La 8e édition du Tour de France, en 1910, reste l’une des plus marquantes de l’histoire.

En fichier joint (PDF) – Octave Lapize – Dossier complet

Comparé aux 39 coureurs du peloton ayant pris leur retraite en 2024 et aux 48 en 2025
Nombre moyen de saisons pour les lauréats du Tour de France (graph 1)



Âge moyen de la retraite (graph 2)

Nombre moyen de participations au Tour de France (graph 3)


Diversité des vainqueurs selon les périodes (graph 4)


Analyse générale

Ils étaient 36 en 2022 et 39 en 2024
– Durée moyenne de la carrière : 13 ans 9 mois
– Age moyen de la retraite : 34 ans 7 mois
CONTRIBUTION AU DÉCRYPTAGE DU PARCOURS DES ACTEURS DU TOUR DE FRANCE



En fichier joint (PDF) : Les 48 retraités du Tour de France 2025 : carrière et palmarès détaillé pour chacun d’eux
Il en est même le premier double-vainqueur
Bien que né en France en 1882, Lucien Mazan (nom de naissance) a passé toute sa jeunesse en Argentine d’où son surnom ‘’L’Argentin’’. Mais, rapidement, en fréquentant le peloton cycliste, il se fait appelé Breton pour ne pas indisposer son père qui n’apprécie pas l’activité de cycliste comme honorable car proche de saltimbanque puis, rapidement pour ne pas faire doublon avec un coureur qui a pour nom Breton, il s’octroie le patronyme de Petit-Breton pendant sa carrière et jusqu’à son destin tragique en 1917.
Lucien devient professionnel en 1902 et le restera jusqu’en 1914.
Comme deux autres vainqueurs du Tour, François Faber (1er en 1909) et Octave Lapize (1er en 1910), Lucien P.-B. perdra la vie pendant la guerre de 1914-1918 lors d’un accident impliquant une charrette.
Des cris de bête sauvage à répétition
Que ce soit sur la piste (six jours, Bol d’Or) ou sur la route (Tour de France), Petit-Breton se singularise par cette tactique inusitée jusqu’alors dans le peloton. Son fils, Yves Petit-Breton, auteur d’une plaquette-hommage à son père publiée en 1978, résume ce comportement : « Il était téméraire, il n’hésitait pas à partir dès le départ et s’il était rejoint, il redémarrait à nouveau. Il répétait l’attaque dix à vingt fois s’il le fallait. A chaque démarrage, il prévenait ses adversaires en hurlant très fort. »
A notre connaissance, les ‘’crises’’ de Petit-Breton ont eu pour émule le Suisse Ferdi Kübler, lauréat du Tour 1950 surnommé le Champion hennissant, l’Homme-Cheval ou le Fou pédalant. C’est un hors-série de Route et Piste en 1952 qui en témoigne : « Les coureurs qui ont eu la chance d’être à ses côtés dans une échappée de fin de course alors que l’arrivée est proche, gardent de Ferdi un souvenir inoubliable. Nerveux comme un pur-sang, il encourage les uns, les autres et lui-même à aller plus vite : ‘’Pense à ta fille !’’, ‘’Pense à ta femme !’’, ‘’Allez Ferdi, allez Ferdi !’’. Criant plus haut et plus fort à mesure que le rythme s’accélère, il arrive ainsi à se survolter, à se donner la fièvre et à se présenter dans une sorte d’état second au moment du sprint. Qui pourrait le battre, alors ? »
Depuis les années 1960 dans le tennis, les joueurs ‘’grynt’’ ou poussent des cris puissants en frappant la balle. Ce phénomène n’est pas juste instinctif ou anecdotique : plusieurs études et analyses démontrent qu’il sert à améliorer l’expiration, la puissance ou même à ‘’effacer’’ le son de la balle sur la raquette gênant l’adversaire pour anticiper la trajectoire.
Chez les joueuses, Monica Seles a fortement popularisé ces vocalisations au début des années 1990.
En revanche, dans le cyclisme professionnel, les vociférations ou cris ‘’à la Petit-Breton’’ ne sont pas une norme rituelle liée à l’effort ou à l’attaque comme cela peut l’être au tennis.

– Tout savoir sur Lucien Petit-Breton dit L’Argentin, champion hors norme des pionniers des premiers Tour de France. Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe depuis 1903 en 5e position.
– Le document exclusif que nous proposons passe en revue son état civil et ses parentés cyclites, son palmarès détaillé avec les dates attenantes.
– Durant sa carrière pro, notamment les incidents de parcours, les blessures, les problèmes de santé ainsi que les sorties de route sont répertoriés et analysés.
– Puis sont abordés l’entraînement, l’alimentation, la course, les pratiques irrégulières nombreuses à l’époque.
– La dernière partie du document regroupe les références précises des livres et articles qui lui sont dédiés : livres, documents, hors-séries : 30 ; articles : 24, film : 1

EN FICHIER JOINT (PDF) : Lucien Petit-Breton : les différentes rubriques annoncées ci-dessus
Le Tour de France 1909, 7e édition, fut l’un des plus difficiles de l’histoire accompagné de pluie, boue, grêle et vent. Et pourtant avec son gabarit hors norme (1,78 m / 91 kg), le Colosse de Colombes va dominer l’épreuve longue de 14 étapes en restant leader de la 2e à la 14e étape. Encore mieux : Faber va remporter cinq étapes d’affilée à travers les Vosges et les Alpes. Série inégalée à ce jour.
Aujourd’hui, un tel exploit ne pourrait sans doute être réalisé que par Tadej Pogacar lui-même.


Né en France d’un père luxembourgeois, il optera à sa majorité pour la nationalité du Grand-Duché. En 1914, Faber s’engagera dans la Légion étrangère au service de la France. Tué à l’ennemi le 09 mai 1915 près d’Arras, son corps ne sera jamais retrouvé, il obtiendra la mention honorifique posthume de ‘’Mort pour la France’’ et fait partie des 63 cyclistes morts ‘’Morts pour la France’’ (MPLF) ou pour leur pays (MPLP) lors du conflit mondial 1914-1918.
Par rapport aux 665 concurrents ayant pris le départ du Tour de France de 1903 à 1914, cela donne 9,47% de décès parmi les cyclistes ayant participé aux TDF avant la guerre de 1914 (60 Français, 1 Belge, 1 Italien, 1 Luxembourgeois).
Par ailleurs, il est qualifié par la presse de Géant de Colombes en raison de ses mensurations et de la commune où il vécut pendant toute sa jeunesse. Sauf que son gabarit va être gonflé par de nombreux auteurs, laxistes sur les faits précis.
Sa taille, notamment, va passer de 1,78 m à 1,92 m. En réalité, il faut attendre 2005 pour que le journaliste Pascal Leroy, auteur d’un livre sur Faber, obtienne la fiche de la Légion étrangère sur laquelle est mentionné : 1,78 m.
L’Homme-locomotive, autre surnom de Faber, décédé le 09 mai 1915, ne connaîtra pas sa fille Raymonde née cinq jours plus tôt, le 05 mai 1915 à Colombes. Un courrier de son épouse lui apprendra la naissance de son enfant.
Pour la petite histoire – Un autre lauréat du Tour de France, René Pottier, vainqueur en 1906, ne saura jamais que sa fille, Renée, naissait le 22 juin 1907. Il s’était suicidé le 25 janvier précédant !
En fichier joint (PDF) – François Faber – Document complet

Lucien Petit-Breton, natif de Plessé, est le premier cycliste à doubler la mise comme lauréat du Tour de France en 1907-1908. Et même en 1906, Lucien Mazan (son nom de naissance) avait terminé 1er des poinçonnés, c’est-à-dire qu’il avait effectué les 4 545 km sans la possibilité de changer de machine, un exploit remarquable compte tenu de l’état des routes hexagonales au début du XXe siècle.
Le plus dommageable pour l’appréciation du travail personnel de Guénel, c’est qu’il a copié à 90% le bouquin de l’excellent Roger Bastide, journaliste à L’Equipe puis au Parisien Libéré qui avait publié le sien : ‘’Petit-Breton, la belle époque du cyclisme’’, en 1985. Bastide est décédé en 1999. Pas grand monde pouvait faire la comparaison entre son ouvrage et celui de Guénel publié 35 ans après.
Par ailleurs, à aucun moment – pas une seule fois – Roger Bastide n’est cité dans les 272 pages du texte de Guénel. L’ancien journalistes du Parisien Libéré n’a droit qu’à une ligne dans la bibliographie de Guénel.

CONTROVERSE
Un énième bouquin de plus consacré au Tour de France et à l’un de ses géants, ‘’pompé’’ sur un écrivain-prédécesseur, ce qui ne l’empêche pas d’être encombré d’erreurs et de fautes mais en raison du manque de place, elles n’ont pas été toutes répertoriées, loin de là. Finalement cet ouvrage signé David Guénel n’apporte que très peu d’infos inédites à la connaissance de la carrière du 5e vainqueur de la Grande Boucle.
En fichier joint : Quelques erreurs relevées dans Petit-Breton gentleman cycliste de David Guénel publié en 2020 aux éditions Publishroom Factory
Post-it – Très prochainement, nous publierons dans ce blog la fiche complète de Lucien Petit-Breton, lauréat des Tours de France 1907 et 1908
En réalité, c’est « Rien que la gagne », « Tout pour la gagne » qui motive les compétiteurs à traquer les gains marginaux autorisés puis illicites. Tous ne franchissent pas les clous mais, chez beaucoup, la recherche des honneurs pousse au fruit défendu.
Hiérarchie des causes : compétition et médiatisation font la course en tête
Causes du dopage : la hiérarchie
C’est la rivalité entre sportifs qui pousse à l’usage des substances illicites. Les drogues de la performance, en raison de leur efficacité, incitent elles-mêmes au dopage des adversaires convaincue que les autres en croquent. Mais, comme le but ultime est d’être reconnu pour ses prouesses auprès de sa famille, de ses amis, des supporteurs, la médiatisation en soutien de la compétition forme un couple efficace pour basculer dans le dopage.
En revanche, un ton en-dessous, l’argent, l’encadrement médico-technique (qui a déjà goûté au fruit défendu) et la lutte antidopage (substances indécelables) sont des potentialisateurs prédominants.
Enfin, il ne faut pas mésestimer d’autres potentialisateurs secondaires (voir liste ci-dessous)
La triche et le mensonge étant consubstantiels à l’homme, les beaux discours des instances antidopage luttant et préconisant la tempérance resteront sans effet.
3. Potentialisateurs prédominants
4. Potentialisateurs secondaires
Cadences infernales, efforts surhumains; Dirigeants/Instances (CIO, FFC, FIFA, TDF, UCI, IAAF…); Message ‘’mou’’ des instances. Exemple : la triche est peu répandue; Milieu (loft); Nationalisme; Organisateurs; Reconnaissance officielle (médaille olympique, athlète de l’année, proche d’un homme politique emblématique); Légion d’honneur; Sponsors