd’hui, avec l’explosion médiatique, ce chiffre atteint 1h30. Pour un organisme de 19 ans en pleine croissance, ce déficit de récupération peut s’avérer dévastateur sur 21 jours.

    La biologie est formelle : à moins de 20 ans, le processus de maturation n’est pas achevé.

    1. Maturation morphologique : La densification osseuse et musculaire se poursuit jusqu’à 22 ans. La clavicule, si exposée chez les cyclistes, ne se soude parfois qu’à 25 ans.
    2. Maturation neurologique : C’est l’apport majeur des neurosciences. Le cortex préfrontal (gestion du stress, planification, jugement) ne finit sa mutation qu’au milieu de la vingtaine.

    Lancer un jeune homme de 19 ans dans l’essoreuse du Tour, c’est engager la responsabilité des encadrants et des sponsors sur le long terme.

    Bernard Hinault lui-même soutient la prudence. En 1977, à 22 ans et demi, il avait choisi de retarder son premier Tour malgré la pression. Son conseil pour Seixas est clair : privilégier le Giro.

    « Le Giro est une meilleure option. C’est l’occasion de se tester sur 23 jours face à une opposition de haut niveau, mais avec une pression moindre. Face à un Pogačar qui ne fera aucun cadeau pour égaler le record de cinq Tours, l’apprentissage pourrait être brutal. »

    Pour Paul Seixas, la patience est une vertu de champion. Le Giro ou la Vuelta offrent un terrain d’apprentissage idéal : moins de chaos médiatique, une récupération mieux préservée et une montée en puissance progressive. Le temps n’est pas un adversaire à battre, mais le meilleur allié de son futur palmarès.

    Football/PSG – Luis Enrique, le coach emblématique, une posture qui menace ses ménisques !

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    UNE IMAGE, UNE INFO

    De nombreuses images montrent l’entraîneur du PSG, Luis Enrique, en poste depuis le 5 juillet 2023 après avoir succédé à Christophe Galtier, suivre les matchs de son équipe au bord du terrain dans une position accroupie : genoux fléchis, le poids du corps porté vers l’avant des pieds.

    Ce positionnement devient encore plus problématique si lors d’un but, Enrique se redresse brusquement pour exprimer sa joie. Ce mouvement rapide et soudain peut exercer une forte contrainte sur les fibrocartilages et ainsi fragiliser les ménisques.

    À titre de comparaison, l’ancien entraîneur de l’OM, Marcelo Bielsa, adoptait une position bien moins contraignante pour les genoux : il suivait les rencontres assis sur une glacière, les pieds à plat au sol, le poids du corps reposant sur le bassin plutôt que sur les articulations des genoux.

    La vie quotidienne est faite d’efforts constants et répétés et de sollicitations extrêmes imposées aux muscles, aux os et aux articulations, particulièrement aux ménisques des genoux. L’automobiliste qui change une roue de son véhicule, le maladroit qui cherche sous un meuble l’objet qu’il a laissé choir et tous ceux qui travaillent accroupis, tels que carreleurs ou maraîchers, mettent à l’épreuve les articulations des genoux.

    La plupart des Occidentaux s’accroupissent sur la pointe des pieds par exemple pour prendre sur le rayon le plus bas d’une bibliothèque, un dictionnaire ou autre ouvrage de poids ou tout simplement pour soulever un enfant en bas-âge.

    Ce geste, surtout s’il est exécuté brutalement, peut se révéler particulièrement efficace pour fissurer un ménisque. Il est donc recommandé de plier les genoux en maintenant les talons posés bien à plat sur le sol tout en gardant le dos droit. Les marchands des souks d’Afrique du Nord, qui étalent leurs bibelots à même le sol et se tiennent des heures à croupetons, peuvent maintenir « indéfiniment » cette position sans problème, parce qu’ils adoptent l’attitude ancestrale dite des pieds à plat.

    C’est l’ancien gardien de l’équipe de France, Jean-Paul Bertrand-Demanes (11 sélections de 1973 à 1978), qui en témoigne : « En 1967, Paul Courtin a signé à Nantes. C’est un ailier gauche de très bon niveau qui a été sélectionné en équipe de France en 1966 avant de voir sa carrière décliner à cause d’une grave blessure au genou, survenue dans des circonstances improbables : pour une photo d’avant-match, il s’est accroupi et coincé le ménisque, signant le début de ses galères sportives. » [in ‘’Stade 4’’. – éd. Max Milo, 2022.- 335 p (p 159)]

    A l’inverse, si l’on s’accroupit sur la pointe des pieds, comme la majorité des Français, il suffit de rester quelques minutes dans cette posture pour qu’on l’abandonne, vaincu par la douleur.

    La position non traumatisante était parfaitement connue de nos lointains aïeuls, qui l’adoptaient dans de nombreuses tâches de la vie quotidienne. Jean-Jacques Annaud, metteur en scène du film La guerre du feu, expliquait comment la position accroupie normale lui a servi de critère de sélection pour trouver des acteurs capables de jouer « vrai » les primitifs : « Vous connaissez un peu la vie primitive ? Très bien : imaginez-vous quatre-vingt mille ans plus tôt et accroupissez-vous ! Ça, c’était mon test infaillible que j’imposais à tous les acteurs que j’auditionnais pour « La Guerre du feu ». Eh bien, dans quatre-vingt-dix pour cent des cas, les gens à qui je demandais ça se mettaient sur les orteils : une hérésie ! Or, quand la ravissante Rae (Ika dans le film) s’est accroupie devant moi, elle a trouvé d’instinct la position idéale, non seulement elle avait les pieds bien à plat, assez écartés mais elle a les jambes si longues et si souples que ses fesses touchaient le sol. Rarissime ! ».

    En fichier joint (PDF) : Les ménisques au stéthoscope

    1. Football – Sur les conseils de spécialistes français, Paul Pogba a privilégié la mauvaise option : la thérapie conservatrice du ménisque externe. Il a perdu un mois plein ! Dorénavant, son parcours pour être prêt pour le Mondial au Qatar s’écrit en pointillés – publié le 10 septembre 2022

    Football – Sur les conseils de spécialistes français, Paul Pogba a privilégié la mauvaise option : la thérapie conservatrice du ménisque externe. – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    • Football – Insolite – Lésions méniscales : sur la photo d’avant-match du onze titulaire, la position accroupie des années 1950 à 2015 était à risque ! Au fil du temps, les équipes de football – exclusivement le 1er rang – avaient pris la pose en situation accroupie… celle qui agresse le plus les ménisques. Mais depuis quelques années, la tendance s’inverse avec une position parfaitement respectueuse de ces cartilages du genou. Prise de conscience des staffs ou mode plus fun ? – publié le 05 février 2023

    Football – Insolite – Lésions méniscales : sur la photo d’avant-match du onze titulaire, la position accroupie des années 1950 à 2015 était à risque ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    • Tennis – Novak Djokovic, malgré une lésion méniscale opérée récemment, pourrait performer aux Jeux de Paris. Et ce grâce à l’arthroscopie, une technique chirurgicale miniaturisée qui, depuis, 1978, a révolutionné le traitement de cette affection – publié le 06 juin 2024

    N. Djokovic pourrait être dans les temps pour participer aux Jeux olympiques (dopagedemondenard.com)

    Dopage – Des femmes hypermusclées grâce aux engrais artificiels, s’affichent sur la toile pour recruter des adeptes

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    La lutte antidopage apparaît désarmée

    Sur le net, les images de femmes à la musculature « écorchée », rappelant les planches anatomiques ou les culturistes masculins, se multiplient. Pourtant, cette apparence cache souvent une réalité biologique occultée : l’imposture du dopage.

    Rappelons que la masse musculaire est un caractère sexuel secondaire masculin, régi par la testostérone. Physiologiquement, même avec un entraînement intensif et des équipements de pointe high tech, une femme ne peut atteindre naturellement un tel niveau de définition.

    À l’inverse, le système hormonal féminin, dominé par les estrogènes, favorise :

    • Le développement de la poitrine.
    • Une réserve adipeuse plus importante (environ 40 milliards d’adipocytes contre 20 milliards chez l’homme).
    • Une répartition des graisses sur les hanches et les cuisses, créant la silhouette dite « en guitare ».

    Pour obtenir des muscles hypertrophiés et une peau si fine que chaque fibre devient apparente, le recours à la testostérone exogène et/ou à d’autres substances dopantes (hormones thyroïdiennes, diurétiques…) sont indispensables. En diffusant ces images, les plateformes numériques telles Facebook, Instagram ou Youtube, participent activement à la promotion du dopage et à le banaliser, face à des autorités de contrôle souvent dépassées par manque de moyens. Pour maîtriser la dérive, il faudrait recruter des centaines de fonctionnaires et les former.

    Cette quête de muscles a des conséquences directes sur la silhouette féminine :

    1. Atrophie mammaire : L’entraînement intensif allié à un régime hyperprotéiné réduit naturellement le volume de la poitrine.
    2. Effet des stéroïdes anabolisants : Ils accélèrent la fonte des graisses mammaires, transformant la poitrine en pectoraux saillants.

    Pour compenser cette perte de féminité selon les canons de beauté actuels, beaucoup de ces athlètes ont recours à la chirurgie esthétique. Ce contraste artificiel entre muscles saillants et implants mammaires devient un nouveau standard visuel de notre siècle.

    Ces jeunes femmes hypermusclées accros aux regards des mâles, cherchent – grâce aux réseaux sociaux – à attirer d’autres adeptes féminines dans leurs salles de musculation.

    Il arrive également que certaines adeptes de la musculation intensive, afin de financer l’achat de leurs substances dopantes et de leur chirurgie, n’hésitent pas à se tourner vers des activités d’escorte via des sites internet controversés.

    Ce goût du muscle touche aussi désormais une large population d’hommes jeunes (20-40 ans) qui se procurent stéroïdes anabolisants, SARMS et peptides synthétiques sur Internet sans avoir réellement conscience des dangers de ces substances et se fiant aux beaux discours d’influenceurs totalement incompétents et eux-mêmes dopés jusqu’à la garde pour être plus crédibles..

    Ces pratiques, fondées sur des cures prolongées et répétées, font peser un risque sanitaire majeur sur toute une génération, quel que soit le sexe.

    POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG Dr JPDM – Autres liens à consulter sur l’impact des stéroïdes anabolisants sur les muscles masculins et féminins

    1. Clin d’œil – Culturisme : le muscle féminin fait débat dès 1935 ! Dans la revue Sport et Santé de décembre 1935, la rédaction du mensuel composé de propagandistes de l’exercice physique pour un développement harmonieux à la fois du corps, de l’appareil cardiovasculaire et de l’esprit, critique la musculature d’une jeune femme faisant admirer ses dorsaux. Un dos musclé harmonieusement qui ‘’révulse’’ les hygiénistes des années 1930-1940 – publié le 22 décembre 2019
    2. Culturisme – On peut être bien gaulé sans être hypertrophié par des engrais musculaires illicites – David Hosteau, champion de France de culturisme naturel, en apporte la preuve par l’image – publié le 05 novembre 2020
    3. Bodybuilding – Ronnie Coleman, 8 fois Monsieur Olympia mais une santé qui s’effiloche à grands pas. Se faire plus gros que le bœuf avec des consommations d’engrais musculaires débutées en 1995. Pour obtenir un tel poids de 134 kg pour une taille de 1,80 m, soit on est atteint d’une hyperphagie boulimique, d’une maladie métabolique ou on consomme des stéroïdes anabolisants – publié le 28 avril 2023
    • Hypertrophie musculaire artificielle – Ronnie Coleman, 8 fois Monsieur Olympia mais une santé qui s’effiloche à grand pas – publié le 30 avril 2023  (complète l’article du 28.04)
    • Musculation– S’occuper de sa carrosserie c’est bien mais entretenir prioritairement son moteur c’est encore mieux. Selon le baromètre 2022 de l’UCPA-Crédoc relayé par Le Monde, avec 43% de pratiquants chez les 16-25 ans, la musculation est le sport favori des jeunes Français. Cette activité développe prioritairement la carrosserie pour attirer les tanagras. En revanche, le moteur cardiovasculaire reste en plan ! publié le 11 mai 2023
    • Dopage – Les femmes prennent aussi des stéroïdes anabolisants pour singer les hommes hypermusclés – publié le 13 décembre 2025

    Tour de France ton histoire – Stop à l’idée reçue : dopage des années amphétamines/1960 égale mort précoce !

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    Mes récentes études sur la durée de vie des cyclistes exerçant à cette époque prouvent le contraire.

    DECRYPTAGE –

    Dans les années 1960, les amphétamines, alors largement utilisées dans le peloton, s’imposent comme les principaux « amplificateurs » de performance. À l’époque, la pratique est banalisée, presque tolérée.

    Très vite pourtant, le corps médical tire la sonnette d’alarme. Les risques pour la santé sont jugés majeurs, voire vitaux. Face à ces inquiétudes croissantes, les pouvoirs publics réagissent : les premières politiques de lutte antidopage voient le jour…

    Mais plusieurs décennies plus tard, contre toute attente, ces athlètes affichent une durée de vie supérieure de 7 à 8 ans par rapport à la moyenne de la population masculine ayant 25 ans en 1959-1960 (écartant ainsi le biais de la mortalité infantile).

    Le cyclisme de haut niveau, avec ses volumes d’entraînement extrêmes, aurait des effets protecteurs durables sur l’organisme, notamment au plan cardiovasculaire alors que l’impact  supposé négatif des amphets (l’important c’est la dose) n’a pas suffi à annuler les bénéfices physiologiques d’une activité physique intense— bien supérieure à celle promise aujourd’hui par les hormones et autres solutions anti-âge.

    CONTROVERSE : une attaque diffamatoire sournoise

    C’est en lisant en novembre dernier, dans Sud-Ouest la phrase hallucinante d’aversion envers les cyclistes d’une athlète, étudiante en 5e année de médecine, qui affirmait sans sourciller et sans aucune preuve : « que tous les cyclistes dopés ont tous un cancer des testicules à 40 ans, sont infertiles ou, s’ils ont des enfants, ceux-ci ont des retards de développement » – sans que Sud-Ouest qui lui a donné une telle tribune ni les instances cyclistes ne s’émeuvent de ces divagations diffamatoires – que je décidai de publier mes travaux poursuivis depuis des années sur la durée de vie des coureurs ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France.

    Les chiffres ne mentent pas : du 1er Tour de 1903 à celui de 1960, les Géants de la route, malgré leur médicalisation de la performance, ont une durée de vie supérieure à la moyenne des hommes en France.

    Quant aux instances antidopage, leur stratégie est à revoir en profondeur. Brandir la peur de la maladie et de la mort jeune, c’est totalement à côté de la plaque !

    Mon étude, exclusive et originale, sur la durée de vie des coureurs du Tour de France des années 1960 vient bousculer les idées reçues. Là où beaucoup se contentent de relayer des croyances toutes faites, j’apporte une analyse rigoureuse qui invite à penser autrement et à sortir d’un certain conformisme stérile.

    Dans l’imaginaire collectif, le dopage est associé à la tricherie, aux scandales et aux carrières brisées. À une époque où le Tour de France était déjà l’une des épreuves les plus exigeantes au monde, de nombreux coureurs, malgré l’usage répandu de substances dopantes,  affichent une étonnante longévité.

    Pour démontrer la dangerosité du dopage, les partisans de la lutte antidopage ont souvent mis en avant quelques cas de cyclistes décédés relativement jeunes (avant 60 ans). Ces exemples, parfois emblématiques — Jacques Anquetil, Louison Bobet, Roger Rivière, Raymond Mastrotto — ont servi à crédibiliser leur discours sur les dangers des substances de performance. Mais qu’en est-il de l’ensemble du peloton ?

    Bien sûr, lors du Tour de France 1959, sur les 12 coureurs sélectionnés en équipe de France, cinq ne dépassèrent pas la soixantaine, soit 41,7 %. Pourtant, rapportés aux 120 partants, ces décès prématurés n’ont pas d’impact significatif sur la longévité globale du peloton.

    Les chiffres sont sans appel


    Sur les 128 partants, la durée de vie moyenne s’élève à 80 ans et 6 mois, soit un avantage de 8 ans et 5 mois par rapport à la population masculine générale.


    Au 7 avril 2026, 22 coureurs du Tour 1959 sont encore en vie. Ils sont même 32 survivants pour l’édition 1960, preuve supplémentaire d’une longévité remarquable.

    Tous les anciens coureurs du Tour de France que j’ai interrogés au sujet des « pastilles » consommées dans les années 1950-1960 ont reconnu, sans exception, avoir eu recours à des amphétamines — notamment le Maxiton®, le Tonédron® ou encore la Corydrane®.

    Certains en faisaient un usage intensif, à l’image de ce vainqueur du Tour qui plongeait la langue dans sa boîte de médicaments pour avaler tous les comprimés qui s’y collaient. La majorité, toutefois, limitait leur consommation aux périodes de compétition.

    Au final, le respect des doses recommandées par les laboratoires, associé à une certaine prudence (notamment en cas de forte chaleur), ne semble pas avoir eu d’impact significatif sur la longévité de ces athlètes de haut niveau.

    Malgré ces constats, les cyclistes continuent d’être régulièrement critiqués par certains médias et pseudo-spécialistes, notamment sur les risques sanitaires liés au dopage. Face à ces attaques, le silence du monde du cyclisme interroge.

    • Une étude scientifique menée sur 786 coureurs français du Tour de France (1947–2012) a montré qu’ils vivaient en moyenne 6,3 années de plus que la population masculine générale.
      Cette recherche, conduite par l’INSERM et l’IRMES, a été publiée le 3 septembre 2013 dans l’European Heart Journal et présentée au congrès de la Société européenne de cardiologie à Amsterdam. Elle a été largement relayée par des médias tels que Le Nouvel Obs, Le Point, Libération ou Le Parisien
    • Depuis 2021, j’ai moi-même publié à plusieurs reprises des travaux confirmant cette tendance.

    CONCLUSION

    Depuis 1903, malgré un dopage présent dès les premières éditions, les coureurs du Tour de France — les « Géants de la route » — affichent une longévité nettement supérieure, de plusieurs années, à celle de la population masculine française.

    POUR EN SAVOIR PLUS – Blog JPDM – Autres liens à consulter sur la longévité des cyclistes

    • Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ? Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période – publié le 01 janvier 2026
    • Tour de France ton histoire : dès la 1re édition en 1903, les coureurs ont une durée de vie hors norme. Et ce malgré le dopage ! Dès l’édition inaugurale de 1903, les Géants de la Route présentent une durée de vie moyenne nettement supérieure à celle de la population française de leur époque en dépit de l’usage alors courant d’amplificateurs artificiels de performance, autrement dit de produits dopants – publié le 05 janvier 2026