Le Danois Kasper Asgreen n’est pas un vainqueur inattendu comme les consultants d’Eurosport nous l’ont répété dans le final et à l’arrivée du 105e Ronde.
Le seul maillot jaune à avoir fréquenté la 2e marche du podium, c’est en 2011, le Gallois Geraint Thomas. En 1966, Merckx dit Le Cannibale, est resté sur sa faim en accrochant la 4e place, autrement dit la médaille en chocolat !
Au début, de 1945 à 1999, la course s’appelle »A Travers la Belgique ». A la veille de basculer dans le 21e siècle, l’épreuve change de patronyme et se nomme alors »A Travers la Flandre ».
Et pourtant cette substance, le Vastarel® (trimétazidine) expose le contrevenant à quatre ans de suspension !
BLOG DR JPDM – Autres liens à consulter sur le Vastarel® classé dans la section S4.5 : modulateurs métaboliques.
Un produit référencé en liste rouge alors qu’il est non dopant mais, de façon absurde, une violation des règles antidopage, entraîne néanmoins 4 ans de suspension.
Jeux olympiques d’hiver – Une bobeuse russe épinglée à la trimétazidine. C’est quoi ce truc ? – Produit lourd ou pétard mouillé ? publié le 26 février 2018
Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel® est un produit dopant… Pourtant après un contrôle positif des sportifs sont lourdement sanctionnés. Cherchez l’erreur… – publié le 11 juin 2020
Dopage – Zelimkhan Khadjiev, un lutteur français, se défend d’avoir cherché à se doper avec du Vastarel®. Effectivement, ce produit qui n’a aucune vertu démontrée scientifiquement pour améliorer les performances et pourtant l’athlète contrôlé positif le 21 septembre dernier, a écopé de 4 ans de suspension et regardera les JO 2021 à la TV. Décryptage – publié le 08 juillet 2020
Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage. A plusieurs reprises dans ce blog nous avons montré notre étonnement en constatant que la réglementation de la molécule trimétazidine (Vastarel®), autorisée pendant plus de quatre décennies, s’est retrouvée – sans études scientifiques prouvant qu’elle améliore la performance sportive d’un athlète – inscrite sur la liste rouge du Code mondial antidopage. De même, nous pourrions légitimement questionner la Commission liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA), pilotée par le Français Olivier Rabin, sur le statut d’un médicament déjà ancien considéré comme dopant par des représentants du corps médical et néanmoins toujours absent des produits illicites – publié le 15 novembre 2020
Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Organigramme des instances internationales antidopage. J’ai moi-même été confronté au conflit d’intérêt entre l’ITA et l’AMA. Le 5 juin dernier lors de l’audience du lutteur Zelimkhan Khadjiev devant le juge ‘’indépendant’’ nommé par la Fédération internationale de lutte (UWW), la conseillère juridique de l’ITA – qui avait instruit le cas positif au Vastarel® (trimétazidine) du médaillé de bronze 2019 – à ma demande de justifier par une étude scientifique que ce produit améliorait les performances sportives, a balayé ma question en tranchant : « Ce n’est pas le problème, le produit est dans la liste de l’AMA » – publié le 10 décembre 2020
C’est le Gallois Geraint Thomas, lauréat du Tour de France 2018, qui a remporté cette classique flandrienne en 2015 après avoir fait un podium en 2014. Un seul autre gagnant du Tour est monté sur la boîte et c’est bien sûr l’incontournable Eddy Merckx en 1971 et 1972.
Tableau exclusif du palmarès du Grand Prix E3
Les cinq premiers des 63 éditions depuis 1958 avec dates de la course
A l’approche des Jeux de Tokyo, CIO et AMA communiquent à tout va sur le programme antidopage« le plus vaste jamais mis en place ». Cela fait au moins quarante ans que les deux instances (CIO depuis 1968 et AMA à partir de 2004) nous leurrent sur l’efficacité de leur action :
Le Norvégien Geir Helgemo, n° 1 mondial de bridge, représentant la principauté de Monaco dans les compétitions internationales, s’est fait épingler à la testostérone. Pour les journalistes de sport, le joueur est forcément un débile pour se doper à la testo… Il n’a pas besoin de gros muscles…
l’athlétisme avec Alberto Salazar et le rugby avec Fabien Galthié ont eux aussi été confrontés aux applications illicites de testostérone par voie cutanée
DERNIERE HEURE –Le Dr Richard Freeman radié à vie par le Conseil de l’Ordre britannique
Le 19 mars 2021, après une longue procédure étalée sur plusieurs mois, le Medical Practitioners Tribunal Service (MPTS) – le pendant anglais du Conseil national de l’Ordre des médecins français (CNOM) – a rendu sa décision concernant le cas du Dr Richard Freeman, médecin de l’équipe Sky de 2009 à 2015 et de la Fédération britannique de cyclisme de 2009 à 2017. Le couperet est tombé : radié à vie. Les juges ont considéré qu’une suspension n’était pas adaptée au comportement »malhonnête » du médecin qui nie toujours avoir commandé des patches de testostérone pour doper un coureur en 2011. Ils ont au contraire estimé qu’il était »approprié et proportionné » de le rayer de la liste des médecins autorisés à exercer.
COMMENTAIRES Dr JPDM– Comme je l’ai écrit dans l’article »Pour la Sky l’étau se resserre » paru le 19 mars sur ce blog, le Dr Freeman est un lampiste qui paye pour l’ensemble de l’organisation Dave Brailsford, manageur emblématique de l’équipe anglaise aux sept victoires finales sur le Tour de France. Par ailleurs, on constate que le Conseil de l’Ordre britannique est beaucoup plus intransigeant que leurs collègues européens. Deux médecins dopeurs à grande échelle, les Drs Michele Ferrari et Eufemiano Fuentes, continuent à exercer. De même, en France, des toubibs épinglés par les enquêtes continuent leurs activités de thérapeute. Ainsi se vérifie une fois de plus l’adage : deux poids deux mesures. L’harmonisation se fera à la… St Glinglin.
De même, aucune profession n’est à l’abri de la dope spéciale cadence haute performance
A tous les supporteurs aveugles, les ignorants qui ont pourtant un avis sur tout (ultra crépidariens), les politiques et dirigeants de pacotille, nous affirmons – preuves à l’appui – qu’aucun sport n’est épargné par la dope.
A la suite de mon article publié le 9 février 2021 sur : Le Vendée Globe et les compétitions de voile ne seraient pratiqués que par des extraterrestres non contaminés par les médocs de la performance. Qui peut croire un tel bobard diffusé par la presse bretonne et l’historique médecin de la course?, certains ont mis en doute mes critiques et conclusions sur le dopage dans la voile et plus particulièrement dans les courses au large. Pour les sceptiques, voici une nouvelle analyse qui démontre sans ambages que le dopage peut être présent dans ce sport comme dans toutes les autres spécialités athlétiques. Assimiler un ou des contrôles négatifs à zéro dopage démontre l’ignorance abyssale de celui qui profère une telle ineptie. Ce n’est pas la voile en elle-même qui génère les éventuels tricheurs mais la COMPETITION. Que les farouches défenseurs de ce sport – athlètes, encadrement, médecins – ne veuillent pas le reconnaître montre l’étendue de… la naïveté ou plutôt de l’hypocrisie régnant dans ce milieu.
Les analyses biologiques effectuées à l’arrivée n’attrapent que les imbéciles, les imprudents ou les mal-conseillés.
En fichier joint : Voile et positive attitude – Auteurs des citations sur les pseudo-arguments tentant de démontrer sans convaincre les spécialistes que voile et dopage sont antinomiques!!!