Dopage – Des femmes hypermusclées grâce aux engrais artificiels, s’affichent sur la toile pour recruter des adeptes

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La lutte antidopage apparaît désarmée

Sur le net, les images de femmes à la musculature « écorchée », rappelant les planches anatomiques ou les culturistes masculins, se multiplient. Pourtant, cette apparence cache souvent une réalité biologique occultée : l’imposture du dopage.

Rappelons que la masse musculaire est un caractère sexuel secondaire masculin, régi par la testostérone. Physiologiquement, même avec un entraînement intensif et des équipements de pointe high tech, une femme ne peut atteindre naturellement un tel niveau de définition.

À l’inverse, le système hormonal féminin, dominé par les estrogènes, favorise :

  • Le développement de la poitrine.
  • Une réserve adipeuse plus importante (environ 40 milliards d’adipocytes contre 20 milliards chez l’homme).
  • Une répartition des graisses sur les hanches et les cuisses, créant la silhouette dite « en guitare ».

Pour obtenir des muscles hypertrophiés et une peau si fine que chaque fibre devient apparente, le recours à la testostérone exogène et/ou à d’autres substances dopantes (hormones thyroïdiennes, diurétiques…) sont indispensables. En diffusant ces images, les plateformes numériques telles Facebook, Instagram ou Youtube, participent activement à la promotion du dopage et à le banaliser, face à des autorités de contrôle souvent dépassées par manque de moyens. Pour maîtriser la dérive, il faudrait recruter des centaines de fonctionnaires et les former.

Cette quête de muscles a des conséquences directes sur la silhouette féminine :

  1. Atrophie mammaire : L’entraînement intensif allié à un régime hyperprotéiné réduit naturellement le volume de la poitrine.
  2. Effet des stéroïdes anabolisants : Ils accélèrent la fonte des graisses mammaires, transformant la poitrine en pectoraux saillants.

Pour compenser cette perte de féminité selon les canons de beauté actuels, beaucoup de ces athlètes ont recours à la chirurgie esthétique. Ce contraste artificiel entre muscles saillants et implants mammaires devient un nouveau standard visuel de notre siècle.

Ces jeunes femmes hypermusclées accros aux regards des mâles, cherchent – grâce aux réseaux sociaux – à attirer d’autres adeptes féminines dans leurs salles de musculation.

Il arrive également que certaines adeptes de la musculation intensive, afin de financer l’achat de leurs substances dopantes et de leur chirurgie, n’hésitent pas à se tourner vers des activités d’escorte via des sites internet controversés.

Ce goût du muscle touche aussi désormais une large population d’hommes jeunes (20-40 ans) qui se procurent stéroïdes anabolisants, SARMS et peptides synthétiques sur Internet sans avoir réellement conscience des dangers de ces substances et se fiant aux beaux discours d’influenceurs totalement incompétents et eux-mêmes dopés jusqu’à la garde pour être plus crédibles..

Ces pratiques, fondées sur des cures prolongées et répétées, font peser un risque sanitaire majeur sur toute une génération, quel que soit le sexe.

POUR EN SAVOIR PLUS – BLOG Dr JPDM – Autres liens à consulter sur l’impact des stéroïdes anabolisants sur les muscles masculins et féminins

  1. Clin d’œil – Culturisme : le muscle féminin fait débat dès 1935 ! Dans la revue Sport et Santé de décembre 1935, la rédaction du mensuel composé de propagandistes de l’exercice physique pour un développement harmonieux à la fois du corps, de l’appareil cardiovasculaire et de l’esprit, critique la musculature d’une jeune femme faisant admirer ses dorsaux. Un dos musclé harmonieusement qui ‘’révulse’’ les hygiénistes des années 1930-1940 – publié le 22 décembre 2019
  2. Culturisme – On peut être bien gaulé sans être hypertrophié par des engrais musculaires illicites – David Hosteau, champion de France de culturisme naturel, en apporte la preuve par l’image – publié le 05 novembre 2020
  3. Bodybuilding – Ronnie Coleman, 8 fois Monsieur Olympia mais une santé qui s’effiloche à grands pas. Se faire plus gros que le bœuf avec des consommations d’engrais musculaires débutées en 1995. Pour obtenir un tel poids de 134 kg pour une taille de 1,80 m, soit on est atteint d’une hyperphagie boulimique, d’une maladie métabolique ou on consomme des stéroïdes anabolisants – publié le 28 avril 2023
  • Hypertrophie musculaire artificielle – Ronnie Coleman, 8 fois Monsieur Olympia mais une santé qui s’effiloche à grand pas – publié le 30 avril 2023  (complète l’article du 28.04)
  • Musculation– S’occuper de sa carrosserie c’est bien mais entretenir prioritairement son moteur c’est encore mieux. Selon le baromètre 2022 de l’UCPA-Crédoc relayé par Le Monde, avec 43% de pratiquants chez les 16-25 ans, la musculation est le sport favori des jeunes Français. Cette activité développe prioritairement la carrosserie pour attirer les tanagras. En revanche, le moteur cardiovasculaire reste en plan ! publié le 11 mai 2023
  • Dopage – Les femmes prennent aussi des stéroïdes anabolisants pour singer les hommes hypermusclés – publié le 13 décembre 2025

Tour de France ton histoire – Stop à l’idée reçue : dopage des années amphétamines/1960 égale mort précoce !

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Mes récentes études sur la durée de vie des cyclistes exerçant à cette époque prouvent le contraire.

DECRYPTAGE –

Dans les années 1960, les amphétamines, alors largement utilisées dans le peloton, s’imposent comme les principaux « amplificateurs » de performance. À l’époque, la pratique est banalisée, presque tolérée.

Très vite pourtant, le corps médical tire la sonnette d’alarme. Les risques pour la santé sont jugés majeurs, voire vitaux. Face à ces inquiétudes croissantes, les pouvoirs publics réagissent : les premières politiques de lutte antidopage voient le jour…

Mais plusieurs décennies plus tard, contre toute attente, ces athlètes affichent une durée de vie supérieure de 7 à 8 ans par rapport à la moyenne de la population masculine ayant 25 ans en 1959-1960 (écartant ainsi le biais de la mortalité infantile).

Le cyclisme de haut niveau, avec ses volumes d’entraînement extrêmes, aurait des effets protecteurs durables sur l’organisme, notamment au plan cardiovasculaire alors que l’impact  supposé négatif des amphets (l’important c’est la dose) n’a pas suffi à annuler les bénéfices physiologiques d’une activité physique intense— bien supérieure à celle promise aujourd’hui par les hormones et autres solutions anti-âge.

CONTROVERSE : une attaque diffamatoire sournoise

C’est en lisant en novembre dernier, dans Sud-Ouest la phrase hallucinante d’aversion envers les cyclistes d’une athlète, étudiante en 5e année de médecine, qui affirmait sans sourciller et sans aucune preuve : « que tous les cyclistes dopés ont tous un cancer des testicules à 40 ans, sont infertiles ou, s’ils ont des enfants, ceux-ci ont des retards de développement » – sans que Sud-Ouest qui lui a donné une telle tribune ni les instances cyclistes ne s’émeuvent de ces divagations diffamatoires – que je décidai de publier mes travaux poursuivis depuis des années sur la durée de vie des coureurs ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France.

Les chiffres ne mentent pas : du 1er Tour de 1903 à celui de 1960, les Géants de la route, malgré leur médicalisation de la performance, ont une durée de vie supérieure à la moyenne des hommes en France.

Quant aux instances antidopage, leur stratégie est à revoir en profondeur. Brandir la peur de la maladie et de la mort jeune, c’est totalement à côté de la plaque !

Mon étude, exclusive et originale, sur la durée de vie des coureurs du Tour de France des années 1960 vient bousculer les idées reçues. Là où beaucoup se contentent de relayer des croyances toutes faites, j’apporte une analyse rigoureuse qui invite à penser autrement et à sortir d’un certain conformisme stérile.

Dans l’imaginaire collectif, le dopage est associé à la tricherie, aux scandales et aux carrières brisées. À une époque où le Tour de France était déjà l’une des épreuves les plus exigeantes au monde, de nombreux coureurs, malgré l’usage répandu de substances dopantes,  affichent une étonnante longévité.

Pour démontrer la dangerosité du dopage, les partisans de la lutte antidopage ont souvent mis en avant quelques cas de cyclistes décédés relativement jeunes (avant 60 ans). Ces exemples, parfois emblématiques — Jacques Anquetil, Louison Bobet, Roger Rivière, Raymond Mastrotto — ont servi à crédibiliser leur discours sur les dangers des substances de performance. Mais qu’en est-il de l’ensemble du peloton ?

Bien sûr, lors du Tour de France 1959, sur les 12 coureurs sélectionnés en équipe de France, cinq ne dépassèrent pas la soixantaine, soit 41,7 %. Pourtant, rapportés aux 120 partants, ces décès prématurés n’ont pas d’impact significatif sur la longévité globale du peloton.

Les chiffres sont sans appel


Sur les 128 partants, la durée de vie moyenne s’élève à 80 ans et 6 mois, soit un avantage de 8 ans et 5 mois par rapport à la population masculine générale.


Au 7 avril 2026, 22 coureurs du Tour 1959 sont encore en vie. Ils sont même 32 survivants pour l’édition 1960, preuve supplémentaire d’une longévité remarquable.

Tous les anciens coureurs du Tour de France que j’ai interrogés au sujet des « pastilles » consommées dans les années 1950-1960 ont reconnu, sans exception, avoir eu recours à des amphétamines — notamment le Maxiton®, le Tonédron® ou encore la Corydrane®.

Certains en faisaient un usage intensif, à l’image de ce vainqueur du Tour qui plongeait la langue dans sa boîte de médicaments pour avaler tous les comprimés qui s’y collaient. La majorité, toutefois, limitait leur consommation aux périodes de compétition.

Au final, le respect des doses recommandées par les laboratoires, associé à une certaine prudence (notamment en cas de forte chaleur), ne semble pas avoir eu d’impact significatif sur la longévité de ces athlètes de haut niveau.

Malgré ces constats, les cyclistes continuent d’être régulièrement critiqués par certains médias et pseudo-spécialistes, notamment sur les risques sanitaires liés au dopage. Face à ces attaques, le silence du monde du cyclisme interroge.

  • Une étude scientifique menée sur 786 coureurs français du Tour de France (1947–2012) a montré qu’ils vivaient en moyenne 6,3 années de plus que la population masculine générale.
    Cette recherche, conduite par l’INSERM et l’IRMES, a été publiée le 3 septembre 2013 dans l’European Heart Journal et présentée au congrès de la Société européenne de cardiologie à Amsterdam. Elle a été largement relayée par des médias tels que Le Nouvel Obs, Le Point, Libération ou Le Parisien
  • Depuis 2021, j’ai moi-même publié à plusieurs reprises des travaux confirmant cette tendance.

CONCLUSION

Depuis 1903, malgré un dopage présent dès les premières éditions, les coureurs du Tour de France — les « Géants de la route » — affichent une longévité nettement supérieure, de plusieurs années, à celle de la population masculine française.

POUR EN SAVOIR PLUS – Blog JPDM – Autres liens à consulter sur la longévité des cyclistes

  • Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ? Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période – publié le 01 janvier 2026
  • Tour de France ton histoire : dès la 1re édition en 1903, les coureurs ont une durée de vie hors norme. Et ce malgré le dopage ! Dès l’édition inaugurale de 1903, les Géants de la Route présentent une durée de vie moyenne nettement supérieure à celle de la population française de leur époque en dépit de l’usage alors courant d’amplificateurs artificiels de performance, autrement dit de produits dopants – publié le 05 janvier 2026

Dictionnaire du dopage – Les anti-inflammatoires, ces médicaments autorisés qui dopent les sportifs… mais qui font disqualifier les chevaux de compétition !

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AINS – Substances légales devenues la norme

d’autant plus qu’ils ont de nombreux effets collatéraux et répondent ainsi à deux occurrences sur trois pour figurer ipso facto dans la liste des illicites :

  • Effets sur la performance.
  • Dangereux pour la santé du consommateur.

Les AINS sont autorisés par le Code mondial chez l’Homme alors que les autorités hippiques et les fédérations de courses les interdisent depuis des décennies chez le cheval de compétition.

La crédibilité de l’Agence mondiale antidopage (AMA) est de plus en plus remise en question.

Compétition mondiale par excellence, les Jeux olympiques exercent une pression considérable sur les athlètes. À ce niveau, la quête de performance absolue devient un puissant moteur… y compris pour recourir à des amplificateurs artificiels, souvent interdits.

Les Jeux olympiques encouragent indirectement le dopage. Et pourtant, ce sont leurs propres organisateurs qui pilotent la lutte antidopage.

La situation frôle l’absurde : c’est un peu comme si le patron d’une entreprise était aussi son délégué syndical.

Être sélectionné aux Jeux représente déjà une réussite exceptionnelle. Mais pour y parvenir, puis pour y briller, les athlètes cherchent les fameux gains marginaux capables de faire la différence. Or ces gains figurent bien souvent sur la liste des produits interdits.

Première ambition : se qualifier.
Deuxième objectif : entrer dans les huit finalistes, ceux dont le nom restera gravé dans les livres de résultats.

Mais quand il s’agit de monter sur le podium, la pression atteint son paroxysme. À ce niveau, le dopage devient une pratique largement répandue — à une condition essentielle : ne pas se faire prendre.

Les organisateurs des Jeux olympiques et des grandes compétitions internationales se défendent naturellement de favoriser ce phénomène. C’est humain.

Mais ce sont pourtant ces mêmes institutions qui, avec l’AMA et l’ITA, dirigent la lutte antidopage.

Le résultat ? Des statistiques dérisoires : chaque année, moins de 1 % des athlètes contrôlés sont déclarés positifs.

Faut-il en conclure que les sportifs sont devenus miraculeusement vertueux ? Ou bien que les laboratoires antidopage ne recherchent pas — ou ne détectent pas — les substances réellement utilisées ?

Ces chiffres arrangent évidemment les instances sportives. Car si le taux réel de tricheurs atteignait des niveaux comparables à ceux observés dans d’autres domaines de la société — fraude aux examens, travail dissimulé, vente de tabac aux mineurs — les Jeux olympiques et leurs valeurs proclamées pourraient vaciller.

À cela s’ajoute un angle mort : certaines substances ne sont pas considérées comme dopantes alors qu’elles sont massivement consommées dans le sport de haut niveau.

C’est notamment le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

Dans de nombreuses disciplines — football, handball, rugby, tennis — leur usage est quasi banal.

Les rares enquêtes disponibles sont éloquentes :

  • 91 % des footballeurs en consomment,
  • environ 50 % des trailers et des handballeurs,
  • jusqu’à 100 % des joueurs de football américain.

Une question simple se pose alors :
pourquoi les AINS sont-ils interdits dans les courses hippiques et les sports équestres… mais autorisés chez les sportifs humains ?

On attend toujours une réponse claire.

En revanche, les mêmes institutions dénoncent avec vigueur le projet des Enhanced Games, où le dopage serait assumé et réglementé. Leur principal argument : le risque d’une catastrophe sanitaire pour les athlètes.

Pourtant, aucune démonstration solide n’a établi que le dopage réduisait la longévité des sportifs.

Pour aller plus loin

Pour comprendre l’ampleur de la consommation d’anti-inflammatoires dans le sport de compétition et leur rôle possible dans la performance, nous vous proposons de consulter la fiche actualisée et enrichie du Dictionnaire du dopage.

Dopage – Idée reçue : l’argent, cause n° 1 du dopage ? Faux !

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En réalité, c’est « Rien que la gagne », « Tout pour la gagne » qui motive les compétiteurs à traquer les gains marginaux autorisés puis illicites. Tous ne franchissent pas les clous mais, chez beaucoup, la recherche des honneurs pousse au fruit défendu.

Hiérarchie des causes : compétition et médiatisation font la course en tête

Causes du dopage : la hiérarchie

C’est la rivalité entre sportifs qui pousse à l’usage des substances illicites. Les drogues de la performance, en raison de leur efficacité, incitent elles-mêmes au dopage des adversaires convaincue que les autres en croquent. Mais, comme le but ultime est d’être reconnu pour ses prouesses auprès de sa famille, de ses amis, des supporteurs, la médiatisation en soutien de la compétition forme un couple efficace pour basculer dans le dopage.

En revanche, un ton en-dessous, l’argent, l’encadrement médico-technique (qui a déjà goûté au fruit défendu) et la lutte antidopage (substances indécelables) sont des potentialisateurs prédominants.

Enfin, il ne faut pas mésestimer d’autres potentialisateurs secondaires (voir liste ci-dessous)

La triche et le mensonge étant consubstantiels à l’homme, les beaux discours des instances antidopage luttant et préconisant la tempérance resteront sans effet.

  • Argent
  • Dopage et lutte antidopage (substances indécelables, non recherchées,  borderlines aboutissant à des contrôles négatifs sans signification)
  • Encadrement (entraîneurs, directeurs sportifs, ex-athlètes de haut niveau – tous ayant plus ou moins étaient personnellement confrontés à la dope -, médecins, soigneurs, clubs, parents)

Cadences infernales, efforts surhumains; Dirigeants/Instances (CIO, FFC, FIFA, TDF, UCI, IAAF…); Message ‘’mou’’ des instances. Exemple : la triche est peu répandue; Milieu (loft); Nationalisme; Organisateurs; Reconnaissance officielle (médaille olympique, athlète de l’année, proche d’un homme politique emblématique); Légion d’honneur; Sponsors

Dopage – Le sexe masculin au rapport : des histoires étonnantes où le pénis devient une aide pour performer dans les enceintes sportives

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Le sexe masculin, instrument et / ou témoin du dopage ?

Quatre situations différentes où le pénis a joué un rôle comme amplificateur de performance

Cas les plus emblématiques

  • Selon le média allemand Bild, repris par lequipe.fr, certains sauteurs à ski auraient recours à des injections à base d’acide hyaluronique in situ pour agrandir leur sexe dans le but de porter une combinaison avec un entrejambe le plus bas possible.
  • Ce truquage permet d’avoir une plus grande surface de tissu dans l’entrejambe et donc de voler plus longtemps. Selon la revue scientifique ’’Frontiers’’, un ajout de 2 cm à la combinaison permet d’allonger de 5,8 m la distance du saut. Si c’est vraiment le cas, on peut le qualifier de dopage technologique.
  • Selon la Fédération internationale de ski, aucune preuve ne permet d’affirmer que des sauteurs à ski ont eu recours à un élargissement du pénis. De même, les sauteurs français sont sceptiques. Mais selon l’adage : pas de fumée sans feu, pourquoi pas ?
  • Rappelons que par rapport aux méthodes de triche saugrenues, au mitant des années 1970, les nageurs ouest-allemands ont expérimenté en marge des JO de Montréal, l’insufflation rectale de 1,8 litre d’air pour booster la flottabilité. L’affaire tourna court par manque d’efficacité.

Contamination sexuelle lors d’un rapport non protégé. Cela se fait le plus souvent à l’insu de l’athlète. L’amant, lui aussi sportif, se dope sans prévenir son amie. Ce cas non exceptionnel porte le nom de contamination par fluides corporels.

  • Le gadget pour homme – faux pénis – fait son apparition dans les alcôves antidopage au mitan des années 1990. Avec cet appareil destiné à enfumer le médecin officiel, le sportif le remplit à l’avance d’urine propre puis le transvase à l’insu lors du contrôle.
  • Mike Tyson, le célèbre boxeur, dans sa biographie (2014) raconte avoir utilisé ce subterfuge en 2000 avant un combat contre L. Savarese. Adepte de la cocaïne et de l’herbe, pour ne pas se faire épingler, Tyson avait utilisé un faux pénis rempli de l’urine saine d’un assistant.

  • Le basketteur Lamar Odom, ancien joueur des Lakers, a avoué lui aussi dans sa bio avoir utilisé un faux pénis (kit disponible sur internet) en 2004. Grâce à cette astuce, Lamar a été sélectionné pour les Jeux d’Athènes où les Etats-Unis ont obtenu la médaille de bronze.
  • L’athlète italien Devis Licciardi, en 2013, à la fin de l’épreuve du 10 km route des championnats d’Italie, lors du test urinaire suivant l’épreuve, a été surpris en train d’utiliser un faux pénis. Il a été suspendu 3 ans par le Comité olympique italien (Coni).
  • Cinéma – il faut sauver le sergent Horwath – En 2005, les démêlés avec la justice de l’acteur Tom Sizemore (qu’on a vu notamment jouer dans le rôle du sergent Horwath dans « Il faut sauver le soldat Ryan ») égaient les colonnes des journaux people aux Etats-Unis. Non content de flanquer des volées à sa chère et tendre (laquelle a fait quelques séjours derrière les barreaux pour avoir dirigé un réseau de prostitution), il vient de gagner à son tour la prison pour avoir tenté de tricher lors d’une analyse d’urine, la police le soupçonnant de se droguer. Sizemore, que Hollywood avait rayé de ses tablettes, n’avait pas trouvé mieux que d’utiliser pour ce contrôle… un pénis artificiel ! Il n’y a pas que les sportifs qui pratiquent le tour de passe-passe de la substitution d’urine. (Dr JPDM) – [Front du dopage, Sport et Vie, n° 92, septembre-octobre, 2005]

Erection inattendue. Lors du recueil des urines après une épreuve d’endurance (cyclisme, ski de fond, marathon), l’officiel chargé du test peut constater que le sportif présente une érection notable, déroutante dans ces circonstances d’après-course, signant la prise d’amphétamines !

Témoignage du Dr JPDM –

Il y a plus de cinq décennies, un coureur néerlandais spécialiste des courses d’un jour, remportait sous un chaud soleil, une classique de fin de saison. Comme le règlement l’imposait, les trois premiers et deux coureurs tirés au sort devaient se présenter au contrôle antidopage (aujourd’hui la règle est un peu différente). Dans les grandes courses organisées par la société du Tour de France, cette investigation se déroulait habituellement à l’abri des regards indiscrets, dans une caravane réservée à cet effet et située aux abords de la ligne d’arrivée.

A notre grand étonnement – nous étions le médecin mandaté pour le prélèvement des liquides biologiques – le vainqueur se présenta emmitouflé d’un anorak style vainqueur de l’Everest alors qu’il faisait plus de 20 degrés. Nous l’invitons à satisfaire à l’opération en le prévenant que seules seront prises en compte les urines provenant réellement de sa vessie. Cette mise en garde était loin d’être superflue dans la mesure où le garçon avait déjà eu dans le passé quelques difficultés avec le contrôle médical et son accoutrement laissait présager quelques manœuvres sournoises !

Alors qu’en course, devant les caméras de télévision, il arrosait sans retenue et sans complexes les objectifs braqués sur la scène, toujours acrobatique, des routiers se livrant, tout en roulant, à l’opération pipi, là, avec pour seuls témoins le médecin et le contrôleur UCI (Union cycliste internationale), il invoque sa pudeur et sa timidité à opérer de visu. Uriner d’accord mais en tournant le dos, tel est son credo.

Insistance énergique de notre part, petit ballet autour de lui pour tenter d’y voir quelque chose derrière les pans de son harnachement et le flacon qui se remplit silencieusement, sans le bruit caractéristique du jet frappant les parois du récipient en verre. Bien entendu, manœuvre classique du falsificateur, l’urine s’écoulait de la tubulure d’une petite poire en caoutchouc cachée dans les plis de son cuissard. Deuxième surprise de cette expertise qui n’en manquait pas, et preuve accablante de son dopage, il présentait une superbe et incontrôlable érection tout à fait typique d’une consommation d’amphétamines !

Il fut déclassé et sanctionné lourdement pour fraude caractéristique au contrôle antidopage. Comme nous l’avons dit plus haut, il avait déjà eu dans le passé maille à partir avec les tests d’urine.  En effet, quelques années auparavant, après avoir remporté une épreuve italienne de renom, il avait réussi, au moment du contrôle, à transvaser avec son système, dans le flacon officiel… les urines de son soigneur.

A son grand étonnement, il fut déclaré positif. Explication de texte : l’épouse de son serviable compagnon avoua qu’il arrivait à son mari de prendre des produits dopants pour combattre la fatigue des heures de route qu’il accomplissait au volant de sa voiture. Pour la compétition incriminée, il était parti de Belgique, avait traversé de nuit, en voiture, tout le nord-est de la France, la Suisse et, bien sûr, n’avait pas failli à la tradition en se « chargeant » au maximum pour ne pas s’assoupir au volant.

Epilogue : notre invétéré tricheur avait été évidemment exclu de la première place.

Tour de France : l’impact positif du vélo sur la longévité et comme antidote efficace des effets collatéraux du dopage

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Suite à l’article paru sur ce blog le 21 janvier : Tour de France – Durée de vie et statistiques : le doute peut se comprendre, pas l’interprétation erronée et malveillante

Afin d’éviter toute confusion liée à des biais de comparaison, il est indispensable de bien distinguer durée de vie et espérance de vie.

  • L’espérance de vie correspond à l’espérance de vie à la naissance. En France, pour un homme né en 2024, elle est estimée à 80 ans selon les données démographiques les plus récentes de l’INSEE.
  • La durée de vie, en revanche, renvoie à l’âge moyen au décès. En 2024, la Base nationale de suivi de la population (BNSP) de l’INSEE indique une durée de vie moyenne de 75 ans et 8 mois pour les hommes.

Les durées de vie publiées dans le blog concernent précisément cet âge moyen au décès. En comparant, sur une dizaine d’années, la durée de vie de la population masculine française à celle des cyclistes ayant participé au Tour de France, on observe un allongement moyen d’environ 7 ans en faveur de ces derniers.

Les risques sanitaires du dopage : un dogme sans fondement scientifique solide

Les risques du dopage pour la santé constituent un dogme apparu au début de la lutte antidopage et encore largement véhiculé aujourd’hui, souvent sans preuves scientifiques robustes. Ce discours est principalement porté par des représentants d’institutions antidopage qui, pour beaucoup, ne possèdent aucune qualification médicale.

Dès les années 1960, l’objectif principal de la lutte antidopage — notamment dans le cyclisme — était de dissuader par la peur, en affirmant que :

  • les produits améliorant la performance étaient inefficaces ;
  • leurs effets secondaires réduisaient la durée de vie.

Or, empiriquement, les sportifs ont rapidement constaté l’inverse :

  • ces substances amélioraient effectivement les performances ;
  • ils côtoyaient d’anciens coureurs tout à fait dispos.

Faute d’études scientifiques validées par la communauté internationale, ces affirmations ont rapidement discrédité la lutte antidopage auprès du milieu sportif.


Longévité des coureurs du Tour de France : un constat historique

Après un travail de compilation minutieux auprès des services d’état civil des communes — un véritable travail de bénédictin — portant sur l’ensemble des coureurs du Tour de France depuis 1903, il apparaît que :

  • pour la période 1903–1939 (tous les coureurs étant aujourd’hui décédés), la durée de vie moyenne des coureurs est nettement supérieure à celle de la population masculine française ;
  • cet avantage persiste pour les générations suivantes, notamment depuis 1947, avec les décès observés chez les coureurs actifs dans les années 1950–1960.

Il est important de rappeler que le peloton était majoritairement français :

  • à 75 % entre 1903 et 1914 ;
  • encore 48 % entre 1919 et 1939.

Le dopage a toujours existé dès lors qu’il y a compétition : dès le premier Tour de France en 1903, des stimulants tels que la caféine, l’alcool, la cocaïne ou la strychnine étaient utilisés. La « course aux armements » pharmacologiques s’est maintenue sans temps mort. Pourtant, l’hécatombe sanitaire annoncée par les Cassandres de la lutte antidopage ne s’est jamais matérialisée.

Il est donc possible d’affirmer, sans déformer la réalité, que la pratique du cyclisme professionnel au plus haut niveau a, sur le plan sanitaire, un effet globalement favorable, compensant largement les effets négatifs supposés des produits dopants.


Limites des exemples individuels et biais statistiques

Le décès prématuré de certains sportifs (par exemple Jacques Anquetil à 53 ans ou Laurent Fignon à 50 ans) ne permet en aucun cas de tirer des conclusions générales. En statistique, il s’agit de cas anecdotiques, dénués de valeur démonstrative.

Entre le début des années 1950 et l’instauration officielle de la lutte antidopage (1965 en France, 1968 pour les Jeux olympiques), le recours aux amphétamines — réputées dangereuses — était généralisé dans de nombreux sports (cyclisme, alpinisme, voile, rugby, football, etc.). Pourtant, le peloton cycliste des Tours des France des années 1950–1960 présente une longévité exceptionnelle, avec un nombre de nonagénaires quatre fois supérieur à celui observé dans la population générale.


L’utopie d’une étude prospective « dopés vs non-dopés »

Comparer des cyclistes professionnels dopés à des cyclistes professionnels non dopés relève de l’utopie méthodologique. Comment constituer ces groupes ? Sur la base de déclarations individuelles ? Par ailleurs, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) émettrait un avis défavorable, et le Comité de protection des personnes (CPP) interdirait une telle expérimentation sur la durée.

Le dopage est efficace et, aujourd’hui, l’ensemble des cyclistes professionnels est médicalisé dans un objectif de performance. Il est donc impossible d’imaginer une étude prospective comparant un groupe « soigné » à un groupe « non soigné » sur une carrière entière, puis durant la retraite, soit sur plus de 60 ans.


Comparaison avec d’autres sports

Dans d’autres disciplines de haut niveau, on observe en revanche des durées de vie nettement réduites, en raison :

  • des traumatismes répétés (football américain, rugby, boxe, hockey sur glace) ;
  • de la suralimentation (sumo) ;
  • ou de formes extrêmes de dopage (culturisme, avec polydopage et cures prolongées d’anabolisants).

Durée de vie de référence (population masculine française 2024) : 75 ans et 8 mois

  • Cyclisme (Tour de France) : 82 ans et 10 mois (+7 ans et 2 mois) – Étude Dr JPDM, 2025
  • Course à pied : +3 à +7 ans – Journal of Sports Sciences, 2012
  • Football américain : –10 à –15 ans
  • Bodybuilding : –5 à –15 ans
  • Sumo : –8 à –12 ans
  • Boxe : –5 à –10 ans
  • Rugby : –3 à –7 ans

Une carence majeure des institutions sportives

Ce qui demeure le plus inadmissible est l’absence quasi totale d’études rétrospectives sur la longévité des sportifs de haut niveau menées par les fédérations internationales. On ne dispose d’aucune donnée solide sur la durée de vie des tennismen du top 100, des nageurs, des footballeurs, des haltérophiles ou des lanceurs de poids. Les ministères des Sports sont également absents sur ce terrain de recherche. Depuis cinquante ans, mon objectif est de contribuer à la diffusion des connaissances auprès de mes lecteurs, tout en approfondissant moi-même ces questions.


  • Au début des années 2000, la réglementation antidopage introduit le système des AUT (autorisations d’usage à des fins thérapeutiques). Celui-ci reconnaît que certains athlètes peuvent avoir besoin, pour raisons médicales, de substances pourtant inscrites sur la liste des produits interdits.
  • Par un paradoxe frappant, ces substances perdraient soudainement leurs effets délétères dès lors qu’elles sont utilisées dans le cadre d’une AUT. Cette dérive a notamment permis à Serena Williams de bénéficier de neuf AUT au cours de sa carrière.
  • Ainsi, des produits considérés comme dangereux pour la santé deviennent, par décision réglementaire, inoffensifs dès lors qu’ils sont médicalement autorisés. Un paradoxe majeur pour une lutte antidopage qui se revendique garante de la santé des sportifs.

Tour de France – Durée de vie et statistiques : le doute peut se comprendre, pas l’interprétation erronée et malveillante

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Réponse à un ultracrépidarien

Le doute est légitime. En revanche, le commentaire fielleux sur mes travaux actuels l’est beaucoup moins, d’autant plus lorsqu’il s’exprime sous pseudonyme – un procédé qui n’est pas sans rappeler les corbeaux des affaires judiciaires.

En novembre 1998, dans le contexte de l’affaire Festina, Le Nouvel Observateur publiait une enquête portant sur l’ensemble des cyclistes français ayant participé au Tour de France depuis 1947, soit 677 coureurs sur 52 éditions.

Ma contribution s’est strictement limitée à la fourniture de mes archives d’état civil des coureurs, ainsi que, lorsque je les connaissais, des causes de décès. Je n’ai jamais été sollicité pour commenter les résultats ni pour leur donner une interprétation. L’analyse statistique avait été réalisée par deux biostatisticiens reconnus.

Malgré la forte médiatisation de cette enquête — qui fit la couverture de l’hebdomadaire — et la multiplication des interventions médiatiques du journaliste, je n’ai, pour ma part, jamais été invité à m’exprimer. Le dossier intitulé « Quand le sport tue » était en outre associé à une émission de France 2, « Faut-il sacrifier la santé à la performance ? », à laquelle je n’ai pas davantage été convié, alors même que j’intervenais régulièrement sur les questions de dopage. En réalité, je n’étais qu’un maillon périphérique de cette enquête.

Lorsque, quelques années plus tard, plusieurs études — dont une de l’INSERM — sont venues contredire les conclusions du Nouvel Observateur en montrant une longévité supérieure des coureurs du Tour, je n’ai jamais contesté ces résultats favorables.

Parallèlement, je n’ai cessé d’enrichir la base de données d’état civil des coureurs ayant participé au Tour depuis 1903. À partir de 2019, alors qu’il ne restait plus que deux survivants du Tour 1947, j’ai entrepris une étude exhaustive portant non plus sur une espérance de vie extrapolée, mais sur la durée de vie réelle de l’ensemble du peloton.

Il ne s’agissait donc plus de projections de pathologies cardiovasculaires à partir de quelques cas isolés, mais d’une analyse complète fondée sur des données définitives. Contrairement à ce qu’affirme ce compte anonyme, la méthode employée n’a donc rien de commun avec celle de 1998.

Depuis la première publication en 2019 sur la durée de vie des coureurs du Tour 1947, onze autres études ont suivi, toutes basées sur les actes d’état civil officiels. Ces dates et lieux sont systématiquement publiés dans ce blog, permettant à chacun de vérifier l’exactitude des calculs et des pourcentages.

Les résultats les plus récents, portant sur la période 2022-2025, montrent que :

  • la durée de vie moyenne des coureurs du Tour est supérieure de 7 ans et 2 mois à celle de la population masculine générale ;
  • le nombre de nonagénaires y est quatre fois plus élevé.

Pendant sept années, aucun élément critiquable n’a été soulevé à propos de ces travaux. Aujourd’hui, alors que toutes les données sont accessibles et vérifiables, ce compte anonyme choisit l’attaque gratuite. Qu’un twitto anonyme refuse de croire à mes statistiques peu me chaut ! Les chiffres, eux, sont réels, publics et contrôlables.

Je revendique le droit à la remise en question et j’actualise régulièrement mon travail lorsque des informations deviennent obsolètes. Je pratique moi-même la critique — de livres, de personnes ou d’institutions — mais toujours sur la base d’arguments étayés, jamais sur des impressions subjectives répétées à l’envi.

À mon niveau, je mène un travail d’enquête que des institutions comme le Tour de France ou l’Union cycliste internationale (UCI) auraient dû initier depuis longtemps. Les études médicales sérieuses sur ces sportifs de très haut niveau sont inexistantes, alors qu’ils constituent un terrain d’observation exceptionnel : hommes jeunes, activité physique extrême, alimentation spécifique, suivi médical particulier.

Des études scientifiques validées, anonymisées, pourraient apporter une contribution majeure à la connaissance de la physiologie du sportif. Qui s’en préoccupe réellement ?

Depuis que je publie ces données sur la durée de vie des coureurs du Tour de France, personne n’en a sérieusement contesté les résultats, sauf… un pseudo !

Dopage – Projet de loi : les valises sur la sellette

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Quand les valoches passent au contrôle

1952 : tests salivaires ainsi que contrôle des bidons et musettes (Fédération française de cyclisme)

1965 : introduction des tests urinaires

1997 : contrôle sanguin de l’hématocrite

Début des années 2000 : mise en place des AUT (Autorisations d’usage à des fins thérapeutiques), inscrites dans le Code mondial antidopage depuis 2004, après la « justification thérapeutique » (JT) instaurée par la France en 1991
→ Si les règles reconnaissent que certains athlètes peuvent avoir besoin de médicaments interdits pour raisons médicales, cette possibilité est largement détournée à des fins dopantes (exemple emblématique : Serena Williams a bénéficié de neuf AUT au cours de sa carrière).

2005 : système de localisation « No-Shows » (ADAMS), d’abord réservé au cyclisme et à l’athlétisme, puis étendu en 2009 aux sports collectifs et au tennis. Les sportifs doivent indiquer quotidiennement, pour les trois mois à venir, un lieu et un créneau horaire (entre 5 h et 23 h) durant lequel ils peuvent être contrôlés.

2008 : passeport biologique, fondé sur la surveillance régulière des constantes sanguines.

La fouille et l’inspection des valises devraient ainsi être autorisées dans les prochains mois.

Dès juillet 1998, au moment de l’affaire Festina, j’expliquais dans Ouest-France qu’il fallait changer de braquet pour coincer les tricheurs :

« Il faut remplacer les contrôles des urines par celui des valises » (Ouest-France, 17 juillet 1998). Dans le même esprit, j’insistais quelques semaines plus tard dans l’hebdomadaire suisse Info Dimanche : « Au Tour de France 1998, les contrôles antidopage ont donné 0 % de cas positifs. Le contrôle des valises par la police : 100 % ! » (Info Dimanche, 27 septembre 1998). Quatre ans plus tard, je réitérais dans Le Figaro : « Il faut fouiller les valises, pas les urines » (Le Figaro, 26 août 2002).

Entre 2013 et 2020, les cas positifs ont oscillé entre 0,67 % et 1,32 %, tandis que les sanctions effectives variaient entre 0,45 % et 0,81 %. Un bilan tout simplement pathétique.

Tous les experts indépendants savent qu’en 2026, 100 % des athlètes de haut niveau sont médicalisés à coups de poudres, de cachets et d’injections.
Cela ne signifie pas que 100 % des sportifs consomment des substances illicites, mais face aux failles béantes du système antidopage — et au nombre considérable de produits dopants non recherchés, à l’entraînement comme en compétition — on comprend pourquoi une lutte affichant à peine 1 % de cas positifs est totalement inopérante pour garantir l’équité sportive.

Les enquêtes policières passées ont en effet montré que les dopages de grande ampleur, comme celui orchestré par Lance Armstrong, reposaient sur des logistiques sophistiquées : flacons d’EPO transportés par un motard complice empruntant des itinéraires parallèles, ou pour d’autres les produits étaient convoyés par des membres de l’entourage personnel non déclarés officiellement dans l’équipe.

La bataille des valises ne fait donc que commencer.

Afin de compléter l’information sur le thème des valises au service du dopage, nous proposons un texte :

  • Valises et bagages : libre-échanges.

Tennis / Dopage – Alfredo Casso (Usa) positif au clomifène

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Un médicament destiné exclsuivement au traitement de la stérilité féminine

Alfredo Casso a été contrôlé positif au clomifène. L’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) a estimé que l’infraction n’était pas intentionnelle, au motif que ce produit lui avait été prescrit médicalement pour une courte durée afin de traiter un problème de santé — dont la nature n’a d’ailleurs jamais été précisée par l’ITIA, sauf que l’Agence du médicament n’a validé aucune indication thérapeutique du clomifène chez l’homme.

Problème : le clomifène est indiqué pour traiter des troubles d’hypofertilité chez la femme. L’homme ne figure pas dans ses indications thérapeutiques. En réalité, lorsqu’il est consommé par un homme, le clomifène a pour effet d’augmenter la production testiculaire de testostérone. Il est donc utilisé comme un véritable produit dopant. Les contrôles positifs les plus récents à cette substance concernent d’ailleurs exclusivement des hommes.

Ce dossier illustre une nouvelle fois la manière dont l’ITIA enfume les médias en traitant les affaires de dopage avec indulgence : sanctions atténuées pour J. Sinner, Swiatek, Teso, Martin, Purcell, entre autres.

Le clomifène est un antiestrogène : il inhibe le rétrocontrôle des estrogènes au niveau de l’hypothalamus, centre de commande hormonale du cerveau. Cette inhibition entraîne une augmentation de la sécrétion des gonadotrophines hypophysaires, notamment la LH, dont le rôle est de stimuler la production hormonale des glandes génitales (ovaires et testicules), en particulier la testostérone, dans les deux sexes.

  • Dès 1989, le Comité international olympique (CIO) interdit le clomifène par assimilation aux gonadotrophines. En 2000, il apparaît explicitement pour la première fois sur la liste française des substances interdites du ministère des Sports. Lorsque l’Agence mondiale antidopage (AMA) reprend la gestion de la liste à l’échelle mondiale, le clomifène est d’abord interdit uniquement chez les hommes.
  • À partir de 2005, il devient prohibé chez les deux sexes, la LH stimulant également la production ovarienne de testostérone endogène. Son interdiction est permanente, aussi bien à l’entraînement qu’en compétition.
  • Sur le plan de la détection, le clomifène ne modifie pas le rapport testostérone/épitestostérone. La seule manière de confondre les tricheurs consiste donc à identifier directement la présence du produit dans les urines, ce qui est relativement aisé puisqu’il y persiste longtemps.

Bien que le clomifène soit interdit chez les femmes depuis 2005, ce sont majoritairement des hommes qui sont contrôlés positifs. Depuis les témoignages des années 1980 et les cas avérés après 2000, les disciplines concernées sont nombreuses : athlétisme, aviron, boxe, culturisme (+++), haltérophilie, MMA, et plus généralement tous les sports recherchant les effets ergogéniques d’un surplus de testostérone.

Football – Hommage au coach Rolland Courbis, disparu le 12 janvier

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À titre personnel, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Rolland Courbis à deux reprises.

Affaire Anziani : 1er footballeur français sanctionné pour dopage en 1989

La première remonte à l’affaire du contrôle antidopage positif au Di-Antalvic® (antidouleur) concernant l’un de ses joueurs au FC Toulon, l’attaquant Philippe Anziani.
International français à cinq reprises, Anziani avait été contrôlé positif le 30 septembre 1989, à l’issue du match de Division 1 opposant le FC Metz au FC Toulon. Dans Le Figaro du 27 novembre 1989, j’avais signé un long article consacré à ce dossier, premier cas positif jamais enregistré dans le football français. Le titre et le sous-titre choisis par la rédaction étaient explicites :
« Affaire Anziani : les faux arguments de la défense. Son entraîneur condamne la composition de la liste des produits interdits ».

Quelques jours plus tard, Rolland Courbis m’avait contacté par l’intermédiaire de la radio RMC afin de s’expliquer. Une discussion détendue et constructive s’était engagée, durant une dizaine de minutes. Je lui avais alors exposé mon point de vue : prendre un antalgique pour pouvoir disputer un match, lorsque le corps du joueur est incapable de jouer sans cette béquille pharmaceutique, correspond à la définition du dopage, ou à tout le moins à une conduite dopante.

L’Arène de France, émission animée par Stéphane Bern

La seconde rencontre eut lieu le 11 octobre 2006, lors de l’émission L’Arène de France, talk-show diffusé en deuxième partie de soirée et animé par Stéphane Bern, consacré au thème : « Les sportifs font-ils rêver ? »
À ma gauche se trouvait Rolland Courbis, et à ma droite Bernard Maris, économiste et chroniqueur à France Inter, Marianne et Le Figaro Magazine. Bernard Maris sera tragiquement assassiné le 7 janvier 2015, lors de l’attentat terroriste perpétré contre le journal Charlie Hebdo, figurant parmi les douze victimes.

De cette émission, je conserve un souvenir mitigé, principalement en raison de la faible maîtrise du sujet sportif par l’animateur. Le journaliste de L’Équipe avait d’ailleurs bien résumé le déroulé de la soirée en titrant : « Débat en berne ».

Quant à Rolland Courbis, souvent présenté par les médias comme un « bon client » pour son franc-parler et son sens de la formule, il fut fidèle à sa réputation.

Merci à Rolland Courbis pour ces deux moments d’échange.