Football – CAN 2025 – Doping to lose : trois joueurs sénégalais ont eu des malaises sérieux juste avant ou pendant la finale

Par défaut

Ce genre de défaillance inexpliquée, dans le jargon de la compétition, est connu sous la métaphore : doping to lose (doping pour perdre)

Qu’un joueur se sente mal avant un match pour le titre, cela peut se concevoir. En revanche, trois d’un coup, c’est pour le moins étrange, sauf si on compulse des histoires similaires de footballeurs sélectionnés et engagés dans un tournoi de haut niveau, donc en pleine forme physique jusque-là… et qui sont victimes de problèmes de santé inattendus les laissant inaptes à jouer.

Faits avérés

  • Plusieurs joueurs sénégalais sont tombés malades avant  /pendant la finale.
  • Les examens médicaux n’ont trouvé aucune cause claire.
  • Il y a eu des tensions logistiques et de sécurité autour du voyage et de l’accueil de l’équipe sénégalaise.

Éléments incertains

  • L’origine exacte des symptômes des joueurs n’est pas expliquée
  • Il n’existe aucune enquête publique indépendante révélant une intoxication volontaire.

Rumeurs malveillantes

  • L’idée que les joueurs sénégalais auraient été empoisonnés délibérément par des Marocains n’est pas étayée par des preuves fiables.

Conclusion

  • Il y a eu des malaises inexplicables chez plusieurs joueurs sénégalais lors de la finale de la CAN 2025
  • Aucune preuve officielle ne confirme un empoisonnement volontaire,
  • La suspicion d’un acte type doping to lose est légitime dans la mesure où trois joueurs d’une équipe ont été out le même jour en raison de mystérieux malaises.

Par le passé, régulièrement, des affaires de doping to lose ont émaillé des rencontres de haut niveau, notamment dans les sports d’équipe et plus spécialement dans le football.

Dans mon Dictionnaire du dopage, le dossier consacré au thème Doping to lose est particulièrement fourni avec des affaires remontant déjà à la fin du 19e siècle, au tout début des compétitions en boxe, cyclisme ou hippisme !

En fichier PDF – Quelques exemples en football de ces pratiques destinées à amoindrir l’adversaire

Tour de France – Durée de vie et statistiques : le doute peut se comprendre, pas l’interprétation erronée et malveillante

Par défaut

Réponse à un ultracrépidarien

Le doute est légitime. En revanche, le commentaire fielleux sur mes travaux actuels l’est beaucoup moins, d’autant plus lorsqu’il s’exprime sous pseudonyme – un procédé qui n’est pas sans rappeler les corbeaux des affaires judiciaires.

En novembre 1998, dans le contexte de l’affaire Festina, Le Nouvel Observateur publiait une enquête portant sur l’ensemble des cyclistes français ayant participé au Tour de France depuis 1947, soit 677 coureurs sur 52 éditions.

Ma contribution s’est strictement limitée à la fourniture de mes archives d’état civil des coureurs, ainsi que, lorsque je les connaissais, des causes de décès. Je n’ai jamais été sollicité pour commenter les résultats ni pour leur donner une interprétation. L’analyse statistique avait été réalisée par deux biostatisticiens reconnus.

Malgré la forte médiatisation de cette enquête — qui fit la couverture de l’hebdomadaire — et la multiplication des interventions médiatiques du journaliste, je n’ai, pour ma part, jamais été invité à m’exprimer. Le dossier intitulé « Quand le sport tue » était en outre associé à une émission de France 2, « Faut-il sacrifier la santé à la performance ? », à laquelle je n’ai pas davantage été convié, alors même que j’intervenais régulièrement sur les questions de dopage. En réalité, je n’étais qu’un maillon périphérique de cette enquête.

Lorsque, quelques années plus tard, plusieurs études — dont une de l’INSERM — sont venues contredire les conclusions du Nouvel Observateur en montrant une longévité supérieure des coureurs du Tour, je n’ai jamais contesté ces résultats favorables.

Parallèlement, je n’ai cessé d’enrichir la base de données d’état civil des coureurs ayant participé au Tour depuis 1903. À partir de 2019, alors qu’il ne restait plus que deux survivants du Tour 1947, j’ai entrepris une étude exhaustive portant non plus sur une espérance de vie extrapolée, mais sur la durée de vie réelle de l’ensemble du peloton.

Il ne s’agissait donc plus de projections de pathologies cardiovasculaires à partir de quelques cas isolés, mais d’une analyse complète fondée sur des données définitives. Contrairement à ce qu’affirme ce compte anonyme, la méthode employée n’a donc rien de commun avec celle de 1998.

Depuis la première publication en 2019 sur la durée de vie des coureurs du Tour 1947, onze autres études ont suivi, toutes basées sur les actes d’état civil officiels. Ces dates et lieux sont systématiquement publiés dans ce blog, permettant à chacun de vérifier l’exactitude des calculs et des pourcentages.

Les résultats les plus récents, portant sur la période 2022-2025, montrent que :

  • la durée de vie moyenne des coureurs du Tour est supérieure de 7 ans et 2 mois à celle de la population masculine générale ;
  • le nombre de nonagénaires y est quatre fois plus élevé.

Pendant sept années, aucun élément critiquable n’a été soulevé à propos de ces travaux. Aujourd’hui, alors que toutes les données sont accessibles et vérifiables, ce compte anonyme choisit l’attaque gratuite. Qu’un twitto anonyme refuse de croire à mes statistiques peu me chaut ! Les chiffres, eux, sont réels, publics et contrôlables.

Je revendique le droit à la remise en question et j’actualise régulièrement mon travail lorsque des informations deviennent obsolètes. Je pratique moi-même la critique — de livres, de personnes ou d’institutions — mais toujours sur la base d’arguments étayés, jamais sur des impressions subjectives répétées à l’envi.

À mon niveau, je mène un travail d’enquête que des institutions comme le Tour de France ou l’Union cycliste internationale (UCI) auraient dû initier depuis longtemps. Les études médicales sérieuses sur ces sportifs de très haut niveau sont inexistantes, alors qu’ils constituent un terrain d’observation exceptionnel : hommes jeunes, activité physique extrême, alimentation spécifique, suivi médical particulier.

Des études scientifiques validées, anonymisées, pourraient apporter une contribution majeure à la connaissance de la physiologie du sportif. Qui s’en préoccupe réellement ?

Depuis que je publie ces données sur la durée de vie des coureurs du Tour de France, personne n’en a sérieusement contesté les résultats, sauf… un pseudo !

Dopage – Projet de loi : les valises sur la sellette

Par défaut

Quand les valoches passent au contrôle

1952 : tests salivaires ainsi que contrôle des bidons et musettes (Fédération française de cyclisme)

1965 : introduction des tests urinaires

1997 : contrôle sanguin de l’hématocrite

Début des années 2000 : mise en place des AUT (Autorisations d’usage à des fins thérapeutiques), inscrites dans le Code mondial antidopage depuis 2004, après la « justification thérapeutique » (JT) instaurée par la France en 1991
→ Si les règles reconnaissent que certains athlètes peuvent avoir besoin de médicaments interdits pour raisons médicales, cette possibilité est largement détournée à des fins dopantes (exemple emblématique : Serena Williams a bénéficié de neuf AUT au cours de sa carrière).

2005 : système de localisation « No-Shows » (ADAMS), d’abord réservé au cyclisme et à l’athlétisme, puis étendu en 2009 aux sports collectifs et au tennis. Les sportifs doivent indiquer quotidiennement, pour les trois mois à venir, un lieu et un créneau horaire (entre 5 h et 23 h) durant lequel ils peuvent être contrôlés.

2008 : passeport biologique, fondé sur la surveillance régulière des constantes sanguines.

La fouille et l’inspection des valises devraient ainsi être autorisées dans les prochains mois.

Dès juillet 1998, au moment de l’affaire Festina, j’expliquais dans Ouest-France qu’il fallait changer de braquet pour coincer les tricheurs :

« Il faut remplacer les contrôles des urines par celui des valises » (Ouest-France, 17 juillet 1998). Dans le même esprit, j’insistais quelques semaines plus tard dans l’hebdomadaire suisse Info Dimanche : « Au Tour de France 1998, les contrôles antidopage ont donné 0 % de cas positifs. Le contrôle des valises par la police : 100 % ! » (Info Dimanche, 27 septembre 1998). Quatre ans plus tard, je réitérais dans Le Figaro : « Il faut fouiller les valises, pas les urines » (Le Figaro, 26 août 2002).

Entre 2013 et 2020, les cas positifs ont oscillé entre 0,67 % et 1,32 %, tandis que les sanctions effectives variaient entre 0,45 % et 0,81 %. Un bilan tout simplement pathétique.

Tous les experts indépendants savent qu’en 2026, 100 % des athlètes de haut niveau sont médicalisés à coups de poudres, de cachets et d’injections.
Cela ne signifie pas que 100 % des sportifs consomment des substances illicites, mais face aux failles béantes du système antidopage — et au nombre considérable de produits dopants non recherchés, à l’entraînement comme en compétition — on comprend pourquoi une lutte affichant à peine 1 % de cas positifs est totalement inopérante pour garantir l’équité sportive.

Les enquêtes policières passées ont en effet montré que les dopages de grande ampleur, comme celui orchestré par Lance Armstrong, reposaient sur des logistiques sophistiquées : flacons d’EPO transportés par un motard complice empruntant des itinéraires parallèles, ou pour d’autres les produits étaient convoyés par des membres de l’entourage personnel non déclarés officiellement dans l’équipe.

La bataille des valises ne fait donc que commencer.

Afin de compléter l’information sur le thème des valises au service du dopage, nous proposons un texte :

  • Valises et bagages : libre-échanges.

Tennis / Dopage – Alfredo Casso (Usa) positif au clomifène

Par défaut

Un médicament destiné exclsuivement au traitement de la stérilité féminine

Alfredo Casso a été contrôlé positif au clomifène. L’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) a estimé que l’infraction n’était pas intentionnelle, au motif que ce produit lui avait été prescrit médicalement pour une courte durée afin de traiter un problème de santé — dont la nature n’a d’ailleurs jamais été précisée par l’ITIA, sauf que l’Agence du médicament n’a validé aucune indication thérapeutique du clomifène chez l’homme.

Problème : le clomifène est indiqué pour traiter des troubles d’hypofertilité chez la femme. L’homme ne figure pas dans ses indications thérapeutiques. En réalité, lorsqu’il est consommé par un homme, le clomifène a pour effet d’augmenter la production testiculaire de testostérone. Il est donc utilisé comme un véritable produit dopant. Les contrôles positifs les plus récents à cette substance concernent d’ailleurs exclusivement des hommes.

Ce dossier illustre une nouvelle fois la manière dont l’ITIA enfume les médias en traitant les affaires de dopage avec indulgence : sanctions atténuées pour J. Sinner, Swiatek, Teso, Martin, Purcell, entre autres.

Le clomifène est un antiestrogène : il inhibe le rétrocontrôle des estrogènes au niveau de l’hypothalamus, centre de commande hormonale du cerveau. Cette inhibition entraîne une augmentation de la sécrétion des gonadotrophines hypophysaires, notamment la LH, dont le rôle est de stimuler la production hormonale des glandes génitales (ovaires et testicules), en particulier la testostérone, dans les deux sexes.

  • Dès 1989, le Comité international olympique (CIO) interdit le clomifène par assimilation aux gonadotrophines. En 2000, il apparaît explicitement pour la première fois sur la liste française des substances interdites du ministère des Sports. Lorsque l’Agence mondiale antidopage (AMA) reprend la gestion de la liste à l’échelle mondiale, le clomifène est d’abord interdit uniquement chez les hommes.
  • À partir de 2005, il devient prohibé chez les deux sexes, la LH stimulant également la production ovarienne de testostérone endogène. Son interdiction est permanente, aussi bien à l’entraînement qu’en compétition.
  • Sur le plan de la détection, le clomifène ne modifie pas le rapport testostérone/épitestostérone. La seule manière de confondre les tricheurs consiste donc à identifier directement la présence du produit dans les urines, ce qui est relativement aisé puisqu’il y persiste longtemps.

Bien que le clomifène soit interdit chez les femmes depuis 2005, ce sont majoritairement des hommes qui sont contrôlés positifs. Depuis les témoignages des années 1980 et les cas avérés après 2000, les disciplines concernées sont nombreuses : athlétisme, aviron, boxe, culturisme (+++), haltérophilie, MMA, et plus généralement tous les sports recherchant les effets ergogéniques d’un surplus de testostérone.

Tour de France – Hommage aux 96 cyclistes ayant participé à la Grande Boucle et morts en compétition, à l’entraînement ou lors de sorties cyclistes

Par défaut

Etude couvrant la période 1903-2025

Depuis près de cinquante ans, je recueille et consolide des données d’état civil concernant les coureurs du Tour de France, en collaboration avec d’autres passionnés, dont Philippe Fetter, archiviste reconnu pour la rigueur de ses travaux dans ce domaine.

Dès 2018, j’avais publié sur ce blog le fruit de mes recherches consacrées aux cyclistes du Tour de France morts pour la France ou leur patrie lors de la Première Guerre mondiale (MPLF / MPLP). Entre 1903 et 1914, lors des douze premières éditions de la Grande Boucle, 673 « forçats de la route » prirent le départ. Parmi eux, 62 périrent durant le conflit de 1914-1918, soit 9,2 %.

Dans la présente étude, je m’intéresse plus précisément aux 96 coureurs du Tour de France décédés en course, à l’entraînement ou, plus tard, lors de sorties cyclistes destinées à entretenir leur condition physique après la fin de leur carrière professionnelle.

À 34 reprises, le décès est consécutif à un malaise, le plus souvent d’origine cardiaque, plus rarement à un accident vasculaire cérébral. Dans deux cas, de fortes chaleurs ont clairement contribué à la défaillance fatale.

Un autre contingent important concerne 31 Géants de la Route victimes d’une collision avec un véhicule à moteur. Pratiquant moi-même le cyclisme au long cours — avec plus de 320 000 kilomètres parcourus — j’analyse plus loin le conflit persistant entre vélos et engins motorisés partageant les mêmes infrastructures routières.

Les 31 autres décès sont dus à des chutes provoquées par des obstacles routiers (ralentisseurs, mobilier urbain), des incidents mécaniques (saut de chaîne), ou encore des causes imprévisibles telles que la présence d’animaux (chiens).

Depuis 1903, 5 393 coureurs différents ont pris au moins une fois le départ du Tour de France. Parmi eux, 31 sont morts après avoir été heurtés par un véhicule à moteur.
Si ce chiffre ne représente « que » 0,6 % (31 / 5 393), il demeure bien trop élevé. D’autant que nombre de ces accidents mortels sont directement liés à des comportements irresponsables de certains automobilistes.

Avec l’expérience, j’ai compris qu’au franchissement d’un giratoire, le cycliste ne bénéficie jamais réellement de la priorité, qu’un véhicule arrive de droite ou de gauche. L’automobiliste aperçoit de loin le cycliste engagé dans le rond-point. Pourtant, malgré la signalisation invitant à ralentir, le chauffard — ils sont nombreux — accélère souvent pour passer devant le deux-roues.

En définitive, c’est au cycliste d’anticiper, de gérer le trafic et de céder le passage, même lorsqu’il s’est engagé le premier dans le giratoire.

Ce comportement potentiellement homicide est facilité lorsque le terre-plein central, dépourvu de végétation, offre une visibilité totale au conducteur, mais aussi lorsque la courbure de la chaussée est peu marquée, favorisant une vitesse excessive des véhicules motorisés.

En pièces jointes, je propose un document exclusif : le martyrologe des cyclistes ayant pris le départ au moins d’un Tour de France et victimes à l’entraînement ou en compétition :

  1. d’une défaillance cardiaque (34)
  2. d’une collision avec un véhicule à moteur (auto, camionnette, camion, bus) (31)
  3. d’une chute (31)

Liste par ordre chronologique 1920 – 2025

Liste par odre alphabétique 1920 – 2025

Dopage – Les suicides chez les cyclistes du Tour de France sont-ils plus fréquents depuis le séisme de l’affaire Festina ?

Par défaut

La réponse est non. Ils sont même en nette diminution. Selon notre étude, les produits utilisés pour améliorer la performance ne favorisent pas le passage à l’acte suicidaire chez les coureurs de la Grande Boucle.

Dans un billet publié sur ce blog le 1er décembre 2018, je répondais déjà à un lecteur qui s’interrogeait sur une supposée plus grande « sensibilité » des Géants de la Route face au suicide.
Vingt-sept ans plus tôt, le 19 novembre 1998, nous avions présenté avec le journaliste Michel de Pracontal, dans Le Nouvel Observateur, une synthèse issue d’une enquête rétrospective portant sur la longévité des coureurs du Tour de France ayant participé à l’épreuve entre 1947 et 1998.
Cette analyse montrait que les Rois de la pédale n’étaient pas davantage exposés au suicide que le reste de la population.

Une baisse marquée depuis 1998 Afin de vérifier si cette tendance s’était modifiée au cours des vingt-sept dernières années, j’ai repris un travail minutieux à partir des données d’état civil relevées jour après jour (voir tableau).

Les résultats sont sans appel : la proportion de suicides, qui s’élevait à 6,7 % sur la période 1947-1998, a été divisée par plus de deux pour atteindre 2,3 % entre 1999 et 2025. Sur les dix-huit coureurs concernés par la période récente (1998-2025), dix ont été impliqués dans des contrôles positifs ou des affaires de dopage, souvent très médiatisées. Pourtant, l’analyse des chiffres montre clairement que les médicaments de la performance n’ont pas d’influence mesurable sur la fréquence des suicides.

À titre de comparaison, en 2023, on dénombrait 317 207 décès chez les hommes en France. Parmi eux, Santé publique France recensait 6 636 suicides, soit un taux de 2,09 %. Cette proportion est quasiment identique à celle observée chez les anciens coureurs du Tour de France pour la période 1999-2025 (2,1 %).
En clair, cela signifie que le dopage ne majore pas la fréquence des suicides chez les cyclistes masculins et pourtant certains consomment des médicaments associés au risque de suicide (stimulants, glucocorticoïdes…)

Des comparaisons à manier avec prudence

Toute comparaison entre les suicides des cyclistes du Tour de France et ceux de l’ensemble de la population française doit toutefois intégrer plusieurs facteurs susceptibles de biaiser l’analyse :

  1. Le peloton du Tour de France est exclusivement masculin, alors que près des trois quarts des suicides dans la population générale concernent des hommes.
  2. Les classes d’âge 15-24 ans et 25-34 ans sont absentes ou très faiblement représentées chez les coureurs du Tour, les plus jeunes participants ayant déjà dépassé la vingtaine. Or, le taux de suicide augmente avec l’âge : pour 100 000 habitants, il est de 6,4 chez les 15-24 ans et de 12,2 chez les 25-34 ans.
  3. Environ 28 % des suicides concernent des personnes âgées de plus de 65 ans. Parmi les anciens coureurs du Tour, sept cas relèvent de cette tranche d’âge, soit 24,1 %.
  4. Le doyen des anciens coureurs recensés est décédé à 93 ans. Dans la population générale, l’incidence du suicide atteint 29,6 pour 100 000 habitants chez les 75-84 ans et 40,3 chez les 85-94 ans.

Tour de France ton histoire – Dès la première édition en 1903, les coureurs ont une durée de vie hors norme

Par défaut

Et ce malgré le dopage !

Dès l’édition inaugurale de 1903, les Géants de la Route présentent une durée de vie moyenne nettement supérieure à celle de la population française de leur époque. En dépit de l’usage alors courant d’amplificateurs artificiels de performance, autrement dit de produits dopants.

Dès les premiers Tours, la pharmacie des coureurs est bien fournie : alcool (vin Mariani, Désiles, Bénédictine…), caféine (Kola-food), strychnine, éther, quinquina, cocaïne, opium ou encore nitroglycérine.

Les données qui suivent concernent les coureurs ayant participé aux premiers Tours de France depuis 1903. À ce jour, aucun travail n’a analysé de manière systématique la longévité de ces pionniers de la Grande Boucle.

Sur les 60 coureurs au départ de la première édition, 53 ont pu être identifiés grâce aux documents d’état civil. Leur durée de vie moyenne est la suivante :

  • Finishers : 74 ans et 6 mois
  • Non classés : 64 ans et 9 mois
  • Ensemble des coureurs : 68 ans et 5 mois

À titre de comparaison, l’espérance de vie en France autour de 1903 est estimée à environ 48 ans. Autrement dit, la population générale vivait nettement moins longtemps que les coureurs du Tour : environ 45 à 48 ans contre 68 ans et 5 mois pour les Géants de la Route.
En tenant compte de la forte mortalité infantile de l’époque, l’écart réel est probablement inférieur à 20 ans, mais demeure néanmoins très significatif.

Un autre indicateur met en évidence, dès le premier quart du XXᵉ siècle, les bénéfices du cyclisme de haut niveau sur la santé : le pourcentage exceptionnellement élevé de coureurs dépassant l’âge de 60 ans.

Dans Science et Vie, il est précisé qu’en 1936 — année correspondant aux 60 ans des participants du premier Tour de France — la population française ne compte que 14,7 % de personnes âgées de plus de 60 ans.
Or, l’étude des états civils des pionniers du Tour de France 1903 montre que 81 % d’entre eux ont dépassé cet âge dans les années 1930.

De même, alors que la durée de vie moyenne en France atteint 63 ans en 1950, les coureurs des Tours de France 1926 atteignent en moyenne 72 ans et 7 mois.

Toujours selon Science et Vie, en 1955, les personnes de plus de 60 ans représentent 16,2 % de la population française. Comparons ce chiffre avec nos recherches personnelles concernant les coureurs ayant participé aux Tours de 1920 à 1926 :

  • TDF 1920 : 80 %
  • TDF 1921 : 84,3 %
  • TDF 1922 : 84,9 %
  • TDF 1923 : 80,9 %
  • TDF 1926 : 82,6 %

Tous ces chiffres constituent une preuve indiscutable : les coureurs du Tour de France bénéficient d’une longévité exceptionnelle, et ce malgré un dopage omniprésent depuis la première édition en 1903.

Pourquoi, dès lors, le cyclisme est-il perçu depuis des décennies par certains ultracrépidariens comme un sport de dopés mettant en péril la santé de ses pratiquants ?

L’amalgame entre dopage et effets secondaires délétères remonte aux premières lois antidopage et antistimulants du milieu des années 1960. À l’époque, le principal argument avancé par les responsables politiques est le danger supposé pour la santé.

Il est vrai qu’au début des années 1960, plusieurs décès de cyclistes — mais aussi de footballeurs — survenus en pleine épreuve ont choqué l’opinion publique.

Toutefois, l’ensemble de ces décès était lié à une combinaison bien précise : effort physique intense sous amphétamines, associé à un facteur aggravant commun, la forte chaleur.

La conjonction de ces trois éléments – effort prolongé, température élevée et amphétamines – entraînait une hyperthermie conduisant à des défaillances cardiovasculaires. Très rapidement, le peloton a compris que la prise d’amphétamines par forte chaleur était dangereuse.

À ce sujet, au début des années 1970, j’ai vu un cycliste professionnel ouvrir sa valise après une étape. Elle contenait plusieurs médicaments et fioles, chacune accompagnée d’une étiquette indiquant la posologie selon le type de course. Face à la boîte d’amphétamines, une mention figurait en rouge :
« Ne pas prendre lorsqu’il fait chaud ».

Depuis lors, les décès en course liés aux amphétamines ont disparu.

Aujourd’hui, la longévité des 5 393 concurrents ayant pris le départ d’au moins une édition du Tour de France depuis 1903 démontre clairement que les effets positifs du cyclisme de compétition sur la santé sont largement supérieurs aux effets négatifs des produits de la performance.

Le paradoxe persiste pourtant : en 2026, certains continueront de mettre en avant les effets prétendument néfastes des dopants sur la santé des cyclistes, alors que ces derniers présentent, depuis plus d’un siècle, une longévité largement supérieure à celle de la population générale, mais aussi à celle des pratiquants de nombreux sports majeurs comme le football ou le rugby.

Il est temps de changer de paradigme et de passer de l’antienne « le cyclisme est un sport de dopés » à une réalité étayée par les faits : « le vélo, même intense et médicalisé, est bénéfique pour la santé ».

En pièces jointes (PDF), les données chiffrées sur la durée de vie des coureurs du Tour de France 1903 mais aussi 1926 (génération suivante) ainsi que les années 1947 à 1952 (2e génération).

Tous ces résultats démontrent l’effet positif du vélo sur la santé des concurrents du Tour de France depuis sa première édition en 1903.

Tour de France ton histoire – Et si le Monument n° 1 du cyclisme était un élixir de longévité ?

Par défaut

Les anciens cyclistes du Tour de France décédés ces quatre dernières années (2022-2025) ont bénéficié d’un avantage de longévité d’environ 7 ans 2 mois par rapport à la population générale de cette période. Depuis 2022, ma contribution annuelle d’hommages aux disparus montre qu’en 2025, 30 Géants de la Route nous ont quittés. Ils étaient 37 en 2022, 28 en 2023, 33 en 2024. Les 30 Tour de France décédés en 2025 avaient atteint une longévité moyenne de 82 ans 11 mois (voir tableau)

SYNOPSIS –  Et si le Tour de France était un élixir de longévité ?

Les anciens cyclistes du Tour de France bénéficient d’un avantage de longévité d’environ 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale. Depuis 1970, en recensant de manière exhaustive les données d’état civil des 5393 Géants de la Route ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, je constate un allongement constant de la durée de vie, ainsi qu’une proportion très élevée de nonagénaires parmi les anciens coureurs. Entre 2022 et 2025, près de 29 % des cyclistes décédés avaient plus de 90 ans, contre 7,8 % dans la population française (Insee), soit près de quatre fois plus. Ces résultats s’observent également chez les générations anciennes, notamment celle du Tour 1951.

Si le dopage a existé — comme dans d’autres sports — les données suggèrent qu’il n’a pas eu d’impact négatif mesurable sur la longévité des coureurs. Les éventuels effets secondaires seraient largement compensés par les bénéfices sanitaires de la pratique intensive du cyclisme. Ainsi, le dopage apparaît avant tout comme un problème éthique lié à la performance, et non comme un enjeu de santé publique, remettant en cause le discours traditionnel des instances antidopage fondé sur des arguments sanitaires non démontrés.

L’analyse des cyclistes du Tour de France décédés entre 2022 et 2025 met en évidence un avantage de longévité de 7 ans et 2 mois par rapport à la population générale.
L’âge moyen au décès est en effet de 82 ans et 10 mois chez les anciens coureurs, contre 75 ans et 8 mois pour l’ensemble de la population. Ce différentiel concerne notamment des générations ²souvent qualifiées, à tort ou à raison, de « dopées ». Depuis 1970, je recense de manière exhaustive les données d’état civil et de longévité des 5 393 “Géants de la Route” ayant pris au moins une fois le départ du Tour de France, de 1903 à 2025, soit 112 éditions.

Toutes les périodes étudiées (1903, 1926, 1951, puis 2022-2025) montrent un allongement significatif de la durée de vie des coureurs de cette épreuve mythique.
Deuxième indice objectif en faveur des bienfaits du cyclisme, même pratiqué à très haut niveau : la proportion croissante d’anciens coureurs franchissant 90 ans. Dès mes premières études sur la longévité des Géants de la Route, cette singularité apparaissait nettement par rapport aux sports les plus populaires en France, comme le football ou le rugby.
Ainsi, sur la période 2022-2025, 28,9 % des anciens cyclistes du Tour décédés avaient 90 ans ou plus. De manière comparable, parmi les 121 partants du Tour 1951, aujourd’hui tous décédé (sauf un), 27,6 % ont franchi le cap des 90 ans. À titre de comparaison, dans la population française en 2024, la part des décès concernant des personnes de plus de 90 ans n’atteint pour les hommes que 7,8 %. Autrement dit, le pourcentage observé chez les anciens cyclistes du Tour est près de quatre fois supérieur.

Bien sûr que non ! Le cyclisme n’est ni plus ni moins concerné que d’autres disciplines comme le football, le rugby ou le tennis. En revanche, affirmer que le dopage réduirait la durée de vie des pratiquants de la « petite reine » relève du mythe, voire du bobard, parmi tant d’autres adressés à ce sport et à son fleuron, le Tour de France.

Le gain de 7 ans et 2 mois observé chez les générations ayant couru dans les années 1950-1960 montre que les éventuels effets secondaires du dopage ont été massivement compensés par les bénéfices sanitaires d’une pratique cycliste intensive.
Rappelons qu’à cette époque, dans l’immédiat après-guerre, les amphétamines — aujourd’hui classées comme dangereuses — étaient omniprésentes, non seulement dans le peloton, mais aussi en alpinisme, en football, en voile et dans bien d’autres disciplines. Au regard de ces données vérifiables, il serait temps que les instances antidopage, les dirigeants fédéraux et les responsables politiques cessent d’agiter l’argument sanitaire. Aucun d’entre eux ne dispose d’un véritable cursus universitaire centré sur la santé, et encore moins d’études rétrospectives solides sur la longévité des sportifs de haut niveau.

Prétendre justifier leur statut de dirigeants en affirmant qu’ils protègent la santé des athlètes constitue une imposture, tant dans le discours que dans les faits.

La seule raison valable de lutter contre le dopage réside dans son efficacité sur la performance. En clair, le dopage est avant tout un problème d’éthique sportive, et non un problème de santé publique.

Dopage ton histoire – Grande Librairie : les 132 bouquins en langue française consacrés aux amplificateurs artificiels de performance

Par défaut

Les premiers ouvrages remontent aux années 1960, période qui marque également le début de la lutte antidopage en France et en Europe. Cette liste a pour objectif d’aider les étudiants et les chercheurs engagés dans la rédaction de thèses de médecine, de pharmacie, de mémoires de droit, ou d’autres travaux universitaires.

Affiche colorée annonçant 'La Grande Librairie' et affichant '132 ouvrages sur le dopage' sur un fond jaune avec un panneau rouge.

Régulièrement sollicité pour la densité et l’étendue de mes archives accumulées sur cinq décennies, j’ai ainsi constitué cette bibliographie — sans doute unique — qui recense 132 titres en langue française (et 152 auteurs). Mais il en existe également beaucoup d’autres, en anglais notamment, que je listerai prochainement.

Texte sur les auteurs manquant de légitimité dans le domaine du sport de compétition, mentionnant 152 auteurs identifiés.

Dans 90 % des cas, le dopage concerne en effet des médicaments détournés de leur usage thérapeutique. Or, certains auteurs ne sont ni médecins, ni pharmaciens, ni vétérinaires, et pourtant ils prennent la parole.

Se prétendre spécialiste lorsque l’on est uniquement enseignant d’EPS relève de l’imposture. En dehors des professions médicales et paramédicales exerçant sur le terrain sportif, seuls les auteurs de témoignages vécus — en tant que consommateurs ou soigneurs « borderline » — contribuent réellement à la connaissance de la réalité du dopage.

Parmi mes préférences figurent toutefois trois journalistes : Roger Bastide, Éric Maitrot et Jacques Marchand. Je les ai côtoyés et appréciés pour la rigueur de leur travail.

Tableau présentant des chiffres sur une bibliographie dédiée au dopage : 132 ouvrages en français, 152 auteurs, 43 médecins représentant 28%, et 3 médecins ayant publié 19 ouvrages, soit 14,4% de l'ensemble.
Une page de texte présentant une bibliographie sur le dopage, incluant des critiques sur les pseudo-experts et l'importance de l'information au sujet du dopage.
Liste d'ouvrages sur la lutte antidopage, incluant des titres et descriptions d'auteurs sur le sujet.
Image d'une bibliographie sur le dopage, présentant des titres et auteurs de livres en français, incluant des commentaires sur les contributions des journalistes et experts dans le domaine.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT (PDF) – PRINCIPAUX OUVRAGES sur le dopage, en langue française (132 titres)

Dopage – Enhanced Games, Jeux du dopage encadré, décriés au prétexte que le dopage est mauvais pour la santé et qu’il … tue !

Par défaut

Le défilé des partisans de la pensée dominante, sont convaincus, sur la foi des discussions au Bar des Sports, que le dopage a des effets durables négatifs sur la santé et la longévité des sportifs entraînant des séquelles irréversibles.

Affiche critique sur les _Enhanced Games_, dénonçant le dopage au prétexte de risques pour la santé, avec des slogans en lettres colorées sur fond jaune.

Depuis l’annonce des Enhanced Games — compétitions sportives autorisant le dopage sous contrôle médical — une véritable levée de boucliers s’est produite. Institutions sportives auto-proclamées gardiennes de la morale, anciens champions olympiques vivant de leur rente médiatique et chroniqueurs de plateau rivalisent d’indignation pour dénoncer des risques sanitaires prétendument « intolérables » pour des épreuves prévues en mai 2026.

La liste des donneurs de leçons est éloquente : présidents de fédérations internationales (World Athletics, World Aquatics), responsables nationaux (Fédération française d’athlétisme), une ministre des Sports, quelques athlètes décorés, ainsi qu’une cohorte de chroniqueurs médicaux ou généralistes sur RTL, France Inter ou la chaîne L’Équipe. Tous parlent avec une certitude absolue. Aucun, en revanche, n’a jamais produit la moindre étude scientifique sérieuse étayant ses affirmations.

Les arguments ressassés relèvent du catéchisme hygiéniste :

  • « Le dopage tue » : slogan répété en boucle mais jamais démontré scientifiquement à l’échelle de la population sportive. Les quelques cas brandis en exemple sont rarissimes et ne constituent en rien une preuve.
  • Espérance de vie écourtée : aucune étude robuste ne l’atteste.
  • Risques majeurs pour la santé : là encore, aucune validation scientifique.
  • Inégalité entre compétiteurs : seul point réellement étayé, et curieusement le moins mis en avant.

Rappelons une évidence que les moralistes feignent d’ignorer : tous les médicaments sont potentiellement dangereux. Aspirine, paracétamol, anti-inflammatoires provoquent chaque année des milliers d’effets indésirables documentés. Pourtant, personne ne réclame leur interdiction. Pourquoi ? Parce que le problème n’est pas la molécule, mais la dose. Les substances dopantes, issues de la pharmacologie médicale, obéissent exactement à la même logique.

Pour torpiller les Enhanced Games, les apôtres de la pensée hygiéniste se contentent donc d’affirmer que « le dopage tue », sans jamais fournir la moindre preuve. L’exploration des grandes bases de données médicales est pourtant sans appel : aucune n’a démontré un effet létal systématique du dopage.

Les études prospectives citées çà et là portent sur des effectifs ridiculement faibles et sont lourdement biaisées. Quant aux études rétrospectives sérieuses sur la longévité des sportifs dopés, elles brillent par leur absence — non par complot, mais parce qu’elles exigeraient plusieurs décennies de travail rigoureux à partir de données d’état civil fiables, et non de coupures de presse ou de pages Wikipédia approximatives.

Texte rappelant les études sur la longévité des cyclistes, qui suggèrent une durée de vie prolongée malgré l'usage de substances dopantes.

La seule critique intellectuellement honnête des Enhanced Games concerne l’équité sportive.
Non, le dopage n’a jamais été prouvé comme raccourcissant la vie. Oui, en revanche, les produits de la performance améliorent les résultats. Et oui, cette logique favorise ceux qui ont le plus d’argent, les meilleurs médecins ainsi que l’accès aux molécules et protocoles les plus efficaces.

Mais cette réalité existe déjà. Elle prospère sous le vernis hypocrite d’un sport officiellement « propre » et officieusement gangrené par une pharmacologie clandestine. Les Enhanced Games ont au moins le très grand mérite de mettre cette hypocrisie en pleine lumière.

Plutôt que de jouer les vierges effarouchées, les contempteurs des Enhanced Games feraient mieux de balayer devant leur porte et d’améliorer enfin l’efficacité d’une lutte antidopage dont l’échec est manifeste. La majorité des sportifs ne rêvent pas de se transformer en cobayes chimiques ; ils veulent simplement des compétitions honnêtes. Ils sont prêts à renoncer à la course aux molécules, à une seule condition : être certains que leurs adversaires ne puissent pas tricher sans se faire attraper.

Dans le fichier joint sont recensés les discours des pseudo-experts [Margot Chevrier, Héloïse Happio Kane, Dr Jimmy Mohamed] encombrants les médias avec leurs arguments convenus basés sur des interprétations et des amalgames que nous réfutons, preuves à l’appui

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dictionnaire du dopage – La grossesse  »dopante » mythe ou réalité ?

Par défaut

Une journaliste en formation au CFJ m’a interrogé sur les rumeurs de dopage par la « méthode » de la grossesse provoquée, supposément utilisée pour améliorer le potentiel physiologique – notamment durant les trois premiers mois – avant de recourir à un avortement. Cette pratique aurait été principalement employée chez les gymnastes soviétiques. Existe-t-il des preuves ?

Affiche colorée avec le texte 'DOPAGE' en haut, 'GROSSESSE' au centre dans un panneau rouge, et 'Mythe ou réalité ?' en bas.

Réponse du Dr JPDM

Depuis plusieurs décennies, de nombreux cas documentés montrent que des femmes enceintes ont obtenu des performances de haut niveau, suggérant que durant les premiers mois de la gestation (trois à quatre mois), les sportives peuvent rester très performantes.

Les éléments avancés relèvent toutefois davantage de témoignages que de preuves formelles : des entraîneurs et médecins de la RDA, de l’Union soviétique et de la Finlande ont évoqué l’existence d’une méthode visant à accroître les capacités féminines à l’effort. Le cas d’une gymnaste soviétique ayant affirmé avoir suivi un protocole de mise enceinte suivie d’un avortement a été rapporté, mais cette athlète est ensuite revenue sur ses déclarations.

Depuis l’instauration des premiers règlements antidopage au milieu des années 1960, la « méthode » de la grossesse n’a jamais figuré sur les listes de substances ou de méthodes interdites.

À titre historique, dès 1942, la Fédération française de basketball prohibait, pour des raisons médicales, la participation des femmes enceintes aux compétitions. La durée d’application de cette règle reste toutefois inconnue.

Les soupçons portaient principalement sur deux disciplines sportives : les sports d’endurance (comme le marathon) et la gymnastique. Ils s’expliquent par certains effets physiologiques du début de la grossesse, notamment l’amélioration du transport de l’oxygène (augmentation du nombre de globules rouges et de l’hémoglobine) ainsi qu’une plus grande laxité des ligaments, tendons et articulations sous l’effet de la progestérone.

En conclusion, il est possible que cette forme de « contamination sexuelle » ait été pratiquée de manière marginale dans certains pays, mais aucune preuve scientifique formelle ne permet de l’affirmer. La consultation de la fiche correspondante du Dictionnaire du dopage, actualisée et enrichie, permettra d’approfondir cette question.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche actualisée et enrichie sur LA GROSSESSE DOPANTE

Dopage – Les femmes prennent aussi des stéroïdes anabolisants pour singer les hommes hypermusclés

Par défaut
Collage of bodybuilding athletes posing and training in a gym setting, showcasing their physique in various competitive and workout scenarios.

Rappelons que le muscle est un caractère sexuel secondaire de l’homme au même titre que la glande mammaire l’est chez la femme.

Le fait de voir des femmes hypermusclées XXL ne peut être dû qu’à un régime hyperprotéiné associé à la prise de stéroïdes anabolisants. Sans le soutien médicamenteux de ces derniers, il n’est pas possible d’atteindre le gabarit musculaire de ce groupe de femmes posant récemment dans une rue de Chicago. Même en s’entraînant 24 heures sur 24 !

En clair, si on les soumettait à un contrôle antidopage, elles seraient toutes positives.

C’est la preuve que l’Agence antidopage américaine ne fait pas son boulot et ne s’intéresse pas à cette catégorie de ‘’sportives’’.

Si l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) voulait faire un carton plein en résultats positifs, ses agents n’auraient qu’à se pointer aux compétitions de Strongman et tester la catégorie féminine. Soit, les compétitrices refuseront le contrôle (entraînant une carence), soit les analyses se révèleront incandescentes.

La testostérone, chef de fil des anabolisants, a été synthétisée et commercialisée en 1935-1937. Ses dérivés moins androgéniques ont vu le jour à la fin des années 1950.

Si l’on compare les culturistes exerçant avant 1940 avec ceux de 2025, on constate – sans être un spécialiste – que leur soutien médicamenteux n’est pas le même.

Ce sont la testostérone et ses dérivés, les stéroïdes anabolisants, qui augmentent la masse musculaire. D’ailleurs depuis des années, ils sont surnommés ‘’engrais musculaires’’.

C’est pourquoi, la prise de ces produits est beaucoup plus efficace chez la femme tant sur l’hypertrophie que sur le rendement.

Toutes ces femmes sur la photo ‘’Street Workhout in Chicago’’, vu leur musculation, sont sous stéroïdes anabolisants. Or ces derniers ont pour effet secondaire de faire fondre la graisse de la glande mammaire et à ce niveau de pratique médicalisée les femmes n’ont plus que des pectoraux et plus besoin de soutien-gorge. Or, paradoxalement, elles présentent toutes des seins bien visibles, seule explication : l’ajout de prothèses en silicone.

Collage d'images montrant des athlètes féminins bodybuilders, illustrant l'évolution de la musculature féminine, incluant une photo historique et des compétitrices modernes.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage – Y-a-t-il encore un médecin à l’AMA ?

Par défaut

Lors de la 6e conférence mondiale sur la triche biologique dans le sport organisée par l’AMA à Busan (Corée), destinée à la révision du Code mondial antidopage 2027, ses dirigeants, sans formation spécifique – donc incompétents – sont toujours omniprésents à la direction de l’instance.

Le dopage, c’est un problème de substances médicamenteuses et pourtant en tête de gondole ce sont des juristes qui dirigent la manœuvre. En leur octroyant une large tribune, la presse, notamment française, crédibilise ces pseudo-spécialistes qui, eux-mêmes, forts de leurs titres dans la hiérarchie de l’Agence, vont critiquer les Enhanced Games. Pathétique ! C’est le carnaval des imposteurs.

Affiche colorée sur le thème du dopage dans le sport, présentant des slogans accrocheurs sur un fond jaune avec un panneau de stop rouge.

Tous ces dirigeants ont été floués pendant des décennies par l’état russe après la RDA et la Chine mais ils viennent s’ériger en défenseurs du sport propre et de la santé des sportifs. Pitoyable !

Lors des affaires de dopage hypermédiatisées, on n’entend jamais – je dis bien jamais – un représentant-médecin à l’AMA venir décrypter l’affaire. Ce sont toujours des avocats, et qui plus est d’un ton docte, qui viennent nous donner des explications sur les effets de la substance illicite en cause !

Une image présentant un texte critique sur l'inefficacité de l'AMA face au dopage dans le sport, mentionnant que 3 personnages expriment leur satisfaction démesurée malgré un problème généralisé de dopage.
Trois dirigeants de l'Agence mondiale antidopage posent ensemble lors d'un événement, avec leurs titres affichés en dessous.

Le praticien est le seul spécialiste légitime : il prescrit les médicaments, connaît leurs molécules, leurs interactions, leurs effets secondaires, notamment lorsqu’ils sont combinés – ce qui est justement le cas dans le dopage.
La lutte antidopage porte exclusivement sur des médicaments : des substances prévues pour soigner, détournées pour améliorer la performance physique. Finalement, les dirigeants de l’AMA ne sont que des cuistres, pseudo-spécialistes des pratiques dopantes, gérant l’instance en arborant leur… impuissance.

Le premier Colloque européen sur le dopage dans le sport date des 26-27 janvier 1963 à Uriage-les-Bains. Qui, à l’AMA, connaît ces précurseurs de la lutte antidopage, qui leur rend hommage ?

Il y a plus de 60 ans, cette lutte initiée par des médecins – les Français Pierre Dumas et Lucien Maigre – inquiets des pratiques dangereuses des sportifs dont ils étaient les témoins, a été au fil des ans et surtout depuis la création de l’AMA en 1999, totalement phagocytée par des administratifs, des avocats, des représentants de l’industrie pharmaceutique. Eventuellement des techniciens mais certainement pas des praticiens. En 1960, face au monde du sport totalement imperméable à toute réglementation et aux accidents mortels provoqués par l’association amphétamines / chaleur extrême, quelques médecins pionniers ont pris à bras le corps le problème du cancer n° 1 du sport en faisant face aux multiples obstacles et sarcasmes rencontrés.

Dopants ou médicaments, ce sont les mêmes molécules, avec les mêmes effets secondaires, souvent dose-dépendants. Les uns soignent, les autres dopent, mais tous (médocs et dopants) peuvent mettre en danger lorsqu’ils sont mal utilisés ou surdosés.

Face aux insuffisances et aux scandales répétés (Chine, Russie, Kenya, Maroc…), les États-Unis menacent de couper les financements. Rien d’étonnant.

Les dirigeants de l’AMA, avant leur nomination, ne connaissaient rien aux produits amplificateurs de performance. Du jour au lendemain, grâce à leurs réseaux et à un bon piston, ils deviennent « experts du dopage », adoubés par une presse tout aussi ignorante.
Résultat : moins de 1 % de cas positifs. Un fiasco.

Dans toutes les activités humaines, la triche concerne 50 à 60 % des individus.
En 2002, une enquête de la FIFA révélait que 92 % des joueurs se déclaraient prêts à commettre une faute intentionnelle si l’enjeu le justifiait (Le Monde, 02.06.2002).
Pourquoi en serait-il autrement avec le dopage ?

C’est en réaction à l’accumulation de scandales et casseroles de l’AMA qu’ont émergé aux États-Unis les Enhanced Games, des Jeux où le dopage serait « encadré ». Ironie : l’un des principaux sponsors n’est autre que le fils de Donald Trump.

Le plus grotesque ? Le CIO et l’AMA s’érigent en opposants farouches, alors qu’ils devraient se faire discrets tant leur incapacité à maîtriser le fléau est flagrante.

À ce jour, aucune étude d’envergure n’a établi un lien net entre dopage et longévité. Le discours dominant se fonde surtout sur des cas isolés, médiatisés car ils touchent des athlètes connus. Mais quid par rapport à l’ensemble de la population sportive versus tout venant ?

Voilà pourtant un beau sujet que l’AMA, grâce à sa base de données mondiales, pourrait initier réellement par des études scientifiques sérieuses.

L’absurdité atteint son sommet : au sein du groupe consultatif d’experts sur les contrôles stratégiques de l’AMA, aucun médecin !
Comment s’étonner ensuite de l’inefficacité de l’agence ?

Aujourd’hui, qui peut croire que la lutte antidopage est entre de bonnes mains ?
Personne, sinon une armée de naïfs et d’ignorants, alors que le phénomène dopage accompagne les compétitions sportives depuis les premières compétitions organisées avec réglementation dès la seconde moitié du XIXᵉ siècle.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage : une histoire ancienne – La testostérone, déjà utilisée en 1943 comme soutien des sportifs et des combattants du Reich

Par défaut

Dès 1943, la testostérone faisait partie de l’arsenal pharmacologique destiné à soutenir aussi bien les sportifs que les soldats du Reich. Ces derniers l’utilisaient dans un seul but : accroître leur agressivité, leur violence tout en supprimant la peur. Aujourd’hui encore, cette hormone masculine est largement détournée comme amplificateur de performance dans de nombreuses disciplines sportives, en raison de ses multiples effets : augmentation de la masse musculaire, amélioration du transport d’oxygène favorisant l’endurance et une action psychotonique intense.

Affiche colorée sur le dopage à la testostérone, mentionnant son rôle dans les stéroïdes anabolisants et son utilisation dès 1940.

Cette réalité historique est illustrée par un objet inattendu : la valise de Jacques Frantz, Français et ancien membre de la Waffen-SS, engagée aux côtés de l’Allemagne nazie. Lors de l’inventaire réalisé en 2010 par son fils Éric, on y découvre, parmi des cigarettes américaines, une boîte d’Acéto-Sterandryl 40 mg, une forme injectable de testostérone.

Cette spécialité pharmaceutique française, produite par le laboratoire du Dr. Roussel, ne mentionnait pourtant aucun effet lié au développement musculaire. Malgré cela, dès cette période, sportifs et militaires — en premier lieu allemands, mais loin d’être les seuls — avaient recours à la testostérone pour améliorer leurs performances.

Notons enfin qu’à partir de 1937, outre les laboratoires du Dr. Roussel, deux autres entreprises commercialisaient déjà la testostérone : Ciba en Suisse et Schering en Allemagne.

Document : le contenu de la valise de Jacques Frantz, un Waffen SS

Une image montrant le contenu de la valise de Jacques Frantz, comprenant une photo d'un soldat et des emballages de médicaments dont une boîte d'Acéto-Sterandryl 40 mg, avec divers documents et objets autour.

En complément d’informations, le Résumé des caractéristiques du produit figurant dans le Dictionnaire Vidal 1939

Document du Dictionnaire Vidal de 1939 décrivant l'Acéto-Sterandryl, un médicament contenant de la testostérone, avec des indications et des posologies énumérées.

Deux articles parus en 1983 et 2000 confirment l’utilisation de testostérone dopante par les Allemands et leurs partisans

1939-1945

TESTOSTÉRONE –  Entrée en scène de l’hormone mâle

« L’un des premiers usages de la testostérone fut, au cours de la Deuxième Guerre mondiale, lorsque les nazis ont injecté l’hormone à leurs soldats, pour augmenter leur agressivité. » [Muscle et Fitness,  USA , 1983, 44, n° 9, pp 37 et 141-144

1944

TESTOSTÉRONE – Adolf Hitler : des injections répétées

Texte de Werner Reiterer, discobole international, auteur d’un brûlot sur les magouilles du sport de haut niveau : « Avant la Seconde Guerre mondiale, les stéroïdes anabolisants en étaient à leurs balbutiements technologiques. La communauté médicale les avait utilisé auparavant dans le traitement des problèmes hormonaux et sanguins et dans la réparation des tissus lésés y compris les muscles du squelette. L’usage des stéroïdes anabolisants est très répandu dans la pratique vétérinaire, car ils avaient montré qu’ils aidaient les animaux malades à guérir de leur affection ou traumatisme. Ils étaient efficaces dans l’amélioration de l’alimentation, du gain de poids et de la vigueur des animaux. Les troupes nazies recevaient des injections de testostérone pour augmenter leur agressivité avant d’aller au combat. En 1944, Adolf Hitler recevait de son médecin, Theodor Morel, des injections répétées de Testoviron®(proprionate de testostérone). La testostérone injectable était produite en grandes quantités en Europe dans les années 40 pour aider à accélérer le processus de récupération des personnes sous-alimentées, particulièrement les prisonniers de guerre. » [Reiterer W. .- [Positive] (en anglais). – Sydney (AUS), éd. Macmillan, 2000. – 282 p (pp 73-74)]

COMMENTAIRES JPDM –

La présence de testostérone chez les sportifs et les militaires dès les années 1940, confirme que ce dopant particulièrement efficace, à la triple action : 1/ anabolisant musculaire ; 2/ augmentation de l’hémoglobine et des globules rouges boostant l’endurance ; 3/ effet psychotonique puissant (agressivité et l’impression d’être superman). Ce qui explique que toutes les spécialités sportives peuvent en tirer profit. Que l’on soit petit, grand, gros, maigre, jeune, vétéran pratiquant un sport d’endurance (marathon), de force (haltérophilie), de précision (basket, tir), les anabos ça marche et dès le début du dopage médicamenteux ils sont sur le podium des produits haute performance.

A la fin des années 1950, l’hormone mâle est rejointe dans la pharmacie sportive par ses dérivés, les stéroïdes anabolisants.

Aujourd’hui, les dernières statistiques de l’Agence mondiale antidopage de 2023 montrent que 45% des 3 724 cas positifs sont dus à des agents anabolisants (testo + stéroïdes anabolisants).

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Rugby – Dopage – Tous les sports sont concernés par les médocs de la performance, le ballon ovale comme les autres

Par défaut

Le quotidien La Montagne a consacré un article sur le Sud-Africain Asenathi Ntlabakanye qui, malgré une double affaire de dopage en cours, a joué récemment contre le Pays de Galles en participant à une raclée historique : 73-0 !

Article paru le 01.12.2025 et signé Arnaud Clergue.

Article from 'La Montagne' discussing South African rugby player Asenathi Ntlabakanye, who played against Wales despite facing doping allegations, featuring a report on the match's score of 73-0.

EN FICHIER JOINT :  Article La Montagne en PDF

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage – Le quotidien Sud-Ouest piégé par ses propres outrances sur les Jeux  »améliorés »

Par défaut

Pour décrédibiliser les Enhanced Games (Jeux « améliorés »), Sud-Ouest assure que tous les cyclistes dopés finiront avec un cancer des testicules à 40 ans. Sous-entendu : le dopage encadré mènerait à une véritable hécatombe sanitaire. Mais cette envolée démontre surtout une chose : entre le cyclisme et la presse, c’est bien cette dernière qui semble la plus malade.

Une illustration critique de l'article de _Sud-Ouest_ sur le dopage des cyclistes, avec le texte 'Fake news' en haut et une citation accusant tous les cyclistes dopés de souffrir de cancer des testicules, d'infertilité et d'enfants retardés.

Le 26 novembre, un article de Sud-Ouest signé Patrick Favier rapporte l’interview de Margot Chevrier. Perchiste de haut niveau et étudiante en 5ᵉ année de médecine à Bordeaux, sa vindicte envers ces Jeux améliorés la pousse au dérapage volontaire en s’en prenant aux seuls… cyclistes ! suivant la tendance de nombreux « experts » autoproclamés du dopage, qui se réfèrent presque exclusivement au vélo, ignorant l’athlétisme, le football, le tennis ou le rugby.

Article de Sud-Ouest rapportant des déclarations controversées sur le dopage dans le cyclisme, avec des accusations de santé non prouvées.

Dans son interview, Margot Chevrier affirme que « tous les cyclistes dopés souffrent de cancer des testicules à 40 ans, sont infertiles et que leurs enfants présentent des retards de développement. » Ces accusations, faites sans aucune preuve scientifique, sont alarmantes et diffamatoires.

Pour rappel, depuis 1903, 5 393 coureurs ont participé au moins une fois au Tour de France. Parmi eux, seuls six cas de cancer des testicules ont été recensés, soit environ 0,1 %. Aucun décès ni cas d’enfant « retardé » n’a été enregistré. Ces cancers ont été diagnostiqués à 27 ans et 2 mois, bien avant l’âge évoqué par Mme Chevrier.

La méconnaissance du cyclisme par Margot Chevrier est flagrante, mais cela ne l’empêche pas de formuler des accusations graves. Sur quelles sources scientifiques fiables s’appuie-t-elle ? Stigmatiser un sport entier sans preuves est non seulement inexact, mais relève de la diffamation.

Des questions se posent : les instances officielles – UCI, ministère des Sports, Conseil de l’Ordre des médecins, faculté de médecine de Bordeaux, Fédération française d’athlétisme – réagiront-elles face à ces propos stigmatisants ?

Face à ces élucubrations, le lecteur pourrait croire à un poisson d’avril ou à une fake news. Mais non : c’est bien paru dans Sud-Ouest. La responsabilité journalistique est ici engagée : un journaliste peu informé sur le dopage sélectionne une « experte » improvisée, encore moins qualifiée, pour relayer des informations scientifiquement infondées.

Le résultat : une désinformation qui nuit à la réputation des cyclistes et à la perception du public. Pour le lecteur lambda, quelles impressions tirer de ces affirmations ? Encouragerait-il ses enfants à pratiquer le cyclisme, un sport pourtant bénéfique pour la santé ?

Margot Chevrier, futur médecin, démontre son ignorance sur plusieurs points :

  • le cancer des testicules,
  • la relation entre cette pathologie et le dopage,
  • le dopage dans l’athlétisme, son propre sport, pourtant historiquement touché par ce fléau.

Le dopage est un sujet complexe, méritant une analyse rigoureuse et des sources fiables. Les élucubrations médiatisées par Sud-Ouest n’apportent qu’une distorsion regrettable et injuste de la réalité sportive.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage ton histoire – La bière alcoolisée : un soutien à la performance connu depuis 1885

Par défaut

La bière était très prisée par les cyclistes pendant les années 1930 à 1980, surtout par les routiers Belges. Boisson plus ou moins alcoolisée (2 à 5° pour les bières habituelles, jusqu’à 10° pour les bières dites de luxe).

Panneau coloré sur la bière alcoolisée, soulignant son rôle en tant que soutien à la performance sportive depuis 1885, avec un fond jaune vif et du texte en bleu et rouge.

La bière est obtenue par fermentation de la farine d’orge germé et séché en présence d’eau, de levure et de houblon. Elle a des propriétés rafraîchissantes et stimulantes qui sont le plus recherchées par les cyclistes, et également, de l’alcool.

Elle contient des sels minéraux et des vitamines, surtout de la vitamine B2. Son apport calorique tourne autour de 400 Kcalories au litre, ce qui est inférieur au vin.

Les Kcalories proviennent des sucres et de l’alcool (pour un litre 30 à 40 g de sucres et 31 à 47 g d’alcool).

La bière est surtout absorbée par temps chaud. Rudi Altig le champion allemand professionnel de 1959 à 1971, par forte chaleur, en phase finale d’une épreuve, peu avant le sprint, buvait la plus grosse gorgée possible de bière glacée. Effet recherché : une action stimulante en fin de course. Pris trop tôt en amont de l’arrivée, le coursier risque d’être pénalisé par l’effet déshydratant de l’alcool et son corollaire, une baisse de rendement musculaire.

La bière glacée – pas trop en raison des contraintes digestives que cela provoque – contribue à faire baisser la température du corps, ce qui est très favorable lorsqu’on sait qu’à la fin d’une course sur route, le coureur se trouve dans un état ‘’fiévreux’’, dû à la surchauffe induite par le métabolisme énergétique, la température du corps atteignant alors 39° voire 40°.

En agissant ainsi Altig prévenait un « coup de chaud » dû à un accroissement de l’effort que nécessite toujours un sprint final dont la préparation débute au minimum 10 km avant la ligne.

En dehors des cyclistes belges et allemands, les Français sacrifient eux aussi au coup de boost final de la bière. Par exemple, Michel Gros – cycliste amateur puis directeur sportif d’équipes professionnelles, contemporain de Roger Pingeon lauréat du Tour de France 1967 – témoigne que Pinpin était un adepte de la bière enrichie en sucres : « Tour de France 1968 – Au mois de juillet, je vais sur le Tour quand il est à proximité. Je vais voir la 18e étape qui arrive à Grenoble, dans le col de Porte. Je suis à 4 km du sommet. Roger Pingeon que j’ai eu au téléphone, souhaite que je lui prépare un bidon de bière sucrée. Roger, déjà vainqueur après une longue échappée à Albi, fait un grand numéro. Il passe seul en tête, prend le bidon et gagne l’étape, se rapprochant au classement général. La bière fraîche et très sucrée, était très prisée à l’époque par les coureurs. Cela donnait un coup de fouet, mais il fallait la prendre dans les derniers kilomètres. » [Michel Gros. – La passion du cyclisme et quelques vérités… – Saint-Martin-La-Plaine (42), éd. de Phénicie, 2024. – 509 p (p 129]

Beaucoup d’autres spécialités sportives consomment de la bière en post-effort. Pour se détendre après une course ou un match, pour s’endormir plus facilement après l’excitation d’une compétition. Dans les sports d’équipe tels que rugby et football, la bière est consommée à la moindre occasion comme drogue sociale facilitant la détente entre adversaires, partenaires, fans.

Dans la rubrique ‘’Effets ergogéniques’’, on constate pourtant que la bière a plus d’effets négatifs que positifs sur la performance. Le seul véritable avantage, c’est l’aspect euphorisant et stabilisateur émotionnel de l’alcool qui, à faible dose, permet d’améliorer la précision du tir (pistolet, arc, fléchettes).

Toutes les infos concernant la bière, ses effets ergogéniques plus ou moins favorables, sa consommation en milieu sportif, les spécialités les plus touchées, les chiffres les plus pertinents ainsi que les publicités de la presse sportive consacrées à la bière depuis près d’un siècle figurent dans la fiche du Dictionnaire du Dopage jointe.

Document sur les effets ergogéniques de la bière incluant des sous-titres sur les étapes chronologiques, la bière en chiffres et des publicités dans la presse sportive.

Dopage – Les cas de contamination accidentelles, passives, involontaires

Par défaut

Qu’elles soient alimentaires, environnementales ou même sexuelles, alimentent de plus en plus le débat autour du dopage

Depuis quelque temps, ce type de justification est devenu aussi fréquent que les no-shows : les sportifs contrôlés positifs affirment qu’« il ne s’agit pas de dopage » et tentent, souvent avec l’aide d’avocats experts dans l’art de brouiller les pistes, de convaincre les commissions antidopage que la présence du produit incriminé n’était pas intentionnelle, dans l’espoir d’obtenir une sanction réduite.

Affiche avec un panneau stop rouge et les mots 'Dopage' et 'Contamination passive' en gros caractères.

Récemment, dans Le Journal du Médecin, le journaliste scientifique Philippe Lambert a écrit en collaboration avec le Dr JPDM un article sur ce nouveau mode de dopage à l’insu. Cette lecture doit intéresser tous ceux qui veulent enrichir leur connaissance sur le thème du dopage.

Titre de l'article 'Dopage : que penser des contaminations accidentelles ?' par Philippe Lambert, publié dans Le Journal du Médecin

                                                   Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – Dopage : que penser des contaminations accidentelles (Le Journal du Médecin)

Dopage ton histoire – Quand le cognac stimulait la performance

Par défaut

Au cours du XXe siècle, le cognac – cette eau-de-vie de raisin emblématique – a compté parmi les dopants les plus utilisés par les sportifs. De nombreux témoignages confirment qu’il était consommé pour améliorer la performance dans des disciplines aussi variées que l’alpinisme, la boxe, le football, le marathon, le rugby, le tennis ou encore le cyclisme (voir extraits de presse dans les étapes).

Affiche colorée sur le dopage, mettant en avant le cognac comme stimulant dans divers sports du XXe siècle.

Dès la fin du XIXe siècle, lors des premières compétitions, trois stimulants dominent déjà le podium des « produits coup de fouet » : l’alcool, la caféine et la cocaïne. Dès les années 1850, tous trois font partie des « soins » administrés aux athlètes. Au moment où débute la lutte antidopage, au milieu des années 1960, ce trio figure d’ailleurs parmi les premières substances interdites dans les épreuves sportives.

Dans cet article, nous nous intéressons plus particulièrement au cognac, sans doute l’eau-de-vie française la plus célèbre, et à sa place dans la pratique sportive de compétition.

Il est utile de rappeler que le premier article en français consacré à la stimulation de l’effort prolongé portait essentiellement sur les boissons alcoolisées. Publié dans L’Écho des Alpes et reprenant une conférence du Dr William Marcet au Club Alpin de Londres (7 juin 1887), il affirme clairement l’intérêt de l’alcool pour accroître le rendement musculaire : « De l’usage des stimulants alcooliques dans les courses de montagne ». Le médecin conclut même : « Grâce à lui, la victoire est à vous. »

Document en français sur l'usage des stimulants alcooliques dans les courses de montagne, par le Dr William Marcet, publié en 1887.

Fait notable : deux des trois stimulants historiques, la caféine et l’alcool, ont disparu de la liste des interdictions de l’Agence mondiale antidopage (AMA). La caféine est retirée en 2004, sous la pression du principal sponsor des Jeux olympiques, Coca-Cola. L’alcool, quant à lui, est supprimé en 2018.

Pour la cocaïne, la position de l’AMA s’est également assouplie : depuis 2004, elle n’est interdite qu’en compétition. Autrement dit, un sportif peut en consommer en période d’entraînement sans être sanctionné pour dopage. Depuis 2021, un athlète contrôlé positif peut même éviter toute sanction s’il parvient à démontrer un usage « festif » et accepte un programme de réhabilitation.

• 1919 – Suzanne Lenglen à Wimbledon
Lors de sa première victoire à Wimbledon, la joueuse française est en difficulté au deuxième set face à Dorothea Lambert-Chambers, sept fois titrée. Son père lui lance alors un petit flacon en argent contenant du vieux cognac. Après l’avoir bu, sous les yeux du Roi George V, de la Reine Mary et du Prince de Galles, Suzanne « retrouve un jeu brillant et assuré » et l’emporte finalement 10-8 / 4-6 / 9-7.
De nombreux témoignages datant des années 1920 à 1950 confirment que le cognac était largement présent sur les courts fréquentés par les champions, notamment Suzanne Lenglen et Jean Borotra.

• 1967 – La mort de Tom Simpson sur le Mont Ventoux
Le second épisode, bien plus tragique, concerne le décès du cycliste britannique Tom Simpson le 13 juillet 1967, lors de la 13e étape du Tour de France. L’enquête révèle que la chaleur extrême (40 °C), l’absorption d’amphétamines et surtout celle d’une demi-bouteille de cognac avant l’ascension ont été des facteurs déterminants dans son effondrement fatal.
Alors que la plupart des coureurs prenaient des amphétamines à l’époque, seul Simpson succombe. On sait en effet que le cognac augmente la chaleur interne et aggrave la déshydratation. Combiné à un effort intense sur 20 km à 7,5 %, à des températures très élevées et à l’effet thermogène des amphétamines, il a probablement joué un rôle décisif dans le collapsus cardiovasculaire.

Un témoin de la Grande Boucle affirme que le cognac consommé par Simpson était du « Cognac Bisquit », une marque alors fréquemment annoncée dans L’Équipe, organisateur du Tour.

Infographie sur le cognac avec deux cas emblématiques : Suzanne Lenglen remportant Wimbledon en 1919 grâce au cognac et Tom Simpson souffrant d'un collapsus cardiovasculaire fatal en 1967 à cause du cognac. Comprend des images de chaque athlète.

Triche récompensée (2e volet) – La grande hypocrisie du sport mondial face au dopage encadré des Jeux  »améliorés »

Par défaut

Focus sur des athlètes qui ont été testés positifs au dopage et qui malgré ce fait de triche évident et connu des instances ou de leur pays ont été honorés du titre d’athlète de l’année ou d’une distinction similaire.

Affiche sur le dopage dans le sport, mettant en évidence la triche récompensée par des institutions sportives officielles.

Dans le premier volet, nous avons évoqué trois figures officielles parvenues au sommet de leur carrière — Sarkozy, Samaranch et Laporte — dont les discours sur le dopage oscillent entre flou artistique et ambiguïté assumée. Ce trio d’irresponsables a, par son influence médiatique, largement contribué à banaliser la promotion de la dope dans le sport.

Comme l’écrivait Alphonse Allais, « rien n’est plus contagieux que l’exemple ». Et l’exemple, ici, vient d’en haut : ces décideurs, par leurs prises de position et leur visibilité, ont participé à la propagation d’une culture de la triche institutionnalisée.

Ce deuxième volet s’intéresse à l’hypocrisie des instances officielles qui se prétendent vertueuses tout en ne combattant que mollement le fléau numéro un du sport mondial.
Depuis les années 1980, les grandes institutions sportives n’ont cessé d’encenser des champions dont le dopage était pourtant notoire.
Voici quelques exemples — loin d’être exhaustifs — de cette triche récompensée.e propose dans cet article des exemples de vainqueurs testés positifs aux contrôles antidopage et récompensés par le titre d’athlète de l’année ou équivalents

Couverture du livre 'Dopage aux Jeux Olympiques. La Triche récompensée' par Dr Jean-Pierre de Mondenard, publié en 1996, illustrant la thématique du dopage et de ses conséquences dans le sport.

Dopage – Sarkozy, Samaranch, Laporte, des décideurs garants de l’éthique au coeur d’une supercherie monumentale bien orchestrée : la lutte antidopage !

Par défaut

Comment des instances antidopage qui n’ont jamais démontré leur efficacité à limiter la médicalisation de la performance, peuvent-elles s’offusquer de l’organisation des Jeux améliorés qui, eux, ont pour objectif ‘‘d’encadrer’’ le dopage et donc d’en limiter les risques ?

Affiche colorée comparant le dopage encadré lors des Jeux "améliorés" aux Jeux officiels avec des tests antidopage, avec les mots 'DOPAGE', 'Versus' et les explications sur les types de dopage.
Un panneau listant six mots clés de la lutte antidopage officielle : ÉQUITÉ, ÉTHIQUE, INDÉPENDANCE, MORALE SPORTIVE, PROTECTION des VALEURS SPORTIVES, SANTÉ des COMPÉTITEURS.

Le discours lénifiant et pathétique des instances sportives officielles (CIO, AMA, World Athletics, World Aquatics, etc.) ne trompe plus personne.

Ces institutions osent critiquer l’organisation des « Jeux améliorés » prévus pour mai-juin 2026 — une compétition autorisant un dopage encadré avec certaines substances — sous prétexte que cette initiative provoquerait une « épidémie de pathologies graves » liées à la libéralisation des pratiques médicales.

Les réactions indignées des dirigeants du sport, souvent d’anciens athlètes de haut niveau — donc possiblement eux-mêmes anciens dopés — relèvent de la pure hypocrisie. Ces mêmes responsables, aujourd’hui donneurs de leçons, dénoncent cette compétition ouverte aux athlètes dopés comme un « danger majeur pour la santé », oubliant commodément leurs propres dérives passées et leur incapacité chronique à bouter hors des stades le dopage, fléau n° 1 du sport de compétition.

Nous allons démontrer, preuves à l’appui, que l’imposture et l’hypocrisie se trouvent du côté des institutions officielles, faussement vertueuses.
Cette démonstration s’appuiera sur :

  • Deux catégories de récompenses attribuées par les fédérations et les États à des sportifs notoirement dopés avec contrôles positifs attenants,
  • Les carences de la lutte antidopage officielle orchestrée par le CIO et ses collaborateurs : AMA, ITA, TAS et de leurs affidés (AFLD, CONI, FIDAL, ITIA, NADA, etc.)
  • Des dirigeants de l’AMA au CV antidopage inexistant.
Texte sur les dirigeants du sport critiquant l'imposture de la lutte antidopage officielle, mettant en lumière leur hypocrisie face à l'organisation des Jeux améliorés.
Tableau avec un index des sigles utilisés dans la lutte antidopage, incluant les noms et années de fondation des agences comme AMA, AFLD, CONI, et World Athletics.

Tour de France ton histoire – Mémoires de lieux d’exploits et de drames – 12 sites supplémentaires

Par défaut

Des exploits gravis dans les ascensions, des drames vécus dans les descentes…

À travers ces témoignages commémoratifs gravés dans la pierre, se dessine la mémoire vivante du Monument n°1 du cyclisme.

Affiche colorée sur le Tour de France, affichant les mots '45 Sites-mémoires (cols et côtes) perpétuent Exploits et drames des Géants du Tour'.

Dans la continuité de notre inventaire des lieux de mémoire (cols et côtes) honorant les exploits et les tragédies des cyclistes professionnels, nous présentons ici un complément d’information.
Celui-ci fait suite aux suggestions de plusieurs lecteurs ayant signalé quelques oublis dans la première version — publiée le 8 novembre dernier — qui recensait 33 sites commémoratifs.

Avec ces 12 nouveaux lieux, la liste atteint désormais 45 sites-mémoires.
Il est toutefois probable qu’elle ne soit pas encore exhaustive.
Merci à tous ceux qui contribueront à l’enrichir.

Même très exigeant dans mes recherches, je ne suis pas exempt moi non plus de faire des erreurs. C’est pourquoi, je demande aux lecteurs avertis – sur la base de documents d’époque – de me communiquer les éventuels manques. Merci d’avance.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – Mémoire des cols :12 sites supplémentaires

Tour de France ton histoire – Mémoires de 33 Lieux d’Exploits et de Drames (cols et côtes)

Par défaut

Des exploits accomplis lors des ascensions, des drames vécus au cours des descentes…


À travers ces témoignages commémoratifs gravés dans la pierre, se dessine la mémoire durable du Monument n°1 du cyclisme.

Affiche colorée sur le Tour de France mentionnant 33 sites-mémoires honorant les exploits et drames des champions.

J’ai recensé 33 lieux de mémoire — plaques, stèles, monuments, etc. — situés pour la plupart au sommet d’un col ou d’une côte emblématique du Tour de France, mais pas uniquement.
Chaque site évoque un moment fort : les exploits ou les drames, les champions concernés, les circonstances qui les ont rendus légendaires, et la nature de l’objet commémoratif qui perpétue leur souvenir.

Parmi les figures emblématiques honorées à travers ces 33 sites-mémoires, figurent de grands vainqueurs du Tour de France tels que Fausto Coppi et Louison Bobet à La Casse Déserte, René Pottier au sommet du col du Ballon d’Alsace, Marco Pantani à trois kilomètres du passage du Galibier (versant nord), ainsi que Raymond Poulidor et Jacques Anquetil au sommet du Puy de Dôme. Certains de ces lieux rappellent aussi les tragédies survenues au fil des éditions du Tour.

Ainsi, Luis Ocaña perdit le Tour 1971 dans la descente de Menté, Roger Rivière abandonna celui de 1960 après sa chute dans la pente de Perjuret, et Eugène Christophe vit s’envoler la victoire du Tour 1913 en brisant sa fourche dans la descente du Tourmalet — incident qui lui valut un arrêt forcé d’une heure et demie dans la forge de Sainte-Marie-de-Campan.

Sur les 112 éditions de la Grande Boucle, deux drames exceptionnels furent marqués par la mort, tapie au détour d’un virage. En 1967, Tom Simpson s’effondra à 1,5 km du sommet du Mont Ventoux, victime de la chaleur extrême et d’un recours inadapté à des substances de soutien. Quelques décennies plus tard, Fabio Casartelli, jeune coureur italien, trouva la mort dans la descente de Portet-d’Aspet après avoir heurté de plein fouet un plot en ciment. Il n’avait que 24 ans et 11 mois.

En fichier joint (PDF) : Mémoire des cols – 33 exploits et drames de champions

Dopage / Rugby – Anastrozole, boosteur de testo, DHEA et… silence fédéral : le cas troublant d’un pilier sud-africain

Par défaut

Cerise sur le gâteau : il est même sélectionnable pour la tournée d’automne des Springboks.

Un panneau d'arrêt avec le mot 'STOP' et des mentions sur les inhibiteurs de l'aromatase, illustrant une mise en garde contre le dopage.

Asenathi Ntlabakanye (1,82 m pour 148 kg), véritable colosse, a été contrôlé positif de manière inattendue le 24 août dernier à l’anastrozole, un inhibiteur de l’aromatase interdit depuis 2005.

Lors de son audition, le joueur a également reconnu avoir consommé de la DHEA, un stéroïde anabolisant inscrit sur la liste rouge des produits interdits depuis 1997.

Dans un premier temps, la Fédération sud-africaine a tenté de justifier sa clémence — le joueur n’ayant pas été suspendu — en affirmant que ces deux substances n’amélioraient pas la performance. Selon elle, l’anastrozole aurait été prescrit dans le cadre d’un programme de perte de poids visant à lui faire perdre 20 kg en quelques mois pour obtenir une première sélection internationale.

Asenathi Ntlabakanye en tenue de rugby sud-africaine, assis sur le terrain, avec un visage sérieux et un fond flou.

Le pilier sud-africain Asenathi Ntlabakanye

Problème : l’association de l’anastrozole et de la DHEA est connue pour ses effets sur la performance, tandis qu’elle n’a aucun impact significatif sur la perte de poids. Par ailleurs, l’anastrozole n’a qu’une seule indication médicale reconnue : le traitement du cancer du sein chez la femme ménopausée.

Bien que n’étant pas un stéroïde anabolisant, ce produit permet de maintenir plus longtemps un taux élevé de testostérone, favorisant ainsi la performance sur trois plans : l’endurance, la puissance musculaire et le mental.

Compte tenu des aveux du joueur concernant sa consommation de DHEA – un produit non spécifié entraînant une réglementation plus contraignante – il aurait dû être suspendu immédiatement, dans l’attente de la conclusion de la procédure disciplinaire après passage devant une commission antidopage.

Pour montrer que la gestion de ce dossier par la Fédération sud-africaine s’éloigne des standards réglementaires, il suffit de comparer la rigueur avec laquelle une instance officielle du cyclisme a traité un cas similaire.

Image d'un article sur le cas de dopage d'Asenathi Ntlabakanye, un pilier sud-africain, présentant des informations sur sa suspension et comparant la gestion des cas de dopage dans le rugby et le cyclisme.

Pour en savoir plus, je propose la Fiche du Dictionnaire du dopage sur les INHIBITEURS de l’AROMATASE

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche actualisée sur les Inhibiteurs de l’aromatase (Anastrozole, Létrozole, Arimistane)

Tour de France ton histoire – 15 frères des 64 laurétas de la Grande Boucle (1903-2025) ont eux aussi pédalé sur le Tour

Par défaut

La loi de l’environnement familial : un père ou un frère déjà cycliste

Affiche colorée avec un panneau stop au centre, indiquant que 15 frères de 64 lauréats du Tour de France ont également participé à la course.

Grandir dans une famille passionnée par le cyclisme constitue un terreau idéal pour susciter des vocations et encourager l’excellence dans le monde de la compétition. Comme le soulignait l’écrivain Alphonse Allais, rien n’est plus contagieux que l’exemple, surtout lorsqu’il bénéficie d’une médiatisation.

Ainsi, parmi les vainqueurs du Tour de France, près d’un sur cinq a vu son frère évoluer à un haut niveau et même participer à la Grande Boucle. Au total, vingt des champions du Monument n°1 du cyclisme ont eu des frères cyclistes professionnels ou amateurs de haut niveau, soit 31 %. Parmi eux, quinze frères de douze coureurs ayant enfilé le maillot jaune ont eux aussi disputé le Tour, ce qui représente près de 19 % des champions au maillot jaune, ou presque un cinquième de la Liste Glorieuse (vainqueurs du Tour) chère à l’emblématique Henri Desgrange, créateur de la Grande Boucle.

Parmi les frères des vainqueurs, on relève de sacrés clients :

Tableau des frères cyclistes et de leurs performances au Tour de France, incluant les détails sur leurs classements et les frères vainqueurs.
Illustration d'un tableau détaillé des 15 frères cyclistes parmi les 64 vainqueurs du Tour de France, incluant des informations pertinentes et des liens vers des articles connexes.

Dopage ton histoire – Le Porto Flip, un coup de pouce énergisant dès les années 1920

Par défaut

Dans un article récent intitulé « Le dopage, il y a un siècle », publié à l’occasion de la présentation du Tour de France 2026, j’ai exploré les pratiques dopantes des années 1920.

Un lecteur attentif, Franck Biratelle — enseignant en histoire-géographie, cycliste de compétition et auteur d’une thèse sur le cyclisme en Pyrénées-Atlantiques et en Aquitaine entre 1945 et 1983 — m’a signalé une omission d’une pratique apparemment répandue dans le milieu de la petite reine : le Porto Flip (une boisson tonique composée de porto rouge, brandy, jaunes d’œufs).

Affiche colorée sur le Porto Flip, une boisson énergisante composée de porto, brandy et jaunes d'œufs, associée au dopage dans le sport.

Un mélange énigmatique et revigorant

Dans un premier temps, mes archives situant son apparition au début des années 1930, et avec des témoignages comme celui de Jean Stablinski, qui en parle comme d’une pratique courante à ses débuts en 1948, avant de l’abandonner pour son caractère indigeste. Il se souvient : ‘’J’y mettais deux jaunes d’œufs avec du porto’’, je n’indiquais pas le Porto Flip dans mon article sur le dopage en 1926

À la recherche des origines

Franck Biratelle, bien que ne disposant pas de sources précises pour 1926, évoquait pourtant des témoignages d’anciennes gloires locales recueillis lors de son DEA.

Découverte d’une référence historique

Suite à cet échange, j’ai effectué de nouvelles recherches dans mes archives et j’ai effectivement trouvé une mention intéressante. Le Porto Flip semble avoir été utilisé bien avant les années 1930, notamment dans le vestiaire de l’équipe de France de football, avant un match contre l’Italie à Milan, le 18 janvier 1920. Denis Chaumier, ancien rédacteur en chef de France Football, en parle dans son ouvrage Les Bleus, qui retrace l’histoire de l’équipe de France de 1904 à 2003. Voici l’extrait de Chaumier : « Emilien Devic, demi très apprécié, était un athlète remarquable. Il avait l’habitude de croquer du sucre en cours de match pour maintenir son énergie. Avant le match contre l’Italie, en janvier 1920, il a même été vu en train de se doper au Porto Flip (avec deux œufs). » (Les Bleus, Paris, éd. Larousse, 2004, pp 98-99)

Un extrait présentant Emilien Devic, footballeur français, avec une photographie et des informations sur ses sélections nationales.

Une pratique plus ancienne qu’il n’y paraît ?

Si les traces écrites manquent pour les années 1920, il semble bien que le Porto Flip pourrait avoir été utilisé plus tôt qu’on ne le pensait, aussi bien dans le cyclisme que dans d’autres sports.

Cette référence historique apporte un éclairage intéressant sur la pratique de cette potion énergisante.

Une capture d'écran d'un document évoquant les étapes du Porto Flip comme ergogénique dans le milieu sportif de 1920 à aujourd'hui.

Tour de France 2026 : Alpe d’Huez et Ballon d’Alsace en double, Butte Montmartre en triple

Par défaut

L’organisateur, au mépris des limites physiologiques du corps, a fait sien le slogan olympique « Citius, Altius, Fortius » (plus vite, plus haut, plus fort), une injonction perverse qui, sous couvert d’excellence, légitime la course au podium à tout prix — et donc au dopage. Même si l’on sait d’expérience que c’est la lutte entre les acteurs qui potentialise la difficulté du parcours. Mais la compétition encadrée par les spectateurs pousse au dépassement…

Affiche du Tour de France 2026, indiquant 30 cols, un record de dénivelé positif de 54 450 m.

Le parcours du Tour de France 2026, dévoilé le 23 octobre dernier, confirme une tendance forte : la multiplication des ascensions difficiles, parfois répétées sur une même étape ou sur deux étapes consécutives. Les coureurs devront ainsi affronter deux arrivées à l’Alpe d’Huez — même si seule la célèbre montée des 21 virages sera au programme, la seconde étant précédée par l’exigeant col de Sarenne (1 999 m). Autre défi : le Ballon d’Alsace, gravi à deux reprises, et une dernière étape avec trois passages par la Butte Montmartre.

Cette pratique, qui consiste à faire grimper les coureurs plusieurs fois le même col, n’est pas nouvelle. Dès 1913, lors de la 11e édition du Tour, le Ballon d’Alsace était déjà au menu deux fois de suite : d’abord en fin de 12e étape (Genève-Belfort), puis au début de la 13e (Belfort-Longwy). Une particularité peu connue – ignorée même par les historiens et sites dédiés au cyclisme mais aussi par les organisateurs actuels – alors que la double ascension de 1914, elle, est bien répertoriée dans les archives. Il faudra ensuite attendre 1964 pour voir réapparaître ce procédé, avec une ascension d’envergure le Port d’Envalira (2 407 m) lors des 13e et 14e étapes.

Vue panoramique d'une route sinueuse dans une vallée montagneuse, typique des parcours de montagne du Tour de France.

Le Port d’Envalira, déjà 2 ascensions en 1964

Depuis, tous les grands cols ont eu droit à leur « double dose » :

  • Tourmalet (1974, 2010)
  • Alpe d’Huez (1979, 2013, 2026)
  • Glandon (1983)
  • Aubisque (1985)
  • Envalira (1964, 1997)
  • Croix de Fer (2015)
  • Ventoux (2021)
  • Galibier (2011, 2022)
  • Ballon d’Alsace (1913, 1914, 2026)

Cette accumulation de difficultés, qui ne concerne pas que le Tour mais aussi le Giro et la Vuelta, interroge certains acteurs de la Grande Boucle. Pourtant, l’histoire montre que l’innovation — ou la répétition — font partie de l’ADN de la course.

Infographie présentant les défis d'altitude du Tour de France 2026, mentionnant les ascensions difficiles et le nombre croissant de cols depuis 1979.

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – Tour de France : cols et côtes passés 2 fois lors d’étapes consécutives ou lors de la même étape)

Tour de France 2026 – Alpe d’Huez : deux arrivées mais une seule ascension des 21 virages

Par défaut

Alpe d’Huez – Gap – Lors de la 19e étape, les coureurs affronteront la célèbre ascension le 24 juillet. Le lendemain, la 20e étape partira de Bourg-d’Oisans et se terminera de nouveau à l’Alpe, mais cette fois “par le haut”, après avoir gravi le col de Sarenne (1 999 m). Ce tracé rappelle celui du versant sud du Galibier, où, après avoir franchi le Géant des Alpes, le peloton en descente ‘’escalade’’ le col du Lautaret.

Lors de la 113e édition du Tour de France les coureurs s’affronteront sur un parcours musclé avec plusieurs géants montagneux au menu : Tourmalet, Galibier, Croix de Fer, Salève, Alpe d’Huez deux fois mais une seule ascension des 21 virages… Pour les 3 333 km des 21 étapes, cette édition 2026 avec un total de 54 450 mètres de dénivelé positif – soit au moins 2 000 m de plus qu’en 2025 – sera probablement indigeste pour les sprinteurs.

Affiche promotionnelle du Tour de France 2026 annonçant la 33e édition et la célèbre montée de l'Alpe d'Huez avec ses 21 virages sur un fond jaune.

L’Alpe d’Huez culmine à 1 850 mètres, constituant une des ascensions les plus célèbres du Tour de France masculin. Un retour marquant pour un obstacle alpin qui a souvent pesé lourd dans le classement général de la plus grande course cycliste du monde.

33e montée au sommet

Depuis sa première apparition en 1952, l’Alpe d’Huez s’apprête à accueillir le peloton pour la 33e fois. D’abord classée en première catégorie jusqu’en 1978, elle a été surclassée hors catégorie en 1979, rejoignant le panthéon des géants de même niveau de difficulté tels que le Tourmalet, le Galibier, l’Izoard, l’Iseran, le Ventoux, ou encore le col de la Loze.

Un sommet, des légendes

Sur les 32 ascensions précédentes entre 1952 et 2022, seuls 26 coureurs ont levé les bras au sommet après avoir dompté les 21 virages emblématiques. Parmi eux, six récidivistes, même si l’un a vu ses deux victoires annulées pour dopage.

Le rendez-vous est donc pris : en 2026, l’Alpe d’Huez pourrait une nouvelle fois jouer un rôle décisif dans la quête du Maillot Jaune.

Carte topographique de l'Alpe d'Huez, montrant le parcours et les ascensions lors du Tour de France.

La montée de l’Alpe d’Huez. – A.S.O/Géoatlas

Retour sur la première ascension de l’Alpe en 1952

Pour cette 39e édition du Tour de France, l’organisateur renforce le parcours montagneux, en augmentant sensiblement le nombre d’obstacles, qui passe de vingt et un cols à franchir, contre dix-sept l’année précédente. Fait nouveau, trois étapes ont pour point terminal le sommet d’un col ou d’une montagne : l’Alpe d’Huez, Sestrières et le Puy de Dôme.

L’Alpe d’Huez (1 780 m), 1re catégorie

On est le vendredi 4 juillet 1952 sur 266 km, la 10e étape conduit les géants de la route de Lausanne à l’Alpe d’Huez, avec une arrivée inédite en altitude. Selon l’histoire de cette ascension, Georges Rajon, un hôtelier de la station iséroise, serait l’homme qui a mis cet obstacle sur le parcours de la Grande Boucle. En réalité, l’idée de faire grimper le peloton à l’Alpe n’est pas de lui : « C’est un artisan-peintre de Bourg-d’Oisans, Jean Barbaglia, qui est venu nous voir, un jour de 1951, André Quintin (un autre hôtelier de l’Alpe) et moi et nous a dit « Pourquoi on ne ferait pas venir le Tour de France à l’ Alpe ? » Tout est parti de là. (1)  Mais au final, Rajon a joué un grand rôle dans la réalisation de cette toute première arrivée en altitude. On lui doit aussi, en 1964, la numérotation à rebours des virages, du n° 21, en bas, au n° 1, peu avant le sommet. Au final, c’est l’Italien Fausto Coppi qui en sera le grand vainqueur, en devançant de 1 min 20 s le Tricolore Jean Robic.

Selon Patrick Chêne, l’ancien responsable du service des sports de France 2 de 1998 à 2000, avec cette victoire du Campionissimo, « la station de l’Oisans entrait dans la légende avec d’autant plus de force que, cette même année, la télé couvrait le Tour pour la première fois. Pourtant, il faudra attendre vingt-quatre ans, jusqu’en 1976, pour que les coureurs renouvellent .. l’exploit. Personne ne pensait alors que l’étape deviendrait le rendez-vous de l’été des gens venus du Nord et serait même baptisée la montagne des .. Hollandais. De 1976, en effet, avec Joop Zoetemelk à 1989, avec Gert-Jan Theunisse, les Hollandais accumulent les victoires.» (2)

Autre caractéristique remarquable de cette « côte» de 14,500 km avec une pente moyenne de 7,9%, ce qui la classe un peu en avant du mont Ventoux côté Bédoin (7,5 %), dans plus de 70 % des cas, elle livre le nom du vainqueur final du Tour. En effet, si on liste, dans le palmarès depuis 1952, l’homme revêtu du paletot doré au sommet de l ‘Alpe, on constate que 24 fois sur 32 (75%), il a remporté l’épreuve quelques jours plus tard (même en supprimant le double lauréat déclassé pour dopage, le pourcentage est toujours très proche : 73%)

  • Programme officiel du Tour 2004, HS n° 12, p 44
  • Télé7 Jours, 20.07.2001

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Même très exigeant dans mes recherches, je ne suis pas exempt moi non plus de faire des erreurs. C’est pourquoi, je demande aux lecteurs avertis – sur la base de documents d’époque – de me communiquer les éventuels manques. Merci d’avance.

Tour de France ton histoire – En 1926, lors des années folles : quels étaient les agents artificiels de la performance ?

Par défaut

(5e volet) – Il y a un siècle, une saga en cinq volets

De nos jours, même les cyclistes amateurs sont familiers des substances auxquelles ont recours les champions du XXIe siècle pour optimiser leurs performances : EPO, stéroïdes anabolisants, glucocorticoïdes, Aicar, caféine omniprésente, corps cétoniques, voire monoxyde de carbone. Mais qu’en était-il au cours des années 1920 ? Que contenaient les fioles soigneusement rangées dans les poches du maillot ? Quelle était la composition réelle des pilules fournies discrètement par les soigneurs ? Retour sur les premiers jalons d’un dopage encore balbutiant, mais déjà bien présent.

Affiche colorée sur le dopage au Tour de France, mentionnant "Stimulants utilisés en 1926", avec le texte "TOUR DE FRANCE ton histoire (5e volet)" et "20e édition", sur fond jaune.
Texte explicatif sur le dopage dans le cyclisme durant la période de l'entre-deux-guerres, mettant en lumière les pratiques stimulantes de l'époque.
Texte sur le dopage en 1926, énumérant les substances consommées par les cyclistes de l'époque, y compris l'alcool, l'arsenic, la caféine, et d'autres.
Document contenant des informations sur le Tour de France 1926, avec des détails sur les coureurs, les statistiques, et l'analyse des cols.

Tour de France 1926 – (4e volet) – Il y a un siècle… Une saga en 5 étapes

Par défaut

Les massifs montagneux au programme, un menu pour le moins corsé en raison de l’état des routes

Affiche promotionnelle pour le Tour de France 1926, mettant en avant les sommets et les cols emblématiques tels que l'Aubisque, le Tourmalet et le Galibier, avec un design coloré et accrocheur.

Lors de la 20e édition du Tour de France, l’organisateur réunit sur le parcours la plupart des cols les plus emblématiques : l’Aubisque, le Tourmalet, l’Aspin, le Peyresourde, le Puymorens dans les Pyrénées, puis les cols d’Allos, du Galibier, de l’Izoard et de Vars dans les Alpes.

En 1926, le Grand Prix de la Montagne n’existe pas encore — il ne sera instauré qu’en 1933. À l’époque, aucun point n’est attribué aux coureurs franchissant les cols en tête, mais un prix en argent leur est tout de même accordé. Dans cet exercice, c’est Lucien Buysse, futur vainqueur de l’épreuve, qui se distingue. Malgré son gabarit (1,68 m pour 68 kg), il s’impose comme le meilleur grimpeur de ce Tour exigeant, avec 12 sommets passés en tête, dont l’Aubisque, l’Aspin et le Peyresourde. À Luchon, le Belge s’empare du maillot jaune et relègue son dauphin à 36 minutes et 14 secondes.

Trois ans plus tard, en 1929, il franchira à nouveau l’Aubisque en tête, ce qui lui vaudra le surnom de « L’Homme de l’Aubisque ». À sa retraite, il ouvrira un bistrot à Petegem-aan-de-Leie en Flandre Orientale qu’il nommera naturellement « Café Aubisque »

Un homme devant le café Aubisque de Lucien Buysse à Petegem-aan-de-Leie, avec des vélos stationnés à l'extérieur.

Le café Aubisque de Lucien Buysse à Petegem-aan-de-Leie [commune rattachée depuis 1971 à la ville de Deinze]

À cette époque, les routes de montagne ne sont ni goudronnées ni bitumées, mais simplement stabilisées. En cas de fortes pluies, elles se transforment en bourbiers, contraignant les coureurs à porter leurs vélos ou à les pousser à pied, comme en cyclo-cross. Entre l’avant et l’après-Première Guerre mondiale, ces chemins ressemblent davantage à des sentiers muletiers qu’à des routes, causant de nombreux dégâts : roues et fourches cassées, pneus crevés, blessures diverses (furoncles, chutes, poignets meurtris, etc.). C’est durant cette période que les participants du Tour seront surnommés les « Forçats » ou « Martyrs de la Route ».

Dans ce quatrième volet, nous examinons en détail les 36 cols et côtes figurant au programme du Tour de 1926 : le nom de chaque col, son versant emprunté, son altitude d’après les données cartographiques de l’époque, sa localisation (étape et département), ainsi que le nom du premier coureur à l’avoir franchi.

Un travail inédit, car la majorité des sources actuelles — comme le Dico du Tour, Wikipédia ou même le site officiel du Tour de France — ignorent largement les cols franchis avant 1947.

Un extrait de texte présentant des informations sur le Tour de France 1926, avec des titres et des sous-titres sur les étapes et les coureurs.
Document PDF sur le Tour de France, avec des informations sur les massifs montagneux et leur programmation.

Tour de France ton histoire – 1926 – Il y a un siècle, une saga en 5 étapes

Par défaut

Il y a un siècle, ils étaient 126 au départ du Tour de France. Un peloton d’hommes durs à la tâche, confrontés non seulement à des routes dantesques… mais aussi au temps qui passe. À 25 ans d’écart, leur longévité est comparée à celle des coureurs de l’édition 1951, soit une génération. Et les chiffres parlent.

Affiche colorée présentant des statistiques et des comparaisons de longévité entre les coureurs du Tour de France de 1926 et 1951, avec un fond jaune et une signalétique symbolique.

En s’appuyant sur des données d’état civil vérifiées entre 1926 et 1951, on observe une progression nette de la durée de vie. En 1926, seuls 6,1 % des coureurs ont franchi la barre des 90 ans. En 1951, ils sont 27,6 % à atteindre cet âge vénérable. Un bond spectaculaire, multiplié par quatre voire cinq.

L’étude va plus loin, en explorant d’autres critères : part de néophytes dans le peloton, internationalisation croissante, âge du benjamin, et celui du doyen ayant terminé la Grande Boucle.

Et une figure se détache : celle du Belge Émile Brichard. Engagé en 1926, il reste à ce jour le coureur le plus âgé jamais recensé parmi les 5 393 participants du Tour depuis 1903. Il s’est éteint à l’âge de 104 ans et 7 mois.

Une plongée passionnante dans les archives, à la croisée du sport et de la démographie.

Image présentant un article de blog sur le Tour de France 1926, détaillant des étapes et statistiques liées aux coureurs, leurs âges, et des portraits individuels.
Un extrait d'article traitant de l'histoire du Tour de France, illustrant des données sur la longévité des coureurs et l'évolution démographique depuis 1926 jusqu'en 1951.

Tour de France 1926 – Il y a un siècle, saga en 5 étapes : les hommes de l’ombre (2e volet)

Par défaut

Dans ce deuxième chapitre de notre série consacrée au Tour de France 1926, nous mettons volontairement de côté les récits de coureurs et de parcours pour braquer les projecteurs sur ceux qui, dans l’ombre, ont rendu possible la plus grande course cycliste du monde. Sans eux, ni l’épreuve ni sa légende ne tiendraient la distance.

Affiche du Tour de France 1926 décrivant le rôle des hommes de l'ombre, incluant les organisateurs et journalistes, avec un fond coloré et des lettres en gros caractères.

Ce volet s’intéresse à l’envers du décor : à l’état-major du Tour de 1926, à la direction de course et à ses nombreux services – de la logistique au ravitaillement, en passant par les massages – ainsi qu’aux représentants de l’Union vélocipédique de France (UVF), garants du bon déroulement de l’épreuve.

Nous explorons notamment :

  • avec un zoom sur les envoyés spéciaux de l’époque et le rôle central de la presse dans la médiatisation et le suivi de la course ;
  • souvent ignorées, mais qui ont discrètement façonné l’avenir du Tour ;
  • comme l’usage du pyjama par les coureurs – tenue vestimentaire privilégiée le jour de repos entre deux étapes – une pratique attestée par des photographies d’époque ;
  • accompagnant brièvement les « géants de la route » sur quelques kilomètres, offrant à ces derniers un moment d’évasion au cœur de leur labeur harassant. Des images d’archives témoignent de ces scènes inattendues ;
  • révélant les expressions pittoresques utilisées pour désigner coureurs, officiels ou encore les « suiveurs indésirables », ces intrus qui s’invitaient dans le peloton, notamment à l’approche des arrivées.

À travers ces éléments oubliés ou méconnus, se dessine une autre histoire du Tour 1926 – celle des invisibles, des indispensables, et des anecdotes qui révèlent toute la richesse humaine et culturelle de cette épreuve créée pendant la Belle Epoque devenant phare au décours des années folles (1919-1929).

Document décrivant le programme et les enjeux de la série consacrée au Tour de France 1926, incluant des informations sur les coureurs, les statistiques et les aspects logistiques de l'événement.

Tour France ton histoire – Présentation de la Grande Boucle 2026 le jeudi 23 octobre.

Par défaut

En cinq étapes – Retour sur le Tour de France 1926 : découvrez sur la 20e édition, le vainqueur, les protagonistes, les organisateurs, la presse…

Evènement médiatiquement favorable pour se plonger 100 ans en arrière sur le Tour 1926, une édition hors norme. Un document exclusif en cinq étapes révèle les coulisses d’une Grande Boucle mythique, mêlant aventure héroïque et compétition cycliste. (1er volet)

Affiche colorée du Tour de France 1926, avec des inscriptions stylisées sur fond bleu, incluant les mots 'Tour de France', 'Il y a un siècle', et 'L'édition 1926'.

Par exemple, la 10e étape Bayonne-Luchon sur un parcours de 326 km avec au menu les difficultés des 4 Géants pyrénéens : Aubisque, Tourmalet, Aspin, Peyresourde, ainsi que des conditions climatiques apocalyptiques (boue, froid intense, pluie, grêle) restera depuis 1903 comme l’étape la plus dure des 112 éditions. Au départ de la capitale du Pays-Basque, on comptabilisait 76 Géants de la Route, à l’arrivée à Luchon, 22 avaient mis la flèche en cours de route. Certains des 54 finishers étaient – sur la fin de l’étape – montés dans un véhicule à moteur. Mais Henri Desgrange, le patron du Tour, magnanime, les avaient repêchés !

Infographie sur le Tour de France 1926, présentant des faits remarquables sur Lucien Buysse, avec des statistiques clés sur sa victoire et l'étape Bayonne-Luchon.

Depuis 2020, je propose chaque année un retour centenaire sur une édition du Tour. Cette fois, en cinq articles, j’invite à découvrir l’épopée du Tour 1926 à travers une analyse riche et documentée.

Au programme de cette série en 5 étapes :

1re – Portrait de Lucien Buysse

15e vainqueur du Tour : son état civil, ses origines familiales, ses caractéristiques morpho-physiologiques, sa carrière sportive et professionnelle, le palmarès des quatre frères Buysse et une bibliographie complète.

2e – Décryptage complet de la 20e édition de 1926 

podium, parcours et statistiques clés (nombre de partants, abandons, débutants, nationalités, etc.), réglementation rigoureuse, innovations techniques et logistiques, portraits de l’état-major organisateur, rôle de la presse et des envoyés spéciaux, anecdotes et moments forts.

3e – Présentation nominative des coureurs

avec les 41 classés et les 85 abandons : classement général, années de naissance et de décès, longévité comparée à celle de leurs contemporains ainsi qu’à celle de leurs successeurs des années 1950.

4e – Analyse des cols au programme 

nom et versant emprunté, altitude selon les données de 1926, localisation géographique (étape et département), nom du premier coureur à franchir chaque sommet.

5e – Dossier sur la consommation de produits dopants 

une plongée dans les témoignages de l’époque : coureurs, journalistes, médecins… pour comprendre l’usage (souvent tabou) des ‘’amplificateurs de performances’’.

Une documentation rare, précieuse pour tous les passionnés.

Document détaillant le Tour de France 1926, mettant en avant Lucien Buysse, son palmarès et son importance dans l'histoire de la course.

1re étape : Portrait de Lucien Buysse

Cyclisme – Tour de Lombardie : Tadej Pogacar prêt à dépasser la légende Fausto Coppi

Par défaut

Ce 11 octobre se dispute la 119e édition du Tour de Lombardie, un Monument qui semble taillé sur mesure pour le Slovène Tadej Pogacar, véritable cannibale des temps modernes. Déjà vainqueur des quatre dernières éditions (2021 à 2024), il pourrait aujourd’hui réaliser un exploit historique.

S’il franchit la ligne d’arrivée à Bergame en vainqueur après les 241,5 km de course, Pogacar ne se contentera pas d’égaler Fausto Coppi — quintuple lauréat de la classique des feuilles mortes — mais il le surpassera : cinq victoires en cinq participations consécutives, là où Coppi avait dû attendre cinq ans (entre 1949 et 1954) pour décrocher son cinquième succès.

Une affiche colorée célébrant le cycliste Tadej Pogacar, surnommé 'Le Cannibale slovène', et indiquant qu'il pourrait surpasser Fausto Coppi, 'Le crack des années 1950'.

Au-delà du nombre de victoires, un autre facteur illustre l’écart entre les deux hommes : l’âge. Coppi avait 35 ans lors de son dernier triomphe en Lombardie ; Pogacar n’en a que 27.

Les deux champions partagent toutefois une même signature : l’art de s’isoler en tête pour l’emporter en solitaire, souvent après une échappée implacable. À ce sujet, le journaliste Pierre Chany écrivait à propos de Fausto Coppi :

« Lorsque Fausto Coppi quittait le peloton, cela signifiait que la course était terminée; terminée pour lui et pour les autres. Avec une ponctualité de fonctionnaire et selon un processus établi une fois pour toutes, il sortait du groupe et s’en allait par-delà les monts et les vallées cueillir la victoire, fut-elle éloignée de deux cents kilomètres. La formalité était devenue dérisoire d’apparence et cette immense dérision dura neuf années. Car il est rigoureusement vrai que Fausto Coppi, une fois évadé de la meute, ne fut jamais rejoint par ses poursuivants dans la période comprise entre 1946 et 1954, aussi vrai que le mètre-étalon déposé au Pavillon de Breteuil mesure cent centimètres. » [in « Arriva Coppi ou les rendez-vous du cyclisme ». – Paris, éd. La Table Ronde, 1960. – 259 p (p 151)]

D’après l’ouvrage Arriva Coppi, Coppi a remporté 53 courses en solitaire sans être revu par ses poursuivants. Certains écarts étaient démesurés : 14 minutes lors de Milan-Sanremo 1946, plus de 5 minutes en 1948, et 6’16 lors du Championnat du monde 1953 à Lugano. À l’inverse, Pogacar gère ses offensives avec une approche plus économe : ses écarts à l’arrivée varient entre 30 secondes et 2 minutes 30. Les spécialistes estiment que Coppi a parcouru environ 3 000 km seul en tête entre 1949 et 1954. Pogacar, lui, en est déjà à 50 victoires acquises loin devant ses adversaires — un total qui pourrait bientôt dépasser les 53 échappées gagnantes du « Héron », surnom donné à Coppi pour sa silhouette longiligne.

En cas de victoire ce samedi, Pogacar signerait son 5e Monument en Lombardie et porterait son total à 10 classiques majeures remportées, contre 9 pour Coppi. Et cela, en une carrière bien plus courte et toujours en cours. L’étape suivante ? Rejoindre, voire dépasser Eddy Merckx, le Cannibale belge. Pogi semble avancer avec calme et détermination vers cette ambition.

Dès 1952, Fausto Coppi reconnaissait que sa stratégie de longues échappées, bien que spectaculaire, était un excès. Cinq ans plus tard, il ira même jusqu’à dire que c’était la plus grande erreur de sa carrière.

Voici deux extraits d’interviews parus dans Le Miroir des Sports :

1952 – Un premier regret

Avez-vous des regrets concernant votre carrière ?
« Oui. Je me plains d’avoir toujours été obligé de donner l’impulsion à la course. Si j’avais couru comme beaucoup d’autres, en restant dans les roues, j’aurais préservé mes muscles. Gagner avec huit ou dix minutes d’avance, ce n’est pas raisonnable… Deux ou trois minutes auraient suffi.
» [Le Miroir des Sports, 1952, n° 335, 04 février, p 2]

1957 – Un aveu plus franc encore

Si vous deviez recommencer votre carrière, quelles erreurs éviteriez-vous ?
« Une seule : je ne referais plus ces interminables échappées du début de ma carrière. Gagner avec plusieurs minutes d’avance, c’est un effort insensé. L’essentiel, c’est de figurer au palmarès. »
[Le Miroir des Sports, 1957, n° 648, 26 août, p 17]

À la lumière de ces aveux, la méthode Pogacar paraît bien plus mesurée : une attaque tranchante, un écart raisonnable, puis une gestion intelligente dans les portions roulantes. Un modèle moins énergivore et peut-être plus durable.

Là où Coppi a brillé par la démesure, Pogacar incarne une forme de lucidité stratégique. Et c’est peut-être cela qui lui permettra non seulement de marquer son époque, mais aussi de la dominer encore longtemps.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Dopage – Les stéroïdes anabolisants, champions de l’efficacité en compét., ne donnent pas que de gros musles ! Décryptage.

Par défaut

Il est toujours surprenant – voire consternant – de constater à quel point le sujet des stéroïdes anabolisants est mal compris, même au sein de publications médicales ou lors d’interviews sur le dopage. Pourtant, leur usage concerne toutes les disciplines sportives, de l’endurance à la force, en passant par les sports de précision ou de dextérité. Autrement dit, du marathonien à l’haltérophile, du joueur de billard au tireur sportif en passant par le curleur, tous peuvent y avoir recours et y trouver un avantage.

Titre informatif sur les stéroïdes anabolisants avec un sous-titre pour les journalistes et le monde du sport
  1. Usage généralisé : Les stéroïdes anabolisants sont utilisés dans tous les sports pour améliorer force, endurance et précision.
  2. Dopage majoritaire : Ils représentent 45 % des cas positifs détectés en compétition.
  3. Efficacité multiple : Ils augmentent masse musculaire, oxygénation du sang et agressivité mentale.
  4. Effet  »Obélix » : des avantages qui perdurent malgré un arrêt prolongé
  5. Conséquences délétères au plan santé : troubles hormonaux, sexuels et mentaux ( »rage des stéroïdes’‘) chez les hommes et les femmes.
  6. Confusion fréquente : À ne pas confondre avec les corticostéroïdes.

POST-IT – Au début de la lutte contre le dopage, vers le milieu des années 1960, les stéroïdes anabolisants androgènes (SAA) étaient encore perçus par la communauté scientifique comme de simples vitamines. Ce n’est qu’au bout d’environ dix ans qu’ils seront officiellement inscrits sur les listes des substances interdites par le Comité international olympique (CIO) et la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF, aujourd’hui World Athletics). Ensuite, les autres instances suivront.

Les stéroïdes anabolisants figurent en tête des substances détectées.

D’après les statistiques de l’Agence mondiale antidopage (AMA), les stéroïdes anabolisants androgènes (SAA) dominent largement les substances interdites retrouvées lors des contrôles antidopage. En 2023, ils représentaient 45 % des cas positifs. La testostérone – hormone phare – ses dérivés les SAA – ainsi que des substances plus récentes comme les SARMs (Modulateurs Sélectifs des Récepteurs aux Androgènes, tels que l’ostarine, le ligandrol ou l’andarine) sont très prisés des compétiteurs, quelle que soit leur spécialité.

Des effets visibles dans toutes les disciplines

En athlétisme, les SAA ont des effets notables sur la puissance, la masse musculaire, mais aussi sur l’endurance. Deux cas emblématiques illustrent cette réalité :

  • Ben Johnson, sprinteur canadien, remporte le 100 m des JO de Séoul en 1988 avec un temps record de 9’’79. Trois jours plus tard, son contrôle antidopage révèle la présence de stanozolol, un stéroïde alors réputé indétectable si interrompu deux semaines avant la compétition. Avec son physique de culturiste (1,80 m / 76 kg), le surnom de « Bénoïde » ne laissait que peu de place au doute.
  • À l’opposé morphologique, Martti Vainio, coureur de fond finlandais (1,92 m / 72 kg), est disqualifié aux JO de Los Angeles en 1984 pour usage de méténolone, un autre SAA. Il avait terminé 2e du 10 000 m, derrière l’Italien Alberto Cova, adepte de la transfusion sanguine.

Conclusion : un sprinteur musclé et un coureur longiligne peuvent utiliser les mêmes substances dopantes. Ce qui différencie leur apparence, c’est, associé à l’entraînement spécifique de leur spécialité, essentiellement leur régime alimentaire : hyperprotéiné pour les sports de force, riche en glucides lents pour les sports d’endurance.

Les effets méconnus des SAA

Les SAA stimulent la production de globules rouges, augmentent l’hématocrite (densité des cellules rouges dans le sang), la concentration en hémoglobine (protéine fixant l’oxygène), améliorant ainsi le transport de ce même oxygène. Un effet similaire à celui de l’EPO, bien que généralement moins puissant.

Dès les années 1960, les publicités médicales soulignaient le potentiel « psychotonique » des SAA. Aujourd’hui encore, leur effet stimulant sur le mental, la confiance en soi, mais aussi l’agressivité, est reconnu. Ce phénomène, connu sous le nom de rage des stéroïdes, peut mener à des comportements violents, parfois extrêmes, voire à des homicides.

Les SAA ont un effet plus marqué sur les femmes que sur les hommes. Il est en effet plus aisé de viriliser une femme que de « surviriliser » un homme. Entre 1976 et 1988, les sportives est-allemandes dominaient largement la natation et l’athlétisme mondial, alors que leurs homologues masculins, bien que soumis aux mêmes protocoles dopants, ne surpassaient pas autant leurs concurrents.

Un sportif dopé, notamment aux stéroïdes anabolisants androgènes (SAA), qui arrête un temps prolongé ses cures d’engrais musculaires, conserve le gain des avantages acquis (musculaire, mental, transport d’O2) sur une durée variable pouvant atteindre des mois, voire des années. Certaines études tendraient à démontrer que les muscles et les gènes ayant bénéficié du dopage  un certain temps, continuent à fonctionner au même niveau pendant plusieurs mois, voire plusieurs années après l’arrêt des substances illicite. Ce sont des travaux en épigénétique qui ont intrigué les chercheurs. Cette science – l’épigénétique – s’intéresse aux modifications provoquées par les médicaments, les substances dopantes… pouvant interagir avec le génome permettant l’expression de certains gènes plutôt que d’autres.

‘’L’effet Obélix’’ : même après avoir arrêté la dope, ça marche toujours autant…

Aujourd’hui des scientifiques scandinaves estiment que des années de dopage induisent des mutations durables persistant bien après l’arrêt des produits miracles. Cette transformation durable, baptisée ‘’effet Obélix’’ au prétexte que le livreur de menhirs était tombé tout petit dans la marmite contenant la potion magique et que, même sans la boire, il avait acquis une force légendaire à vie.

–  Chez les hommes : gynécomastie (développement des seins), troubles de la sexualité.

–  Chez les femmes : masculinisation (voix grave, réduction mammaire, hypertrophie du clitoris et de la pomme d’Adam).

–  Dans les deux sexes : phase d’hypersexualité au début, suivie souvent d’un effondrement de la libido.

Dans les médias anglophones, le terme « stéroïdes » est souvent utilisé de manière ambiguë. Il faut bien distinguer :

  • Les stéroïdes anabolisants, qui favorisent la construction musculaire (anabolisme),
  • Des corticostéroïdes, qui ont des effets opposés : décalcifiants, immunosuppresseurs, et utilisés à visée thérapeutique.

EN CONCLUSION

Les stéroïdes anabolisants restent aujourd’hui la substance dopante la plus fréquemment utilisée et détectée en compétition. Leur efficacité ne fait aucun doute : ils agissent sur la masse musculaire, l’endurance, le mental, et même le métabolisme de l’oxygène. Pourtant, leur usage n’est pas sans conséquences, tant sur le plan physiologique que psychologique. Une connaissance précise et sans tabou de leurs effets s’impose, tant pour le public que pour les professionnels du sport et de la santé.

MISE EN GARDE – Aujourd’hui, la plupart des SAA sont facilement détectables notamment par les métabolites longue durée

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Tour de France ton histoire – Le géant Galibier, 2 642 m

Par défaut

Chronique des cols : une analyse par JPDM de l’histoire des ascensions de la Grande Boucle, fondée sur des documents d’époque

Pourquoi le versant Sud, le plus dur – les 10 derniers kilomètres à plus de 10% – de 1911 à 1935 est devenu ensuite plus facile que le versant Nord, côté Valloire, à partir de l’année 1936 ?

Henri Desgrange, le patron du Tour, dans l’Auto du 21.07.1913, témoigne sur la difficulté extrême du versant Sud côté Lautaret/Grenoble, à l’ouest et Briançon à l’Est : « Dans le sens où nous l’avons abordé aujourd’hui [Ndlr : 11e étape Grenoble-Genève], l’ascension commence presque à la sortie de Bourg-d’Oisans, elle comporte aussi, du haut du Lautaret à la Fourche de Briançon, une descente de quelques kilomètres et c’est alors les sept kilomètres deux cents à un pourcentage infernal, et qui sont incontestablement la partie la plus dure de tout le Tour de France. Je crois que, dans son ensemble, le Galibier doit être plus difficile à franchir dans le sens où nous l’avons abordé aujourd’hui. Il demeure en tout cas, je le répète, la grosse difficulté de la course. »

Précisons qu’Henri Desgrange pouvait faire objectivement la comparaison avec les autres Géants du Tour – Aubisque et Tourmalet – qu’il avait, dans la roue des cadors, franchi en 1911, 1912 et en 1913, quelques jours avant le Galibier lors de la 6e étape Bayonne-Luchon.

Et puis tout change en octobre 1935 avec une nouvelle route allant directement du Lautaret au Galibier (plus longue, plus de lacets, moins de pente).

Le document photographique ci-joint montre le fameux embranchement qui imposait, lorsque les coureurs venaient de Grenoble via le Lautaret, de descendre 2 km vers Briançon afin d’emprunter l’embranchement de la N 202 direction le Galibier.

Des coureurs à vélo s'arrêtent près d'un embranchement, avec des panneaux routiers en arrière-plan, évoquant une étape historique du Tour de France au Galibier.

Photographie-document montrant en 1932 la bifurcation en descendant du Lautaret vers Briançon pour rejoindre le tunnel du Galibier (2 556 m) à une distance de 7,2 km.

Tour de France 1932 – Parcours de la 13e étape reliant Grenoble à Aix-les-Bains, à la bifurcation vers la terrible rampe du versant Sud du Galibier. Les coureurs s’arrêtent pour retourner la roue arrière afin d’avoir une démultiplication plus adaptée à l’obstacle. On aperçoit à la droite de la photo Maurice Archambaud dossard 38 qui terminera 11e ea à Aix-les-Bains. Au premier plan, le panneau indique que le Lautaret est à 2 km sur la N 91. Le panneau au centre, adossé au mur, précise la direction et la distance du Galibier et de St-Michel qui sont sur la route nationale N 202.

D’ailleurs, depuis 1947, que les catégories de cols existent, le Galibier grimpé versant Sud, à deux reprises a été classé en 2e catégorie (1948 et 1959), ce qui n’a jamais été le cas du versant Nord, toujours classé en 1re et depuis 1979 en hors catégorie.

Photographie d'un article de journal montrant des cyclistes posant près du panneau indiquant le col du Galibier à 2 556 m d'altitude, avec mention des coureurs Kubler, Schaer, Bahamontes, Brankart, Lauredi et Dotto.

6 cadors utilisent le dérailleur ‘’Juy 543’’ et se ‘’promènent’’ sur le versant Sud en venant de Grenoble. Le côté par le Lautaret est bien le plus facile depuis 1936

L’altitude indiquée sur le panneau est celle du tunnel (2 556 m). En 1954, on ne passe pas par le sommet (2 642 m), absence de route. Il faudra attendre l’année 1979 pour que les Tours de France franchissent la cime du Géant alpin.

Route et Piste, 28.09.1954, 0 328, p 12

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Tour de France ton histoire – Cols du Galibier et du Lautaret, deux Géants des Alpes

Par défaut

Chronique des cols : une analyse par JPDM de l’histoire des ascensions de la Grande Boucle fondée sur des documents d’époque qui contredisent souvent les informations du site officiel du Tour de France

Jusqu’en 1936 et la construction d’une nouvelle route directe entre le Lautaret et le Galibier, le côté sud jusqu’alors le plus difficile assimilé à un ‘’mur’’, devient beaucoup plus facile avec un trajet plus long et des lacets plus nombreux diminuant de façon importante les pourcentages de la pente.

De 1911 à 1935 inclus, la route directe Briançon-Galibier ne passait pas par le Lautaret. Les pourcentages des dix derniers kilomètres de la montée sud-est du Géant des Alpes, selon les chroniques de l’époque, indiquaient un pourcentage moyen de 10% avec des passages à 14%, voire à 17% dans certains virages.

Depuis, la nouvelle route construite en octobre 1935 passant par le Lautaret fait 8,6 km entre les deux cols pour un dénivelé moyen de 6,8%.

De 1922 à 1927 (à 6 reprises), les coureurs partant de Briançon et franchissant le Galibier pour atteindre Genève, Evian ou Gex passaient à 2 km en-dessous du Lautaret.

Pour les deux cols, nous proposons : dates mémoires, chiffres remarquables, témoignages des pionniers des deux ascensions ainsi que les différents passages aux sommets du Galibier et du Lautaret.

Parcours : trois remarques historiques

  1. De 1911 à 1974, les coureurs franchissent le col du Galibier par un tunnel à l’altitude de 2 556 m. Le sommet n’est accessible que par un chemin de randonnée jusqu’à une table d’orientation. A partir de 1979, les cyclistes du Tour de France empruntent une nouvelle route passant par le sommet à 2 642 m.
  2. De 1911 à 1935, le versant sud reliant directement Briançon au Galibier, ou vice-versa- ne passe pas par le Lautaret mais un à deux kilomètres en-dessous du col.
  3. Cette nouvelle route atténue considérablement le pourcentage de la pente du versant sud qui, jusque-là, était le plus difficile – un véritable mur selon l’expression des Géants de la Route. En revanche, à partir de 1936, c’est le versant nord qui domine au plan des difficultés.

Même très exigeant dans mes recherches, je ne suis pas exempt moi non plus de faire des erreurs. C’est pourquoi, je demande aux lecteurs avertis – sur la base de documents d’époque – de me communiquer les éventuels manques. Merci d’avance.

Carte montrant la nouvelle route ouverte en octobre 1935 entre le col du Lautaret et le col du Galibier, avec annotations sur les altitudes et l'ancienne route.

Controverse – Jeux améliorés avec dopage encadré versus Jeux olympiques du CIO avec dopage surveillé par une réglementation absurde

Par défaut

Objectif vérité de l’entrepreneur Aron D’Souza contre l’hypocrisie généralisée du CIO et de l’AMA

A la suite de la décision de Fred Kerley de rejoindre en 2026 les Enhanced Games dits ‘’jeux des dopés’’, de nombreuses voix dans les instances fédérales et olympiques, se sont élevées pour dénoncer cet avis au nom de la moralité et l’intégrité du sport.

La tartuferie de ces discours bien-pensants m’ont permis de faire quelques posts (sur X) dénonçant l’hypocrisie de la lutte antidopage et de ses dirigeants qui tolèrent la médicalisation à outrance des sportifs.

Image contenant des commentaires sur la lutte antidopage aux Jeux olympiques, incluant des sections sur le programme de surveillance, les contrôles passoires, et les substances dopantes autorisées.

Posts JPDM publiés sur X le 19.09.2025

  1. Lors d’une interview à une radio concernant les Jeux à dopage ‘’encadré’’ prévus en 2026, je souligne que ce modèle ne maquille pas la triche alors que les JO classiques sont une farce cynique : dopage généralisé, indignation feinte. Le mensonge en étendard, l’hypocrisie en discipline olympique et contrôles passoires.
  • Pourquoi passoires ? Parce que sous l’égide de l’Agence mondiale antidopage (AMA) des substances dopantes font l’objet d’un suivi sans entraîner de sanctions. Ce programme, inscrit dans le Code mondial antidopage, inclut 20 produits dont la caféine alors que celle-ci est massivement consommée par les sportifs, sous diverses formes, en toute légalité, au vu de tous.
  • Les Autorisations d’Usage à des fins Thérapeutiques (AUT) permettent aux athlètes d’utiliser des substances normalement interdites. Serena Williams, par exemple, a bénéficié de 9 dérogations successives. Elle promeut aujourd’hui un produit inscrit sur la liste de surveillance de l’AMA.
  • Certains stimulants, tels que les amphétamines, le Captagon ou même la cocaïne, sont autorisés hors compétition. Ils sont utilisés à l’entraînement pour augmenter les charges de travail, ce qui a un effet direct sur les performances lors des compétitions.
  • L’ignorance abyssale de la journaliste qui m’a objecté : « Si on stoppe avant la compétition, l’effet s’arrête ! » Preuve que son niveau de connaissance sur le dopage est pathétique. Souvent la presse, censée informer, ignore tout du fléau n°1 du sport.
  • Autre stratégie à l’instar du sprinteur Fred Kerley : 3 « no-shows » (NS) en 12 mois, ce n’est pas une négligence. Il peut suivre un protocole de dope sans risque en s’arrêtant à 2 NS et au pire, pour 3, prendre 2 ans de suspension au lieu de 4 en cas de contrôle classique à un produit lourd.
  • Dopage – Les tricheurs connaissent les règles : jamais plus de 2 « no-shows » par an, car le compteur se remet à zéro tous les 12 mois. Avant 2021, un test positif à la cocaïne = 4 ans. Aujourd’hui 3 mois… voire 1 avec une excuse « festive » et le suivi d’un programme de réhabilitation.
  • Des Jeux encadrés plutôt qu’hypocrites ? L’idée de Jeux à dopage encadré, comme ceux envisagés pour 2026, pourrait apparaître plus honnête que les Jeux du CIO, où l’on dénonce officiellement le dopage tout en tolérant une médicalisation systématique de la performance.
  • Malgré des discours volontaristes, le CIO et l’AMA tolèrent une certaine forme de dopage maîtrisé. Moins il y a de sanctions, plus l’image d’un sport « propre » est préservée. Une stratégie de communication davantage axée sur la réputation que sur une éthique assumée.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Tour de France ton histoire – Chronique des cols – Les impostures des pseudo-historiens…

Par défaut

Contre-enquête sur le Tour de France 1923 et les passages des coursiers aux cols des Aravis, du Lautaret, de Vars et de la Faucille

Les mastics : les pièges dans lesquels sont tombés tête baissée les pseudo-historiens du Tour

  • Selon Henri Pélissier
  • Témoin privilégié puisqu’il va remporter cette 17e édition de la Grande Boucle dans ses mémoires parues dans Le Miroir des Sports raconte que pour l’étape Nice-Briançon, le col de Vars a été supprimé du parcours en raison d’éboulements (Le Miroir des Sports, 1928, n° 429, 05 juin, p 356). Et pourtant Thierry Cazeneuve, journaliste au Dauphiné Libéré, dans La Grande Histoire du Tour de France publiée par L’Equipe en 2011, fascicule 1, page 39, écrit : « Mais à Briançon après avoir franchi les cols de Vars et Izoard par le versant sud… » C’est bien sûr faux pour le col de Vars. De son côté, Jacques Augendre, dit la ‘’mémoire du Tour’’ dans le document qu’il signait chaque année entre 1990 et 2000 « Le Tour et ses sommets », fait passer en 1923 Henri et Francis Pélissier en tête au sommet du col de Vars. De même, le site officiel du Tour de France reproduit la même erreur.
  • Parcours modifié

De 1922 à 1927, la route du Tour venant de Briançon passe directement le Galibier sans franchir le Lautaret dont le sommet n’est pas sur la voie allant de la cité Vauban au Géant des Alpes. Il est à l’écart d’un kilomètre. En revanche, lorsqu’on vient de Grenoble pour rejoindre le Galibier, le Lautaret est présent sur le trajet. La route sera modifiée au milieu des années 1930 permettant dès lors de franchir le Lautaret à l’occasion des étapes partant de Briançon et remontant vers Genève, Evian, Gex ou Aix-les-Bains. Le premier passage sur la nouvelle route, plus longue et donc moins pentue, aura lieu à l’occasion de la 15e étape Briançon-Aix-les-Bains du Tour 1938.

  • Col de la Faucille, grimpé dans l’obscurité

Il est signalé dans le document de Jacques Augendre que le col de la Faucille après le départ de Genève est franchi par des coureurs groupés de 1919 à 1924. Henri Pélissier, lauréat du Tour de France 1923, donne dans ses mémoires parues en 1928, l’explication : « Le col de la Faucille ne joue aucun rôle dans la course » et plus loin, il précise : « Pour aller de Genève à Strasbourg, il y a tout de même 377 kilomètres. Nous grimpâmes le col de la Faucille avant le lever du jour. Monter sans voir, ce n’est rien, mais descendre dans de telles conditions, c’est presque de la folie. Cette année-là, la pluie avait transformé la route en patinoire au sommet du col. J’étais inquiet, car je craignais de tomber. Je pris tant de précautions, qu’au bas du col j’avais deux minutes de retard; je rejoignis cependant assez facilement, et jusqu’à Belfort, le peloton chemina sans connaître de convulsions. » [Le Miroir des Sports, 1928, n° 429, 05 juin, p 356]

  • Col des Aravis : pas d’officiel pour enregistrer les passages.

La raison : les automobilistes de l’organisation du Tour, en raison d’une chaussée très abîmée pendant la période hivernale, n’avaient pu atteindre le sommet du col. C’est encore Henri Pélissier qui nous raconte le passage de ce col emblématique présent sur le parcours du Tour depuis 1911 : « C’est aux Aravis qu’en compagnie de mon frère je décramponnai tout le monde. Par suite du mauvais état de la route, les automobiles n’avaient pu grimper le col. C’est à I ‘obligeance d’un spectateur que je dois la photographie publiée ici et qui nous représente, Francis et moi, achevant de grimper la dure montée, la dernière, en somme, vraiment sérieuse qui se présente avant le but final. » [Le Miroir des Sports, 1928, n° 429, 05 juin, p 356]

Sur le document photographique, c’est Francis Pélissier qui passe en tête devant Henri et tous les deux abordent la descente vers La Clusaz.

Deux cyclistes en compétition au col des Aravis pendant le Tour de France 1923, avec des spectateurs en arrière-plan.

Tour de France 1923 – Francis (qui passe le 1er) et Henri Pélissier au col des Aravis

Document photographique illustrant les coureurs Francis et Henri Pélissier au col des Aravis durant le Tour de France 1923, avec Francis en tête.

Tour de France ton histoire – Idée reçue : le 1er col franchi sur la route du Tour n’est pas le Ballon d’Alsace en 1905 mais La République en 1903 !

Par défaut

Tous les deux dépassent 1 100 m, la différence n’est que de 17 m !

Panneau indiquant le Col de la République (1 161 m) avec des informations sur le Tour de France du 5 juillet 1903.

Selon la presse, encombrée massivement de pseudo-historiens qui ne croisent jamais leurs infos, avec le Ballon d’Alsace  (1 178 m), « le  Tour découvre la montagne en 1905. » C’est faux ! En réalité, deux ans  auparavant, les pionniers du Tour inaugural avaient grimpé le célèbre col de la République à la sortie de St-Etienne (1 161 m).

Les « historiens de la pédale » des racontars et des approximations font débuter les premières ascensions des Géants de la Route en 1905. A l’occasion de la 92e édition, la presse dans son ensemble rappelait qu’en 2005, on fêtait le centenaire de l’ascension du Ballon d’Alsace et de la montagne dans le Tour. Dans cette interprétation des faits, on pouvait lire sous la plume d’un « spécialiste » : « C’est ainsi que le Tour fit sa première incursion en montagne avec l’ascension du Ballon d’Alsace (1 178 m) en 1905 ». Cette affirmation fausse s’amende pour le moins de la réalité géographique.

En vérité, dès le premier Tour en 1903, avec les cols de Pin Bouchain (759 m) et de la République (dit aussi du Grand Bois) (1 161 m), le Massif central est au menu.

Mais pour les indécrottables tenant de la pensée unique qui ne s’abreuvent qu’aux ouvrages publiés par L’Équipe et le groupe ASO, le col de la République est, à leur point de vue, un faux col. Cet historien autoproclamé – il y en a beaucoup dans les documents consacrés au Tour de France – va jusqu’à affirmer dans l’un de ses derniers livres : « On était bien passé par le col de la République (alias Grand Bois) en 1903 et 1904 mais ce n’était qu’un col des faubourgs de St-Etienne. Là [Ndla : avec le Ballon d’Alsace) on attaquerait un vrai col inconnu ».

En clair, le col de la République n’était quasiment qu’un faux plat montant… surtout qu’en 1903-1904, les routes de montagne n’étaient pas revêtues.

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

Texte explicatif sur les premiers cols de montagne empruntés par le Tour de France, mentionnant le col de la République et le Ballon d'Alsace.

Cyclisme – Performance des coureurs des années 1920-1950 (30 années)

Par défaut

Ils étaient capables « d’enquiller » plusieurs cols sur des étapes de 200 à 400 km et ce malgré l’état des routes

L’un de nos lecteurs s’interroge avec étonnement : « Faisant du vélo de route en Savoie, je n’arrive pas à imaginer comment les coureurs, dans les époques anciennes (années 1920, 30, 50), arrivaient à monter des grands cols avec les vélos de l’époque : très lourds, sans dérailleur et sur des routes non bitumées. »

Affiche sur le Tour de France présentant le sujet des grands cols entre 1920 et 1939, avec des éléments de questionnement sur les défis rencontrés par les coureurs de l'époque.

Revue des améliorations de la machine qui ont précédé ces trois décennies où qui sont intervenues pendant, permettant aux Géants de la route sans être des surhommes, de grimper le Galibier, le Tourmalet, l’Aubisque etc. sans faire demi-tour face à l’obstacle.

Décryptage des éléments évoqués démontrant que le matos de cette période de 30 ans était adapté pour grimper les sommets du Tour, notamment ceux de Savoie (73).

Grands cols : revêtement stabilisé depuis le début des années 1930

  • Le Galibier accessible : « Le Galibier, dont le nom n’est jamais autant cité qu’au cours du Tour de France, va perdre de son prestige au point de vue sportif. On va en effet rectifier la route entre le Lautaret et le tunnel – le redoutable tunnel – du Galibier. Les pentes, qui sur plus de cinq kilomètres variaient entre 9 et 14 pour cent, vont être ramenées à une montée de 5 pour cent sur huit kilomètres, la roule étant sensiblement élargie et partant de l’hospice du Lautaret. Tout devient facilement accessible, le désert comme la montagne. Et les géants de la route qui parlaient de I’ ascension du Galibier comme d’une performance sévère vont perdre de leur prestige. Il leur restera pourtant les Pyrénées, avec l’ Aubisque et le Tourmalet. » [Match L’INtran, 1930, n° 139, 20 mai p 11]
  • Moins hostile qu’autrefois.

« Le Galibier géant est loin d’être aussi hostile et redoutable qu’autrefois : la route est de plus en plus dégagée et son sol est sans cesse amélioré ; on ne passe plus sur cet affreux sentier rocailleux raviné par les intempéries qui s’éboulait à tous moments et où les coureurs étaient souvent obligés de mettre pied à terre. La route est maintenant parfaitement roulante : il n’y a plus de poussière et les voitures peuvent même se doubler, mais la pente demeure la même et c’est un rude obstacle pour les coureurs. On pensait que le dérailleur rendrait leur tâche plus facile et que les écarts seraient beaucoup moins sensibles au sommet. Que les routiers aient moins souffert cette année pour monter le Galibier, cela apparaît incontestable et nous n’avons pas eu comme d’habitude des silhouettes tordues par l’effort, de visages crispés par la douleur et des concurrents en difficulté, ahanant de peine, mais les écarts ne diminuèrent pas très sensiblement et la classification entre les grimpeurs s’opéra à peu près de la même façon qu’autrefois. Il y eut aussi quelques défaillances de dérailleurs, mais pas en nombre très élevé, et on peut dire par conséquent, que le changement de vitesse, qui devra simplement subir pour la montagne quelques petites modifications de détail, a gagné sa place dans le Tour de France. »

[Match L’Intran, 1937, n° 954, 10 juillet, p 4]

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD – Facebook : Jean Pierre Demondenard

EN FICHIER JOINT – Eléments démontrant que le matos de la période 1920-1950 était adapté pour -grimper les sommets du Tour

  Dérailleur,

  Roue libre

  Poids des machines

Tour de France ton histoire – Les sommets de la Grande Boucle : le Ballon d’Alsace

Par défaut

Série sur des ascensions du Tour de France, documentées et vérifiées

Préambule –

Texte décrivant la popularité accrue des ascensions mythiques et des clubs de cyclisme liés au Tour de France.

Le col du Ballon d’Alsace

Le Col du Ballon d’Alsace (1 178 m), au cours du Tour de France 1914, a été grimpé deux fois lors des étapes Genève-Belfort (12e édition) et Belfort-Longwy (13e édition). Si 1 178 m est le sommet du col, en revanche 1 247 m est le sommet du Ballon d’Alsace non franchi par les coureurs (cette situation se retrouve également pour le Mont Ventoux. Sommet : 1 910 m, route : 1 897 m)

Vue aérienne du Col du Ballon d'Alsace, montrant ses pentes et routes sinueuses dans un paysage montagneux, avec des arbres et des prairies, sous un ciel partiellement nuageux.

La montée du col du Ballon d’Alsace

Portrait de René Pottier, cycliste emblématique du col du Ballon d'Alsace, vainqueur du Tour de France 1906, avec des informations biographiques.

Tour de France ton histoire – Hommage et contribution à la mémoire de Walter Godefroot, un géant des classiques des années 1960-1970

Par défaut

Disparu le 31 août dernier à l’age de 82 ans

Affiche en hommage à Walter Godefroot, cycliste belge, avec mention de sa date de naissance 1943 et son décès en 2025 à 82 ans, sur fond jaune.

Routier-sprinteur de grand talent avec en exergue quatre classiques-monuments : Tour des Flandres (x 2), Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège. Mais aussi, deux titres de champion de Belgique, deux Bordeaux-Paris et dix étapes du Tour de France. Il faut préciser que ces victoires emblématiques ont été acquises face à une génération unique de routiers-sprinteurs.

En effet, Godefroot a dû batailler contre Eddy Merckx, Roger De Vlaeminck, Frank Verbeeck, Ward Sels, Guido Reybrouck, Rik Van Linden, Freddy Maertens, Rik Van Looy. Tous, sauf Verbeeck Le laitier volant, font partie de la caste des 114 qui ont remporté à ce jour au moins une étape dans chacun des trois grands tours.

Après une carrière de cycliste de premier plan poursuivie pendant 15 ans, il a endossé l’habit de directeur sportif, là aussi avec efficacité.

En effet, il a dirigé deux vainqueurs du Tour : le Danois Bjarne Riis lauréat en 1996 et Jan Ullrich, vainqueur l’année suivante. De même, il était à la tête de Telekom lorsque l’Allemand Eric Zabel a remporté à six reprises le titre de meilleur sprinteur sur le Tour de France de 1996 à 2001.

En quelques mois, Rik Van Looy (en décembre dernier) et Walter Godefroot le 31 août, nous ont quittés.

Image d'une carte de collection représentant Walter Godefroot, un cycliste belge, portant un maillot de l'équipe Flandria et un bonnet. Il sourit à la caméra.

Cycliste professionnel de 1965 à 1979 (15 saisons)

Document présentant des faits remarquables sur le cycliste Walter Godefroot, incluant ses victoires et sa carrière de directeur sportif.

Tour de France ton histoire – Les sommets de la Grande Boucle

Par défaut

Avec le col de Braus, je commence une série sur des ascensions du Tour de France, documentées et vérifiées, m’étant aperçu que de nombreux ouvrages (et le site du Tour de France lui-même) sont souvent truffés d’erreurs concernant ces obstacles faisant en grande partie le charme de la course au fil des années.

Le Col de Braus (1 002 m), situé dans l’arrière-pays niçois et point culminant de la Boucle de Sospel entre 1911 et 1947, a été franchi 27 fois par les coureurs. Ils l’ont de nouveau gravi à deux reprises, en 1961 et en 2024, en dehors du cadre de la Boucle de Sospel.

Les trois autres cols du circuit de la Boucle de Sospel sont :  cols de Nice (412 m) et de Castillon (707 m) ainsi que la montée de La Turbie (480 m)

Vue plongeante sur une route sinueuse dans les montagnes, entourée de verdure, représentant une montée typique dans les Alpes.

La montée du col de Braus (650 m de dénivelé)

Portrait en noir et blanc d'un cycliste avec des cheveux ébouriffés, regard pensif, probablement après une course.

René Vietto, un grimpeur de grand talent, passé en tête du col de Braus dans le Tour 1934, en avait fait son terrain d’entraînement. Amoureux de cette grimpette, il avait demandé que ses cendres soient dispersées au passage du col. A sa mort, son vœu a été exaucé le 22 octobre 1988.

Panorama du col de Braus, avec des montagnes en arrière-plan et une route sinueuse menant à son sommet.

Dopage – HCG – Le contrôle antidopage ne fait pas qu’épingler les tricheurs

Par défaut

Il permet aussi d’alerter plus rapidement ceux qui développeraient un cancer asymptomatique des testicules

Le cycliste norvégien Torstein Traeen, grâce à un test antidopage inopiné positif à l’HCG, a été alerté dès le début qu’il développait un cancer du testicule

En effet l’hormone gonadotrophine chorionique fait partie depuis 1988 des substances prohibées par la lutte antidopage pour son action stimulante sur la sécrétion testiculaire de l’hormone mâle (testostérone). Elle est aussi sécrétée en abondance chez les sujets porteurs d’un cancer du testicule.

A la suite de cas positifs à l’HCG sanctionnés à tort pour dopage, depuis 2015 l’Agence mondiale antidopage (AMA) a décidé pour cette substance de supprimer la suspension préventive jusqu’à ce que l’athlète passe des examens spécialisés permettant de démontrer qu’il n’a pas fauté ou, au contraire, qu’il a pris de l’HCG.

Un cycliste en vêtement rouge levant un trophée sur un podium avec des logos de sponsors en arrière-plan.

Torstein Traeen, actuel maillot rouge de La Vuelta

Pour éclairage, six tweets (sur X) JPDM du 31 août 2025 :

  1. Cyclisme – Torstein Traeen, actuel leader du Tour d’Espagne, a en 2022 été contrôlé positif à l’hormone HCG révélant un cancer (K) du testicule. L’HCG qui fait partie des substances illicites en et hors compétition car elle stimule la production de testostérone endogène, peut aussi témoigner d’un K du testicule.
  2. Cyclisme – Dès 1988, l’HCG est référencée sur la liste des illicites du CIO. Avec cette possibilité de détection, plusieurs sportifs ont été avertis à l’occasion d’un test antidopage positif qu’ils étaient porteurs d’un K du testicule. L’antidopage devenant ainsi un facteur efficace de prévention.
  3. Cyclisme – Exemple : T. Van der Plaetse, décathlonien belge testé positif en sept 2014, finira 14e aux Mondiaux de Pékin en 2015. Dans le sport, notamment cycliste, il est souvent fait l’amalgame entre K testicule et dopage. Or, depuis 1903, on note 6 cas sur 5 393  coureurs différents ayant pris le départ du Tour de France.
  4. Cyclisme – En 112 éditions, avec  Lance Armstrong, seuls 5 cas ont été diagnostiqués, soit 0,10%. Peu probable d’un rapport avec le dopage ! De même, signaler dans Eurosport.fr que Traeen aurait tôt ou tard subi une prise de sang « qui l’aurait averti ». Sauf que le passeport biologique ne teste pas l’HCG.
  5. Cyclisme – Rappelons que depuis des décennies – milieu des années 1970 – le traitement bien conduit du K du testicule est particulièrement efficace et fait de cette tumeur une pathologie à part où le pronostic vital est exceptionnellement engagé par rapport aux autres K.
  6. Dopage – L’AMA à la suite du cas du décathlonien belge a modifié la gestion des cas positif à l’HCG. Pour qu’un sportif ne soit pas accusé à tort de dopage, la suspension préventive est supprimée jusqu’à ce que l’athlète puisse passer des examens médicaux spécialisés afin de confirmer ou non le K..

Définition et réglementation de l’HCG

GONADOTROPHINES – chorioniques (hCG), ménopausiques (hMG), hypophysaires (LH, FSH), hypothalamiques (sécrétagogues) et analogues  

Hormone sécrétée en abondance par le chorion et le placenta (annexes du fœtus) pendant les trois premiers mois de la grossesse. Jusqu’alors impossible à synthétiser, la forme commercialisée depuis 1948 provient exclusivement de l’urine de femmes enceintes. Elle est utilisée en thérapeutique par voie intramusculaire comme stimulant de l’ovaire et du testicule. Chez l’homme, elle stimule la production d’androgènes et plus spécialement de testostérone. Trois raisons ‘’non contrôlées’’ poussent les sportifs à consommer de l’hCG :

1. Stimuler la production de testostérone par le testicule.

2. Augmenter la sécrétion d’épitestostérone parallèlement à celle de testostérone. Cela a pour avantage de ne pas modifier le rapport testostérone/épistestostérone et donc de passer à travers le contrôle antidopage.

3. Lutter contre l’effet dépressogène de l’arrêt des stéroïdes anabolisants. A la fin d’un cycle de dopage, l’administration de gonadotrophine chorionique relance la production endogène de testostérone freinée pendant la cure de stéroïdes hormonaux. En revanche, en favorisant aussi la production endogène d’œstrogènes, une utilisation prolongée de gondaotrophine chorionique risque de provoquer chez l’homme une modification de la répartition des graisses et une gynécomastie inopportune, notamment chez les culturistes expos, aux regards des juges.

Document d'information sur la réglementation des gonadotrophines chorioniques dans le sport, incluant des détails sur leur utilisation, les cas de dopage, et les implications médicales pour les athlètes.

Les six cyclistes professionnels ayant participé au Tour de France et qui, pendant leur carrière, ont dû soigner un cancer du testicule. (PDF)

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Performance – Cyclisme : les bandelettes nasales permettent-elles réellement de booster l’efficacité de l’inspiration

Par défaut

Afin de d’amplifier le rendement musculaire ?

Inventées en 1892, sur le nez de sportifs jusqu’en 1920, elles sont abandonnées pendant soixante-quinze ans. Depuis quelques années, elles ont fleuri de nouveau sur le nez des champions routiers. Leur efficacité est loin d’être établie. Décryptage.

Affiche colorée sur les bandelettes nasales avec des mots clés 'CYCLISME (performance)', 'STOP', 'BANDELETTES NASALES (écarteurs de narines)', et 'UN GAIN TRÈS MARGINAL'.

Inspirent-elles le flair des sportifs pour attaquer au bon moment, faire une passe décisive, réaliser une amortie de fond de court tombant dans le rectangle adverse juste derrière le filet ou alors s’apparentent-elles à un placebo du même niveau qu’un sachet de plantes magiques placé dans le slip du joueur pour un match de foot international ?

Inventées en 1892, commercialisées sous le nom d’Albar en 1912 puis tombées dans l’oubli jusqu’à leur renaissance lors de la Coupe du monde de rugby 1995 remportée sur leur sol par les Springboks et, immédiatement, adoptée par Philippe St-André le capitaine de l’équipe de France qui en devient un prosélyte convaincu.

Philippe St-André, capitaine de l'équipe de France de rugby, tenant un ballon de rugby.

Plusieurs faits me laissent sceptique sur l’efficacité de ce ‘’Nasal strips’’.

  • Les seules études ‘’scientifiques’’ effectuées l’ont été par les laboratoires commerciaux,
  • Ces derniers mettent en avant que cela améliore de 31% l’inspiration. Visiblement, l’impact réel sur la performance est loin du compte et n’a jamais été évalué sérieusement.
  • A la grande époque du dopage à l’EPO pendant les Tours de France des années 2000, Jan Ullrich et Richard Virenque portaient cet accessoire sur le nez mais pas… Lance Armstrong ! L’un a remporté 7 éditions, l’Allemand une seule et le Français zéro.
  • Au repos, la bouche sert de passage alimentaire et le nez d’orifice respiratoire.
  • A l’effort intense, la respiration efficace se fait de façon volontaire par la bouche en expirant afin que l’inspiration suivante remplisse mieux les poumons.
  • Si les bandelettes avaient une efficacité quelconque, tous les athlètes et cyclistes du World Tour devraient adopter illico ce gain marginal. Or, il n’en est rien.
  • L’effet de mode jouant un effet contaminant, on a vu des spécialités inattendues où des sportifs avaient adopté le ‘’strap nasal’’ : pilote de F1, motards de Moto GP et pourquoi pas des golfeurs pour ressembler un peu plus à des sportifs ?

Récemment, à la suite de l’épilation des poils du nez par le rouleur de l’équipe Visma, Victor Campenaerts, adepte de tous les gains marginaux disponibles souvent à la marge, nous avons publié sur le réseau X, 10 tweets.

Coureur cycliste portant une bandelette nasale, en tenue de compétition, concentré pendant une course.

Victor Campenaerts, adepte de la bandelette nasale

10 tweets JPDM publiés sur X le 27 août 2025

Cyclisme – L’œil du Doc – Bandelettes nasales : un gain très marginal. Campenaerts, coupe-vent de Vingegaard au début des cols utilise cet accessoire pour augmenter l’inspiration à l’effort et, pour le rendre + performant, s’est fait épiler les poils du nez avant la Vuelta.

Cyclisme – L’œil du Doc – Le rouleur de Visma s’est cru inspiré mais c’est un mauvais choix ! Les poils du nez sont essentiels comme filtre efficace face à l’air pollué en particules, microbes, micro-organismes pathogènes. Le risque est grand de se retrouver à pied à cause d’un microbe.

L’œil du Doc – Cette innovation du roule-toujours interpelle. Le but avoué de la bandelette nasale est d’améliorer la quantité d’air inspiré. En plein effort le sportif ventile entre 80 et 120 l/mn. Or, ce flux aérien s’effectue de façon volontaire au temps expiratoire.

L’œil du Doc – En plein effort, l’essoufflement vient plus de la difficulté expiratoire que de la gêne inspiratoire. Plus la vitesse est grande, plus le corps doit lutter contre la résistance de l’air. Si la bouche est grande ouverte, un tampon d’air vient s’opposer à l’expiration.

L’œil du Doc – Alors expirer par le nez ? Il vaut mieux l’éviter car l’expiration à l’effort, pour être efficace, doit être volontaire. Ex : pour éteindre une bougie on expire spontanément par la bouche car intuitivement on sent que cette voie est la plus performante.

L’œil du Doc – Afin de mieux maîtriser l’expiration, le cycliste possède un avantage en tenant le guidon, il bénéficie au niveau du thorax d’une chaîne articulaire fermée facilitant la contribution de muscles thoraciques de réserve.

L’œil du Doc – Déjà en 1892, un système à but similaire était proposé aux sportifs. 20 ans + tard, un système + perfectionné sous le nom d’Albar. Il a fallu attendre 83 ans et la Coupe du monde de rugby en AFS pour que les BN fleurissent sur les pifs des Springboks.

L’œil du Doc – Depuis de nombreux sportifs, notamment cyclistes veulent jouer aux Apaches tels Campenaerts et Vingegaard chez Visma, l’équipe en quête de tous les gains marginaux : cétones, monoxyde de carbone, capteurs de glycémie, de T°, bandelettes-tests d’hydratation

L’œil du Doc – Plus surprenant, on a vu ces BN sur l’appendice nasal de pilotes auto, de motards et bientôt de golfeurs ! Pour moi, ça ne sert pas à grand-chose et en plus si on s’épile les poils du nez d’attraper une infection respiratoire.

L’œil du Doc – Pour enfoncer le clou : ce n’est pas la ventilation qui est le  facteur limitant la perf mais le transport de l’oxygène des poumons jusqu’aux muscles via le sang.

En pièces jointes deux textes :

  • Des bandelettes sur l’appendice nasale des géants de la route – Extrait de l’ouvrage : « Les grandes premières du Tour de France » (éd. Hugo-Sport, 2013)
  • Savoir respirer, un geste performant sur le rendement musculaire.

+

  • Ecarteurs de narines : quelques adeptes emblématiques sport par sport
  • Des trucs fumeux pour mieux ventiler
  • Références

Suivre sur :

X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

FACEBOOK – Jean Pierre Demondenard

Dopage – Aujourd’hui, les sportifs professionnels – à 99,9% – sont médicalisés pour soigner exclusivement la performance sportive

Par défaut
  • Les contrôles antidopage de l’AMA (urinaires, sanguins, passeport biologique, test ADN) sont désespéréement inefficaces avec des résultats pathétiques de 1% de cas positifs
  • Dans les cas de décès suspects, l’autopsie peut-elle confirmer la prise de médocs de la performance ?
  • Analyse du cas Tom Simpson décédé sur les pentes du Ventoux le jeudi 13 juillet 1967
Affiche colorée sur le thème de l'antidopage, présentant le mot 'STOP' en rouge et le texte 'Antidopage (décès des sportifs) apport et limites de l'autopsie' en lettres multicolores.

Pédaler sur les pentes abruptes la bouche légèrement ouverte est-il un signe objectif de dopage ?

Deux éléments m’ont motivé pour aborder l’autopsie comme preuve éventuelle du dopage.

Pendant le dernier Tour de France, la suspicion à l’encontre des duettistes Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard survolant les pentes escarpées, s’est amplifiée au prétexte qu’ils dominent outrageusement le reste du peloton et, qu’en plein effort, ils grimpent la bouche fermée.

Pour ce dernier constat relayé par les réseaux sociaux, c’est bien sûr faux. Pour s’en convaincre, il suffit de consulter le Une de L’Equipe du 18 juillet qui montre Pogi en plein effort, la bouche ouverte dans la montée d’Hautacam. D’ailleurs, si on observe le Slovène et le Danois, sur les cinq derniers kilomètres de cette 12e étape, chacun des deux isolés à l’avant, Pogacar en tête, Vingegaard le suivant à 1’30  les deux hommes ont le visage très marqué par l’effort… et la bouche ouverte.

La confusion vient du fait que tous les cyclistes-amateurs ignares et jaloux, n’ayant évidemment pas leur forme physique ni leur entraînement, pensent que pour grimper de telles pentes, il faut obligatoirement avoir la bouche grande ouverte comme des poissons hors de l’eau.

Cette suspicion malsaine sans la moindre preuve a inspiré (sans jeu de mots) le dessinateur Soulcié dans L’Equipe du 25 juillet.

Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard en jaune lors du Tour de France 2025, affichant des expressions concentrées pendant une montée.

L’étude toxicologique des cheveux est-elle l’arme absolue pour débusquer la triche biologique ?

La légende est humoristique. Comme les vélos du Tour de France sont passés aux détecteurs d’assistance électrique, l’illustrateur suggère de passer Pogacar et Vingegaard aux rayons X corps entier afin « de vérifier que vous n’êtes pas des robots ». Sur le ton du dépit, le membre de l’antidopage de l’UCI pourrait aussi demander une autopsie.

Bien sûr l’idée absurde de l’autopsie démontre que la lutte antidopage a plusieurs trains de retard puisque le dernier test positif sur le Tour remonte à 2015 !

En fait, l’examen postmortem ne peut aider qu’à déterminer la responsabilité de la présence de la catégorie des stimulants tels les amphétamines (viscères, liquides biologiques, poils, cheveux et ongles) mais beaucoup moins facilement sur des substances prises sous forme de cures ayant été arrêtées en amont de la compétition.

Les résultats seront aléatoires. L’examen capillaire et des phanères détecte de nombreux dopants mais ni l’EPO ni les peptides mimétiques (grosses molécules qui ne peuvent migrer dans le poil), ce qui bien sûr en limite l’efficacité pour le diagnostic.

L’Agence mondiale antidopage (AMA) n’a pas inclus dans sa batterie de tests antidopage l’examen capillaire car, selon elle, les stéroïdes anabolisants, les glucocorticoïdes et les modulateurs sélectifs des récepteurs aux androgènes (SARMS) s’incorporent mal dans les cheveux. Et comme ceux-ci représentent ces dernières années environ 50% des cas positifs, l’examen capillaire n’est utilisé que dans des cas-ciblés.

EN FICHIERS JOINTS :

  • Contre-enquête – Analyse du cas Tom Simpson décédé sur les pentes du Ventoux le 13 juillet 1967
  • Autopsies des sportifs décédés subitement au repos ou lors de défaillance en compétition
  • Références bibliographies sur le décès de Thomas Simpson le 13 juillet 1967

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France ton histoire – Archives JPDM – En chiffres : pour les amateurs de données précises…

Par défaut

14 chiffres remarquables souvent méconnus

EN FICHIER JOINT – Tour de France – 14 chiffres remarquables après la 112e édition

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France ton histoire – Archives JPDM – COLS et côtes

Par défaut

9 dates remarquables, le plus souvent méconnues

EN FICHIER JOINT – Tour de France – Montagnes, cols et côtes : dates remarquables

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France ton histoire – Au fil des 112 éditions, 80 Géants de la Route se sont distingués pour avoir réussi à terminer au moins 10 Grandes Boucles

Par défaut

Certains l’ont réalisé sur dix ans consécutivement.

A priori, vu leur nombre plus restreint que les 114 lauréats d’au moins une victoire d’étape dans chacun des trois Tours-monuments, l’exploit paraît plus remarquable.

Affiche du Tour de France mettant en avant l'achèvement de 10 Boucles par 80 Géants, avec des dates de 1903 à 2025.

De 1903 à 1939, aucun des finishers n’a réussi à boucler 10 rotations complètes. A partir de la reprise, en 1947, on trouve en tête des stakhanovistes de la pédale, le Clermontois Raphaël Geminiani qui nous a quitté à 99 ans. Il avait participé à 12 Boucles et en avait fini 10 de 1947 à 1959.

Le deuxième au plan chronologique, c’est Antonin Rolland, natif de Ste-Euphémie dans l’Ain qui a eu 100 ans le 03 septembre 2024 et a accompli ses dix Tours entre 1949 et 1960. Visiblement, cette sommation par milliers de bornes kilométrique n’a pas impacté leur longévité de centenaire. Et ce malgré la consommation par le peloton d’amphétamines omniprésentes durant les années 1950-1970. Comme quoi à dose mesurée, elles ne mettent pas la vie des Géants de la route en péril. Probablement que les effets positifs au plan santé de la pratique cycliste, même professionnelle, compense avantageusement les effets négatifs de la Bomba (cocktail : amphets + caféine).

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIERS JOINTS (PDF) – Tour de France – 10 Tours terminés, voire plus, pour 80 Géants + Les stakhanovistes de la Grande Boucle de 1903 à 2025

Tour de France – Des longévités exceptionnelles supérieures à 97 ans

Par défaut

Avec en exergue 7 grognards de la Grande Boucle qui ont dépassé 100 ans

Parmi tous les coureurs ayant pris le départ de la Grande Boucle depuis la première édition en 1903, qui sont nés en 1927 et avant, on comptabilise sept coureurs ayant dépassé le cap des 100 ans. Parmi ces 7 géants de la pédale, deux sont encore en vie.

Par ailleurs, en dehors des 7 centenaires :

  • deux sont décédés dans leur 100e année
  • huit ont atteint 98 ans dont quatre sont toujours en vie
  • dix ont fêté leur 97e anniversaire

[document exclusif JPDM]

Il n’y a pas que le Tour de France dans la vie d’un cycliste.

D’autres coureurs professionnels n’ayant jamais participé à la Grande Boucle ont, eux aussi, dépassé les 100 ans.

Ils sont 12 à faire partie du club des centenaires.

Texte informatif sur les longévités exceptionnelles des cyclistes, mentionnant le Tour de France et les centenaires.

Tour de France – Hommage à l’Espagnol Bernardo Luiz Navarette, 3e du Tour 1952. Il vient de disparaître à l’âge de 100 ans 7 mois

Par défaut

Il est le 7e de tous les concurrents ayant participé à la Grande Boucle depuis 1903 à avoir dépassé l’âge de 100 ans

Affiche hommage au cycliste Bernardo Ruiz Navarette pour ses 100 ans, mentionnant son classement lors du Tour de France et indiquant les dates importantes de sa carrière.

Le premier Tour de France à franchir la ligne des 100 ans a été l’Italien Pietro Righetti en 2001, le 2e le Belge Emile Brichard en 2004, le 3e le Français Marcel Renaud en 2010, le 4e son compatriote Emile Idée en 2020. Les 5e et 6e, deux autres tricolores, Charles Coste et Antonin Rolland sont venus enrichir le club. Ils sont toujours en vie.

Le 7e est le champion espagnol Bernardo Ruiz qui avait dépassé le cap mythique le 8 janvier dernier.

Pour rendre hommage à Bernardo Ruiz, nous avons regroupé quelques data, repères et faits marquants enregistrés tout au long de sa carrière.

Image commémorative sur la nostalgie du cyclisme, soulignant l'impact de la disparition de Bernardo Ruiz et Jacques Marinelli en 2025 et le nombre restreint de cyclistes vivants ayant participé aux Tours de France des années 1940 et 1950.

A la date de son décès, Bernardo Luiz Navarette fait partie des 3 608 coureurs ayant terminé au moins une fois le Tour de France entre 1903 et 2025 [chiffres JPDM]

Dopage – Modifier la forme du corps, la corpulence, l’affûtage ou réduire la taille des seins pour performer

Par défaut

C’est du dopage morphologique

A minima, c’est une conduite dopante. Le procédé n’est pas référencé dans le Code mondial antidopage, en revanche si on y ajoute des médocs tels que diurétiques, stéroïdes anabolisants, hormones de croissance ou thyroïdienne, c’est du dopage pur et dur. Décryptage.

Le dopage morphologique est pratiqué depuis la mythologie grecque. Les historiens rappellent que les Amazones, femmes guerrières montées sur des chevaux, vivant de pillages et de rapine, se faisait brûler la mamelle droite pour faciliter leurs mouvements de tireuses au cours des combats. Depuis lors, à l’ablation de la rate pour courir plus vite, des seins pour mieux piloter une voiture de course ou jouer au football sont venus s’ajouter à la panoplie d’autres méthodes consistant à modifier le corps (forme et volume) pour mieux performer.

Récemment, la cycliste Pauline Ferrand-Prévot, après qu’elle eut remporté la classique Paris-Roubaix le 12 avril 2025, décide, alors qu’elle est déjà affûtée (1,65 m / 53 kg, soit une différence de 12), de perdre plusieurs kilos supplémentaires en peu de temps. Et le 26 juillet au départ du Tour de France Femmes 2025 avec Swift, elle se présente très amaigrie. Certaines de ses concurrentes vont alerter par voie de presse cette dérive de la maigreur pour être plus efficace dans les cols.

Perdre 4 kg  dans l’objectif de gagner une épreuve alors que l’on est déjà affûtée, c’est l’équivalent de médicaliser la performance.

  • Les modifications du corps en tant que paramètres influençant les résultats sportifs de haut niveau que l’on constate dans différentes spécialités s’apparentent a minima à une conduite dopante mais lorsqu’il y a utilisation de substances illicites, à du dopage pur et dur.
  • Les culturistes, pour avoir des muscles hypertrophiés plus rapidement qu’avec l’utilisation de machines high tech, prennent des stéroïdes anabolisants.
  • Les sportifs des spécialités à catégorie de poids (judo, karaté, boxe, etc.) maigrissent de plusieurs kilos en de courtes périodes pour intégrer de justesse la catégorie inférieure à leur poids de forme naturel pour mieux combattre et performer. Certain (es) y arrivant difficilement associent à leur régime drastique un médicament diurétique qui a l’inconvénient de figurer sur la liste des substances illicites de l’AMA et d’être détectable. D’où le risque d’être contrôlée positive et sanctionnée.
  • Il a été prouvé que la femme enceinte, dans les deux premiers mois de la grossesse pouvait, grâce à un surplus de globules rouges naturels, acquérir 30% d’amélioration du transport de l’oxygène à la disposition des fibres musculaires féminines. D’où la dérive de certaines se faisant mettre enceintes par leur compagnon, voire l’entraîneur, 2 à 3 mois avant des compétitions majeures (JO, Championnat du monde). Des témoignages crédibles en ont apporté la preuve.

L’histoire du sport à travers les étapes des modifications morphologiques imposées au corps pour performer qui sont décrites dans ce fichier démontre que ces pratiques sont anciennes tout en étant, pour certaines d’entre elles, toujours d’actualité. Il faut préciser que lorsque le but ultime d’un sportif est de performer sans se préoccuper réellement de l’impact sur la santé de la méthode morphologique utilisée, on est dans le cadre d’une conduite dopante. La différence avec le dopage c’est que la conduite dopante n’est pas référencée dans le Code mondial antidopage mais le but est le même : utiliser un truc qui fait la différence avec les adversaires.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche actualisée sur le dopage morphologique (quelques exemples)

Tour de France Femmes 2025 avec Swift – La recherche de la performance maximale pousse à l’affûtage extrême du corps

Par défaut

Le risque c’est l’absence prolongée des règles et la décalcification intense des os avec, pour corollaire potentiel, que la moindre chute entraîne une ou plusieurs fractures.

ABRÉGÉ – Controverse sur la maigreur des sportives.

Lorsqu’un (e) athlète, pour performer, transforme son corps déjà affûté et bien entraîné en négligeant les conséquences autant pour sa santé immédiate que future – en se soumettant à des régimes extrêmes – cela revient à médicaliser la performance et il (elle) entre dans la catégorie des adeptes des conduites dopantes.

EN FICHIER JOINT (PDF) : La recherche de la performance maximale pousse à l’affûtage extrême du corps (suite de l’article)

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France 2025 – La Grande Boucle exerce une forte attraction pour les familles cyclistes de compétition

Par défaut

Sur les 184 partants de Lille-métropole le 05 juillet dernier, 32 – soit 17,4% – ont, dans leur famille, un parent qui a fait le Tour de France ou a atteint le haut  niveau en cyclisme.

Affiche colorée du Tour de France 2025 avec le texte 'Le jeu des 32 familles' sur un panneau stop stylisé, sur fond jaune.

Le ‘’jeu’’ des 32 familles

Il est arrivé à plusieurs reprises qu’au fil des Tours de France, se succèdent dans le temps trois générations : le grand-père, le fils puis le petit-fils.

Par exemple, dans l’édition 2025, figure Lenny Martinez, fils de Miguel et petit-fils de Mariano, lauréat du meilleur grimpeur en 1978. Tous les trois ont participé à la Grande Randonnée de Juillet, naturellement à des époques différentes.

De même, Mathieu Van Der Poel présent cette année jusqu’à la 15e étape est le petit-fils de Raymond Poulidor. Le père de MVDP, Adrie, a lui aussi fréquenté le Tour.

Afin de montrer que les cyclistes professionnels contaminent par le virus du vélo frères, cousins, neveux… nous proposons la liste de tous les parents cyclistes des 184 coureurs qui étaient au départ de la 112e édition.

Ce travail aussi complet n’aurait pu voir le jour sans l’aide de Philippe Fetter, le grand spécialiste des états civils de cyclistes.

EN FICHIER JOINT PDF – 32 familles cyclistes dans le Tour de France 2025

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France 2025 – Les 66 ascensions classées de la 112e édition

Par défaut

Catégories de difficultés (hors catégorie, 1re, 2e, 3e, 4e), départements où elles figurent, altitude selon l’organisateur ASO et bien sûr le nom du coureur ayant franchi l’obstacle en tête.

Le classement du maillot à pois pour les deux premiers honore bien les meilleurs grimpeurs de ce Tour.

Pour les 31 coureurs classés au GPM (Grand Prix de la Montagne), nous donnons le nombre de passages en tête.

Dans le tableau, pour certains cols, sont mentionnés des altitudes différentes trouvées dans les Livres de route publiés au fil des années par ASO

EN FICHIER JOINT PDF – Cols et côtes du Tour de France 2025

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France – On biaise la sincérité des performances cyclistes

Par défaut

avec les aides motorisées (bidons, gels, impers, motos), notamment dans les ascensions

Les images de TV montrent Lenny Martinez dans ce genre de traction illicite par la méthode du bidon collé à trois reprises témoignent que la triche colle à la peau du milieu de la compétition cycliste

Quatre complices participent à la non-valeur des performances

  • Le premier rôle est joué par le coureur
  • Aidé par le directeur sportif qui ne peut s’empêcher pendant l’opération de traction motorisée d’appuyer sur l’accélérateur comme par réflexe,
  • La TV joue un rôle de complice passif. Dès qu’elle fixe l’image de l’opération qui devient trop visible par sa durée, rapidement le réalisateur comme par hasard change de plan pour montrer les spectateurs, le paysage, etc.
  • Les ‘’gardiens’’ de la régularité des épreuves cyclistes : commissaires UCI ou fédéraux qui ne sanctionnent que mollement ou pas du tout. Ils veulent rester en bons termes avec les cyclistes, notamment de premier plan afin d’obtenir un souvenir : photo dédicacée, casquette, maillot… Pour que l’action de ces gardiens de l’éthique soit efficace qu’eux aussi risquent l’exclusion pour absence d’intervention et de rapport.

LE CAS Lenny Martinez, un récidiviste non sanctionné jusqu’à la 18e étape (Vif-Le col de la Loze).

Lors de cette étape au dénivelé positif de 5 450 mètres dans l’ascension du Glandon (1 924 m), un hors catégorie présent après 60 km de course où le petit-fils de Mariano cherchait à accroître son capital points au GPM, on a pu voir à la télévision le coureur de la Barhain Victorius, se laisser décroché de quelques longueurs, la voiture de son directeur sportif – Roman Kreuziger, un ancien pro (10 Tours de France au compteur, 5e en 2013) – venir à sa hauteur et à trois reprises lui proposer un bidon collé. A chaque fois, le DS lui faisait bénéficier de la traction du véhicule sur plusieurs dizaines de mètres.

Le Cannois écopera de deux amendes d’une pénalité au temps (10 sec.) mais aussi en points UCI (15) et de 8 pts au GPM. A noter que les 8 pts de pénalité au Grand Prix de la montagne lui ont été décomptés non pour le bidon collé à répétition mais parce qu’il s’est également accroché à la voiture de son DS. Ce dernier étant également sanctionné par une amende. Dans la même étape, le chouchou du public français, Kevin Vauquelin, va écoper d’une amende pour bidon collé.

Un cycliste recevant un bidon de la voiture d'équipe lors d'une course de cyclisme, mettant en évidence une pratique de traction illicite.

Bidon-collé : les cadors s’en passent

J’ai peut-être manqué de vigilance mais depuis les étapes pyrénéennes et jusqu’à cette 18e au cœur du massif alpin, je n’ai pas vu une seule fois Tadej Pogacar ou Jonas Vingegaard se prêter à l’opération frauduleuse du bidon collé. Le vainqueur Ben O’Connor au sommet du col de la Loze, lui non plus, ne s’est pas servi de ce coup de pouce pour favoriser son échappée finale.

Avant l’épidémie de ces dernières années du bidon collé, sévissait la poussette

Certains coureurs dans les années 1950-1970, notamment dans le Giro, ne donnaient pas un coup de pédale dans les ascensions. Ce fut le cas de Gastone Nencini qui, grâce à des norias de pousseurs organisés, a remporté le Tour d’Italie 1957.

Réglementation

Jusqu’en 1988, les bidons collés dans les cols sont interdits dès le pied de l’ascension. L’année suivante, l’interdiction de ravitailler en roulant un coureur lors d’une ascension a été supprimée. C’est ainsi que l’épidémie a pu se mettre en marche.

Point de vue JPDM

Tant que les tricheurs ne seront sanctionnés que d’une simple amende alors que la faute mérite au minimum une pénalité en temps, voire une mise hors course  s’il y a répétition de la manœuvre, il y a peu de chance que cette aide autant motorisée qu’illicite soit éradiquée.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tennis/dopage – Thierry Ardisson vient de disparaître à l’âge de 76 ans

Par défaut

Il fut l’un des premiers à faire bouger les lignes sur la présence de la dope dans les vestiaires des courts.

Lors de ses débuts de journaliste en 1980, l’Homme en Noir réalise une interview de Yannick Noah, à l’époque star montante du tennis tricolore. Les révélations du futur chanteur seront confirmées au fil des années. Dans ce papier, le dopage est abordé sans langue de bois et déclenchera un tsunami dans le monde du tennis. Comme d’habitude dans une telle situation, le milieu de la petite balle jaune fait front en niant sur les courts toute présence d’amplificateurs artificiels de performance.

Même Noah va se rétracter. Par exemple, dans Paris-Match du 12 septembre 1980 : « Des drogues au tennis ?… je blaguais ! » ; « Au tennis, il est impossible de jouer dopé », ou dans L’Equipe du 29 août 1980 : « Je ne sais rien… ». Le président de la Fédération internationale et Française, Philippe Chatrier, est consterné par les déclarations de Noah dans Rock and Folk : « Je serais étonné que les faits invoqués par Yannick soient vrais (…) Je nie tout en bloc (…) La nature de notre sport ne se prête pas à celaToutefois, pour l’instant rien n’est prouvé et je crains un peu que l’on se serve de toute cette histoire, que l’on aille chercher toutes sortes de médecins pour faire du scandale et jeter ainsi le discrédit sur le tennis. C’est dramatique

Comme d’habitude, les instances sportives se trompent de cible. Pour elles, ce n’est pas le dopage qui est l’adversaire à combattre sans défaillance mais ceux qui témoignent de la présence des médocs de la performance chez les joueurs.

En 2010, le 28 août dans L’Equipe magazine, Thierry Ardisson est revenu sur l’ITW parue en 1980 dans le magazine Rock and Folk : « On s’est revu il y a 10 ans (Ndlr : avec Noah). Il m’a serré la main, c’est tout. Il savait que tout était vrai. Il a juste regretté l’importance que ça avait pris. » Malgré témoignages et contrôles positifs, le milieu du tennis a continué, les décennies suivantes, à utiliser la langue de bois pour nier le dopage.

Les forçats de la langue de bois

Arguments angéliques, minimalistes ou tout simplement bidon du milieu de la petite balle jaune :

« On ne connaît pas à l’avance la durée du match »; « Les dopants perturbent la durée du match »; « Avec tous ces contrôles, on ne peut pas tricher »; « Trop compliqué pour se doper »; « Parce que le tennis n’est pas un sport d’équipe mais un sport individuel »; « Les joueurs de tennis sont trop individualisés et ne font que se croiser »; « La cocaïne n’améliore pas les performances »; « Les joueurs ont une haute idée de l’éthique »; « On nous teste 20 fois par an, il est impossible de tricher »

Ajoutons que le dopage, ce n’est pas que prendre une pastille avant de pénétrer sur le court mais d’améliorer par des programmes de soins utilisant des méthodes répréhensibles (microdoses, transfusions sanguines, etc.), la vitesse de jambes, la détente verticale, la condition physique, la résistance à la fatigue, le temps de réaction, le tout permettant d’être plus performant raquette en mains.

Article de magazine sur Yannick Noah, avec une interview abordant le dopage dans le tennis, accompagné d'une photo de lui sur le court.

Tour de France 1975 – Il y a 50 ans : contre-enquête sur la potentielle 6e victoire du Cannibale

Par défaut

avortée en raison de trois avatars

Affiche colorée sur le Tour de France 1975, mentionnant qu'Eddy Merckx aurait gagné un sixième Tour sans trois avatars.

CONTRIBUTION AU DÉCRYPTAGE du Puy de Dôme 1975 et de ses conséquences sur la défaite d’Eddy Merckx dans Pra Loup et l’Izoard. Sans trois avatars (un coup de poing d’un spectateur, un antalgique – aujourd’hui supprimé du marché – et une fracture du maxillaire supérieur), le Cannibale serait parvenu à ses fins d’être le premier à remporter six fois le Tour de France

POST-IT  Dans L’Equipe du 13 juillet 2025, Bernard Thévenet revisite son exploit à Pra Loup, cinquante ans en amont, mais aussi celui de l’Izoard, le lendemain, qui l’a tout autant marqué. Seul bémol : lors des cinq étapes suivantes de Valloire à Paris et, notamment, dans le chrono de Chatel, il finira à chaque étape derrière Merckx. Le Belge lui reprend 33 secondes, l’écart après l’Izoard jusqu’à Paris passant de 3’20 à 2’47. De même, Bernard Hinault en 1986, sans une attaque suicidaire et solitaire due à son ego surdimensionné, a raté la 6e levée pour 3 min 10 sec. Sacré Blaireau !

Bandeau avec le texte 'Puy de Dôme 1975' et la phrase 'Un coup de poing qui a changé face du Tour' en rouge et bleu sur fond blanc.

En fichier joint – Les trois avatars ayant empêché Eddy Merckx d’empocher une 6e victoire au Tour de France

Tour de France 2025 – Les régionaux de la 112e édition

Par défaut

10 rookies et 4 nouvelles communes s’ajoutent au patrimoine de la Grande Boucle de 1903 à 2025. Parmi ces dix néophytes, six ont des prédécesseurs natifs, eux aussi, de la même commune française.

Affiche colorée du Tour de France 2025, avec un panneau stop et le texte en gros caractères 'CHIFFRES REMARQUABLES' et '4e SÉRIE'.
Document présentant les 25 villes les plus représentées pour les naissances de cyclistes, avec un focus sur les 10 néophytes du Tour de France 2025 et leurs villes d'origine.
Affiche colorée concernant le Tour de France 2025, mentionnant 10 nouveaux coureurs tricolores et 4 nouvelles communes liées à l'événement.
Texte explicatif sur les nouvelles villes ajoutées au Tour de France 2025 et mention des coureurs associés.
Carte de France indiquant les communes ayant enregistré la naissance de cyclistes participants au Tour de France, avec des annotations sur les nouveaux ajouts en 2025.
Graphique indiquant les communes de naissance des coureurs du Tour de France de 1903 à 2025, avec des statistiques sur les coureurs en métropole et en dehors.
Tableau des 25 villes les plus représentées à l'état civil des cyclistes du Tour de France, incluant le nombre de cyclistes nés dans chaque ville.

Toutes ces recherches ne seraient pas possibles sans l’aide efficace de Philippe Fetter, le spécialiste français des états civils de cyclistes de compétition.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – Les néophytes français du Tour de France 2025 – Leurs communes  de naissance

Tour de France 2025 – Une première : 5 jumeaux !

Par défaut

mais aussi 6 frères, un fils, 2 petits-fils participent à la 112e édition de la Grande Boucle

Deux petits-fils participent à la plus grande course du monde : Mathieu Van der Poel (grand-père : Raymond Poulidor) et Lenny Martinez (Grand-père : Mariano). Ils sont bien connus des spectateurs et des médias.

En revanche, le rookie suisse Fabian Lienhard l’est beaucoup moins alors que son père Erwin, professionnel de 1977 à 1986, a participé au Tour de France 1982 (95e).

De même, on relève en dehors des deux paires de jumeaux (Yates et Johannessen), les frères Paret-Peintre, Aurélien et Valentin.

Démographie Tour de France : 5 jumeaux, c’est exceptionnel mais non surprenant

Mais surtout, c’est la présence de 5 jumeaux qui est exceptionnelle. Les frères Yates fréquentent le Tour depuis le mitan des années 2010. A cinq reprises, ils étaient ensemble au départ des mêmes Boucles (2015, 2019, 2023, 2024, 2025). Les frères jumeaux Tobias et Anders Johannessen sont réunis pour la première fois sur le Tour en  2025. Le 5e jumeau, le Néerlandais Mick Van Dijke, est lui aussi présent sur ce Tour mais son binôme Tim, pro depuis 2020, n’a pas été sélectionné à ses côtés dans l’équipe Red Bull-Bora Hansgrohe.

A propos de ces cinq sosies, je propose un document exclusif sur les jumeaux cyclistes en signalant ceux qui ont fréquenté le Tour.

En dehors des Yates et des Johannessen, les seuls qui se trouvaient en même temps sur la route du Tour sont les frères jumeaux slovaques Martin et Peter Velits, présents lors du Tour 2012

Portrait des frères jumeaux Martin et Peter Velits, cyclistes professionnels, en tenue de course, lors d'un événement cycliste.
Une infographie présentant des statistiques récentes sur les jumeaux, indiquant un boom de leur natalité, un bébé sur 40 étant un jumeau, et mentionnant la présence de 5 jumeaux dans le peloton de la 112e édition du Tour de France.

Aptitude physiqueLes vrais jumeaux sont très proches à 90%

Afin d’apprécier l’influence de l’hérédité versus l’entraînement, autrement dit la part de l’inné par rapport à l’acquis dans la réalisation d’une performance physique, une équipe de scientifiques anglo-saxons a étudié trente paires de vrais jumeaux (homozygotes) âgés de 18 à 26 ans. Pour l’ensemble des paramètres physiologiques, les deux membres d’une même paire sont toujours plus proches chez les vrais (monozygotes) que chez les faux jumeaux (dizygotes). Pour les performances musculaires, la concordance est frappante chez les vrais, tant en ce qui concerne les mesures de puissance aérobie que de puissance anaérobie puisque le taux ‘’d’héréditabilité’’ (dû aux parents) est estimé à, au moins, 90%.

Document d'information sur le Tour de France, incluant des statistiques et des faits sur la 112e édition et la participation des jumeaux.

Tour de France 2025 – 112e édition en chiffres collationnés par JPDM (3e série)

Par défaut

Affiche colorée présentant les chiffres remarquables du Tour de France 2025, avec les mots 'STOP', 'CHIFFRES REMARQUABLES', '3e SÉRIE' et 'Dr JPDM' sur un fond jaune.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com –Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – 3e série – CHIFFRES REMARQUABLES du Tour de France 2025

Tour de France 1903/2025 – 112 éditions en chiffres collationnés par JPDM (2e série)

Par défaut

Des stats remarquables et exclusives afin d’améliorer ses connaissances sur cette compétition mythique et unique

Affiche colorée avec le texte 'TOUR DE FRANCE 2025' et 'STOP CHIFFRES REMARQUABLES 2e SÉRIE Dr JPDM'.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com – Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – 2e série – Tour de France – Des stats remarquables

Tour de France ton histoire – Hommage à Jacques Marinelli, 3e du TDF 1949. Il vient de disparaître à l’âge de 99 ans 6 mois

Par défaut

Le 15 décembre prochain, il aurait eu 100 ans – Seuls, à ce jour, 7 coureurs ayant participé à la Grande Boucle ont dépassé cette barrière mythique d’un parcours de vie.

Affiche hommage à Jacques Marinelli, coureur cycliste, avec un panneau stop et le texte '99 ans 6 mois (1925-2025)' sur fond jaune.

Avec Jacques Marinelli, j’avais régulièrement des entretiens sur le cyclisme de son époque. Il m’avait révélé que lors de sa carrière cycliste mais aussi pendant son activité professionnelle de patron d’un magasin d’électroménager où il devait donner des coups de collier pour répondre à la demande, il avait pris quelques comprimés de Maxiton®, le dopant des années 1950-1970. Visiblement, cela n’avait pas eu le moindre impact sur sa longévité !

Par ailleurs, je l’avais interrogé sur ses mensurations de coureur : 1,60 m / 50 kg et non, comme souvent avec Wikipedia, le chiffre indiqué pour sa taille de 1,62 m est faux.

Retour sur son trajet de champion cycliste qui a également performé avec une activité professionnelle post-carrière de haut-niveau.

Un encadré noir et blanc affichant des informations sur les cyclistes historiques, mentionnant la disparition d'Emile Idée à 104 ans et de Jacques Marinelli à 99 ans 6 mois, soulignant la fin d'une époque pour les coureurs du Tour de France.

En fichier PDF : Jacques Marinelli datas et repères

Tour de France 2025 – Les chiffres remarquables de la 112e édition mis au jour par JPDM

Par défaut

Quelques constatations : la mondialisation stagne. La taille des Géants de la Route se maintient, la France est toujours en tête du nombre des coureurs nationaux dans le peloton. Une nouvelle paire de jumeaux participe à cette édition du Tour.

Panneau d'affichage coloré pour le Tour de France 2025 avec le texte 'STOP CHIFFRES REMARQUABLES' et le nom 'Dr JPDM'.

Avec ces données chiffrées, chacun pourra coller ses amis qui se croient des tops-connaisseurs du Tour !

D’autres articles vont suivre – comme depuis 2018 – avec une analyse comparative sur l’évolution du nombre des nations, des cyclistes hors gabarits, les parentés (grand-père, père, fils, jumeau), les plus de 10 Tours au compteur, etc.

Rayon lecture – Guimard, Vincent Côté, Ouest-France : un livre encombré d’approximations et d’erreurs de fond

Par défaut

La désinformation en boucle

Surnommé le Petit Napoléon (par Christian Raymond), P’tit Chef (par Jacques Mourioux), Le Petit Poucet, le Druide, Maître Guim, le Paillasson (par Laurent Fignon), Cyrille Guimard est l’objet d’une hagiographie signé Vincent Côté, responsable du pôle cyclisme à Ouest-France.

Problème ! Comme souvent avec les ouvrages sur le cyclisme, c’est que l’éditeur ne fait pas relire le texte et l’on a droit à une kyrielle de mastics. Dans cet ouvrage, leur nombre ne peut donc pas être le fait de coquilles mais bien un manuscrit écrit à la-va-vite et non relu.

Image d'un panneau de signalisation avec le mot 'CYCLISME' et le mot 'STOP', présentant un livre intitulé 'Guimard' par Vincent Côté, accompagné d'un pouce vers le bas.

Une fois de plus, avec certains journalistes, on constate que pour écrire leurs textes ils ne s’appuient que sur leurs propres papiers – qui contenaient déjà des erreurs – voire sur L’Equipe, mais surtout pas sur les articles des spécialistes ; ce qui explique au final le nombre de mastics et de contrevérités élevé sur la forme et le fond qui vont de la simple peccadille à des histoires totalement truquées, inventées ou romancées. Précisons que je n’ai pas mentionné toutes les erreurs de l’auteur…

Au final, comme aucun rectificatif ne sera publié dans Ouest-France, le lecteur/acheteur se trouve floué en croyant avoir acheté un document crédible !

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com / Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT (PDF) – NOTES de lectures de « Guimard » par Vincent Côté

La grande majorité des citations en italiques sont de C. Guimard (mis à part celles de V. Barteau, P. Jules et J. Pelier en fin d’article)

Tour de France ton histoire – La liste noire des  »préparateurs » du peloton soupçonnés de soins illicites

Par défaut

Pour la grande majorité, rattrapés par la justice

Pour être médecin ou préparateur-star du peloton, il n’est pas indispensable d’avoir fait des études de médecine de haut niveau. Il suffit de s’y connaître en médocs de la performance et d’avoir la réputation d’éviter à ses adeptes les tests positifs.

La liste publiée ici en recense 14 mais, bien sûr, cette énumération reste ouverte…

Affiche colorée avec le texte 'Tour de France' en haut, suivi de 'LES "dottori" dopage du peloton' et 'La liste noire (AMA - UCI)' sur fond jaune.

Tour de France – Le mag Pédale! été 2025 roule dans l’ignorance pour décrire la fringale

Par défaut

Dans le dernier numéro de la revue annuelle Pédale !, un article de 5 pages est consacré aux histoires de fringale.

Dès le chapeau, l’auteur qui, visiblement, ne fait pas de vélo car il saurait ce qu’est réellement une fringale, nous explique qu’elle est imprévisible. Or, dans le déroulé du texte signalant des acteurs victimes de coup de pompe, notamment Cyrille Guimard, il signale qu’il existe un signe d’alerte : « Dans les minutes qui précèdent la fringale, vous avez un temps d’euphorie ».

Mais à cause de l’ignorance de l’auteur de l’article, on va rester sur notre faim sans rien savoir sur le mécanisme de cette euphorie de courte durée précédant la panne de jambes.

Affiche informative sur la nutrition sportive, mettant en avant la fringale énergétique, particulièrement concernée les cyclistes et les diabétiques de type 1.
Un article de revue traitant des fringales chez les cyclistes, avec une critique de l'auteur sur son ignorance du sujet.

Mécanisme de l’euphorie précédant la ‘’descente’’

La fringale est due à une chute de glucose sanguin au-dessous d’un certain chiffre, variable selon les individus, mais tel, que les cellules du système nerveux central (cerveau) ne sont plus suffisamment approvisionnées. Le taux de sucre sanguin, normalement, à jeun, oscille suivant les techniques entre 0,60 à 1,10 g/L de sang. Cependant, les manifestations de l’hypoglycémie, ne sont habituellement apparentes que pour une glycémie inférieure à 0,60 g/L et tendent à se reproduire, à niveau glycémique égal, de façon identique chez un même sujet. Dans ce cas, le cerveau ne reçoit plus suffisamment son seul carburant.

De la même manière que l’automobiliste qui s’endort, n’appuie plus sur l’accélérateur, le cycliste victime d’une fringale ne pousse plus sur les pédales et diminue sa fréquence de pédalage, son cerveau arrêtant de transmettre les informations nécessaires pour que les muscles des cuisses se contractent.

Cependant, dans un organisme en parfaite santé comme celui d’un adepte des deux-roues à moteur musculaire, lorsque se produit une baisse soudaine de la glycémie, un système d’urgence extrêmement efficace se déclenche.

La baisse de la glycémie déclenche immédiatement un système d’urgence

Lorsque la baisse de la glycémie est rapide (sommation d’efforts, apport énergétique insuffisant avec cerise sur le gâteau l’ascension d’un col ou vent de face sur des km…), elle provoque une libération de différentes hormones, en particulier d’adrénaline provenant d’une glande située sur le rein (la surrénale). Cette hormone provoque les effets suivants : un rétrécissement des petites artères de la peau et des extrémités (sensation de froid, sudation) qui a pour principal effet de dériver le courant sanguin en direction de certains organes et, notamment, vers le cerveau.  Ainsi, le débit sanguin cérébral passe de 0,9 à 1,1 voire 1,2 ou même 1,4 litre par minute. Cette augmentation de l’irrigation du cerveau compense donc momentanément la baisse du glucose sanguin. Ce mécanisme d’adaptation peut avoir une amplitude suffisante pour que le cerveau « se sente en forme » pour commander aux cuisses et aux mollets d’augmenter leur poussée sur les pédales.

Cette euphorie musculaire est de courte durée et le « coup de pompe » survient quelques minutes après, si l’apport en sucres n’a pas été réalisé dans l’environnement immédiat de cette embellie mentale.

Un post-it avec des conseils pour prévenir l'hypoglycémie lors de la pratique du vélo, mentionnant les signes d'alerte et l'importance de consommer des glucides.

De la fringale au coup de pompe

  • Simple sensation de faim, le plus souvent c’est la fringale qui s’annonce,
  • Faiblesse des jambes et / ou scotché à la route définissent le coup de pompe

Il existe d’autres signes en rapport avec la baisse du glucose sanguin :

  • sensation de « malaise » avec parfois : sueurs abondantes, pâleur, « mal de tête », impression de cerveau vide, vertiges.
  • Si l’effort est poursuivi sans compensation énergétique (boissons et barres enrichies en sucres simples), l’hypoglycémie s’accentue et provoque des troubles qui s’apparentent à ceux que l’on constate chez un sportif dopé ;
  • « démarche » ébrieuse ou trajectoire en « zig-zag »
  • troubles du comportement, tels une indifférence ou une excitation insolite, du mutisme, de la mauvaise humeur, une colère subite, etc. ou encore un comportement « automatique », le sujet accomplissant des actes apparemment logiques mais avec « l’air absent ».
  • au maximum, tendance à la somnolence, pouvant aboutir à une perte de connaissance.

Ainsi on s’aperçoit, lorsqu’on maîtrise correctement la régulation énergétique du glucose à l’effort, que la fringale et le coup de pompe sont deux symptômes d’une même cause, la baisse de glucose sanguin.

Illustration humoristique montrant un cycliste à côté d'une machine à glucose, avec une légende sur l'expérience de la fringale chez les cyclistes.

24 Heures du Mans – L’impact des amphétamines sur la tragédie du 11 juin 1955 évoqué dans la seule presse… belge !

Par défaut

Dans le cadre de ma recherche historique des débuts du dopage médicamenteux dans le sport, j’ai compulsé, recensé et annoté plusieurs dizaines d’articles de la presse relatant l’hécatombe de l’accident du Mans du 11 juin 1955.

Affiche sur le dopage à l'amphétamine lors des 24 Heures du Mans, 11 juin 1955, avec un fond coloré et des mots en gros caractères.

Le Mans 1955 – Plus de 80 morts et aucun responsable identifié…

Depuis cet évènement tragique ayant entraîné la mort de plus de 80 spectateurs, le ou les responsables n’ont pas été réellement identifiés malgré une enquête judiciaire – close par un non-lieu après 17 mois d’instruction -, un livre d’un journaliste publié en 2004 et un documentaire cinématographique : « Le Mans 1955, une tragédie française » diffusé sur Canal+ fin 2024.

A aucun moment, n’est évoqué dans ces trois enquêtes, l’impact des amphétamines sur la conduite des pilotes bien que leur utilisation ait été courante dans les paddocks des circuits d’endurance, notamment lors des 24 H du Mans mais aussi aux 500 miles d’Indianapolis. A l’époque, de nombreux décès accidentels de pilotes sont à déplorer.

La relation entre amphets et accidentologie routière est inconnue en 1955

La relation entre drogues et accidentologie routière est inconnue au décours des années 1950. Bien sûr, aucune recherche dans ce sens ne sera effectuée le 11 juin 1955.

A la fin des années 1980, sur la base des rapports d’expéditions, j’avais publié, sur l’apport des amphétamines dans la conquête des 14 Huit mille plus hauts sommets de la planète de 1950 à 1964.

En ce qui concerne les 24 H du Mans 1955 et compte tenu de mes recherches basées sur de nombreux témoignages d’époque  formulés par des pilotes, j’ai voulu apporter ma contribution à cet aspect où des stimulants généralisés dans la société des années 1950 pouvaient potentiellement être responsables de la tragédie du Mans. En décembre 2024, après avoir visionné le document filmé dans lequel, à aucun moment, la présence d’amphétamines sur les circuits n’est suggérée – même le mot amphets n’est jamais prononcé par aucun des interviewés par le réalisateur – j’ai décidé de présenter dans mon blog mes commentaires sur ce drame.

Des médias peu intéressés par le drame du Mans 1955

Le 11 juin 2025, à l’occasion du 70e anniversaire de l’hommage rendu aux victimes, j’ai renouvelé la publication de mon enquête.

Que doit-on en conclure ?

  • Que cet évènement n’intéresse plus personne 70 ans après et que cela restera définitivement « un fait de course » ?
  • Que pour l’image de la ville du Mans et son circuit, une épreuve mythique recensée comme étant un évènement sportif parmi les plus connus dans le monde, la référence au dopage des pilotes serait catastrophique ?
  • Que la presse et l’Automobile Club de l’Ouest veulent rester bons amis sur le dos des 83 morts ?

Est-ce que les Hommes face à la compétition ont un comportement différent suivant leur spécialité sportive ? La réponse est bien sûr non ! On trouve des dopés dans le curling, la pétanque, les  fléchettes, le jeu d’échecs, etc. mais aussi sans surprise en sport automobile, alpinisme et courses au large.

2025 – Seul, un média belge reprend mes commentaires

En revanche, je tiens à féliciter Philippe Lambert et la revue Athéna, un magazine scientifique belge, qui ont fait une page dans le numéro 371 de mars-avril 2025. Merci à tous les deux pour leur contribution à l’information.

Couverture du magazine scientifique _Athéna_, numéro 371, présentant des astronautes en exploration sur une planète semblable à Mars avec des équipements scientifiques.

Athéna, n° 371, mars-avril 2025, p 29

Page d'un article sur l'accident des 24 Heures du Mans de 1955, illustrée de photos historiques montrant la catastrophe et ses conséquences, publiée dans le numéro 371 du magazine Athéna, mars-avril 2025.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Dopage/Sports automobiles – F1 et 24 H du Mans ne sont pas épargnés par la dope…

Par défaut

Une longue cohabitation niée par le milieu

Un contrôle antidopage négatif n’est pas la preuve que l’on n’a rien pris (cf Lance Armstrong et ses 500 tests négatifs) mais tout simplement que l’on n’a pas été pris par la patrouille.

Des tests positifs et des témoignages écrits prouvent que, de longue date, les autodromes et les circuits d’endurance sont impactés par la dope malgré le martèlement du milieu niant avec des arguments peu crédibles l’absence d’amplificateurs artificiels de performance dans les écuries de course.

Un pilote se prépare comme une voiture de course, bien avant le jour de l’épreuve ! C’est dans cette optimisation de la ‘’caisse’’ humaine que le dopage est particulièrement efficace.

Un extrait de texte portant sur l'historique du dopage dans le sport automobile, expliquant les lois anti-dopage et l'évolution des substances utilisées depuis 1965 jusqu'à aujourd'hui.
Affiche colorée avec un panneau stop rouge contenant les mots 'DOPAGE SPORT AUTO' et 'Une longue histoire' sur un fond jaune.

Pour convaincre les sceptiques et les hésitants, je propose différents fichiers basés sur des faits objectifs et non sur des affirmations fumeuses.

  • Arguments sans preuve ou plus simplement bidon colportés par le milieu du sport auto
  • Sport automobile face au dopage : témoignages et cas positifs
  • GP F1 : « Piloter, un métier de gros bras »
  • Débat/controverse : les langues de bois face aux adeptes du parler vrai
  • Références : sport auto versus dopage
Article sur le dopage dans le sport automobile, abordant les contrôles antidopage et les témoignages de pilotes concernant la question du dopage dans les paddocks.
Une page d'information sur le médicament Cérébrol, destiné aux pilotes de course, illustrée par une publicité et des annotations sur ses effets et son utilisation dans le sport automobile.
Une liste de fichiers joints concernant le sport automobile et le dopage, avec des titres tels que 'Sport auto face au dopage', 'Débat/controverse', 'Piloter, un métier de gros bras', et 'Références'.

24 Heures du Mans – Il y a 70 ans, le 11 juin 1955, plus de 80 spectateurs décédaient, fauchés par un bolide fou. Il était 18 h 20 !

Par défaut

Depuis cette date, on cherche toujours le ou les responsables. En dépit :

  • d’une enquête judiciaire close 16 mois plus tard,
  • d’un livre-document publié par un journaliste du Mans,
  • d’un documentaire cinématographique diffusé en 2024,

aucun du ou des fautifs de cette tragédie n’ont pu être identifiés.

Affiche sur le dopage, mentionnant les 24 Heures du Mans de 1955, avec les mots 'Dopage ton histoire', 'STOP', et 'AMPHÉTAMINES' sur un fond coloré.

Finalement, tous ceux qui ont recherché le « chainon » ayant pu provoquer cette catastrophe, ont occulté l’impact des amphétamines sur la conduite d’un pilote alors que les amines de l’éveil étaient omniprésentes dans les paddocks des circuits d’endurance, notamment celui de la Sarthe.

Document sur l'accident des 24 Heures du Mans, comprenant des informations sur la tragédie, les pilotes impliqués et l'impact des amphétamines sur la conduite.
Texte sur les conséquences d'un accident de course automobile, mentionnant un pilote et la tragédie causée par sa vitesse.
Image d'un document texte détaillant la recherche sur l'impact des amphétamines dans les sports automobiles, mentionnant des événements historiques et des publications.
Un extrait d'article discutant de la tragédie des 24 Heures du Mans en 1955, mentionnant des enquêtes judiciaires, des publications et la suspicion de dopage pendant la compétition.
Affiche du documentaire 'Le Mans 1955, une tragédie française' par Emmanuel Reyé, présentée dans un article.
Extrait d'un document analysant l'impact des amphétamines sur la sécurité des pilotes lors des courses, avec des références à des interviews et des enquêtes.
Un extrait d'un document évoquant les enquêtes sur un accident de course, mentionnant des événements tragiques et des pilotes impliqués.
Un extrait d'un texte sur les risques et l'impact des amphétamines dans les courses automobiles.

Tour de France – Mont Ventoux : l’imposture de l’altitude du sommet de la route

Par défaut

Selon ASO : 1 910 m; selon les géomètres : 1 897 m

Le panneau du Mont indique 1 909 m mais la route du sommet passe à 1 897 m. La confusion est entretenue par les publications au servide d’ASO

Panneau indiquant les altitudes de Mont Ventoux : 1897 m (sommet de la route) et 1909 m (sommet de la montagne).
Un panneau indiquant l'altitude du Mont Ventoux, avec des différences dans les chiffres selon les sources : 1 910 mètres selon ASO et 1 897 mètres selon les géomètres.

Aucun cycliste du Tour de France n’a franchi l’obstacle à 1 910 m mais 13 mètres au-dessous : 1 897

En clair, depuis la 1re édition de l’ascension du Ventoux en 1951 par les Géants du Tour, et lors des 17 passages qui ont suivi la grimpette initiale et 2021, pas un seul cycliste n’a roulé à l’altitude de 1 909 m puisque la route passe 12 mètres en-dessous du sommet, à 1 897,1 m exactement (si c’est 1 910 m indiqué par ASO cela fait 13 m de différence).

Depuis 2018, dans la revue Cyclosport Magazine et dans ce blog, j’ai publié plus d’une dizaine d’articles sur les faux profils du Ventoux qui font passer les coureurs, suivant les années, à 1 909 m, 1 910 m, 1 912 m.

En juillet 2016, des géomètres-experts officialisent l’altitude du sommet de la route : 1 897 m

Pourquoi la direction du Tour de France, depuis 1987, continue-t-elle à nous tromper sur l’altitude réelle franchie par les coureurs ?

J’ai adressé des courriels à Philippe Sudres, directeur de la communication en 2017, sans réponse ; à Christian Prudhomme, directeur du Tour depuis 2007, en mars 2025 sans réponse (lire les courriels en pièce jointe). Visiblement, ils se prétendent au service du Tour alors qu’en réalité, ils se servent d’artifices pour gonfler les difficultés de la Grande Boucle. 1 909 m, 1 910 m, 1 912 m donnant des altitudes variables du sommet, jouant sur l’amalgame avec la route qui passe, elle, à 1 897 m, chiffre dans leur esprit moins vendeur que 1 910 !

Si un ou plusieurs lecteurs du blog ont une explication autre, documentée, merci de m’en faire part.

Couverture du programme officiel du Tour de France 2025, présentant des cyclistes en compétition, avec un paysage de montagnes en arrière-plan.
Page du programme officiel du Tour de France 2023, présentant l'étape Montpellier-Mont Ventoux, avec des informations sur le parcours, les horaires et des commentaires sur la compétition.
Carte révélant l'itinéraire menant au Mont Ventoux, avec des indications sur les altitudes et la topographie de la route à partir de Montpellier.

Programme officiel 2025 du Tour de France, pages 86-87

Couverture du magazine VÉLO, numéro de juin 2025, avec le titre 'GUIDE DU TOUR' en lettres jaunes sur fond noir. Deux coureurs à vélo sont visibles sur un champ de blé sous un ciel partiellement nuageux.
Une page d'un programme officiel du Tour de France, montrant un itinéraire détaillé et des horaires, avec une section sur le Mont Ventoux indiquant son altitude de 1 910 m.

Vélo Magazine (mensuel publié par L’Equipe, filiale d’ASO) 2025, n° 640, juin, pages 118-120

POST – IT – Parmi l’ensemble des journalistes des rédactions de ces deux magazines, pas un seul ne se rebiffe contre la supercherie ?

Index du terme utilisé concernant l'ASO (Amaury Sport Organisation), société organisatrice du Tour de France.

Dopage – La rage des stéroïdes, un effet secondaire des anabolisants

Par défaut

entraînant agressivité, violence physique et même meurtre / assassinat

Plusieurs sportifs de renom ont été impactés par les dégâts de cette pratique dopante, notamment des culturistes, des footballeurs américains, des boxeurs. Parmi eux, le running back américain O.J. Simpson, l’athlète paralympique sud-africain Oscar Pistorius.

Affiche colorée dénonçant le dopage avec un signe d'arrêt, incluant les termes 'DOPAGE', 'La Rage des stéroïdes', 'STOP', 'ANABOLISANTS', et 'STÉROÏDES'.
Texte sur la contribution à la compréhension des muscles anabolisés et leur lien avec la violence chez les consommateurs de stéroïdes.
Couverture de la série documentaire 'Killer Sally'.
Document biographique sur Sally Marie McNeil, mettant en évidence sa carrière de culturiste et son implication dans un meurtre en 1995.
Un article discutant de la série documentaire "Killer Sally" sur Netflix, abordant des thèmes de violence, d'agressivité et de meurtre liés à l'usage de stéroïdes.

Everest dopage – En 7 jours porte à porte aller-retour de Londres au sommet du Toit du monde grâce au Xénon… mais pas que !

Par défaut

Un protocole d’ascension aménagé, escamotant les difficultés, et suroxygéné grâce au Xénon

  • En amont, passer ses nuits sous tentes hypoxiques pendant des semaines et respirer du Xénon dans une clinique allemande, un gaz stimulant la production endogène d’EPO et de GR augmentant le transport d’O2 aux tissus.
  • Sur place, monter dans un hélico pour éviter la marche d’approche et atterrir au camp de base (5 364 m) préinstallé avec un confort VIP.
  • Pendant la grimpe : utiliser les cordes fixes, les sherpas ayant déjà équipés les camps d’altitude ; inhaler de l’oxygène artificielle pendant l’ascension.
Un tableau explicatif sur un protocole de course, indiquant des doses précises de caféine et de paracétamol, accompagné d'autres compléments alimentaires.

Une ‘’grimpette’’ de seulement 3 500 m !

Où est l’exploit des ex-soldats de l’armée britannique ? Ils sont adaptés à l’altitude à domicile et, au final, ils ne grimpent réellement qu’une montagne de… 3 500 mètres !

Pour tous ceux qui prônent « des valeurs de la montagne antinomiques avec le dopage », rappelons que depuis les véritables premières ascensions au XIXe siècle, les viatiques ergogéniques accompagnent les grimpeurs jusqu’aux cimes (voit tableau joint de 1883 à 2025).

Les vraies valeurs dans tous les sports ne concernent que de rares individus. L’ensemble du peloton des adeptes de l’effort physique en compétition n’a qu’un objectif : être reconnu et performer ce qui impose d’atteindre le top 10, voire le podium. De préférence s’il y a des règles, ne pas se faire épingler.

En 2025, la médicalisation de la performance est une constante malgré la profession de mauvaise foi de l’AMA

Aujourd’hui, malgré le CIO, l’AMA, l’ITA, le TAS et les nombreuses agences antidopage nationales, la médicalisation du sport de compétition est voisine de 100% : caféine, anti-inflammatoires, antalgiques, aspirine… font partie de la pharmacie quotidienne des adeptes de l’effort. Et qui plus, ce sont des surdoses qu’ingurgitent les sportifs.

A titre d’exemple, voici le protocole de ‘’dopage légal’’ – expression utilisée par Henriette Albon, une traileuse norvégienne de top niveau qui a partagé un visuel sur la médicalisation du trail Transgrancanaria du 25 févier 2025, qu’elle a remporté en 15 heures 02’ 50’’. Pendant l’épreuve de 126 km et 7 000 m de dénivelé positif, Albon a absorbé 1 720 mg de caféine et 3 000 mg de paracétamol (antalgique).

Ces doses ne sont pas sans danger, notamment lorsqu’elles sont associées à un effort de course en moyenne montagne avec hyperthermie corporelle et déshydratation. Ces quantités de caféine en moins de 24 heures sont-elles sans danger alors qu’à partir de 500 mg/jour, on tutoie la surdose et que Melle Albon dépasse trois fois la dose ? De même, l’impact du paracétamol sur le foie n’est pas bon pour la santé, notamment lors d’un effort prolongé de 15 heures non-stop avec déshydratation et hyperthermie voisine de 39-40°, habituels dans une telle activité énergivore.

Protocole de dopage légal d’une spécialiste du trail

Protocole « Legal Doping » d’Henriette Albon : une publication choc et assumée

Sur son compte Instagram, Henriette Albon, traileuse norvégienne et récente vainqueure de la Transgrancanaria 2025, a partagé un visuel qui n’a laissé personne indifférent : un tableau minutieux intitulé « Legal Doping », accompagné d’un smiley ironique et d’un commentaire en bas de page : Ultra running ain’t good for you. Une provocation ? Une blague entre initiés ? Ou un vrai plan d’action partagé publiquement avec légèreté ? C’est cette ambiguïté qui alimente aujourd’hui la polémique.

Tableau de ravitaillement intitulé 'Legal Doping' montrant les doses de caféine et de paracétamol administrées tout au long de la journée pour optimiser la performance sportive.
Screenshot

Ce que révèle le tableau :

Le document détaille un protocole de course planifié à l’heure près, intégrant des doses précises de caféine et de paracétamol, ainsi que d’autres compléments alimentaires identifiés comme potentiellement de la créatine ou des marques type Solgar.

Les quantités indiquées sont significatives :

–  Jusqu’à 200 mg de caféine toutes les deux heures,

–  Et jusqu’à 500 mg de paracétamol à plusieurs reprises.

Même si rien n’est interdit sur le plan réglementaire, ce type de protocole s’apparente clairement à une conduite dopante, c’est-à-dire une utilisation de substances non interdites, dans le but d’augmenter artificiellement la performance.

En 2025, le dopage et la médicalisation de la performance sont omniprésents dans les enceintes sportives bien que l’Agence mondiale antidopage (AMA) dans ses communiqués, régulièrement, se targue style méthode Coué que : « La santé et le bien-être des sportifs sont la priorité de l’AMA ». Il n’y a que les journalistes complices qui peuvent croire un tel engagement de l’instance mondiale.

Quoi qu’il en soit, le dopage est omniprésent dans notre société et rien n’est entrepris d’efficace pour le combattre, surtout avec l’AMA en tête de gondole.

Tableau décrivant les agences antidopage et leur année de création.

En fichiers joints 1/ Alpinisme : les médocs de la performance depuis 1883 (tableau); 2/ Document – Everest et dopage : les étapes des premières expéditions 1921-1922 à la victoire des Britanniques le 29 mai 1953 à 11h30

Dopage – Pour l’athlétisme, le tennis, le football, c’est documenté mais l’alpinisme de haute altitude échappe-t-il aux médocs de la perf ?

Par défaut

Peu probable si l’on en croit les différents ouvrages des pionniers des 14 ‘’huit mille mètres’’ où l’on découvre que les différents produits qui vont intégrer la liste des substances illicites lors des premières réglementations antidopage au milieu des années 1960, sont déjà présentes en 1950 en nombre dans les pharmacies itinérantes des expéditions pour la marche d’approche, les camps d’altitude et l’assaut final.

Idée reçue véhiculée par le milieu de l’alpinisme : ‘’aucune substance ne booste l’aptitude des grimpeurs !’’

Affiche colorée sur l'alpinisme, avec un panneau STOP et des livres sur l'Annapurna, la conquête de l'Everest et d'autres thèmes liés à l'alpinisme, le tout sur fond artistique.

Comme pour toutes les spécialités sportives, le milieu de la montagne (officiels, médecins, grimpeurs) va nier la présence du dopage dans leurs rangs avec de pseudo-arguments angéliques, minimalistes ou tout simplement bidons.

Par exemple, le médecin français Jean-Pierre Herry, un temps médecin fédéral FFME ose affirmer en 1989 : « A l’heure actuelle, aucune substance dopante connue ne peut améliorer le comportement du grimpeur en période d’entraînement ou de compétition. » [Tonus, 12.12.1988, p 8]

Visiblement, ce médecin qui se dit aussi spécialiste du trail et des raids d’altitude, a zappé les cours sur le dopage ! Rappelons que le fléau numéro un du sport de compétition améliore le rendement physique du corps et, par-là même, permet d’être plus efficace dans la pente, la durée de l’effort et la gestuelle. C’est bien connu, plus le corps est fort, plus il obéit, plus il est faible, plus il commande. Et le dopage est efficace pour construire un corps  plus énergique se pratique sous forme de cure préalable aux courses en montagne, notamment à base de stéroïdes anabolisants  – triple action bénéfique à la fois sur le rendement musculaire, le transport d’O2 par les globules rouges et le mental –  pendant plusieurs semaines en amont de la compétition ou du sommet convoité.

Idée reçue : par d’argent, pas de dopage !

Autre argument spécieux : « Les enjeux financiers restent modestes », sous-entendu la victoire pour la seule gloire n’est pas attractive, le dopage ayant un coût plus ou moins élevé cela freine les tentatives d’avoir recours au coup de pouce artificiel.

C’est Sylvain Jouty, écrivain et ancien rédacteur en chef d’Alpinisme et Randonnée qui nous propose la tirade suivante : « Aujourd’hui, ce sont les formes les plus sportives et les plus intenses (escalade ou ski- alpinisme de compétition) qui sont les plus sujettes au dopage. Heureusement, elles demeurent marginales et les enjeux, notamment financiers, restent modestes. » [in« Montagne. Les grandes premières». – Paris, éd. Sélection Reader’s Digest, 2000. – 207 p (p 149)]

Or, on trouve des cas positifs dans les épreuves de masse (marathon, cyclotourisme…) où il n’y a pas un fifrelin à gagner. Autre cas en haltérophilie où pratiquement tous les concurrents sont dopés et leur seule récompense c’est une poignée de main de félicitation d’un dirigeant également ancien haltérophile.

L’étude de Georg Röggla et de son équipe confirme en 1993 la présence des amphets chez les alpinistes amateurs

A titre d’exemple, signalons que dans l’alpinisme d’été où il n’y a pas d’argent, pas de spectateurs et où la compétition se fait surtout par rapport à soi-même, on a pu comptabiliser 7,1% de dopés aux amphétamines parmi les grimpeurs « anonymes » (non-sponsorisés) dépassant 3 300 m d’altitude. Ce chiffre est tiré de l’étude dirigée par le scientifique autrichien Georg Röggla et son équipe qui a analysé la fréquence de la consommation d’amphétamines chez l’alpiniste de loisir en moyenne altitude (1). Au sein des substances facilitant les ascensions, seules les amphétamines ont été testées. En 1993, au moment de l’étude, on ne détectait pas encore les corticoïdes (1999) et l’érythropoïétine (2000), autres substances prisées des grimpeurs. D’autre part, depuis les années 1950, les amphétamines jouissent dans le milieu de l’alpinisme d’une bonne réputation de produit performant pour lutter contre la fatigue et le froid. Selon Karl Herrligkoffer, le médecin allemand patron de l’expédition victorieuse au Nanga Parbat (8 125 m) en juillet 1953, l’amphétamine qu’il a étudié en haute altitude, stimule le cœur et la circulation sanguine, augmente la ventilation des poumons et pallie le manque d’oxygène. Rappelons que les quatorze plus hauts sommets de la planète, les seuls à dépasser la barre mythique des 8 000 mètres, ont tous été conquis grâce à l’apport des amphétamines.

En ce qui concerne le travail de Röggla et de son équipe, 253 prélèvements d’urine ont été effectués sur des alpinistes masculins présents sur les pentes d’une montagne autrichienne  culminant à 3 797 m (le pic Grossglockner). 7,1% des sujets grimpant au-dessus de 3 300 mètres et ayant réussi l’ascension étaient positifs. Parmi ceux qui s’arrêtaient entre 2 500 et 3 300 m, 2,7% avaient des traces urinaires d’amphétamines. Chez les alpinistes qui n’allaient pas plus haut que 2 500 m, aucun échantillon positif n’a été détecté. Précisons qu’au sommet, il n’y avait pas les caméras de TF1 pour réaliser un direct dans un journal d’information tel que le 13 h ou le 20 h, de même pas de spectateurs pour applaudir, pas d’argent, pas de podium, pas de journalistes ni photographes, pas de légion d’honneur remise par le président de la République… En réalité, les alpinistes ayant foulé le sommet pouvaient, le lendemain devant leurs collègues de travail ou leurs amis, se valoriser en commentant fièrement qu’ils avaient explosé leur meilleur temps de l’ascension ou qu’ils avaient battu d’autres grimpeurs.

Les auteurs de l’enquête concluent que pour réaliser une ascension plus rapide, les consommateurs de produits pharmaceutiques ne sont pas rares dans l’alpinisme de loisir. Au total, s’il est certain que l’ensemble des sportifs, quel que soit leur niveau, sont exposés au dopage, on peut affirmer aujourd’hui que plusieurs facteurs vont potentialiser la tentation d’y avoir recours : la médiatisation – de la simple citation de son nom ou de la publication de sa photo imprimés dans la « feuille de chou » locale jusqu’au passage sur les écrans des chaînes de télévisions régionales ou nationales -, les retombées financières peu attractives au début, les reconnaissances officielles (légion d’honneur etc.). Plus on grimpe dans la hiérarchie du haut niveau, plus on est confronté à ces boosters de la dope.

Graphique illustrant la prévalence de la prise d'amphétamines chez les alpinistes amateurs en fonction de l'altitude, selon l'étude de Georg Röggla en 1993. Les données sont présentées en trois catégories d'altitude : moins de 2500 m, entre 2500 et 3300 m, et plus de 3300 m.

(1) Georg Röggla et al., Dopage aux amphétamines chez les alpinistes de loisir en altitude moyenne (en allemand), Schweiz Sportmed, 1993, 3, pp 103-105

Compétition : la cause n° 1 du dopage

Autre argument tout aussi bidon prononcé par le Dr Jean-Paul Richalet, physiologiste et médecin du sport spécialité dans les activités de montagne expliquant benoîtement : « Je crois que le dopage existe là où il y a compétition, ce qui n’est pas le cas de l’alpinisme. » [Libération, 23.01.1997]

Ajoutons que de tout temps, l’esprit de compétition a fait partie intégrante des courses en haute montagne. Le journaliste Paul Herr, du mensuel Sport Sélection, en témoigne dès les années 1950 : « Si l’alpinisme ne permet pas l’homologation de records ni la désignation de champions, l’esprit de compétition existe néanmoins dans ce sport si particulier » [Sport Sélection, 1954, n° 27, juillet, p 135].

De même, deux ans plus tôt, Jean-François Tourtet, journaliste et grimpeur amateur, avait fait un constat identique : « Aujourd’hui, la montagne est morte. Du monde de nos rêves, on a fait un ‘’alpinodrome’’, un gymnase de glace et de rocher, aux agrès catalogués et munis de pitons. La compétition s’est installée en maîtresse. » [in « Les alpinistes de demain grimperont au chronomètre. – Sport-Digest, 1952, n° 41, avril, p 62]

Afin de tempérer la suspicion du dopage en alpinisme, le Dr Jean-Paul Richalet, après avoir écarté sans argument pertinent, l’absence de dopage parce qu’il n’y aurait pas ‘’compétition’’ chez les grimpeurs de sommets, ajoute : « Pour les alpinistes, des médicaments, pas des dopants » en distinguant trois ‘’remèdes’’ efficaces contre les effets de l’altitude : le Diamox® – un diurétique -, l’aspirine et les glucocorticoïdes. Signalons à ce pseudo-spécialiste du dopage que le Diamox® et les glucocorticoïdes sont listés comme produits dopants dans le Code mondial antidopage  depuis les années 1980.

Le Dr Richalet ajoute à propos de ces trois produits : « Ce n’est pas du dopage et cela n’a pas d’effet direct sur la performance musculaire. » C’est bien sûr faux et cela a bien été prouvé en milieu hippique dans les années 1980. Il a été démontré sur les chevaux que parmi les trois seules substances améliorant la performance chronométrique des quadrupèdes figuraient les glucocorticoïdes.

Autre expérience en 1997 sur les coureurs du Tour de France. En 3e semaine de course, 70% du peloton carburait aux glucocorticoïdes. D’ailleurs, quand Jean-Paul Richalet nous dit : « Pour les alpinistes, des médicaments, pas des dopants », les cyclistes face à la suspicion du dopage répondent : « On ne se dope pas, on se soigne ! »

De 1950 à 1964, les 14 ‘’8 000’’ étaient en compétition entre la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Autriche, la Suisse, les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne…

En réalité, en montagne, l’esprit de compétition est omniprésent pour atteindre le sommet, établir une première, vaincre une voie réputée hors limite, battre d’autres équipes de grimpeurs, faire tomber le record d’une ascension emblématique.

À cette époque, la lutte faisait d’ailleurs rage entre la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche, les Etats-Unis, le Japon et la Suisse pour être la première nation à inscrire un 8 000 m à son palmarès. La France avait créé un Comité de l’Himalaya, qui avait sélectionné en 1950 une équipe avec pour capitaine Maurice Herzog et pour mission celle de vaincre un 8 000 m. De même, la Grande-Bretagne, en vue de  de la conquête du Toit du monde, avait créé dès 1921 le Comité de l’Everest britannique. Il faut rappeler que les amphétamines, le dopant n° 1 des sportifs des années 1950-1970, étaient omniprésentes dans les expéditions des 14 ‘’huit mille’’ plus hauts sommets de la planète. Avant d’aborder la bataille de ces sommets, il faut revenir aux années 1940 et la découverte des amphets.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les amphétamines ont été utilisées massivement par tous les belligérants pour améliorer la performance des soldats, principalement pour compenser la privation de sommeil et améliorer la vigilance : le Pervitin® par l’Allemagne ; la Dexédrine® par les États-Unis ; la Benzédrine® et la Méthédrine® par la Grande-Bretagne ; la Simpamina® par l’Italie ; le Philopon® par le Japon. Lors de la bataille d’Angleterre,

72 000 comprimés ont été distribués aux pilotes britanniques pour repousser les attaques de l’aviation allemande, au point que les journaux anglais ont pu titrer : « La Méthédrine® a gagné la bataille de Londres». À partir des années 1950, ces produits arrivent dans le sport et dans les expéditions en haute montagne. Pendant quinze ans, de 1950 à 1964, les quatorze plus hauts sommets de la planète, dépassant tous la barrière mythique des 8 000 m, ont été vaincus par des grimpeurs sublimés aux amphétamines. Les Français Maurice Herzog et Louis Lachenal sont les premiers à gravir une telle altitude, en parvenant à la cime de l’Annapurna (8 091 m) le 3 juin 1950 en absorbant du Maxiton®.

Photo d'une expédition française à l'Annapurna en 1950, montrant des alpinistes au Camp 2 à 5 900 mètres.

L’Everest (8 849 m) est conquis par Edmund Hillary (Nouvelle-Zélande) et Norgay Tenzing (Népal) le 29 mai 1953 avec l’aide de la Benzédrine®. Les Allemands parviennent au sommet du Nanga Parbat (8 125 m) grâce à l’exploit de l’Autrichien Hermann Buhl qui atteint seul la cime le 3 juillet 1953 en ayant recours au Pervitin®.

Les Italiens Achille Compagnoni et Lino Lacedelli s’adjugent le K2 (8 611 m) le 31 juillet 1954 en prenant de la Simpamina®. À l’époque, ces différents types d’amphétamines sont considérées comme des produits de soutien en vue de la marche d’approche et de l’assaut final. Dès 1987, dans Le Point mais surtout dans un ouvrage intitulé Drogues et dopages, j’avais consacré un chapitre entier à la consommation des stimulants dans l’alpinisme de haut niveau.

CHRONOLOGIE des amines de l’éveil dans les sports de compétition : alpinisme, 24 Heures du Mans, Tour de France

  • Pendant le deuxième conflit mondial, elles seront omniprésentes chez les combattants américains (Benzédrine®), britanniques (Méthédrine®), allemands (Pervitin®), italiens (Simpamina®), japonais (Philopon®).
  • Dès la signature de l’armistice, le 08 mai 1945, elles pénétreront à grande échelle les universités et les stades français mais pas que.
  • De 1950 à 1964, elles vaincront dans la chaîne de l’Himalaya les quatorze 8 000 m plus hauts sommets de la planète (témoignages des comptes rendus d’expéditions)  [recherches Dr JPDM]
  • Au 24 Heures du Mans 1955, accident tragique le 11 juin : 83 morts et 120 blessés. L’implication des amphets dans le comportement des trois pilotes impliqués est fortement probable. A l’époque, les amphets sont omniprésentes dans les courses d’endurance et rallyes. [recherches Dr JPDM]
  • Dans le Tour de France, elles accompagneront les vainqueurs de l’épreuve de 1947 à 1965.
  • En 1967, le 13 juillet, leur responsabilité sera bien établie dans le décès du cycliste britannique Tom Simpson sur les pentes du Mont Ventoux (Vaucluse) en direct à la télé.

L’oxygène fait débat – Une substance artificielle utile aux grandes altitudes supérieures à 7 000 m mais créant une controverse entre les vrais puristes et la masse des pseudos

Pour le Suisse Erhard Loretan, lauréat des 14 ‘’8 000’’ entre 1982 et 1995, 90% des personnes qui grimpent sur le Toit du monde ont utilisé l’oxygène en bouteilles démontrant par là-même que ce gaz améliore les performances des grimpeurs et qu’aujourd’hui il fait toujours débat entre « triche et éthique ».

Quelques grimpeurs de renom donnent leur avis :

  • Erice Escoffier (Français), himalayiste (5 sommets à plus de 8 000 m entre 1985 et 1997) : « Grimper avec de l’oxygène aujourd’hui, c’est tricher ; je ne vois pas de différence avec Ben Johnson. » [L’Équipe Magazine, 29.10.1988]
  • Erhard Loretan (Suisse), himalayiste (14 ‘’8 000’’ entre 1982 et 1995) : « Quatre-vingt-dix pour cent des 600 personnes qui, à ce jour [Ndlr : mai 1997], ont atteint le sommet de l’Everest ont utilisé l’oxygène. Il faut jouer le jeu de la haute altitude. Seuls ceux qui sont capables de monter sans bouteilles doivent pouvoir effectuer cette ascension. Les autres se dirigeront vers des sommets moins élevés. » [Le Monde, 16.05.1997]
  • Francis Younghusband (Anglais), président du Comité de l’Everest britannique en 1921, coordonna les expéditions britanniques à l’Everest en 1921, 1922 et 1924 : « Celui qui monterait à l’Everest sans oxygène serait considéré comme ayant accompli une action plus belle que celui qui y monterait en utilisant l’oxygèneIl semblait impossible à plusieurs hommes de science que le sommet ne pût jamais être atteint sans aide artificielle. » [L’épopée de l’Everest .- Paris, éd. Arthaud, 1947 .- 340 p (pp109-110)]

Aujourd’hui, en 2025, une expédition commerciale innove en proposant dans le prix d’inscription, le dopage au gaz xénon en amont de l’ascension favorisant la production d’érythropoïétine (EPO), une hormone facilitant le transport d’oxygène par les globules rouges via le sang jusqu’aux tissus périphériques, cerveau compris et permettant une marche d’approche et une adaptation écourtée.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – ALPINISME : ‘’positive attitude’’ – Arguments angéliques, minimalistes ou tout simplement bidon

Document exclusif – Himalaya et Karakorum : deux chaînes de montagnes mythiques abritent 14 sommets dépassant 8 000 mètres

Par défaut

La fenêtre la plus favorable pour conquérir l’un des quatorze sommets de 8 000 m se situe au mois de mai. 7 des ascensions victorieuses lors des ‘’premières’’ l’ont été pendant le 5e mois de l’année.

C’est l’occasion de fêter et honorer tous ces grimpeurs victorieux entre mai 1953 et mai 1964.

Cela fait très longtemps, des dizaines d’années, que j’ai établi ce tableau où figurent les noms des 14 sommets mythiques avec les dates et heures locales des premiers pas sur les cimes, les noms des grimpeurs et l’utilisation ou non d’oxygène.

Sur les 14 pics, seuls 6 ont été réalisés en l’absence d’oxygène artificielle. Sur les 7 sommets vaincus en mai, seul le Dhaulagiri (7e plus haut des 14 avec 8 167 m) l’a été sans oxygène. Il faut préciser que l’équipe suisse avait été aidée d’un avion qui déposa 6 tonnes de matos à 5 200 m et 5 700 m.

Autre particularité, le Kangchenjunga (3e sommet / 8 586 m) atteint les 25 et 26 mai 1955 par les Britanniques, ces derniers sont restés à 2 mètres du sommet pour ne pas déplaire aux traditions religieuses locales, respectueuses des Dieux.

A titre personnel, l’énumération régulière de ces quatorze 8 000 m, au même titre que les 64 lauréats du Tour de France depuis 1903 et les 50 Etats américains me permettent d’entretenir et de vérifier si le lobe temporal de mon cerveau est toujours en forme !

Vue du mont Everest depuis la face nord à Rongbuk, Tibet. En dessous, le K2 et le glacier du Baltoro dans le Karakoram.

Dopage / Tennis – Des compléments alimentaires contaminés écartent des courts Irina Fetecau pendant 10 mois

Par défaut

La Roumaine Irina Fetecău a été suspendue pour une période de 10 mois après avoir consommé un supplément contaminé de pré-entraînement « Gorillalpha Yeti Juice ». Pour sa défense, elle invoque la responsabilité d’un complément alimentaire contaminé.

Affiche dénonçant le dopage avec le message 'STOP L'excuse des Compléments alimentaires (contaminés)' sur fond jaune.

Dans toutes ces affaires de compléments alimentaires contaminés à l’insu des consommateurs, on constate l’absence d’infos sur la composition précise : aucune mention du produit dopant en cause sur l’emballage, la notice, la pub d’internet.

C’est le rôle de l’instance antidopage de poursuivre les fabricants coupables de ces manquements. Ces structures de régulation du dopage ont beaucoup plus de moyens : financiers, juridiques (avocats), scientifiques que le sportif démuni face à ce commerce illicite.

Que ce soit l’AMA, l’ITA, l’ITIA, l’AFLD qui se targuent d’être des acteurs de la prévention du dopage, on attend toujours qu’ils le démontrent en poursuivant avec pugnacité ces fabricants de compléments alimentaires contaminés à l’insu des consommateurs avec un seul objectif, celui de les rendre efficaces avec l’ajout d’une substance illicite,

Deux options pour tenter d’éradiquer ces histoires de compléments alimentaires contaminés :

  • Soit on considère que le sportif est pleinement responsable pour ne pas avoir fait certifier son complément alimentaire et alors la sanction doit être entière, sans aucune restriction.
  • Soit on considère qu’involontairement, il s’est fait piéger et les instances aident réellement le sportif en poursuivant juridiquement le fabricant du complément alimentaire en cause.

Le fameux additif nutritionnel de la Roumaine contenait un stimulant, le 4-méthylpentan-2-amine ou 1,3-diméthylbutylamine (DMBA), des noms barbares, apparentés à la fameuse méthylhéxanamine omniprésente dans les urines des sprinters, notamment jamaïcains des années 2010.

Selon l’encyclopédie en ligne Wikipedia : « Le sels de chlorhydrate et de citrate de DMBA ont été détectés comme des ingrédients non approuvés présents dans certains compléments alimentaires en vente libre dans lesquels ce stimulant est utilisé dans une tentative apparente de contourner les interdictions sur la méthylhéxanamine.

Cette dernière, depuis 2004, en tant qu’apparentée, est interdite en compétition par l’Agence mondiale antidopage (AMA) sans que sa dénomination apparaisse en toutes lettres.

En réalité, il faudra attendre 2010 pour que la méthylhéxanamine figure précisément en liste rouge. En revanche, le 1,3-diméthylbutilamine (DMBA) fait son apparition sur la nomenclature de l’AMA le 01 janvier 2018 entant que stimulant spécifié seulement en compétition.

Wikipedia ajoute : « La Food and Drug Administration (FDA, Etats-Unis) considère tout complément alimentaire contenant du DMBA comme frelaté ».

Malgré l’opposition de la FDA, le DMBA continue d’être vendu aux Etats-Unis. En mai 2015, la FDA mettait en garde 14 fabricants de compléments alimentaires pour sportifs contre la présence illégale de DMBA (citrate d’AMP).

Dans ce contexte d’illégalité des compléments alimentaires, selon une récente étude, 30% contiennent des dopants non-listés sur l’emballage ou sur internet. Irina Fetecău, pour sa défense, invoque la responsabilité d’un complément alimentaire contaminé.

L’Agence internationale pour l’Intégrité du tennis (ITIA) justifie dans un communiqué mis en ligne le 12 mai 2025, les 10 mois de suspension à l’encontre de la joueuse roumaine mais sans vraiment convaincre sur l’absence de faute ou de négligence de cette dernière

Titre d'un document sur les compléments alimentaires contenant des informations sur le dopage.

Dopage – L’heptaminol, un stimulant cardiaque pionnier de la liste des substances illicites, fait toujours parler de lui

Par défaut

Plusieurs cas ces dernières années mettent en évidence le manque d’informations des sportifs de compétition sur ce produit surtout utilisé pour traiter l’hypotension et les jambes lourdes.

Aujourd’hui, de se faire encore piéger par ce produit relève d’un manque de vigilance coupable. Les arguments de défense sont peu pertinents :

Panneau d'affichage avec le texte 'DOPAGE STOP HEPTAMINOL (Ginkor Fort®)' sur fond jaune.
  1. ‘’Il est en vente libre’’,
  2. ‘’Je n’ai pas lu la notice’’ où pourtant figure la mise en garde aux sportifs,
  3. ‘’Un produit naturel à base de plantes’’, et ne pouvait imaginer qu’il pouvait être dopant,
  4. ’J’ai été piégé par un complément alimentaire’’ alors que depuis des années, les organismes antidopage ou fédéraux martèlent qu’il faut faire vérifier la composition de ces derniers par un organisme indépendant et certifié (lire le cas de Mouhamadou Fall (2023-2024) dans la rubrique : Les étapes

Afin d’éclairer ma démarche, je vous propose deux commentaires de cas référencés dans la fiche du Dictionnaire du dopage actualisée, enrichie et consacrée à l’heptaminol et au Ginkor Fort®

1er cas : ‘’il est en vente libre’’

Ce n’est pas parce que le Ginkor® Fort est vendu sans ordonnance qu’il ne figure pas sur la liste des substances illicites en compétition. On peut aller sur internet, toujours sans ordonnance, et acquérir de nombreux produits dopants et, cerise sur le gâteau, avec un protocole. La sportive avoue qu’elle n’a pas lu la notice signalant la mise en garde aux athlètes. Et ensuite, pour valoriser son engagement contre le dopage, se targue de vouloir « se battre pour que ce médicament ne soit plus en vente libre ». Cela ne changera rien dans la prévention du dopage puisqu’elle ne lit pas la notice ! Par ailleurs, ce médicament est déremboursé depuis 2008 pour la bonne raison que son efficacité sur l’effet veinotonique n’est pas démontrée. Dixit l’Agence du médicament.

2e cas : ‘’un produit naturel à base de plantes’’

Mêmes observations que pour le 1er cas avec, en plus, ‘’l’excuse’’ suivante : « Un produit naturel à base de plantes et n’a pas imaginé que celui-ci pouvait contenir une substance dopante. »

Déjà le Ginkor Fort® ne contient pas que des plantes puisqu’il renferme de l’heptaminol, une molécule synthétique, cette dernière lui a fait intégrer la liste rouge des substances prohibées en compétition dès sa commercialisation en 1989.

Et surtout, ce n’est pas parce que Ginkor Fort® contient des plantes qu’il est inoffensif. L’éphédrine, l’opium, la cocaïne… sont issues de plantes et, sur le plan de l’information et de la prévention, on doit se demander à quoi servent les clubs et les médecins fédéraux puisque l’athlète épinglée au Ginkor Fort® (heptaminol) participait à des compétitions internationales ?

Quand les sportifs nous prennent pour des gogos

Pour tous les sportifs susceptibles de passer un contrôle antidopage, feignant l’ignorance et, en plus, jouant les vertueux, le site de l’AFLD est à leur disposition. Il est très facilement accessible et compréhensible, indiquant clairement en toutes lettres le statut du produit recherché.

Capture d'écran d'une recherche sur le site de l'AFLD indiquant que le médicament 'Heptaminol' contient une substance interdite en compétition.

Index des sigles utilisés : AFLD pour Agence française de lutte contre le dopage, AUT pour Autorisation d'usage à des fins thérapeutiques. Article et illustrations copyright blog : dopagedemondenard.com. Annonce d'un fichier joint sur le Dictionnaire du dopage concernant l'heptaminol.

Dopage – Cyclisme – Miguel Angel Lopez écope de 4 ans pour une hormone ménopausique. C’est une première !

Par défaut

Professionnel depuis 2015, M.A. Lopez avait remporté l’année précédente le Tour de l’Avenir démontrant ses aptitudes dans les épreuves par étapes de longue durée.

Il a participé à 12 Grands Tours et obtenu deux podiums : 3e au Giro et à la Vuelta la même année en 2018. Autre fait remarquable, dans le Tour de France 2020 où il prendra la 6e place, il se fait remarquer des spécialistes pour son arrivée en tête au col de la Loze (2 304 m) avec des passages à plus de 20%, terme de la 17e étape.

Affiche sur le dopage avec le texte 'STOP DOPAGE' et 'GONADOTROPHINES MÉNOPAUSIQUES (hMG)' sur fond coloré.

En 2002, Lopez se fait rattraper par la patrouille pour  » usage et possession d’une substance interdite », la ménotropine (Menopur®) qui est une gonadotrophine ménopausique et ce dans les semaines précédant le Giro 2022.

Dans le cas de Lopez/Superman, le médecin prescripteur, l’Espagnol Marcos Maynar, a déjà eu maille à partie avec le dopage.

D’ailleurs, ce praticien figurait dans la liste noire de l’AMA publiée le 14 septembre 2015 où il est explicitement mentionné qu’un sportif qui consulte un médecin présent sur cette liste noire, risque d’être sanctionné à son tour.

Article de presse annonçant la publication par l'AMA d'une liste noire de personnalités du sport sanctionnées pour des infractions antidopage, avec des directives concernant l'interdiction d'association avec ces individus.

Dans cette liste de ‘’préparateurs’’ à éviter, on trouve au 72e rang le Dr Marino Maynar Marcos (Espagne) qui est interdit jusqu’au 18 octobre 2019.

Liste noire ? Mais qui s’en préoccupe dans les instances antidopage ?

Curiosité : alors qu’il n’a pas arrêté ses activités illicites – l’affaire M.A. Lopez de 2022 en témoigne – il n’apparaît plus dans la liste noire publiée par l’AMA le 12 octobre 2021 ni dans celle du 07 octobre 2024 pas plus que durant cette période de 2015 à 2024 dans les listes noires de l’Union cycliste internationale (UCI). Visiblement, la lutte antidopage n’est pas dirigée par des gens concernés ni professionnels.

Arrêté le21 juillet 2022 à Madrid, Lopez va tout d’abord nier comme 99% des sportifs épinglés par la patrouille – ici la Guardia Civil – parlant « d’accusation fausse ». Sur la base d’une investigation menée par l’International Testing Agency (ITA) incluant les preuves obtenues auprès des autorités policières espagnoles (Guardia Civil) et de l’Organisation nationale antidopage espagnole (CELAD) dans le cadre de l’enquête menée sur le Dr Marcos Maynar, l’UCI a notifié à Miguel Angel Lopez qu’il devait répondre d’une potentielle violation des règles antidopage (VRAD).

N’ayant jamais avoué sa pratique dopante, Lopez va subir un processus réglementaire de 2022 à 2025 pour, finalement, être suspendu quatre ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS) le 07 mai 2025. Si Superman avait avoué sa consommation d’amplificateur artificiel de performance mais aussi le réseau qui l’avait aidé à se doper la sanction pouvait être réduite d’une année. Le prescripteur de ménotropine, le Dr Marino Maynar Marcos, probablement ayant constaté en épluchant la liste des substances illicites de l’AMA, que seules les gonadotrophines chorioniques étaient mentionnées, en revanche la  gonadotrophine ménopausique n’y figurant pas depuis la première nomenclature de l’AMA de 2004 et ce jusqu’à 2022, il estimait que la substance n’était pas prohibée. Mauvaise pioche ! Pour chaque classe de dopants est précisé ‘’et analogues agonistes’’ (soit même composition ou mêmes effets).

Afin d’éclairer les lecteurs sur le long parcours de Miguel Angel Lopez face au processus antidopage qui va s’étaler sur quatre ans jusqu’à sa conclusion le 07 mai 2025, nous proposons quelques étapes du processus impliquant Superman et commentées dans la presse.

Miguel Angel Lopez (Colombie) : quatre ans de processus antidopage pour enfin conclure que Superman s’est dopé à la ménotropine (gonadotrophine ménopausique) dans les semaines précédant le Tour d’Italie 2022.

                                  

Tableau présentant l'index des sigles utilisés dans le contexte du dopage sportif.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT (PDF) : DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche sur les Gonadotrophines enrichie et actualisée

Dopage/Athlétisme – Le citrate de clomifène, un stimulant de la fertilité féminine, fait tomber un athlète… masculin !

Par défaut

DECRYPTAGE

Ce médicament qualifié aussi d’antiestrogène par son action d’inhibition du rétrocontrôle des estrogènes au niveau de l’hypothalamus (zone du cerveau de commande hormonale) entraînant une élévation des gonadotrophines hypophysaires (glande du cerveau) notamment de la LH, laquelle a pour mission d’augmenter la production hormonale des glandes génitales (ovaire et testicule), notamment de la testostérone dans les deux sexes.

Affiche indiquant l'interdiction du clomifène dans le sport, avec un symbole de stop et le mot 'DOPAGE'.

Le CIO a prohibé le clomifène par assimilation aux gonadotrophines dès 1989.

En 2000, le clomifène apparaît en toutes lettres et ce pour la première fois sur la liste française du ministère des Sports. Ensuite, quand l’AMA prend, au plan mondial, la liste en mains, le clomid est prohibé uniquement chez les hommes.

Prohibé dans les deux sexes depuis 2005

L’année suivante, en 2005, il le sera également chez les femmes car effectivement la LH signalée plus haut booste la sécrétion ovarienne de testostérone endogène.

De même, son interdiction est permanente, que ce soit à l’entraînement ou en compétition.

Au plan détection, le clomfène ne modifiant pas le rapport testostérone/épitestostérone, la seule façon d’épingler les tricheurs c’est d’identifier le clomifène dans les urines d’ailleurs facilement car il ne disparaît pas rapidement de ces dernières.

Bien qu’il soit interdit aux femmes depuis 2005, c’est surtout la gent masculine qui tombe dans les mailles du filet. Depuis les témoignages des années 1980 et les tests positifs après 2000, on liste les spécialités suivantes : athlétisme, aviron, boxe, culturisme (+++), haltérophilie, MMA et l’ensemble des sports adeptes des effets ergogéniques d’un surplus de testostérone.

En 2022, Jimy Soudril, un athlète spécialiste du 400 m, est épinglé par l’AFLD pour un médicament réservé aux femmes

 En France, un athlète spécialiste du 400 m, Jimy Soudril, s’est fait prendre au clomifène le 27 février 2022. Il est rapporté dans L’Equipe du 09 mars 2025 :

« Le 27 février 2022, à Miramas (Bouches-du-Rhône), lors de la finale du 400 m des Championnats de France, Soudril se classe 6e(…) Cependant, le 18 mars, son échantillon prélevé au soir de la finale indique la présence de clomifène, un modulateur hormonal et métabolique favorisant le développement de la testostérone. Dans un premier temps, l’athlète se défend auprès de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), indiquant qu’il ne comprend pas ce contrôle positif, avant de ‘’se rappeler’’, selon le rapport, que son frère Carl – vice-champion de France Élite du 800m en 2017- lui a conseillé deux produits, dont du Clomid® (clomifène)  quelques mois plus tôt et qu’après avoir consommé cette substance une dizaine de jours il s’est rendu compte en regardant l’emballage que c’était dopant et a tout arrêté, ajoutant qu’il n’a jamais eu l’intention de se doper, pensant que le médicament aurait disparu de son corps avec le temps. »

COMMENTAIRES JPDM – D’écrire que le clomifène favorise le développement de la testostérone n’est pas le terme approprié. L’hormone mâle n’est pas un muscle qui se développe mais une substance dont le taux augmente lors de la stimulation du testicule ou de l’ovaire par le clomifène.

Quoi qu’il en soit, se faire épingler avec un médicament destiné aux femmes stériles n’est pas cohérent dans une défense où l’on apprend que c’est le frère athlète d’élite qui lui a conseillé le produit. Pour cette automédication sans justification thérapeutique, Jimy Soudril a pris 2 ans de suspension.

Par ailleurs, Jimy Soudril dans sa défense précise que lorsqu’il a vu sur l’emballage que le produit était dopant, il a tout arrêté. Sauf que le Clomid® commercialisé en France ne présente sur la boîte aucun pictogramme mettant en garde sur le risque d’un contrôle positif. De même, la notice du médicament présent dans la boîte ne comporte aucune mise en garde aux sportifs alors que, depuis 1989, c’est une obligation imposée par le ministère de la Santé aux fabricants de spécialités pharmaceutiques.

Une fois de plus, une mesure préventive pertinente est bafouée sans que le laboratoire soit sanctionné. Soudril, lors de ses déplacements en tant qu’athlète, a peut être acheté le Clomid® en Italie ? Dans ce pays où se doper est un acte pénalement répréhensible, la loi impose que les fabricants de médicaments signalent le risque de contrôle positif par un pictogramme (un cercle rouge barré) présent à la fois sur le conditionnement et sur le tube, le spray, etc.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La mise à jour complète actualisée sur le clomifène, un antiestrogène boosteur de testostérone

Tour de France – Depuis 1903, parmi les 5305 cyclistes à avoir pris le départ d’au moins une Grande Boucle, 90 sont décédés sur leur vélo et pour certains après des années de carrière…

Par défaut

A la suite d’une chute, d’une collision (véhicule), d’un malaise (cardiaque, dopage), en compétition, à l’entraînement ou après la fin de la carrière professionnelle lors d’une sortie cycliste.

Causes :

  • accident vasculaire cérébral (AVC),
  • chute en compétition ou à l’entraînement,
  • collision contre un véhicule à moteur,
  • crise cardiaque à vélo.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – Document JPDM – 90 ‘’Tour de France’’ décédés sur leur vélo

Dopage – « Une vérité en marche, l’affaire Alex Schwazer » visible sur Netflix (4 épisodes)

Par défaut

Retour sur un cas de dopage ayant tenu en haleine les médias italiens de 2012 à 2021. D’un côté, le marcheur Alex Schwazer – champion olympique du 50 km à Pékin en 2008 – avec comme soutien principal l’entraîneur d’athlétisme Sandro Donati, pourfendeur pugnace du dopage dans son pays depuis le début des années 1980. Face à eux, les institutions du sport international : l’AMA et l’IAAF (devenue en 2019 World Athletics). Retour sur un cas de dopage

Champion olympique en 2008 à Pékin sans dopage

Une vérité en marche va détailler les différents épisodes de cette saga du dopage.

Champion olympique sans prise d’artifice illicite en 2008, testé positif à l’EPO 4 ans plus tard à la veille des Jeux olympiques de Londres en 2012, Alex Schwazer (A.S) passe rapidement aux aveux en précisant qu’il est le seul responsable. Aucun médecin, entraîneur ou soigneur n’a collaboré avec lui pour l’accompagner dans l’achat des produits ni dans le protocole de cet apport médicamenteux prohibé.

En 2015, A.S décide de reprendre l’entraînement de marche athlétique en vue des JO de Rio 2016. Il argumente son retour pour démontrer que sans dopage, il peut retrouver le très haut niveau.

Dans ce but, il contacte Sandro Donati, entraîneur réputé mais surtout référence antidopage mondiale qui accepte alors, en raison de son mea culpa (de dopage individuel)  de l’accompagner dans sa démarche.

Un couple étonnant associant un ex-dopé avec une référence de l’antidopage

L’association étonne mais surtout indispose l’ensemble des instances sportives.

Alors qu’A.S subit régulièrement des tests antidopage orchestrés par Donati, tous négatifs, il est contrôlé positif à la testostérone au début de l’année 2016 à la suite d’un prélèvement effectué par un organisme privé indépendant mandaté par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF). Contrairement à l’expertise du 30 juillet 2012, Schwazer avec conviction et sincérité nie fermement s’être dopé volontairement.

A la suite de cette violation des règles antidopage, le marcheur et Donati vont mener un combat pour démontrer que :

  • soit A.S a été contaminé par une main malveillante,
  • soit c’est un complot du laboratoire de Cologne ayant effectué les analyses positives à la testo avec le concours de l’IAAF.

Donati est la véritable cible du test positif début 2016 du marcheur Alex Schwazer

En réalité (et je suis d’accord avec sa thèse), Gerhardt Brandstätter – avocat de A.S. – résume le dossier : « A travers Alex Schwazer, c’est Sandro Donati qu’on a voulu atteindre. »

En effet, l’incessant pourfendeur des tricheurs a un long palmarès de dénonciation, avec preuves à l’appui, des acteurs du dopage en Italie et même au-delà de la Péninsule : Primo Nebiolo (président de la Fidal de 1969 à 1988), Francesco Conconi, Michele Ferrari (deux médecins prescripteurs d’EPO à de nombreux sportifs dans différentes spécialités), les Prs Giorgio Santilli et Emilio Gasbarrone en charge du laboratoire antidopage de Rome suspectés d’effectuer des analyses incomplètes ou de classer sans suite des résultats positifs, etc. ont été contraints à démissionner de leurs fonctions ou à répondre de leurs actes devant un tribunal.

Révélations de Sandro Donati sur la triche dans le sport italien

  • Championnat du monde d’athlétisme à Rome en septembre 1987

Le saut truqué de 50 cm de Giovanni Evangelisti, à son insu, par les juges italiens dont Luciano Barra. Aux championnats du monde d’athlétisme, l’Italien Giovanni Evangelisti est le premier surpris, le 5 septembre 1987, lorsque les juges le créditent d’un saut en longueur de 8,38 mètres. La performance semble suspecte, mais il reçoit la médaille de bronze. Deux mois plus tard, l’entraîneur national italien craque et avoue que la longueur du saut avait été préparée à l’avance. Saisie de l’affaire, la Fédération internationale d’athlétisme – dirigée par un Italien – déclare le saut régulier. Les rapports d’expertise sont formels : le saut a été surestimé de 50 centimètres. Finalement, Evangelisti a rendu sa médaille et une dizaine de responsables de la Fédération italienne ont dû démissionner. 

En novembre 1987, Donati déclarait dans l’Expresso, l’un des plus importants magazines italiens, qu’il savait avant le concours de Rome qu’Evangelisti, quoi qu’il arrive, serait crédité d’un bond de l’ordre de 8.35 m. Il tenait l’information d’un juge et en fit part à d’autres cadres de l’équipe d’Italie. A la suite de ce scandale, le CONI ordonna une commission d’enquête. Son rapport en 83 pages, même s’il y persiste quelques incertitudes, est clair. Première victime : Enzo Rossi, le DTN italien dont on dit qu’il aurait convoqué des juges pour leur demander de donner un coup de pouce à son sauteur. Autre victime de cette affaire, Luciano Barra, le bras droit de Primo Nebiolo, le président à la fois de l’IAAF (depuis 1981 et de la Fidal depuis 1969), sur lequel plane de grosses suspicions. Dans la foulée du rapport de la commission d’enquête, Luciano Barra a démissionné de son poste de secrétaire général de la Fidal. Ce même Barra vouera  encore aujourd’hui une haine sans faille associant fausses rumeurs et accusations non fondées à l’encontre de Donati et de son poulain Schwazer.

  • Publication d’un ouvrage en 1989

Titré ‘’Champions sans valeur’’ où il raconte ses neuf années depuis 1980 où il a côtoyé le dopage dans le sport italien. Donati raconte l’étonnant parcours de son livre dont les 2 000 exemplaires seront achetés par Primo Nebiolo et son camp : « Le livre fut présenté à la presse dans l’une des principales librairies de Rome. De nombreux journalistes y assistaient et la semaine qui suivit, les ventes furent un succès. Puis, tout d’un coup, l’éditeur arrêta d’approvisionner les librairies et je fus submergé d’appels téléphoniques et de lettres provenant de toute l’Italie : personne ne pouvait trouver mon livre. L’éditeur me dit qu’il avait des problèmes avec la distribution mais que tout allait rapidement rentrer dans l’ordre. Rien ne se passa; mon livre disparut pour toujours.

Quelques années plus tard, j’appris qu’une fondation internationale, au nom de Nebiolo et d’autres officiels du sport de haut niveau avait donné une forte somme d’argent à l’éditeur pour qu’il arrête la circulation de ce livre. Quand j’y repense, je ne suis pas particulièrement déçu ni vexé ; en fait, c’est presque une satisfaction de savoir que mes révélations ont été considérées si dangereuses qu’elles ont été réduites au silence. »

  • La double casquette du Dr Francesco Conconi à la fois dopeur et en même temps expert antidopage du CIO et de l’UCI

« Le rapport sur le dopage dans le cyclisme italien rédigé en 1995 par Sandro Donati, entraîneur national d’athlétisme et rattaché au Comité olympique italien (CONI) depuis 1985, adressé aux responsables du CONI (président et secrétaire général) a démontré – témoignages à l’appui – que le Pr Francesco Conconi – celui qui avait été chargé en 1992 par le CIO de mettre au point une méthode fiable pour déceler l’érythropoïétine (ÉPO), l’hormone « suroxygénant » les muscles – était également l’un des experts en dopage de l’ÉPO le plus recherché par les sportifs de haut niveau. En quelque sorte, un gendarme ripou ! A la suite de ces révélations, on comprend mieux pourquoi Conconi à chaque interview répond que la mise au point du test de détection de l’ÉPO est pour bientôt mais qu’il faut encore attendre un peu.

Selon la Gazzetta dello sport d’octobre 1996 « Le Pr Conconi a fait rire tout le monde en affirmant qu’on allait détecter l’EPO mais qu’il faudrait pour cela un litre d’urine. Le contrôle ne fait couler que de l’encre ! »

Pour Sandro Donati, le double jeu du préparateur sanguin de Francesco Moser lors de ses deux records du monde de l’heure, ne laisse planer aucun doute : « Cela fait trois ans que Conconi tient le même discours et que, sous des prétextes divers, il repousse toujours la mise au point définitive. Il faut savoir que pour poursuivre ses travaux, son centre de recherches biomédicales à Ferrare perçoit une subvention de 140 millions de lires tous les ans. Il a intérêt à ce que ça dure. »

  • Un rapport occulté qui réapparaît deux ans plus tard en 1997

Témoignage de Donati : « Mario Pescante, responsable du Comité olympique national italien de 1993 à septembre 1998 (secrétaire général de 1980 à 1993), mis en examen en 1999 par le juge Pierguido Soprani pour avoir couvert les fausses analyses du laboratoire antidopage de Rome, a tout fait pour étouffer mon rapport sur le dopage dans le cyclisme italien, rédigé en 1995 et rendu public deux ans plus tard, dans lequel je pointais les ravages de l’EPO et le rôle du professeur Francesco Conconi et de ses adeptes. »

Sollicité par deux journalistes de la Gazzetta dello sport concernant le fameux rapport resté aux oubliettes pendant plus de deux ans, Donati leur dit : « Demandez au président du CONI, je le lui ai donné il y a plus de deux ans. » L’ancien entraîneur poursuit son réquisitoire : « Le président a d’abord essayé de nier l’existence d’un tel rapport et a ensuite admis l’avoir reçu, mais il n’a pu expliquer pourquoi il l’avait tenu secret sans rien en faire. Ça été à nouveau une pagaille monstre. J’étais en Russie pour un congrès scientifique mais mes collaborateurs m’ont informé du scandale qu’avait entraîné la publication de ces faits d’abord dans la Gazzetta et ensuite dans d’autres journaux. On demandait au CONI de répondre aux questions :

1) pourquoi avoir ignoré les graves accusations contenues dans le dossier;

2) pourquoi ne pas avoir rapporté ces accusations devant la Cour de justice;

3) pourquoi ne pas avoir arrêté ou même discuté de la collaboration du CONI avec les centres du Pr Conconi ?

De nombreux journaux italiens et internationaux m’ont contacté ; j’étais prêt pour la campagne de presse qui devait suivre et après tant d’année de lutte, je savais comment m’y prendre. Le dossier a été repris par la presse et la télévision en Italie et à l’étranger; en particulier L’Equipe, leprincipal journal de sport français consacrait tous les jours la première page au problème. »

Afin de démontrer que les enquêtes et prises de position de Donati sur le fléau du dopage répandu dans le sport italien, sous la houlette de certains dirigeants hauts placés, lui ont valu des inimitiés tenaces, il a même été accusé par une certaine Maria Zamora qui, s’appuyant sur les travaux d’un universitaire allemand ( ?) d’être responsable du dopage des Russes en 2014-2015 et payé par eux avec comme intermédiaire un certain agent Dimitry.

La série sur Netflix d’une longue marche sur l’affaire Schwazer/Donati, se regarde comme un thriller des plus captivants. A ce jour, on ne sait pas si A.S a été victime d’une contamination par une main criminelle ou par un complot de la lutte antidopage officielle. Car son ambition de démontrer qu’il pouvait être aussi performant, sinon meilleur, sans amplificateur artificiel de performance que dopé mettait en péril la lutte antidopage dans son ensemble (laboratoires, agences, sociétés de contrôle, AMA, etc.)

En effet la question se pose : à quoi serviraient toutes ces personnes impliquées dans l’antidopage si on pouvait faire aussi bien sans eux ?

Dopage – La perfusion, bien que prohibée par l’AMA depuis 2005, est toujours présente dans les vestiaires des années 2020-2025

Par défaut

Après les frères Quintana, Nairo et Dayer, épinglés par la justice dans le Tour de France 2020 pour perfusion hors d’un objectif thérapeutique – seul le médecin a été condamné – c’est au tour du tennisman Max Purcell spécialiste du double, dans cette configuration vainqueur de Wimbledon en 2022 et de l’US Open en 2024, mais aussi 40e mondial en simple en octobre 2023 qui, quelques semaines plus tard, sera pris pour violation des règles antidopage en raison des perfusions effectuées les 16 et 20 décembre 2023.

Dopage – Détecteur de mensonge, une arme peu performante dans la panoplie antidopage !

Par défaut

Récemment, le détecteur de mensonge/polygraphe est revenu dans l’actualité avec le cas positif au meldonium en décembre 2024 de Mykhaïlo Mudryck, un footballeur ukrainien, international, et jouant depuis janvier 2023 en Premier League pour Chelsea.

Pour démontrer qu’il n’a pas triché pour améliorer ses performances, Mudryk a passé avec succès le test du détecteur de mensonge, sauf que cet examen est d’une très faible pertinence.

De nombreux sportifs épinglés par la patrouille antidopage, notamment l’athlète Marion Jones – la reine de la piste des Jeux d’Athènes – et les cyclistes Tyler Hamilton et Lance Armstrong, ont cru ‘’enfumer’’ l’AMA en demandant de passer avec succès le test du polygraphe. Sauf qu’au final, les trois stars du sport confrontés aux témoignages à charges et à leurs contradictions sont passées aux aveux et ont été sanctionnées.

Pour preuve, nous proposons en pièces jointes plusieurs textes du Dr JPDM :

  • Détecteur de mensonge : le grand bluff au service des dopés
  • Chronologie – Sportifs confrontés au polygraphe
  • Historique – Une hypothèse plus que millénaire, une technique séculaire.
  • Chiffres – Détecteur de mensonge : des performances aléatoires

Tennis/Dopage – Serena Williams s’invite dans le débat sur la faible suspension de Jannik Sinner

Par défaut

Elle ose affirmer : « Si j’avais fait ça, j’en aurais pris pour 20 ans ! » – et pourquoi pas à vie ?

9 dérogations médicales (AUT) accordées à la joueuse Serena Williams. Merci l’AMA !

C’est dans un entretien accordé au Time Magazine que la cadette des sœurs Williams s’est insurgée sur la faible sanction de Sinner en précisant : « Si j’avais fait ça, j’en aurais pris pour 20 ans » en ajoutant pour noircir le trait : « On m’aurait enlevé des tournois du Grand Chelem » [elle en a remporté 23]. Elle oublie un peu vite la sortie médiatique et accusatrice à son sujet de l’ancien joueur roumain Ion Tiriac, spécialiste du double puis entraîneur de Guillermo Vilas et Boris Becker.

Ce dernier, ex-membre du Comité olympique roumain, affirme : « Durant sa carrière, Serena Williams avait droit à 9 AUT (autorisation d’usage à des fins thérapeutiques) pour soigner ses maladies avec des produits dopants ».

C’est le journaliste Laurent Trupiano qui pour le site We love Tennis du 15.08.2024, rappelle ce témoignage du triple finaliste en double de Roland-Garros : « Lors de notre entretien à Bucarest avec Ion Tiriac il était impossible de ne pas parler de l’affaire Simona Halep. Quand on évoque le sujet, Ion a rappelé certains cas dont celui de la joueuse américaine. « Que l’on ne se méprenne pas concernant mes propos, il s’agit d’un fait. Durant sa carrière, Serena Williams avait le droit à neuf dérogations sur la liste des produits dopants pour soigner ses maladies, c’est un de plus que le dernier champion olympique du 100 mètres à Paris 2024, l’Américain Noah Lyles. Je connais aussi un joueur qui a une dérogation, et qui se fait une injection par jour mais je ne donnerai pas son nom car je l’aime beaucoup. La question que je me pose c’est comment tu peux décider d’entrainer un enfant à fond pour en faire un champion si tu sais qu’il a déjà neuf maladies. »

Passe-droit : pour moi, oui ! mais pour les autres, c’est injuste !

On peut rappeler aussi un comportement à la marge de Serena lors de la Hopman Cup 2015 à Perth (Australie). En plein match, elle boit une tasse de café bien serrée pour éliminer le jetlag. C’est RTL sport du 05 janvier 2015 qui s’en fait l’écho : « L’Américaine Serena Williams a perdu le premier set 6-0 en seulement 19 minutes face à l’Italienne Flavia Pennetta et a demandé à l’arbitre si on pouvait lui apporter un café. « J’ai demandé si c’était réglementaire d’avoir un expresso en plein match car je ne l’avais jamais fait auparavant mais j’avais besoin de me réveiller à cause du décalage horaire » a expliqué la n° 1 mondiale. Quelques minutes plus tard, son café arrivait et il lui a fait du bien puisqu’elle a remporté facilement les deux sets suivants, 6-3, 6-0. Les Etats-Unis ont finalement dominé l’Italie 3-0 dans ce tournoi par équipes mixtes. [RTLsport, 05.01.2015]

Alors n° 1 mondiale, le 31 janvier elle remporte l’Open d’Australie face à Maria Sharapova. Ce service café sur le court peut être taxé de hors norme et seulement réservé aux numéros Un.

Un peu d’histoire

Sur ce thème, on peut rappeler qu’en 1919, lors de la finale de Wimbledon, la Française Suzanne Lenglen, surnommée plus tard La Divine en raison de ses performances à répétition, en difficulté après le 1er set gagné difficilement 10/8, avait reçu sur le court central un flacon de cognac bu à la vue de tous les spectateurs. Et lors du 3e set, elle avait également absorbé ce breuvage. Finalement, Suzanne avait gagné 10/8, 4/6, 9/7. A l’époque, il n’y avait pas de lutte antidopage même si la consommation de cognac dans le tennis était une pratique courant dans les vestiaires et même sur les courts et ce jusqu’aux années 1970.

Hackers russes : dévoilent les autorisations de complaisance pour se doper légalement au prétexte de se soigner

D’ailleurs, des Hackers russes dans les suites rapprochées des Jeux olympiques de Rio (05-21 août 2016) avaient révélé ces pratiques (AUT) d’aides à la performance alors que l’athlète est momentanément ‘’malade’’. L’Agence France-Presse du 20 septembre 2016 avait donné quelques noms dont ceux de Serena et Venus Williams. – « Le piratage des dossiers médicaux de sportifs de haut niveau par des hackers russes met en lumière l’un des piliers de la lutte antidopage : les autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT), qui permettent aux athlètes de se soigner en utilisant des substances figurant sur la liste des produits interdits. Entre le 13 et le 19 septembre, un collectif de pirates informatiques appelé Fancy Bears a mis en ligne en quatre salves des données médicales confidentielles concernant 66 athlètes. Parmi eux, les Américaines Serena et Venus Williams (tennis), Simone Biles (gymnastique), le cycliste britannique Chris Froome, son compatriote coureur Mo Farah ou le joueur de tennis espagnol Rafael Nadal.

Ces données piratées émanent du système de gestion en ligne de l’Agence mondiale antidopage (AMA), le système Adams, qui lui permet d’assurer le suivi des contrôles antidopage des sportifs. Toutes concernent des AUT. Elles ne prouvent donc aucune infraction ni aucun contrôle antidopage positif puisque les sportifs cités par les hackers ont une autorisation médicale pour utiliser des médicaments interdits. Les Fancy Bears estiment que les AUT équivalent à des « permis de se doper’’. Une affirmation que l’AMA réfute avec force et juge biaisée : selon elle, les Fancy Bears sont russes et leurs accusations sont en fait des « représailles’’ pour lui faire payer sa lutte contre le « dopage d’Etat’ en Russie.[RTBF.be/Agence France-Presse, 20.09.2016]

Serena prend la défense de son ex-rivale, la Russe Maria Sharapova

Dans le même entretien accordé à Time Magazine faisant partie d’un ensemble consacré aux « 100 personnes les plus influentes du monde », la cadette des Williams a défendu son ancienne rivale Maria Sharapova épinglée pour un contrôle positif au meldonium, un modulateur métabolique prohibé depuis le 1er janvier 2016. Elle en fait par ignorance un cas similaire à celui de Jannik Sinner.

En première instance, la Russe est suspendue deux ans mais en appel devant le TAS, la peine est ramenée à 15 mois au prétexte ‘’qu’elle était de bonne foi et n’avait fait aucune faute significative’’. Le TAS, lui aussi comme l’AMA, ne sont pas très pertinents dans leur justification. En réalité, Masha (surnom de Sharapova) aurait dû savoir que le meldonium était apparu dans la réglementation antidopage de l’AMA depuis le 1er janvier 2015 à la rubrique Programme de surveillance. Comme son titre l’indique, les produits présents dans cette liste ne sont pas interdits mais surveillés sans entraîner de sanction.

Un an plus tard, devant la présence répétée de meldonium chez les athlètes, notamment de l’Est, l’AMA inclue le meldonium dans la liste des substances illicites entraînant une sanction. Pendant ce temps-là, Sharapova a reçu des informations l’avertissant de ce changement de statut qu’elle n’a pas lu. Là aussi, comme pour Sinner, les sportifs et leurs staffs sont totalement responsables.

Donc, dans les deux cas, il y a bien eu faute professionnelle. Pour Sharapova, elle a pris volontairement le meldonium pour ses effets supposés sur une arythmie cardiaque, un déficit en magnésium et la prévention du diabète alors que Sinner aurait été contaminé par voie cutanée lors de massages de récupération effectués par avec son kiné.

Actualité médico-sportive – Tennis versus natation : chaud et froid…

Par défaut

ou comment refroidir les extrémités des membres supérieurs des tennismen au changement de côté ou garder l’échauffement des mains avant de nager en compétition

Dernièrement, lors du ¼ de finale S. Korda contre N. Djokovic le 27 mars 2025, les spectateurs ont pu constater avec étonnement que Novak, aux changements de côté, portait de grands gants bleus.

Novak Djokovic, entre les échanges à l’Open de Miami, enfilait ses gants ‘’de glace’’ lui permettant rapidement de limiter la surchauffe de l’effort par le refroidissement des extrémités des membres supérieurs

Martina Navratilova, la joueuse 59 fois titrée en Grands Chelems (18 en simple, 31 en double dame et 10 en double mixte), dans une interview donnée à Sky Sports, a expliqué pourquoi le Serbe portait ces gants : « Les tennismen pros disposent de cette technologie depuis des années. Les gants peuvent abaisser la température du corps en 30 secondes. Ils refroidissent ainsi la circulation sanguine. Je ne sais pas pourquoi les autres joueurs ne les utilisent pas. Mais, bien sûr, Novak a une longueur d’avance sur tout le monde an matière de technologie. C’est magique et je ne sais pas pourquoi les tournois n’en disposent pas. »

Sur ce même thème de la lutte contre la surchauffe depuis quelques années lors des mêmes tournois où le soleil frappe très fort les corps, sont apparus les colliers de glace. Autre innovation anti-cou-de-surchauffe inventée – cela va surprendre – il y a plus d’un siècle en 1910 !

C’est Tommy Murphy, un champion de boxe américain actif de 1905 à 1914, qui va utiliser pour la première fois un collier de caoutchouc contenant de la glace que son homme de coin lui plaçait derrière le cou entre les rounds. A l’époque, il prétendait que « cela suffisait pour rendre un boxeur frais et dispos » [source : La Vie au Grand Air, 1910, n° 593, 29 janvier, p 73]

Jeux olympiques de Los Angeles en juillet 1984 : des tenues hivernales en chambre d’appel pour affronter une compétition de natation estivale

Cette information sur le refroidissement du corps par gants interposés me ramène en 1984 aux Jeux de Los Angeles que je suivais à la télévision pour le compte du quotidien Libération. Tous les jours, je publiais une chronique sur « le corps et son environnement ». Le 04 août 1984, mon texte était consacré à une innovation : les gants portés par les nageurs américains. C’était il y a… 41 ans !

D’ailleurs, aux Jeux de Paris en 2024, les nageurs de la plupart des nations se présentaient en chambre d’appel avec des vêtements chauds style doudoune plus ou moins longue. Certains portaient également des gants. « Mieux on connaît son corps, mieux on sait s’en servir ». Cette maxime en sport de compétition est toujours d’actualité.

JO de Paris 2024 – Léon Marchand emmitouflé dans sa doudoune à la sortie de la chambre d’appel

Dopage – Jeux paralympiques de Sotchi 2014. La TMZ (trimétazidine) refait parler d’elle…

Par défaut

Un déficient visuel de para ski de fond et de para biathlon, le Russe Nikolay Polukhin, vient d’être disqualifié de sa médaille d’or et de ses deux d’argent pour substitution d’urine.

Dans son ouvrage ‘’Dopage organisé’’, Grigory Rodchenkov, le patron du labo antidopage de Sotchi, pensait pourtant dur comme fer avoir ‘’effacé’’ l’épidémie de TMZ des sportifs paralympiques russes aux Jeux 2014.

Rodchenkov détaille pages 211 à 213 les manipulations d’urine des paralympiques russes pour les rendre propres dès la fin des Jeux.

JEUX PARALYMPIQUES de Sotchi

Une épidémie russe ‘’effacée’’ par Grigory Rodchenkov

L’ancien patron des labos de Moscou et Sotchi témoigne : « Les Jeux paralympiques débutèrent le 7 mars 2014 (jusqu’au 16 mars) et poursuivirent sans incident jusqu’à ce que nous commencions à détecter plusieurs cas positifs chez les vainqueurs russes. Nous trouvions plus précisément de la trimétazidine (Préductal®), un stimulant cardiaque commun très fréquemment utilisé dans l’ancien bloc de l’Est. L’AMA et le Comité international paralympique  (CIP) l’avaient ajouté à leur liste de produits prohibés en 2014 mais apparemment, les paralympiques russes n’étaient pas au courant.

Nous n’avions pas reçu d’avertissements ou d’instructions, aussi avions-nous analysé normalement ces échantillons contaminés. Il n’y avait plus aucun expert ou observateur étranger dans le laboratoire de Sotchi et donc aucun risque qu’ils soient témoins de ces analyses. Cependant le vrai risque était que le CIP nous demande de transférer tous ces échantillons à Lausanne après les Jeux pour préservation et nouvelle analyse, auquel cas nous serions obligés d’effectuer de nouvelles substitutions (sur le flacon B). Pour ne rien arranger, les athlètes paralympiques continuèrent à remporter des médaillés d’or en ski et en biathlon et chaque nouvelle médaille d’ or était assortie d’un contrôle positif.

Grigory Rodchenkov – Dopage organisé – éd. Michel Lafon, 2021

Les athlètes paralympiques russes et leurs entraîneurs étaient traités avec les mêmes égards que les champions olympiques valides, à savoir des primes de plusieurs dizaines de milliers de dollars, des voitures neuves, des appartements cossus et un accès à des camps d’entraînement de haut niveau. Les enjeux, pour eux comme pour nous, étaient équivalents à ceux des «vrais » Jeux olympiques. Il fallait à tout prix que ces médailles restent russes. J’informai Evgeny Blokhine [l’agent du service secret chargé de surveiller le labo] que la situation dérapait et qu’il fallait envoyer au plus vite nos magiciens (agents du FSB spécialistes de l’ouverture et de la fermeture des flacons prétendument sécurisés sans laisser de traces) à Sotchi et il fallut deux jours au vice-ministre des sports Yuri Nagornykh pour les rassembler. Cette fois-ci, en l’absence d’observateurs étrangers, nous procédâmes aux échanges pendant la journée. Nous gardâmes les magiciens avec nous trois jours de plus, jusqu’à la fin des Jeux paralympiques, et effectuâmes le dernier échange le 15 mars. Les choses étaient assez calmes à cette période, aussi demandai-je à Yuri Tchijov (le directeur adjoint du labo de Sotchi) de diriger la séance : il avait acquis assez d’expérience à présent. Le problème était de savoir où se procurer de l’urine «propre». Je n’avais pas souvenir d’avoir conservé de l’urine propre d’athlètes paralympiques en 2013. (1)

  • La différence majeure dans ce cas était que l’échange d’urine avait lieu après les analyses en laboratoire – nous n’ étions pas pressés par le temps et avions moins besoin de discrétion. Une autre différence était que les échantillons À et B 1’’nettoyés’’ demeurèrent au laboratoire plusieurs jours, dans l’attente d’un approvisionnement en urine propre. Ces contrôles positifs à la trimétazidine étaient totalement inattendus.

Nous reçûmes les derniers échantillons d’urine propre le 17 mars et les expédiâmes tous à Lausanne le 19. Le laboratoire de Sotchi pouvait enfin fermer ses portes (…). Je quittai Sotchi pour Londres afin d’assister à une réunion des directeurs de laboratoire de l’AMA. Le président de l’instance Greg Reedie (2014-2020) me remit une copie dédicacée et mise à jour du Code mondial antidopage. (…). De là, je rentrai à Moscou, où j’assistai à l’ultime inspection de notre laboratoire par les experts qualifiés d’indépendants appointés par l’AMA. Ils nous remirent un certificat de conformité, estimant que notre laboratoire « obtenait des résultats antidopage exacts dans le cadre des normes d’accréditation de l’AMA ». L’AMA entérina ces conclusions et la suspension de six mois dont on nous avait menacés n’entra jamais en vigueur. Voilà qui mettait le point final aux 18 mois cauchemardesques de l’enquête de l’AMA. » [Grigory Rodchenkov. – Dopage organisé. – Paris, éd. Michel Lafon, 2021. – 333 p (pp 211-213)]

Tour de France ton histoire – 39 coureurs ont arrêté leur carrière en 2024

Par défaut

Philippe Fetter, archiviste et expert en états civils de cyclistes, a passé au peigne fin la carrière des 39 retraités 2024

C’est ASO et ses services qui devraient faire ce travail à destination des journalistes, des passionnés, des historiens, des chercheurs…

Mais visiblement l’organisateur du Monument numéro 1 du cyclisme mondial n’a que faire de ceux qui quittent le devant de la scène. Les responsables devraient être au service de la course et des coureurs et non l’inverse. Dommage.

Mis à part ce tableau récapitulatif de synthèse, toutes les fiches des 39 retraités sont un travail exclusif de Philippe Fetter que nous accueillons dans le blog sans réserve.

En fichiers joints :

  • Tableau récapitulatif et stats des 39 retraités ‘’Tour de France’’ de fin 2024
  • Les 39 retraités Tour de France 2024 : carrière et palmarès détaillé pour chacun d’eux

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Dopage – La voie transdermique (à travers la peau) n’a pas livré tous ses secrets

Par défaut

La résolution de l’affaire Jannik Sinner par les instances (ATP, AMA, FIT, ITIA) interpelle le monde des joueurs et des scientifiques. Par ailleurs, le dopage à travers la peau offre de meilleures possibilités de feinter les radars que les injections et les comprimés.

Rappel – Le n° 1 mondial de tennis l’Italien Jannik Sinner, il y a un an, en mars 2024 pendant le tournoi ATP 1000 d’Indian Wells, est testé positif à deux reprises au clostébol, un stéroïde anabolisant.

Il a fallu attendre cinq mois pour que le public soit informé de cette VRAD (violation des règles antidopage). D’autant plus que dans un premier temps, Sinner sera blanchi par un tribunal dit indépendant et, dans un deuxième temps en raison d’un accord entre l’AMA et le joueur, il écopera de trois mois de suspension calés dans une période sans compétition emblématique afin de ne pas rater le tournoi de Rome et les Grands Chelems.

Difficile de comprendre cette mansuétude lorsqu’on sait que la loi italienne impose de faire figurer, sur tous les produits renfermant une substance dopante, un pictogramme indiquant clairement que le médicament peut aboutir à un test positif.

Le spray en cause, Trofodermin®, contenant le clostébol comporte à la fois sur le conditionnement et le flacon le pictogramme Doping cerclé de rouge.

Sur les emballages, le mot doping cerclé et barré de rouge : certains sportifs auraient-ils des problèmes de lecture ou de vue ?

La crème Trofodermin® signale les mêmes informations.

Que le tribunal indépendant du tennis affirme qu’il n’y a eu aucune négligence de Sinner et de son staff, est une contrevérité.

Rappelons que le staff du joueur comporte plusieurs personnes qui, a priori, savent lire un pictogramme :

  • 2 entraîneurs : Darren Cahill et Simone Vagnozzi
  • 1 préparateur physique diplômé en pharmacie : Umberto Ferrara
  • 1 kiné : Giacomo Naldi.

Les deux derniers ont été remerciés après la bavure du spray Trofodermin® anabolisé au clostébol. En plus, il a trois conseils/avocats : Kendrah Potts, Jamie Singer et George Cottle.

Après cette mascarade de tests positifs restés silencieux pendant cinq mois, plusieurs joueurs ont manifesté leur opposition à la gestion du cas Sinner. Par exemple, le Suisse Stan Wawrinka, lauréat de trois Grands Chelems, explique sur X : « qu’il ne pensait plus que le tennis était un sport propre ». L’ancien n° 1 mondial de 1999, le Russe Yevgeny Kafelnikov, s’interrogeait sur l’accord de 3 mois de suspension proposé par l’AMA et accepté par le clan Sinner : « Si vous êtes sûr à 100% de votre innocence, pourquoi accepter une suspension de trois mois ? Cela n’a aucun sens. »

De même, sa compatriote Daria Kasatkina, professionnelle depuis 2014, qui a remporté huit titres en simple et un en double dames sur le circuit WTA, exprime ses forts doutes sur l’entourage des joueurs italiens : « Je ne comprends pas pourquoi en Italie ils continuent à se faire contrôler avec la même substance. Se faire attraper de cette manière c’est vraiment stupide. »

Un pictogramme très visible sauf… pour certains sportifs !

D’autant que le pictogramme doping en rouge est présent sur les conditionnements du spray et de la crème Trofodermin® au moins depuis 2016.

De plus, en Italie, les cas positifs se succèdent sans temps morts tout en étant fortement médiatisés depuis 1998. Des footeux, des athlètes, des tennismen, des basketteurs… alimentent régulièrement la chronique du dopage avec Trofodermin® crème et spray.

Pour confirmer l’épidémie au clostébol, le journal Honest Sport spécialisé dans les affaires de dopage a révélé récemment que trente-huit sportifs italiens ont été testés positifs au clostébol entre 2019 et 2023. Selon l’AMA, la moitié des cas détectés l’ont été en Italie (Trofodermin® est surtout commercialisé en Italie, au Brésil et sur Internet). Cela paraît invraisemblable avec la présence du pictogramme doping en rouge sur les emballages italiens.

‘’Prendre’’ 3 mois au lieu de 4 ans = tout bénef avec Trofodermin®

La question se pose : est-ce que Trofodermin® spray et crème ne permet pas aux dopeurs de profiter du clostébol, stéroïde anabolisant, avec des taux urinaires présents à l’état de traces (moins d’un nanogramme/mL, soit l’équivalent d’un milliardième de gramme par mL) pour pouvoir invoquer la contamination à l’insu et ne récolter qu’une sanction dérisoire au lieu des quatre ans de suspension, le tarif habituel d’un test positif au clostébol ?

Etrange absence dans le dossier Sinner : pas d’examen capillaire

A l’encontre de Sinner, on peut également s’interroger sans faire preuve de suspicion exagérée, dans son dossier de défense, de l’absence d’analyses des cheveux alors que les affaires de dopage par contamination accidentelle (viande, rapports sexuels, baisers appuyés, contacts cutanés…) se multiplient avec souvent l’intervention déterminante d’un examen capillaire. Celui-ci permettant, notamment avec les stéroïdes anabolisants, de distinguer un usage accidentel d’une cure de stéroïdes dans un but de performance. Etrange absence !

Mêmes circonstances de contamination : 3 mois de suspension pour le n° 1 mondial… mais 4 ans pour le 760e !

Toujours à charge sur la gestion calamiteuse par l’antidopage du tennis du cas Jannik Sinner qui n’a pris que trois mois alors que Steffano Battaglino, son compatriote 760e mondial, en juillet 2022 a été condamné à 4 ans pour un test positif au clostébol contracté dans les mêmes conditions que le n° 1 mondial.

Après la disqualification infligée par l’International Tennis Integrity Agency (ITIA) en octobre 2023, Battaglino a soutenu que la contamination était due à un massage effectué par le physiothérapeute présent à un tournoi au Maroc en 2022. Le TAS a confirmé la suspension de 4 ans. Sinner-Battaglino : deux poids, deux mesures. Depuis, Battaglino a arrêté le tennis de compétition et dorénavant travaille dans l’entreprise familiale.

Rappelons que pour le clostébol, il n’y a pas de seuil et c’est la présence dans les urines, même à 1 ng/mL qui signe la violation des règles antidopage (VRAD).

Aucune étude effectuée par l’AMA qui peut donc sanctionner à son gré

Y-a-t-il une étude effectuée par l’AMA ou ses collaborateurs pour corréler les taux urinaires et les quantités de clostébol appliquées sur la peau ? La réponse est simple : NON !

L’Agence fait des recherches sur les détections urinaires des substances, jamais sur l’efficacité des produits. Finalement c’est bien l’AMA le maillon faible de la lutte antidopage.

Tour de France ton histoire – Hommage à Louison Bobet qui, le 12 mars 2025, aurait eu 100 ans !

Par défaut

Tout savoir sur l’homme de St-Méen-le-Grand qui, parmi les champions cyclistes tricolores, fait partie du gotha.

Dans la Liste glorieuse chère à Henri Desgrange, il se situe avant Jacques Anquetil et Bernard Hinault qui, tous les deux, ont remporté cinq fois  la Grande Boucle. Louison Bobet s’est contenté de trois levées.

Le palmarès de l’Aigle de l’Izoard, trois fois lauréat de ce col de 1re catégorie, est riche d’épreuves-monuments, trois Tours de France, un championnat du monde et quatre classiques du Top 5 : Sanremo, Flandres, Roubaix et Lombardie.

Le document exclusif que nous proposons passe en revue son palmarès détaillé avec les dates attenantes. De même les résultats de son frère Jean sont listés.

La carrière pro de l’aîné, notamment les incidents de parcours, les blessures, les problèmes de santé ainsi que les sorties de route sont répertoriés et analysés.

Ensuite, nous abordons l’entraînement, l’alimentation, la course, le record de l’heure (qu’il n’a pas battu). Puis une longue partie aborde les soins et le dopage qui, déjà à l’époque, s’invitent dans le cyclisme. 32 citations de Louison Bobet abordent ce sujet. Mais d’autres auteurs s’invitent dans la discussion du fléau n° 1 de la compétition sportive.

Lors des années 1950 à 1970, les champions cyclistes font la réclame pour différents produits ; Bobet est l’un des plus sollicités et pas que pour le matos cycliste. Nous avons dénombré sans être exhaustif 24 publicités documentées.

Une autre partie de ce document décrit les difficultés pour un champion addict aux applaudissements d’arrêter sa carrière au bon moment. Bobet a dépassé ses prévisions de trois ans.

Un chapitre s’intéresse à la mémoire du nom de Bobet laissé par le triple lauréat du Tour sur des lieux publics : rues, stades, gymnases, stèles mais aussi au col d’Izoard et à quelques compétitions cyclistes-souvenirs réservées aux amateurs.

La dernière partie du document regroupe les références précises des livres et articles qui lui sont dédiés : livres, documents, hors-séries : 37 ; articles : 96.

Finalement, aucun ouvrage publié à ce jour sur Louison Bobet ne comporte autant d’infos que dans ce document.

Dopage – Actualité : deux cas positifs de sportifs de haut niveau qui, récemment, ont défrayé la chronique

Par défaut

Décryptage

  • Une triathlète contaminée lors de rapports intimes par son compagnon dopé au ligandrol (LGD-4033), un anabolisant non stéroïdien
  • Un judoka exclu des tatamis pendant 4 ans pour consommation d’ostarine, également un anabolisant non stéroïdien

Cyclisme – Fracture de la clavicule des lauréats du Tour de France de 1903 à 2025. Bilan décrypté.

Par défaut

Chris Froome est le 33e vainqueur de la Grande Boucle à être victime d’une fracture de la clavicule.

Tour de France ton histoire – La caravane publicitaire officielle et organisée avec un directeur date du 30 juin 1931

Par défaut

Et non de l’édition 1930, un ersazt embryonnaire

Un journaliste, auteur de nombreux ouvrages sur le vélo, nous a adressé une coupure de presse de L’Auto datée du 22 juin 1931, indiquant que la caravane publicitaire placée à l’arrière de la course en 1930 serait dorénavant à l’avant, précédant les coureurs d’une heure.

POINT DE VUE – Les débuts de la caravane publicitaire : soit, on l’a fait démarrer en 1921 (premiers véhicules réclames) ou le 30 juin 1931 (création officielle) mais certainement pas en 1930.

De 1921 à 1930, une caravane embryonnaire de quelques voitures

En réalité, depuis 1921, une à trois voitures fréquentaient le parcours du Tour de France, le plus souvent à l’arrière de la course. Le chocolat Menier a pénétré la Grande Boucle en 1926 ou 1927. Il est devenu officiellement sponsor du ravitaillement des coureurs en 1929.

L’année suivante, son chef Paul Thévenin précise que seulement trois voitures constituent l’ersatz de caravane : le chocolat Menier, le cirage Lion d’Or et les réveils Bayard.

Comme toutes les grandes créations du Tour, les choses se sont mises en place progressivement. Exemple : dès 1908, un ‘’prix de côtes’’ est proposé aux géants de la route. Le Grand Prix de la montagne que nous connaissons aujourd’hui ne sera officiellement créé qu’en 1933.

De même, le classement général permettant de distinguer le vainqueur final, sera fluctuant entre un classement au temps (1903-1904) et par points (1905-1912), puis retour au temps.

En ce qui concerne la caravane publicitaire, les premières voitures de commerce sont apparues sur le Tour 1921. Puis, bon an mal an, selon les témoignages, on en comptait quelques-unes. C’était une caravane pour le moins embryonnaire

En 1930, Paul Thévenin l’a rappelé, les marques publicitaires étaient au nombre de trois. L’article de Sport et Vie de 1963 explique, bien qu’à la suite du Tour 1930 et du changement de financement résultant de la création des équipes nationales à la charge de l’organisateur, l’idée de créer officiellement une caravane publicitaire tout en la réglementant s’imposait.


A partir de 1931, création officielle d’une caravane organisée et réglementée

Paul Thévenin, responsable publicitaire des chocolats Menier, témoigne qu’au printemps 1931, Robert Desmarets – chef de publicité à L’Auto et sur le Tour de France – réunit une vingtaine de sociétés pour organiser et réglementer officiellement la caravane publicitaire.

Reprenons les chiffres du nombre de véhicules publicitaires.

En 1930, il y en trois, selon Thévenin,  

En 1931 dans L’Auto du 22 juin, le nombre passe à 50 et les véhicules circulent une heure avant les coureurs ; c’est bien la preuve que la composition et l’organisation ont radicalement changé.

A partir des documents en notre possession, on peut conclure qu’entre 1921 et 1930 inclus, il y avait quelques voitures publicitaires alors que la caravane officielle et réglementée est apparue en ordre de marche au départ réel de la 25e Grande Boucle le 30 juin 1931 qui, cette année-là, se faisait au Vésinet (Yvelines) vers Caen (Calvados).

Nous vous proposons dans ce document les étapes de 1921  à aujourd’hui.

En fichier joint :

Document : les différentes étapes de la caravane publicitaire de 1921 à aujourd’hui

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Dopage – Afin d’échapper aux sanctions, les fluides corporels grimpent au hit-parade des excuses plus ou moins fumeuses…

Par défaut

Sauf que dans certains cas, c’est la vérité…vraie !

Décryptage.

La curleuse canadienne Briane Harris vient d’être blanchie par le Tribunal arbitral du sport (TAS) d’accusation de dopage.

Sa défense : devant le TAS, le 23 août 2024, elle a affirmé ne pas savoir ou soupçonner que son mari avait consommé du ligandrol (un Sarms mimant les effets des stéroïdes anabolisants) ni qu’un contact intime représentait un risque de contamination par des substances illicites.

Ce refrain « Je ne savais pas » est inaudible depuis plus de 20 ans et les premiers tests positifs détectés par l’antidopage à la suite de rapports intimes.

Qui plus est, Birane Harris est Canadienne ! Or, en 2019, un cas similaire – celui de la canoéiste Laurence Vincent-Lapointe, championne du monde à huit reprises – a été hypermédiatisé dans son pays, le Canada.

Rappelons que la règle de la Responsabilité objective (entrée en vigueur le 1er janvier 2004), impose au sportif de maîtriser la provenance de toutes les substances illicites décelées dans les liquides corporels.

Sauf qu’aujourd’hui, en 2025, compte tenu de sa fréquence dans les affaires de dopage, la contamination par transmission des fluides corporels ne peut plus faire partie de ‘’circonstances exceptionnelles’’.

En revanche, l’examen capillaire peut permettra dès le départ de la procédure d’un contrôle positif, de savoir si la substance présente dans les urines relève de la contamination passive (rapports sexuels, baisers buccaux, cunnilingus…) ou du dopage.

Une question majeure demeure : quelle est la raison motivée qui fait que dans le cas de Briane Harris, son conjoint consomme du Ligandrol, une substance non admise comme médicament mais exclusivement dédiée – en tant que complément alimentaire – à accroître forme et musculature ?

Finalement, chez Briane Harris, il y a manquement pour Responsabilité objective non respectée.

Après les excuses plus ou moins alambiquées régulièrement avancées tels que :

  • Compléments alimentaires contaminés,
  • Mon kiné m’a massé avec une pommade contenant une substance illicite
  • Ma sonnette était en panne [pour échapper au contrôle inopiné] ou mon portable était sur silencieux

Voici l’épidémie des débats amoureux contaminants.

Et quand, chez une femme mariée, l’amant sera le contaminant avec un produit destiné à accroître ses performances sous la couette, comment s’en sortira la maîtresse épinglée ? Va-t-elle impliquer le mari ou l’amant afin de lui faire payer les frais de procédure ?

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

En fichiers joints – Contaminations passives : le sexe au rapport – Les principaux cas par contamination sexuelle enregistrés depuis 2006

Compétitions et genres : cet objectif légitime doit être rendu possible

Par défaut

mais dans des joutes uniquement dédiées aux transgenres et hyperandrogènes. C’est la seule alternative éthique que doit envisager chaque fédération

Depuis les années 1960, on sait que les femmes hyperandrogènes et les transgenres tirent profit de leur état aux dépens des femmes cisgenres (**)

Donald Trump, président des Etats-Unis récemment élu, vient de signer le 06 février 2025 un décret particulièrement clair à l’adresse des transgenres femmes – nées hommes – et des hyperandrogènes de son pays : interdiction de participer à des compétitions féminines.

Nous préconisons une seule solution équitable : chaque fédération doit créer une catégorie dédiée aux transgenres et hyperandrogènes

Loin de nous l’idée d’écarter cette catégorie de genre du sport de compétition lorsqu’on sait [et moi le premier puisque j’ai publié de très nombreux articles sur la santé grâce au sport et notamment ‘’70 bonnes raisons de se bouger’’] que l’activité physique, même intense, est essentielle à l’équilibre mental et physiologique.

De nombreuses maladies chroniques sont nettement améliorées par des pratiques corporelles régulières et soutenues. Et ces effets favorables sont souvent supérieurs aux médicaments.

Pour tous ceux qui souhaitent enrichir leurs connaissances, nous proposons un texte publié avant les Jeux olympiques de Paris 2024, inspiré et commenté par le Dr JPDM et rédigé par Philippe Lambert, un journaliste scientifique reconnu.

Le texte intitulé : « JO : quid des athlètes intersexuées et transgenres ? » fait le point sur ce thème mobilisant tous les pseudo-scientifiques, adeptes de l’inclusion tous azimuts, dont le problème n’est pas ce qu’ils ignorent mais tout ce qu’ils croient savoir et qui est faux !

Tour de France – Rayon lecture – Dans ce 3e volet, Michel Gros, ex-directeur sportif de l’équipe Festina, s’intéresse à Vincent Lavenu

Par défaut

Vincent Lavenu, manageur de l’équipe Casino lors de cette 85e édition de juillet 1998, se retrouve dans l’œil du cyclone avec la garde à vue et la mise en examen de l’Italien Rodolfo Massi, son coureur.

Après Daniel Baal, président de la Fédération française de cyclisme (FFC) à l’époque de l’affaire Festina (1er volet du 28 janvier), Roger Lejeay, vice-président de la FFC (2e volet du 31 janvier), c’est au tour de Vincent Lavenu, manageur d’équipes de 1992 à 2024 et, notamment de l’équipe Casino au moment de l’affaire Festina , de l’un de ses coureurs, Pascal Chanteur, et du médecin italien Daniele Tarsi au service de Casino en 1997 et 1998.

MICHEL GROS – La passion du cyclisme et quelques vérités…St-Martin-la-Plaine (42), éd Phénicie, 2024. – 509 pages

Vincent LAVENU

Michel Gros témoigne de la suspicion concernant les méthodes de Daniele Tarsi, le préparateur médical de l’équipe Casino dirigée par Vincent Lavenu :

L’équipe Festina est impressionnée par toute l’équipe Casino qui, en début de saison, leur ‘’marche sur la tête’’

Histoire méconnue du contrat d’embauche par Festina de Daniele Tarsi, le médecin de l’équipe Casino

Au début du Tour 1998, avec l’arrestation de Willy Voet – le soigneur – la présence policière est attendue sur la course. Michel Gros rapporte l’histoire inédite du contrat d’embauche de Daniele Tarsi par Festina

Lavenu, au début de l’affaire Festina, demande à l’équipe de Virenque de dégager alors que lui-même, éclaboussé par la mise en examen de Massi, reste dans la course à la tête de l’équipe Casino

Effectivement, quelques jours plus tard, le 29 juillet 1998 exactement, Lavenu et son équipe vont être rattrapés par les effets collatéraux de l’affaire Festina. Plusieurs équipes sont perquisitionnées dont Casino. Son leader, Rodolfo Massi, 1er du Grand Prix de la montagne, est mis en examen pour présence de produits dopants en sa possession sans justification thérapeutique. Le quotidien Le Parisien du 31 juillet l’annonce à ses lecteurs :

On constate que Lavenu et Casino ont un double discours. Ils demandent à Festina de ‘’faire fissa pour dégager’’ alors qu’eux-mêmes, pris aussi par la patrouille policière, continuent leur route sur le Tour de France. Pars ailleurs, le cas Massi interpelle. Sur la nature des soins de l’équipe Casino chère à Lavenu. Toujours dans Le Parisien du 31 juillet, le quotidien généraliste nous en apprend un peu plus sur Rodolfo Massi dit Le Pharmacien.

Rodolfo Massi est accusé par deux coureurs ayant porté la tunique Casino d’être un pourvoyeur, d’où son surnom de ‘’Pharmacien’’

Avec Frédéric Pontier, coureur Casino en 1997, qui avait déjà mis en cause pour incitation au dopage, le staff médical de l’équipe dirigée par Lavenu, les accusations de Gilles Bouvard enfoncent le clou d’une pratique répréhensible.

Pour construire l’opinion de nos lecteurs, nous proposons en fichier joint les discours fluctuants et contradictoires de Vincent Lavenu sur les affaires de dopage qui ont impacté son parcours de directeur sportif/manageur de 1992 à 2024.

Tour de France – Rayon lecture – Michel Gros, ex-directeur sportif de l’équipe Festina, livre ses vérités (2e volet)

Par défaut

Sur quelques personnages ayant été éclaboussés par le tsunami Festina du Tour 1998

Après Daniel Baal, président de la Fédération française de cyclisme (FFC) à l’époque de l’affaire Festina, c’est au tour de Roger Legeay, le vice-président, de passer sur le gril…

Aujourd’hui, fondateur-président du Mouvement pour un cyclisme crédible (MPCC ) et ce depuis 2007.

 MICHEL GROS – La passion du cyclisme et quelques vérités… St-Martin-la-Plaine (42), éd Phénicie, 2024. – 509 pages

Après Daniel Baal (voir article du 28 janvier), Michel Gros tacle successivement Roger Legeay – ancien coureur devenu directeur sportif -, Vincent Lavenu, lui aussi ancien cyclard, puis patron d’une équipe, Pascal Chanteur, autre ancien coureur puis depuis 2008 président de l’UNCP, et Daniel Tarsi, un préparateur italien au service de l’équipe Casino avec des résultats stupéfiants.

Roger Legeay

Aujourd’hui, c’est l’emblématique directeur sportif des équipes Peugeot, Z, Gan et Crédit Agricole qui se retrouve sur le gril. Le tacle de Michel Gros figure page 311 de son bouquin : « A Lorient, la police n’est toujours pas là et Bruno Roussel est de plus en plus sous pression. En revanche, nous avons la visite de notre soigneur Jean Dalibot, évincé du Tour. Il est comme un fou et profère de graves menaces contre Bruno qui n’a pas besoin de ça. Mercredi 15 juillet, étape Plouay-Cholet, Bruno me demande prendre sa place dans la première file. Il souhaite essayer de dormir un peu à l’arrière de la voiture, dans la seconde file. Pendant l’étape, Roger Legeay vient à ma hauteur et me demande que l’équipe quitte le Tour. Je l’envoie promener. »

Page 312, le directeur sportif du Crédit Agricole, espérant écarter une équipe concurrente de premier plan, en remet une couche. C’est ce qu’écrit Michel Gros : « Pendant l’étape, Roger Legeay revient à la charge, me demandant pour la deuxième fois de nous retirer. Je l’éconduis poliment. »

Cyclisme – Rayon lecture – Michel Gros, l’ex-directeur sportif de Festina, livre ses vérités

Par défaut

sur quelques personnages ayant été éclaboussés par l’affaire du Tour de France 1998

Sur Daniel BAAL –

  • Président de la Fédération française de cyclisme (FFC) de 1993 à 2001;
  • Vice-président de l’Union cycliste internationale (UCI) de 1997 à 2001,
  • Dans l’organisation du Tour de France en tant que directeur

Un président de la FFC aux connaissances sur le dopage très approximatives

MICHEL GROS – La passion du cyclisme et quelques vérités…St-Martin-la-Plaine (42), éd Phénicie, 2024. – 509 pages

Michel Gros, directeur sportif de Festina de 1995 à 1999, témoigne d’un rendez-vous pris avec Daniel Baal dans les suites du tsunami Festina du Tour de France 1998 :

« Richard Virenque me dit vouloir rencontrer Daniel Baal, le vice-président de l’UCI. Monsieur Verbruggen est, lui, en vacances aux Maldives, pendant cette crise sans précédent. Le 28 juillet, nous nous retrouvons à Lausanne avec Richard Virenque. Daniel Baal me reçoit en premier et je lui exprime mon inquiétude pour le cyclisme. Il est, pour moi urgent de faire une table ronde avec toutes les parties du cyclisme. Je lui dis carrément que sur 189 coureurs au départ du Tour, il y en a au moins 180 qui fonctionnent à l’EPO, que ce soit par un dopage organisé par leur équipe ou non. Il me répond, esquissant même un sourire, qu’il ne me croit pas du tout. Que le dopage, c’est seulement Festina et peut-être TVM. Si je n’étais pas assis, j’en tomberais sur le cul !

J’ai l’impression qu’il croit vraiment à ce qu’il me raconte. Et c’est bien là le pire, de la part du vice-président de l’UCI ! La discussion est close et je laisse la place à Richard. » [pp 317-319]





Personnellement, en 2000, dans les pages ‘’Débats et opinions’’ du Figaro, j’avais publié un article sur les trois boss du cyclisme exerçant au moment de l’affaire Festina : « Dopage – Les dirigeants du cyclisme sont-ils de faux naïfs ? les forçats de la langue de bois ». J’avais résumé les ‘’états de service’’ de Jean-Marie Leblanc, ancien cycliste pro, ancien journaliste et directeur du Tour de France depuis 1989 et du deuxième homme fort de l’époque, Hein Verbruggen, actif dans les instances internationales du cyclisme depuis 1984 et président de l’UCI de 1991 à 2005. Pour le troisième personnage, Daniel Baal, dans les instances fédérales françaises (comité directeur de la FFC depuis 1981), que Michel Gros vient d’épingler dans ses discours, montrait qu’il n’avait pas une connaissance pointue sur le dopage en général et le cyclisme professionnel en particulier.

Dans Le Figaro du 07 novembre, je stigmatisais son ignorance : « Quant à, Daniel Baal, le président de la FFC, en exercice depuis le 20 février 1993, présent au comité directeur depuis 1981 et ancien coureur cycliste de première catégorie, il ne nous paraît pas être l’homme vraiment providentiel pour éradiquer le fléau. De même, lui aussi n’a découvert que tardivement l’arrivée de l’EPO qu’il situe en 1993. Ces trois dernières années, à chaque fois qu’émergeait un problème ou une situation anormale (dopage organisé sur le Tour de France 1998, premier bilan alarmant du suivi médical longitudinal, charges d’entraînement des féminines), Daniel Baal faisait part de son étonnement : « Je n’imaginais pas … ». On a du mal à comprendre l’ampleur de cette ignorance, d’autant plus qu’il affirme dans son livre témoignage ‘’Droit dans le mur’’ publié en 1999 : « Je continuerai à faire bénéficier l’UCI de mes connaissances, de mon expérience du terrain que je fréquente assidûment depuis plus de vingt-cinq ans » !  [Dr JPDM, Le Figaro, 07.11.2000]

Daniel Baal, un juge pour le moins partial à la solde d’ASO

Page 357 de son ouvrage, Michel Gros raconte un autre évènement dans lequel intervient Baal.

Les faits : l’équipe cycliste Jean Delatour créée au début de l’année 2000 avec, à sa tête, Jean-Pierre Frety, le patron, et Michel Gros le directeur sportif, postule pour une place dans la sélection pour le Tour de France. Delatour est recalée au prétexte que ses résultats sont moins bons que ceux de l’équipe Bonjour, elle aussi nouvelle dans le peloton. Michel Gros s’interroge sur la légitimité de Baal comme ‘’juge’’ de cette décision :

Dans ce même ouvrage, M. Gros taille aussi un costard à Roger Legeay (directeur sportif de l’équipe Crédit Agricole), à Vincent Lavenu (directeur sportif de l’équipe Casino-AG2R Prévoyance), au Dr Claire Condemine-Piron (médecin de l’équipe Festina une seule saison, en 1999).

Sur ces trois acteurs du cyclisme, tous proches de l’affaire Festina, nous publierons dans un prochain article, les commentaires de Michel Gros croisés avec les miens.

POST-IT – On a du mal à comprendre comment un homme aux importantes responsabilités dans une fédération sportive mais ignorant – dit-il – autant le phénomène dopage dans le cyclisme,  peut être performant à la tête d’une autre structure majeure, une banque neuvième groupe bancaire de la zone euro ! Surtout quand on lit son hagiographie rédigée par le service de communication du Crédit Mutuel Alliance Fédérale

POST-IT – On a du mal à comprendre comment un homme aux importantes responsabilités dans une fédération sportive mais ignorant – dit-il – autant le phénomène dopage dans le cyclisme,  peut être performant à la tête d’une autre structure majeure, une banque neuvième groupe bancaire de la zone euro ! Surtout quand on lit son hagiographie rédigée par le service de communication du Crédit Mutuel Alliance Fédérale

SERVICE PRESS du Crédit Mutuel Alliance Fédérale : Daniel Baal : Président de Crédit Mutuel Alliance Fédérale

« Président de Crédit Mutuel Alliance Fédérale, Daniel Baal a un parcours professionnel singulier. Dirigeant du neuvième groupe bancaire de la zone euro, Daniel Baal est un homme de terrain qui a fait de sa culture sportive un moteur de performance pour son entreprise où l’exigence et la bienveillance guident ses prises de décision. Reconnu pour son leadership et sa vision stratégique, Daniel Baal a ainsi gravi les échelons au sein du groupe et a contribué à faire de Crédit Mutuel Alliance Fédérale l’une des banques les plus performantes en France (…) En parallèle de ses fonctions au sein du groupe mutualiste, Daniel Baal, passionné de sport et notamment de cyclisme, devient à 36 ans le plus jeune président bénévole de la Fédération Française de Cyclisme (FFC) et le premier dirigeant alsacien élu à la tête d’une discipline olympique française. Durant ses deux mandats (1993-2001), le cyclisme français connaît un grand développement, dépassant les 100 000 licenciés ; il s’est particulièrement engagé dans la lutte contre le dopage et les dérives par rapport à l’éthique. Fin 2001, Daniel Baal met entre parenthèse sa carrière bancaire pour se consacrer pleinement au monde du sport. Ainsi, il occupe les postes de numéro 2 du Tour de France et directeur du cyclisme chez Amaury Sports Organisation. »

Commentaires JPDM – Baal occupera le poste de directeur du cyclisme pendant deux années (2002-2003). N’ayant pas convaincu le patron d’ASO, il sera remercié.

Dopage – Alpinisme : vaincre l’Everest grâce au Xénon, un gaz qui booste la production endogène d’EPO

Par défaut

en permettant de supprimer la marche d’approche (sic).

Coup de pub, mirage ou réalité ?

Expérimentation du Xénon pour vaincre l’Everest sans marche d’approche et donc sans acclimatation chez des alpinistes amateurs.

Un Autrichien/gourou d’une expédition commerciale, Likas Furtenbach, propose à ses clients potentiels une expédition destinée à atteindre le plus haut sommet de la planète (8 849 m) sans marche d’approche d’acclimatation à l’altitude mais en inhalant du Xénon pendant 30 minutes avant de rejoindre le camp de base.

POST-IT – La méthode de l’expé Xénon/Everest est-elle efficace ?

On ne sait pas si le promoteur autrichien de l’expédition Xénon/Everest prévue pour le printemps prochain a déjà expérimenté le protocole de 30 mn d’inhalation du gaz en le pratiquant à une seule reprise avant de rejoindre le camp de base car la procédure préconisée par les spécialistes russes pour booster la production d’EPO, de globules rouges et d’hémoglobine est très différente. Cette dernière consiste, à l’aide d’un masque, à inhaler un mélange composé à parts égales d’oxygène et de Xénon pendant quelques minutes avant de se coucher à raison de trois inhalations par semaine.

Or, le Xénon est un gaz qui figure sur la liste des substances illicites de l’Agence mondiale antidopage (AMA) depuis 2014.

Furtenbach évacue d’un revers de manche l’aspect répréhensible de la méthode en déclarant que : « L’alpinisme n’est pas un sport organisé donc, techniquement il ne peut y avoir de dopage ».

En clair, en alpinisme de haute altitude, il n’y a pas de contrôle antidopage donc on peut se ‘’charger’’.

Signalons que dès la fin du 2e conflit mondial, les amphétamines – des stimulants du système nerveux central permettant de dépasser les limites physiologiques du corps – largement utilisées par les combattants des deux camps, vont pénétrer les enceintes sportives et les activités outdoors.

A partir des années 1950, ces produits arrivent en masse dans le sport et dans les expéditions en haute montagne. Pendant 15 ans, de 1950 à 1964, les 14 plus hauts sommets de la planète dépassant tous la barrière mythique des 8 000 mètres, ont été vaincus par des grimpeurs sublimés aux amphétamines. Les Français Maurice Herzog et Louis Lachenal sont les premiers à gravir un plus de 8 000 m, en parvenant à la cime de l’Annapurna, le 03 juin 1950 en absorbant du Maxiton®. L’Everest (8 849 m) est conquis par Edmund Hilary (Nouvelle-Zélande) et Norgay Tenzing (Népal) le 29 mai 1953 avec l’aide de la Benzédrine®. Les allemands parviennent au sommet du Nanga Parbat (8 126m) grâce à l’exploit de l’Autrichien Hermann Buhl qui atteint la cime le 3 juillet 1953 alors qu’il est seul à grimper depuis l’altitude 7000 m en ayant recours au Pervitin®.

Les Italiens Achille Compagnoni et Lino Lacedelli s’adjugent le K2 (8 611 m) le 31 juillet 1954 en prenant de la Simpamina®. A l’époque ces différentes spécialités d’amphétamines sont considérées comme des produits de soutien en vue de la marche d’approche et de l’assaut final.

Dès 1987, dans Le Point mais surtout dans un ouvrage intitulé Drogues et Dopages, j’avais consacré un chapitre entier à la consommation des stimulants dans l’alpinisme de haut niveau. Et contrairement à ce que le Dr Jean-Paul Richalet, un physiologiste et médecin du sport de montagne, affirme : « Je crois que. le dopage existe là où il y a compétition, ce qui n’est pas le cas de l’alpinisme. » [Libération, 23.01.1997], même en montagne l’esprit de compétition est omniprésent pour atteindre le sommet, établir une première, vaincre une voie réputée hors limite, battre d’autres équipes de grimpeurs, faire tomber le record d’une ascension emblématique ( … ). Ajoutons que de tout temps, l’esprit de compétition fait partie intégrante des courses en haute montagne. Le journaliste Paul Herr du mensuel Sport Sélection des années 1950 en témoigne : « Si l’alpinisme ne permet pas l’homologation de records ni la désignation de champons, l’esprit de compétition existe néanmoins dans ce sport si particulier. » [Sport Sélection, 1954, n° 27, juillet, p 135]

La bataille de l’Himalaya, une compétition internationale

Et on peut ajouter qu’en 1950, la compétition faisait rage entre les principaux pays fréquentant les Alpes, à savoir la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse pour être la première nation à inscrire un 8 000 m à son palmarès. La France avait créé un Comité de l’Himalaya qui avait sélectionné en 1950 une équipe de France avec comme capitaine Maurice Herzog et pour mission : vaincre un 8 000 m. De même, la Grande-Bretagne en vue de la conquête du Toit du monde avait créé le Comité du Mont Everest. 

L’emploi de l’oxygène – Conduite dopante ou non ?

Parmi les meilleurs grimpeurs de haute altitude, certains considèrent que la ‘’banale’’ utilisation des bouteilles d’oxygène pour gravir l’assaut final des 7 000 – 8 000 m est une conduite dopante. Deux témoignages :

Eric Escoffier (France), himalayiste : « Grimper avec de l’oxygène aujourd’hui, c’est tricher ; je ne vois pas de différence avec Ben Johnson. » [L’Equipe Magazine, 29.10.1988]

Erhard Loretan (Suisse), himalayiste (vainqueur des quatorze 8 000 m) : « Quatre-vingt-dix pour cent des 600 personnes qui, à ce jour, ont atteint le sommet de l’Everest ont utilisé l’oxygène. Il faut jouer le jeu de la haute altitude. Seuls ceux qui sont capables de monter sans bouteilles doivent pouvoir effectuer cette ascension. Les autres se dirigeront vers des sommets moins élevés. » [Le Monde, 16.05.1997]

Dès 1922 et les premières utilisations de bouteilles d’oxygène, le président du Comité de l’Everest britannique en place à cette époque, faisait le distinguo entre ascension avec apport artificiel d’oxygène et sans : « Celui qui monterait à l’Everest sans oxygène serait considéré comme ayant accompli une action plus belle que celui qui y monterait en utilisant l’oxygène. » [in ‘’L’épopée de l’Everest’’. – Paris, éd. Arthaud, 1947. – 340 p (p 109)]

Tout cela montre bien qu’en alpinisme, le débat sur le dopage s’alimente en permanence depuis un siècle. L’arrivée du xénon ne fait que booster la controverse.

Xénon – Comment ça dope ?

Le mécanisme du Xénon boostant la production endogène d’EPO est le même que les différents gaz induisant une hypoxie tels que l’argon, le cobalt, le monoxyde de carbone et les chambres d’altitude. Ainsi, une inhalation calibrée à ces différents gaz produit une hypoxémie (diminution de l’oxygène sanguine) pouvant, à son tour, provoquer – en activant les facteurs inductibles par l’hypoxie (HIF) – une sécrétion accrue d’EPO favorisant une polyglobulie d’altitude et son corollaire, une meilleure oxygénation des tissus, notamment musculaires.

Précisons que le Xénon, le cobalt et l’argon sont référencés dans la liste des substances illicites de l’AMA depuis 2014. Le monoxyde de carbone (CO) ne s’y trouve pas. Mais, par assimilation au mécanisme des trois autres, il doit être considéré comme prohibé en sachant que l’AMA et ses laboratoires officiels sont incapables de le détecter.

Par ailleurs, les tentes et chambres hypoxiques, elles, sont autorisées.

Et avec le Xénon qu’est-ce que vous prendrez en plus pour l’ascension ? (1)

Le trekking d’altitude est à la mode chez les touristes argentés. Chaque année, le Népal accueille plusieurs dizaines de milliers de randonneurs en provenance des pays occidentaux ! Parmi eux, nombreux sont ceux qui ont dépassé la quarantaine et dont le système vasculaire montre  les premiers signes de lassitude. Par crainte d’une défaillance, les organisateurs de ces voyages sportifs poussent d’ailleurs à la consommation pharmaceutique. Ils conseillent aux marcheurs de se faire prescrire préventivement des médicaments anti-MAM : corticoïdes, diurétiques, acide acétylsalicylique et Viagra®.

Rappelons qu’en dessous de 2 000 mètres d’altitude, ce Mal Aigu des Montagnes (MAM) ne touche que 10 à 15 % des gens. Puis la proportion grimpe à 50 % au- dessus de 3.000 mètres et à 75 % après 4 000 mètres. Dans la plupart des cas, le MAM est bénin et régresse spontanément. Mais il peut également évoluer vers l’œdème cérébral de haute altitude, potentiellement mortel. D’où la surconsommation préventive de certains médocs de la perf.

Cette dérive ne concerne pas seulement les sports classiques – athlétisme, cyclisme, tennis, etc. – où chacun se mesure à l’adversaire; elle s’inscrit également parmi les circonstances de vie où l’on se bat davantage contre soi-même. Comme en alpinisme. Par la prise de médicaments, on cherche en somme à pallier ses faiblesses et on se lance dans des conquêtes auxquelles on n’aurait pas pu prétendre si l’on avait dû compter sur ses propres forces. Ainsi, les citadins sont de plus en plus nombreux à se faire tracter, moyennant finances, en haut de l’Everest, malgré une condition physique très éloignée des exigences de l’effort en altitude. Le Xénon et autres médocs tels que corticos et diurétiques risquent d’encourager cette banalisation de l’exploit qui est au véritable alpinisme, ce que le « fast food » est à  la gastronomie. »

  • Consulter le tableau en fichier joint (PDF) référençant les médocs de la performance utilisés par les alpinistes depuis 1883.

Alpinisme et compétition

Dès les années 1950, le journaliste Paul Herr démontre que la notion de compétition est omniprésente dans le milieu des ascensions ; or, où il y a compétition, le dopage s’invite.

« Si l’alpinisme ne permet pas l’homologation de records ni la désignation de champions, l’esprit de compétition existe néanmoins dans ce sport si particulier. Pourtant des épreuves de classement, non des alpinistes, mais des courses, ont été entreprises. C’est dans les Dolomites que l’on commença à ranger les passages rocheux selon six catégories de difficulté croissante. L’accord des alpinistes se fit assez rapidement sur la cotation qui comporte six degrés. La rivalité et l’émulation des alpinistes n’ont d’ailleurs pas attendu cette cotation pour se manifester. A l’origine ce fut la chasse aux grandes premières. Cette course aux premières a vu son aboutissement le jour où Edmund Hillary et Norgay Tensing ont conquis l’Everest. » [Paul Herr. – Sport-Sélection, 1954, n° 27, juillet, p 135]

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIERS JOINTS :

  • Alpinisme – Tableau : les médocs de la performance depuis 1883
  • Les Russes à plein gaz grâce au Xénon
  • La réglementation antidopage du Xénon depuis 2014

Dopage – José Azevedo, ex-cycliste de l’US Postal, un champion de l’enfumage toutes catégories

Par défaut

Coéquipier de Lance Armstrong (LA) dans les équipes US Postal et Discovery Channel, il assure que celui-ci ne trichait pas. C’est ce qu’il vient d’affirmer à O Joro, un média portugais, partagé par le site canadien lesnews.ca en expliquant sans sourcilier qu’il n’a jamais eu connaissance des violations des règles antidopage par Armstrong dit le Boss du peloton des années 1999-2005.

Tour de France – L’Espagnol Bernardo Ruiz Navarette, 3e du Tour 1952, ce jour 8 janvier fête ses 100 ans

Par défaut

En moins d’un an, c’est le troisième Géant de la Route à passer ce cap

Le premier Tour de France à franchir la ligne des 100 ans a été l’Italien Pietro Righetti en 2001, le 2e le Belge Emile Brichard en 2004, le 3e le Français Marcel Renaud en 2010, le 4e son compatriote Emile Idée en 2020.

Depuis le premier Tour de France en 1903, seuls quatre coureurs avaient passé la barre mythique des 100 ans.

Aujourd’hui, en moins de 365 jours, trois nouveaux centenaires ont rejoint le ‘‘club‘‘ : les Français Charles Coste et Antonin Rolland ainsi que l’Espagnol Bernardo Ruiz Navarette. Cette tendance ne fait que s’intensifier puisqu’à ce jour nous recensons six Tour de France encore en vie à moins de trois ans des 100 ans. Cette évolution de la longévité touche toute la société. En 1901, ils étaient 100 centenaires pour 39 millions d’habitants; en 2009, 20 000 pour 64,7 M; en 2024, 31 000 pour 68 M.

Pour rendre hommage à Bernardo Ruiz, nous avons regroupé quelques data, repères  et faits marquants enregistrés tout au long de sa carrière.

Tour de France ton histoire – Hommage aux 33 Géants de la Grande Boucle disparus en 2024

Par défaut

Ils étaient 36 en 2022 et 28 en 2023. Les 33 Tour de France décédés en 2024 avaient atteint une longévité moyenne de 82 ans 5 mois.

MISE A JOUR : par rapport à la version publiée le 4 janvier 2025, l’Anglais John Clarey, décédé en décembre 2024 mais seulement révélé fin janvier, s’est ajouté à la liste

Afin d’honorer la mémoire de ces cyclistes qui ont versé des litres et des litres de sueur sur l’asphalte pendant leur participation à la Grande Randonnée de juillet et qui, en 2024, ont rejoint d’autres parcours invisibles, nous proposons de rappeler pour chacun des 32 disparus quelques repères qui aideront à les  garder dans nos mémoires. Ils ont su nous captiver par leurs performances sur les routes du Tour.

Certains tels Raphaël Geminiani (12), Rolf Wolfshohl (9), Lily Bergaud (7) ou Rik Van Looy (7), ont plusieurs Boucles au compteur alors que d’autres n’ont participé qu’à une seule édition. Pour ces derniers, prendre le départ d’une unique Randonnée de Juillet est déjà un titre de gloire qui les a marqués à vie.

POINT DE VUE

C’est l’organisateur du Tour de France qui devrait, chaque année, honorer ses serviteurs que sont les coureurs ayant participé à la Grande Boucle, en rappelant lors de la présentation du Tour, la totalité de ceux qui nous ont quittés et non deux ou trois maillots jaunes emblématiques ainsi que ceux qui ont pris leur retraite de cycliste professionnel.

Lors de cette manifestation à grand spectacle ce sont surtout les sponsors et la ville du Grand Départ qui sont célébrés. Le Livre de Route du Tour de France remis au départ à tous les concernés par l’épreuve (coureurs, caravane publicitaire, staffs médico-techniques, officiels..) devrait comporter la liste des disparus et des retraités du peloton de l’année écoulée. Pour l’organisateur, la moindre des choses serait de faire un hommage appuyé – qu’ils soient leaders ou équipiers – à ces contributeurs incontournables au service de la gloire du Tour de France.

24 Heures du Mans – 11 juin 1955 – Plus de 80 morts. On cherche toujours les responsables…

Par défaut

Les enquêteurs occultent la consommation d’amphétamines par les pilotes alors qu’elles sont omniprésentes dans les compétitions auto d’endurance de cette époque.

Il y aura 70 ans !

En 2025, commémoration de l’effroyable accident du Mans

Tour à tour sont évoqués la fatalité (JM Fangio), un extraordinaire concours de circonstances (Paul Frère), l’absence de faute de conduite ou de pilotage ni d’infractions (soit au code de la route français, soit aux règlements internationaux) ni imprudence, ni maladresses commises par des pilotes.

L’organisation matérielle du circuit, la protection du public, les mesures de protection et de sécurité étaient d’autre part conformes aux règlements en vigueur.

La justice (non-lieu délivré le 10 novembre 1956) et les pilotes impliqués dans la catastrophe se rangent derrière l’expression ‘’Circulez, il n’y a rien à voir’’. A aucun moment, l’usage des amplificateurs artificiels de vitesse que sont les amphétamines consommées par de nombreux pilotes d’endurance, notamment pendant les 24 Heures du Mans, ne sont évoqués.

Tour de France ton histoire – Un ancien vainqueur d’étapes, Emile Idée, s’est éteint le 30 décembre à l’âge de 104 ans 5 mois

Par défaut

Surnommé Le Roi de Chevreuse pour ses performances dans le final d’épreuves empruntant cette région bosselée d’Ile-de-France – notamment lors de ses cinq succès dans le Critérium National.

Emile Idée n’est pas le plus âgé des cyclistes ayant fréquenté la Grande Boucle, à avoir dépassé 104 ans. Il est devancé de deux mois par le Belge Emile Brichard (décédé à 104 ans 7 mois) qui avait abandonné au cours de la 1re étape du Tour 1926.

           

Le premier Tour de France à dépasser 100 ans a été l’Italien Pietro Righetti en janvier 1999, le 2e le Belge Emile Brichard en décembre 1999, le 3e le Français Marcel Renaud en 2009, le 4e Emile Idée en 2020.

Depuis le premier Tour de France en 1903, seuls quatre coureurs avaient passé la barre mythique des 100 ans.

Aujourd’hui, en moins de 365 jours, trois nouveaux centenaires ont rejoint le ‘‘club‘‘ : les Français Charles Coste et Antonin Rolland ainsi que l’Espagnol Bernardo Ruiz Navarette (le 08 janvier prochain).

Cette tendance ne fait que s’intensifier puisqu’à ce jour nous recensons six Tour de France encore en vie à moins de trois ans des 100 ans.

Cette évolution de la longévité touche toute la société. En 1901, ils étaient 100 centenaires pour 39 millions d’habitants; en 2009, 20 000; en 2024, 31 000 pour 68 millions.

Afin de rendre hommage à Emile Idée, nous avons regroupé quelques data et repères enregistrés tout au long de sa carrière.

Dopage ton histoire – Rayon lecture – Dopage sportif. Substances illicites, drogues récréatives et addictions

Par défaut

Entretien du Dr Jean-Pierre de Mondenard pour la Revue scientifique Histoire – médecine et santé, n° 26, hiver 2024

Pour tous les passionnés voulant se documenter sur l’usage omniprésent des amplificateurs artificiels de la performance chez les compétiteurs, dans tous les sports, je les invite à lire ma dernière production dans le n° 26 d’Histoire, médecine et santé.

L’ensemble du numéro est consacré aux drogues. J’interviens sous forme d’un entretien de 15 pages sur : Dopage sportif, substances illicites et addictions. Mes débuts actifs comme médecin dans les grandes épreuves cyclistes et mon implication dans la lutte antidopage, mais pas que, sont évoqués sans langue de bois depuis mon implication au tournant des années 1970.

Tour de France ton histoire – Rik Van Looy, l’Empereur d’Herentals, tire sa révérence à 91 ans

Par défaut

Hommage à ce champion hors norme qui figure, par le nombre de ses victoires professionnelles, en deuxième position derrière Eddy Merckx et devant Rik Van Steenbergen

  • Il a quasiment tout gagné, sauf Bordeaux-Paris, le Derby de la Route, une course à part derrière engin motorisé.
  • Ses exploits singuliers font de lui l’un des coureurs les plus ‘’voraces’’ de tous les temps; le coureur H, autre surnom qui lui est attribué en rasion de ses démarrages faisant éclater le peloton comme une bombe, a remporté les cinq classiques-Monuments : Milan-Sanremo (1 fois), Tour des Flandres (2), Paris-Roubaix (3), Liège-Bastogne-Liège (1), Tour de Lombardie (1). Il est le premier coureur à faire ce Grand Chelem
  • Gagné au moins une étape dans chacun des trois Tours Monuments. Au total, 37 étapes victorieuses
  • Porté le maillot de leader dans les trois Grands Tours.
  • Ainsi que le paletot arc-en-ciel à deux reprises.

Tour de France ton histoire – Anniversaire à souhaiter à Jacques Marinelli qui, ce jour 15 décembre, fête ses 99 ans !

Par défaut

C’est une performance de haut niveau pour un coureur du Tour de France (3e de l’édition 1949) qui rejoint d’autres Géants du Tour encore en vie : Emile Idée (104 ans), Antonin Rolland (100 ans), Charles Coste (100 ans),Bernard Ruiz Navarette (99 ans), Eugène Telotte (98 ans), Gilbert Bauvin (97 ans).

Jacques Marinelli, cycliste professionnel de 1948 à 1954

Jacques Marinelli a atteint également le haut niveau professionnel.

Après une formation d’ajusteur-outilleur, à sa retraite, il devient vélociste puis ouvre un magasin d’électroménager pour, ensuite, prendre la direction du Castorama de Melun (Seine-et-Marne) et obtenir la magistrature de cette ville et ce jusqu’en 2001.

Le renom d’un coureur cycliste s’étalonne sur le nombre de surnoms. J’en ai comptabilisé 10 : La Perruche (par Albert de Wetter ou Roger Bastide en référence au maillot jaune et la casquette verte, couleur de l’équipe) ; Marinette (ses coéquipiers de l’Ile-de-France dans le Tour 1949) ; Môme Marinette ; La Puce de Blanc-Mesnil ; Vitamine (par José Beyaert) ; Le Coureur de poche ; Le Petit Poucet ; Le Géant Digest ; L’Enfant du Tour ; Le Petit Jacques.

Dopage ton histoire – Années 1950-1960 : plusieurs décès de cyclistes en course vont déclencher la lutte officielle (2e volet)

Par défaut

La constance dans l’origine de ces morts prématurées est due à l’utilisation de stimulants dans les courses cyclistes mais pas seulement puisque les Quatorze sommets de la planète dépassant 8 000 m et vaincus de 1950 à 1964, l’ont été grâce à l’utilisation de l’Alpha-méthyl-phényléthyl-amine, plus connue sous le nom d’amphétamine.

Définition

Ce sont des substances synthétiques agissant essentiellement comme stimulant du système nerveux central. Elles réveillent l’esprit (c’est pour cela qu’on s’en sert pour lutter contre la somnolence et le sommeil) et provoquent une exaltation des activités motrice et psychique, ce qui a pour effet de faciliter le travail physique et intellectuel. Après l’absorption de ces produits, le sujet se sent euphorique, plus sûr de lui, plus décidé, plus efficace; la fatigue et l’apathie diminuent considérablement, la faim se fait moins sentir. C’est pour cet effet tonique,  » stimulant « , que les dérivés amphétaminiques sont largement utilisés dès la sortie du 2e Conflit mondial par les personnes qui cherchent à accroître leur rendement physique ou intellectuel (certains sportifs, des étudiants en période d’examen, etc.). Deux slogans ont facilité sa diffusion auprès du public:  » donne du nerf aux gens fatigués  » et « deux pilules valent mieux qu’un mois de vacances’’.

Dans un document publié début 1968 par la Revue de médecine du sport intitulé ‘’Combattez le doping’’, rédigé par le Bureau médical du ministère de la Jeunesse et des Sports, il est rappelé que de nombreux accidents ont été publiés dans la littérature médicale ou paramédicale mettant en cause l’utilisation d’amphétamines à l’effort : « Le danger de ces produits réside dans la suppression des signes et symptômes de la fatigue. Des souris traitées aux amphétamines deviennent capables de faire des sauts disproportionnés à leurs possibilités habituelles mais désordonnés. Mais alors que l’animal peut être forcé et atteindre la limite physiologique de l’effort, la dépasser et succomber, l’homme, au cours de l’effort sportif, garde son ‘’libre arbitre de l’effort’’. Ce n’est que lorsqu’il est drogué ou dopé qu’il perd cette liberté de décision. Certes, cette liberté de choix peut être annihilée dans certaines conditions dramatiques de survie ; nous ne sommes plus alors dans le cas de l’effort sportif. »


[1] 1er volet – Les tout débuts des premières expertises antidopage : 1952-1955 en France et en Italie – Blog JPDM publié le 07 décembre 2024

Dopage – Les tout premiers contrôles ont eu lieu en juillet 1952 dans le cyclisme

Par défaut

Alors que les instances olympiques s’attribuent la paternité des premiers tests et réglementations aux Jeux de Mexico, en 1968

C’est bien sûr une fake news !

Une idée reçue qui a la vie dure colportée par les toutologues et autres ultracrépidariens

En réalité, les pionniers de l’antidopage exerçaient dans le cyclisme au début des années 1950. Témoignages des contemporains.

Le dopage n’est pas seulement stimulé par la compétition entre les hommes mais aussi par l’ignorance de tous ceux qui sont chargés de commenter l’actualité des médocs amplificateurs artificiels de performance. D’où le nombre pléthorique des idées reçues sur les dérives biologiques des ‘’semeurs d’énergie’’, notamment sur les tout premiers contrôles antidopage effectués dans le monde du sport.

Comme souvent dans l’histoire du dopage et de son contrôle, les pionniers sont ignorés, voire remplacés, et leurs actions novatrices reprises pour leur propre compte par des personnages arrogants autant qu’ignares

C’est l’Espagnol Juan Antonio Samaranch, président du CIO de 1980 à 2001, qui va étaler sa pseudo-science d’historien sur le dopage en répétant que : « Le CIO est la première organisation à avoir commencé la lutte en 1968 aux Jeux de Mexico. Il y a eu ensuite, à Séoul en 1988, la suspension par nous-mêmes de l’athlète le plus populaire. Les fédérations internationales et les comités olympiques nationaux ont commencé à lutter contre le dopage à partir de ce moment-là. » [Le Monde, 15.09.2000]

Un commentaire de cette tirade s’impose.

Avant les Jeux de Mexico en octobre 1968, il y a eu la même année les Jeux d’hiver à Grenoble où les premiers contrôles olympiques ont été effectués sous la conduite d’Alexandre de Mérode président de la commission médicale du CIO. Par ailleurs, son autosatisfaction d’avoir épinglé Ben Johnson à Séoul ne manque pas de sel lorsqu’on sait qu’à l’époque du test positif du Canadien le 24 septembre 1988, Samaranch en a voulu  à de Mérode. Le mot est faible puisqu’il ne lui a plus adressé la parole pendant six mois.

Dans un deuxième temps, Samaranch a compris que d’avoir sanctionné la star n° 1 des Jeux de Séoul crédibilisait l’action antidopage du CIO et devenait un argument de promotion de l’action olympique. Comme tous ceux qui atteignent de hautes fonctions, ils deviennent les champions du monde du volte-face.

En réalité, la lutte antidopage a pris corps dans le cyclisme au début des années 1950 à la suite de plusieurs défaillances en course se terminant par un décès. L’Italie et la France, les deux nations les plus impliquées dans les épreuves sur route vont débuter des expertises au départ et à l’arrivée des courses.

C’est à Helsinki, ville organisatrice des JO en 1952 que des tests sont effectués sur les seuls cyclistes tricolores à l’initiative des dirigeants français sans que l’organisme olympique soit partie prenante dans cette investigation innovante.

EN FICHIER JOINT (PDF) : Fake news : la lutte antidopage a débuté en 1968 aux Jeux de Mexico (suite de l’article)

Impact du dopage – 30 sportifs de haut niveau qui ont hypermédiatisé des substances illicites

Par défaut

Diego Maradona, Ben Johnson, Lance Armstrong, Jannik Sinner ou Paul Pogba – tous stars dans leur sport – sont connus par leurs performances sur le terrain mais également par la molécule qui les a mis au-devant de la scène, à la une de la presse.

Depuis le début des tests analytiques du dopage en 1966, différents acteurs de la performance physique sont tombés dans les éprouvettes pour avoir pris volontairement un médoc illicite ou par contamination dite à son insu (viande, rapport sexuel, complément alimentaire).

Pour la plupart, en raison de leur rang : maillot jaune, n° 1 mondial, star de sa spécialité, ces sportifs ont indirectement médiatisé un produit illicite jusqu’alors inconnu du grand public mais aussi des journalistes : clenbutérol, probénécide, roxadustat, DHEA, clostébol, meldonium…

La trentaine de cas suivants vont forcément laisser une trace dans l’histoire du dopage et seront cités régulièrement lorsqu’un sportif sera pris par la patrouille avec la même substance. Par exemple, chaque fois qu’un cas positif au stanozolol est révélé dans le commentaire de l’article, il est signalé ‘’le même produit qui a fait tomber le Canadien Ben Johnson lors de la finale aux Jeux de Séoul en 1988.’’

De même, si la substance détectée est de l’éphédrine, il sera rappelé le cas positif de la cycliste Jeannie Longo en 1987.

EN FICHIER JOINT – 30 Stars du sport qui, à leur insu, ont médiatisé le produit détecté dans leurs liquides corporels

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Dopage – Le trio des produits-miracles : bicarbonate de sodium, ketones et monoxyde de carbone booste la suspicion à l’encontre des quatre meilleurs cyclistes actuels

Par défaut

L’avantage pour tous les sportifs c’est que ces trois médocs de la performance ne sont pas référencés en toutes lettres dans la liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA) mais  qu’en plus ils ne sont pas détectables de façon formelle dans le cadre d’un test antidopage. Donc, aucun risque d’être testé positif et vilipendé pour ce faux-pas par une certaine presse toujours à l’affût de dénoncer alors qu’elle n’y connaît pas grand-chose.

Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur le bicarbonate de sodium utilisé dans le sport de compétition depuis le milieu des années 1920, notamment par le nageur américain Johnny Weissmuller lauréat de cinq médailles d’or aux Jeux olympiques de 1924 et 1928.

Pourquoi le bicarbonate de sodium fait-il partie depuis si longtemps de la pharmacie haute performance des sportifs ?

A l’effort intense, il y a production d’acide lactique, une substance qui apparaît lors du déclenchement du système énergétique en l’absence d’oxygène dit ‘’anaérobie lactique’’. Lorsque l’activité musculaire dépasse un certain seuil d’intensité, cet acide pourrait provoquer des effets négatifs sur la gestuelle musculaire : crampes, jambes raides, douleurs musculaires dans les fesses, les cuisses, les lombaires, céphalées, sensations de sang dans la bouche…Sauf que la preuve de ces effets entravant la contraction musculaire n’ont jamais été démontrés. En contradiction avec cette explication de perturbateur musculaire, une maladie métabolique connue se manifeste par une absence d’augmentation de l’acide lactique à l’effort alors qu’au contraire les muscles souffrent de plus en plus. Quoi qu’il en soit, pour les partisans convaincus, consommer des alcalins (bicarbonate de sodium) dans l’environnement d’un entraînement ou d’une compétition  c’est limiter l’élévation des lactates et, par ricochet, les douleurs musculaires.

Eclairons les lecteurs sur trois croyances erronées sur l’acide lactique colportées par des pseudo-experts

L’acide lactique, en l’absence d’oxygène, est produit par l’entremise du système anaérobie lactique, lequel permet au corps humain de créer de l’énergie rapidement grâce à la dégradation des sucres (glucose, glycogène) sans l’utilisation d’oxygène. Dès sa formation dans la cellule musculaire, l’acide lactique se dissocie en une molécule de lactate et un proton d’hydrogène (H+), ce qui signifie que l’acide lactique ne s’accumule jamais dans le muscle.

La biographie de Luc Leblanc, le champion du monde 1994 à Agrigente (Sicile) publiée en 2023 témoigne que l’acide lactique est un produit très mal connu par le peloton mais pas que ! L’acide lactique y figure à la rubrique détoxiner : « Après une étape où on a fourni beaucoup d’efforts et accumulé de l’acide lactique dans les muscles, on enfourche un home-trainer et on tourne les jambes en moulinant pour éliminer les toxines. » [Luc Leblanc. – Moi, Lucho. L’important c’est de rester vivant. – Paris, éd. Solar, 2023. – 296 p (p 287)]

Deux cents pages en amont, Leblanc avait déjà abordé le thème de comment détoxiner avec un home-trainer : « Maintenant, au lieu de récupérer autour de la table, je les vois remonter sur le vélo fixé à un home-trainer et pendant vingt minutes, ils tournent les jambes, à basse fréquence pour ‘’détoxiner’’. » [p 69]

Sur ce, un fidèle lecteur du blog m’a interpellé sur les fausses croyances accolées à l’acide lactique : « Pourriez-vous corriger les ‘’trois croyances erronées sur l’acide lactique’’ ? Que devons-nous savoir à la place ? » [S. Louis – contact blog le 12 juin 2023]

Trois éléments de réponse

  • Le rôle principal de l’acide lactique est de participer à l’énergétique musculaire. Le lactate constitue une source d’énergie, c’est-à-dire que le corps peut l’utiliser comme carburant pour produire de l’énergie. Au repos son utilisation représente de 3 à 5% de l’énergie fournie et ce taux peut atteindre jusqu’à 10% pendant l’exercice.
  • L’acide lactique ne s’accumule jamais dans le muscle puisqu’il se trouve dans le sang. A la suite d’un exercice intense, le niveau d’acidité qui a augmenté met environ 10 minutes à revenir à sa valeur de repos. Toutefois, 2 à 3 minutes de repos suffisent au muscle pour retrouver presque complètement sa capacité de performance après un exercice intense ayant provoqué son épuisement. Cette différence de durée minimise l’importance à accorder à la hausse du niveau d’acidité comme cause de fatigue dans une performance d’intensité élevée d’une durée de 20 secondes à 2 minutes.
  • Enfin, ce n’est pas un déchet qui s’élimine par le foie, les urines ou autre. Lors d’un effort de récupération (home-trainer, footing…) après un entraînement ou une compétition, l’acide lactique est recyclé pour intervenir à nouveau et plus rapidement dans la production énergétique. On sait aussi que cet acide lactique n’est pas un déchet inutile comme souvent affirmé par les sportifs et leurs staffs sous-informés ; en effet, il peut être retransformé par le foie en glycogène, un carburant de l’effort de moyenne et longue durée.

Pourquoi aujourd’hui le bicarbonate de sodium fait-il partie des préoccupations des sportifs de haut-niveau et de leurs staffs ?

Il y a quatre ans, un laboratoire suédois basé à Göteborg a mis au point Maurten Bicarb System, un hydrogel comportant une association de glucides et de bicarbonate permettant une absorption de doses élevées tout en ne provoquant que peu d’effets négatifs sur la sphère digestive. Depuis, avec un grand battage médiatique relayé par des stars de la compétition sportive, notamment cycliste, le Bicard System fait l’objet d’une grande diffusion dans les enceintes athlétiques. D’où la question qui fâche : faut-il le considérer comme un dopant ? En tout cas, selon le concepteur suédois, le produit améliore les performances mais les échos des vestiaires notent quand même des contraintes digestives. Ces deux commentaires pour le moins rangent le bicarbonate de sodium sous l’étiquette de conduite dopante. Effectivement dans la vie courante (cinéma, courses au supermarché, etc.) en dehors des périodes d’entraînement et de compétition, le sportif ne consomme pas le Maurten Bicarb System.

Lecteurs passionnés par la physiologie de l’effort, pour vous faire une opinion plus pointue sur la question : dopant ou pas dopant, substance efficace ou sans effet sur le rendement athlétique, nous proposons la fiche du Dictionnaire du dopage consacrée au bicarbonate de sodium en tant que « médoc de la performance ».

En fichier joint : Dictionnaire du dopage : la fiche actualisée et enrichie sur les ALCALINS (bicarbonate de sodium)

Dopage ton histoire – Centenaire du Tour de France 1925. En ce temps-là, à quoi carburaient les Géants de la route ?

Par défaut

Dès les premières compétitions cyclistes organisées pendant le dernier quart du XIXe siècle, les stimulants et autres substances revigorantes d’aide à la performance étaient consommés.

Nous proposons de détailler les pharmacies des cracks de la pédale. Pour ce faire, nous nous appuyons sur les textes publiés il y a un siècle. Ces textes sont issus de l’environnement immédiat de 1925.

Tour de France ton histoire – Centenaire du Tour 1925.

Par défaut

Contribution à la connaissance de tous les acteurs, des suiveurs et des conditions de course il y a un siècle (document exclusif et unique)

Sont abordés les différents aspects de la plus grande épreuve cycliste au monde avec documents d’époque et illustrations.

C’était il y a un siècle…

  • Podium,
  • Parcours,
  • Chiffres (partants, arrivants, néophytes, abandons…),
  • Réglementation,
  • Innovations,
  • Etat-major de l’organisation,
  • Presse (envoyés spéciaux sur la course),
  • A-côtés /Autour du Tour et, bien sûr,
  • Dopage (témoignages des contemporains)

Ce document sur le Tour de France 1925 présente divers aspects de cette course emblématique, incluant le podium, le parcours, les statistiques, la réglementation, les innovations, l’organisation, la couverture médiatique, ainsi que les témoignages sur le dopage [ce dernier thème fera l’objet d’un prochain article exclusif sur les drogues de la performance de l’époque]. Ce contenu s’étend sur douze pages et révèle de nombreuses informations méconnues.

En fichier joint (PDF) : TOUR DE FRANCE 1925 (19e édition)

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur twitter mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Dopage – SNUS (nicotine) : une substance efficace sur la performance sportive

Par défaut

Mais toujours en liste d’attente dans le Code mondial antidopage, donc sans risque de sanction pour les consommateurs

L’usage du SNUS est parfaitement connu et très répandu depuis des décennies dans de nombreux sports mais ses effets stimulants et cognitifs sur la sphère mentale des compétiteurs sont toujours mésestimés par l’Agence mondiale antidopage (AMA)

Rappelons que le Snus contient de la nicotine, un stimulant cérébral

– améliorant l’énergie mentale,

– inhibant l’appétit et la douleur,

– augmentant l’anabolisme protidique (effet anabolisant),

– boostant la rapidité des réponses sensorielles, visuelles, motrices.

– facilitant la mise en action en augmentant la fréquence cardiaque et la libération du glucose.

le tout caractérisant les aptitudes dopantes d’une substance.

D’ailleurs depuis 2012 l’Agence mondiale antidopage a inscrit la nicotine sur sa liste d’attente (programme de surveillance) mais cette présence risque de s’éterniser car les labos ne peuvent pas faire la différence entre fumer une à deux cigarettes et se doper à la nicotine.

TWEETS (parus sur X) JPDM

Dopage Football – Affaire MBappé – Dans Le Figaro, un témoin proche d’un International Bleu, explique l’attraction des footeux pour la Suède : les femmes sont plus discrètes qu’ailleurs mais ils trouvent aussi plus facilement dans les pays nordiques du SNUS, un stimulant à base de nicotine.

Dopage Football – Depuis 1920 la nicotine fait partie de la panoplie dopante des footeux. Le Gallois Bill Meredith, 48 fois international (il l’était encore à plus de 45 ans) chiquait du tabac pendant les matchs. A l’époque, prendre un truc pour se sublimer n’était pas réglementé.

Dopage Football – L’AMA ne fait jamais d’étude sur la réalité dopante d’un produit mais seulement sur la fiabilité de la détection. Ainsi, en liste rouge on trouve des molécules inefficaces mais détectables (DHEA, TMZ) donnant droit de 2 à 4 ans de suspension. Ineptie XXL !

Dopage Football – De même il existe de nombreuses substances dopantes efficaces mais non listées dans le Code car difficiles à détecter telles la nicotine, la caféine, les hormones thyroïdiennes, etc.

Dopage. Paradoxe – Pogba, Sinner, Stockholm (ville plaisir pour les footeux). Le 1er, Paul, condamné à 18 mois d’arrêt pour DHEA inefficace sur la performance ; le 2e Jannik, blanchi pour un anabolisant performant ; les 3e font le plein de Snus (nicotine, un stimulant hors règlement)

Dopage. La nicotine depuis des années envahit le sport. En 2011, pour le laboratoire suisse antidopage, sur 2 200 tests omnisports, 23% sont positifs. En 2009, lors des Championnats du monde de hockey, la nicotine est présente dans 53% des tests. Depuis 2012 et son inscription en liste d’attente, les instances de la lutte antidopage ne communiquent plus.

Montrer avant les grands évènements (Tour de France, Jeux olympiques, Championnats du monde) qu’elle maîtrise la situation grâce à la presse-lige mais, en réalité, l’enjeu est de ne pas attraper grand monde pour ne pas dézinguer les valeurs du sport. Le 1% de cas positif satisfait tout le monde.

Dopage – Pourquoi les footballeurs préfèrent la Suède : discrétion et SNUS, un stimulant cérébral

Par défaut

Snus : nicotine en sachet humide placé contre la gencive

Dans Le Figaro, un témoin proche d’un International Bleu, explique l’attraction des footeux pour la Suède : les femmes sont plus discrètes qu’ailleurs mais ils y trouvent aussi plus facilement du SNUS, un stimulant à base de nicotine

Rugby – Depuis les années 2000, la cocaïne étend sa progression sur les pelouses du Top XIV et la Pro D2 du ballon ovale

Par défaut

De multiples témoignages font état de l’entrée de la poudre blanche dans le milieu rugbystique depuis déjà de nombreuses années.

Dès 2002, un international français, Pieter De Villiers, avait été testé positif à la cocaïne alors qu’il s’entraînait dans une salle de muscu de l’Aquaboulevard de Paris.

Qui a pu imaginer une telle réglementation dans laquelle la prise de cocaïne est tout à fait autorisée en dehors des matchs ?

Les sportifs l’on bien compris : l’excuse de la prise de cocaïne dans un cadre festif en dehors d’un match, n’expose à aucune sanction alors qu’un contrôle non-négatif en compétition expose à 4 ans de mise à l’écart des terrains.

Le président de la Fédération française de rugby, Florian Grill, commence à s’en inquiéter et de façon audible réclame auprès de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) plus de contrôles inopinés sur cette substance.

Mais l’instance elle-même, soumise au règlement de l’AMA, n’est pas en mesure de mettre en place ces contrôles.

ou alors il faut que cela se fasse sous l’égide de World Rugby comme l’a fait le cyclisme (UCI) avec le tramadol, un puissant antalgique, interdit seulement dans les courses cyclistes depuis le 1er mars 2019 en tant que risque pour la santé.

Depuis le 1er janvier 2024, l’AMA – pour l’ensemble des fédérations – a enfin inscrit le tramadol en liste rouge comme dopant.

Pour éradiquer l’extension de l’épidémie de cocaïne dans le rugby et toutes les autres spécialités sportives, il faut interdire la poudre blanche en permanence.

Pour rappel, en 2003, l’UCI interdisait la coke en et hors compétition.

En 2024, elle a dû se soumettre au pouvoir omnipotent de l’AMA qui ne pourchasse la cocaïne qu’en compétition !

Quelques tweets JPDM récents pour éclairer le problème : Rugby et cocaïne

  •  La lutte antidopage est en grande partie responsable de l’extension de ce stimulant en milieu sportif puisque dès 2004 le Code mondial ne l’interdit qu’en compétition. D’où déduction des pros de l’effort : bonus, la coke n’est pas prohibée en dehors des matchs.
  • Compte tenu que la cocaïne disparaît des urines 48 h après la dernière ligne, ils la consomment après le match pour booster la 3e mi-temps alcoolisée mais aussi pour augmenter les jours suivants les charges d’entraînement du lundi au jeudi.
  • Ainsi le samedi ou le dimanche suivant, les joueurs seront négatifs au contrôle d’après-match. Si les sportifs sont testés positifs en semaine de façon inopinée, ils ne seront ni signalés à leur club ni sanctionnés.
  • En revanche, si le résultat analytique anormal a lieu après un match, ils pourront toujours s’en sortir en plaidant la consommation festive. Or, depuis le 1er janvier 2021, la cocaïne émarge dans la catégorie des substances d’abus.
  • Cela signifie que si le sportif peut prouver que son utilisation s’est produite hors compétition sans intention d’améliorer son rendement, la suspension sera de 3 mois, voire 1 mois s’il accepte de suivre un programme de réhabilitation.
  • Au final, consommer de la coke en 3e mi-temps ou à l’entraînement pendant plusieurs jours, le joueur risque zéro sanction. S’il est testé positif après une partie et qu’il avance l’excuse que c’est dans un cadre festif, la peine sera non dissuasive.
  • Au lieu de 4 ans de suspension pour dopage à la cocaïne, si l’excuse de l’usage festif est bien ficelée avec témoins, c’est 3 mois, voire 1 seul en faisant acte de contrition !
  • Cette réglementation interdisant la poudre blanche seulement le jour du match a forcément était initiée par un esprit dérangé appartenant au camp du dopage avec pour effet collatéral de pousser à la dérive sportive actuelle.
  • Solliciter l’AFLD pour faire des tests inopinés hors des matchs ne peut se concevoir dans le cadre de la lutte antidopage puisque contraire au Code mondial. Il faut que la Fédération française de rugby (FFR) réglemente la cocaïne comme un problème de santé en permanence et y ajoute des sanctions dissuasives.
  • Pour sortir du marasme, les présidents de la FFR et celui de World Rugby doivent trouver du soutien auprès des n° 1 d’autres Fédés emblématiques – foot, tennis, athlé – afin d’imposer à l’AMA que la réglementation permissive à l’entraînement soit abrogée. C’est pas gagné !

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Commentaires de l’actualité médico-sportive et du dopage en quelques tweets JPDM (réseau X)

Par défaut

TENNIS – Propos de Nick Kyrgios sur l’affaire Jannik Sinner

08.10.2024

  • Tennis dopage – Affaire Sinner – Nick Kyrgios, toujours à l’arrêt, envisage de reprendre la compétition à l’occasion de l’Open d’Australie soit 579 jours après son dernier match. Il a quand même balancé un scud au n° 1 mondial : « Je ne joue qu’avec des joueurs propres »
  • Tennis dopage – Mais Nick, avez-vous déjà rencontré un joueur vraiment propre ? Peu probable puisque les sportifs de haut niveau sont médicalisés à 100% en raison des douleurs inflammatoires provoquées par la multitude des impacts de balle et des coups de raquette.
  • Tennis dopage – Certains joueurs consomment plusieurs comprimés avant de jouer une partie. Ce qu’ils ne font pas pour aller au cinéma ou regarder leurs adversaires à la TV. Toutes ces médications sont des aides à la performance définissant la conduite dopante
  • Tennis dopage – Affaire Sinner – Pourquoi l’AMA a interjeté appel ? Le milliardième de gramme de clostébol décelé dans les urines de Sinner ne permet pas d’éliminer la suspicion de dopage. En revanche, il y a bien négligence puisque sur la boite figure le logo ‘’Dopage’’.

AGENCE MONDIALE ANTIDOPAGE – L’arnaque des no-shows

  • Dopage  – L’AMA toujours dans la manipulation de l’information. A propos de l’Agence russe antidopage (Rusada), l’instance mondiale estime que cette dernière au vu des nombreux no-shows débusqués chez les athlètes russe, joue malgré tout la transparence !
  • Dopage – Le défaut de localisation est plus attractif pour un sportif puisqu’il risque, pour 3 manquements, au maximum deux ans de suspension alors que, épinglé lors d’un test positif inopiné, il prendrait quatre ans. A moins d’être débile, l’athlète a compris l’intérêt du no-show.

  • Dopage – Le système des no-shows c’est la porte ouverte au dopage dissimulé. Sans explication crédible, il en faut 3 en une année pour risquer une sanction. Au début de la lutte antidopage 1970-1990, ne pas se présenter à un contrôle coûtait le même tarif qu’un test positif.
  • Dopage – L’AMA affirme lutter contre la triche, pourtant les sportifs devraient remercier le brillant esprit de l’instance qui a inventé cette clause des 3 no-shows dans l’année leur permettant ainsi de filouter légalement, esquivant ainsi une sanction plus lourde.

Dopage – Suspension de Paul Pogba. Analyse du scandale DHEA

Par défaut

De 4 ans en première instance, la mise à l’écart est passée à 18 mois pour une substance sans effet sur la performance, connue depuis les années 1980-1990, à l’époque aux résultats bidonnés par des scientifiques avides de gloire, amplifiés par la presse grand public et certains people. Les effets miraculeux annoncés ont fait plouf quelques années plus tard.

Le manque de cohérence entre les juridictions antidopage est inacceptable au plan du sérieux de la lutte avec en plus l’impact négatif sur la vie des sportifs. Décryptage.

PITCH

Le joueur de la Juventus Turin a été contrôlé positif à la DHEA, une substance produite naturellement par la glande surrénale et qui fait partie des stéroïdes androgéniques.

Elle est en liste rouge depuis 1998 mais détectable seulement depuis 2009 (avec un 1er cas positif enregistré). Le résultat analytique anormal (RAA) de l’international français champion du monde 2018, est survenu à la suite d’un match de série A où il était resté sur le banc. C’était le 20 août 2023.

Le tribunal antidopage italien l’a sanctionné de 4 ans de suspension sans tenir compte de la défense du joueur qui indiquait avoir pris aux Etats-Unis, un complément alimentaire prescrit par un médecin ami, en ignorant qu’il renfermait une substance prohibée en et hors compétition.

Paul Pogba dit La Pioche. Milieu de terrain international depuis 2013, 91 sélections, champions du monde 2018

Paul Pogba ayant interjeté appel devant le tribunal arbitral du sport (TAS), ce dernier le 04 octobre 2024, réduit la sanction à 18 mois.

La Pioche, très heureux à l’annonce de la décision d’appel, a publié dans la foulée sur son compte X sa photo, crampons aux pieds avec le commentaire suivant : « Enfin, le cauchemar est terminé. Suite à la décision du TAS, je peux maintenant envisager le jour où je pourrai de nouveau poursuivre mes rêves. J’ai toujours affirmé que je n’avais jamais enfreint consciemment les règlements de l’AMA (Agence mondiale antidopage) lorsque j’ai pris un complément nutritionnel qui m’avait été prescrit par un médecin et qui n’affecte, ni n’améliore la performance des athlètes masculins (… ) Cette période a été extrêmement éprouvante pour moi car tout ce pour quoi j’ai travaillé si dur a été mis en suspens (…) J’ai tellement hâte de revenir sur le terrain ».

Première instance et défense de Paul Pogba

A priori, en première instance, le tribunal italien a considéré que Pogba avait été testé positif avec une substance interdite en et hors compétition, que la DHEA figurait en toutes lettres sur la liste du Code mondial de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et que le joueur n’avait pas respecté la règle de la Responsabilité objective qui implique que tout sportif de compétition est responsable des substances que l’on trouve dans ses prélèvements. N’ayant pas vérifié la composition du complément alimentaire, il était de facto fautif d’où la sanction maximale de 4 ans pour ce genre de substance.

En appel, le TAS, après les explications du joueur, a admis que le complément nutritionnel n’avait pas été utilisé dans un but de performance, d’où la réduction de la mise à l’écart ‘’Hors stade’’ de 4 ans à 18 mois.

Le produit pris par Paul Pogba : une arnaque délivrée par une gynécologue-obstétricienne

En contradiction avec cette défense le Daily Mail a révélé que le produit consommé par Pogba était commercialisé par une société américaine de bien-être ‘’10X Health Systems’’.

Or, le complément incriminé ‘’10X Alpha’’ lui a été prescrit par une docteure-amie de Miami où il passait régulièrement des vacances. Sauf que le médecin en question est une gynécologue-obstétricienne spécialiste des hormones féminines et masculines et que le complément alimentaire en cause dans le contrôle positif est – selon la notice – capable de favoriser  le développement musculaire, booster les capacités physiques mais aussi d’augmenter la production de testostérone.

C’est bien sûr une arnaque même si la molécule ’10 X Alpha’’ a été ingurgité dans un but d’amélioration du rendement musculaire alors qu’elle n’a aucun effet validé par une expertise effectuée par un sachant reconnu. En vérité, la défense du joueur ne me choque pas puisqu’aucune étude scientifique n’a démontré qu’elle pouvait être efficace pour doper un sportif.

Une substance connue depuis les années 1980-1990 aux effets bidonnés

Dans les années 1980-1990, la DHEA était très prisée, notamment chez les séniors en tant que soi-disant hormone de jouvence grâce à un marketing médiatique bien orchestré et relayé par quelque people de l’époque. Aujourd’hui, et ce depuis des années, la DHEA est totalement passée de mode et a même pris la direction des oubliettes.

Deux faits percutants démontrent la réalité de cette absence d’effets sur la forme des 3e âge et, a fortiori, sur les athlètes de haut niveau.

  • Aucune étude scientifique de consensus au monde n’a démontré que la DHEA modifiait les aptitudes d’un sportif. Si par extraordinaire, l’AMA en possède une, pourquoi ne pas la présenter ? L’affaire Paul Pogba aurait été close immédiatement.
  • Mais surtout, culturistes et autres gros bras, les plus grands consommateurs de stéroïdes anabolisants, n’utilisent jamais la DHEA pour atteindre les podiums et performer.

Compte tenu que la DHEA est inefficace sur les ‘’vieux’’ et les sportifs qui s’entraînent quotidiennement, elle n’a aucune justification à figurer dans la liste rouge de l’AMA. Qui plus est avec le qualificatif de ‘’substance non spécifié’’ indiquant par là que c’est un produit lourd imposant en première décision une suspension de 4 ans.

In fine, en raison de l’absence d’effet sportif de la DHEA, on ne peut reprocher à Paul Pogba la moindre négligence mais au contraire c’est l’AMA qui devrait être poursuivie pour avoir inscrit cette substance dans la liste rouge sans vérification de ses effets supposés sur la performance.

L’Agence mondiale antidopage, une institution irresponsable et déconsidérée, malheureusement toute-puissante même dans ses dérives :

  • substances inefficaces abusivement inscrites en liste rouge – DHEA et trimétazidine (TMZ), …
  • substances dopantes non listées et donc utilisées sans risque de contrôle positif),
  • etc.

En résumé : l’AMA est une institution irresponsable d’interrompre pendant plusieurs mois, voire années, la carrière d’un sportif pour une substance inefficace. Cela relève de l’abus de pouvoir, entériné sans broncher par tous les pays signataires du Code mondial antidopage permettant aux membres de l’AMA de parader avec leurs résultats dérisoires voisins de 1% alors que pour le reste des activités humaines, le pourcentage des tromperies dépasse 50%.

EPILOGUE – Déjà plus d’un an sans pouvoir jouer ni avoir le droit de s’entraîner dans une structure officielle (gymnase, terrain de foot…) et, cerise sur le gâteau, son club La Juventus Turin n’en veut plus. Merci l’AMA !

Dopage – Le clostébol, un stéroïde anabolisant souvent administré par voie cutanée fait parler de lui

Par défaut

En épinglant Jannik Sinner, le n° 1 mondial du tennis, mais pas que lui…

Des tweets du Dr JPDM qui font le tour de la question sur ce produit illicite qui plombe les sportifs, notamment les tennismen italiens. Des basketteurs, des footballeurs, des tennismen… se font épingler avec comme excuse une contamination fortuite par une crème ou un spray commercialisés dans la péninsule sous le nom de Trofodermin et destinés à accélérer la cicatrisation d’une plaie

ACTUALITE du 21 septembre 2024 – TWEETS Dr JPDM

Dopage actualité – Stefano Battaglino, tennisman italien 760e mondial en juillet 2022, est testé positif au mois de septembre suivant au clostébol – le stéroïde anabolisant trouvé dans les urines de Jannik Sinner. Ce dernier a été blanchi alors que Battaglino a pris 4 ans par le TAS.

  • Dopage actualité – Battaglino soutenait que la contamination était due au massage d’un kiné lors d’un tournoi au Maroc. Sauf que le joueur n’a pas réussi à retrouver le masseur démontrant sa bonne foi. Le TAS s’est basé sur l’absence de preuve soutenant la contamination involontaire.
  • Dopage actualité – Rappelons que le clostébol est prohibé depuis 1980 et quelque soit la voie d’administration, notamment cutanée. Que cette dernière excuse par contamination transdermique est avancée depuis 1998 chez un footeux italien avec le même produit Trofodermin que Sinner.
  • Dopage actualité – Le clostébol a été hyper médiatisé en 2016 par le cas de la skieuse de fond norvégienne Th. Johaug, multimédaillée, qui a mis en cause une crème pour les lèvres. C’était encore le Trofodermin italien. Le TAS malgré cette excuse lui avait infligé 18 mois ferme.
  • Dopage actualité -D’autres cas se sont accumulés depuis, notamment en Italie. Or, sur la boîte de Trofodermin (spray et crème) commercialisée dans la péninsule figure un logo hypervisible matérialisé par le mot doping entouré et barré de rouge !
  • Dopage actualité – Compte tenu de l’ancienneté de cette cause de contamination devenue virale et du logo doping, aucune 1re instance ne devrait mollir, sinon un long processus d’appel superflu débouchera inévitablement sur une audience devant le TAS avec la sanction prévue un stéroïde anabolisant.
  • Dopage actualité – Le clostébol, comme la testostérone, administrés par voie cutanée, st des dopants appréciés en raison de leur diffusion progressive n’entraînant que des traces au niveau des analyses. Seul l’examen capillaire peut distinguer contamination ou dopage.
  • Dopage actualité – En raison du packaging très clair de cette crème, certains sportifs et leur staff doivent de toute urgence suivre un cursus lecture de rattrapage ou alors la crème Trofodermin n’est-elle pas une excuse bidon pour les gogos de l’AMA ?
  • Dopage actualité – Triste époque pour la lutte antidopage où l’AMA se trouve confrontée à la trimétazidine – inefficace – et au Clostébol en crème. En revanche, la transfusion sanguine autologue et les 16 substances dopantes autorisées du programme de surveillance sont disponibles.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN FICHIER JOINT – AUTRES TWEETS JPDM sur le clostébol

Trimétazidine (TMZ) : 44 tweets JPDM sur cette molécule star des expertises antidopage depuis 2014

Par défaut

Pendant 50 ans – de 1964 à 2014 – inconnue des enquêtes sur la présence de la TMZ dans les pharmacies sportives.

Depuis, la TMZ fait parler d’elle à travers les têtes d’affiche suivantes :

  • Sun Yang, nageur chinois, triple champion olympique
  • E. Khadjiev, lutteur français, 3e au championnat du monde 2019
  • K. Valieva, patineuse russe, championne olympique à Pékin 2022
  • Chine, 23 nageurs contaminés et blanchis par l’Agence mondiale antidopage. Devant cette clémence, tollé de l’Usada
  • Russie, Jeux paralymiques de Sotchi 2014. Plusieurs cas positifs chez les handicapés ‘’effacés’’ par G. Rodchenkov, le patron du laboratoire antidopage russe

TWEETS JPDM sur la trimétazidine (publiés sur X) (@DeMONDENARD)

ACTUALITE – 15 septembre 2024

Dopage actualité – Trimétazidine (TMZ).  Substance améliorant soi-disant l’énergétique myocardique d’un cardiaque, commercialisée en France dès 1964 par le laboratoire Servier sous le nom de Vastarel (Preductal en Russie), ajoutée à la liste de l’AMA seulement en 2014. 50 ans de latence !

Dopage – Non parce que la TMZ est efficace sur la performance – aucune étude n’a été menée par l’Agence mondiale pour le vérifier – mais parce qu’elle était utilisée par les sportifs notamment du bloc de l’Est et surtout facilement détectable dans les urines permettant de doper les statistiques.

Dopage – Abracadabrantesque : les anti-inflammatoires, les antalgiques, l’aspirine, la caféine qui, eux, sont efficaces, sont utilisés en masse par les sportifs – plusieurs médocs par jour – et pourtant ils ne sont pas en liste rouge.

Dopage – Finalement, la profession de foi de l’AMA de protéger la santé des sportifs et lutter pour un sport propre est une escroquerie XXL et surtout les médias restent complices de cette imposture.

Dopage – Paradoxe improbable. La TMZ, une substance inefficace sur la performance sportive est en passe d’être plus médiatisée dans les pages sportives que l’EPO, les stéroïdes anabolisants et l’hormone de croissance.

Dopage – Rien n’arrête les consommateurs d’amplificateurs artificiels de performance…

Par défaut

Ni les surdoses ou les cocktails de médocs illicites, ni l’âge avant 18 ans, ni lorsqu’on atteint 50 voire… 90 ans !

Dans notre société hypermédiatisée on devient ‘’quelqu’un’’ parce que l’on a son nom dans le journal ou que l’on passe à la télé.

Dès 1965, le Dr Robert Boncour dénonçait cette recherche compulsive des drogues de la réussite impliquée dans les impératifs de dépassement qui ne concernait pas que les sportifs mais l’ensemble de la société.

Avec le cas de ce jeune snowboarder américain de 17 ans, positif deux fois à 7 produits dopants différents, substances pas tellement distinctes puisque toutes destinées à booster les récepteurs aux androgènes anabolisants.

A cet âge, la notion de risque est complètement opaque. Le mot santé ne figure pas dans leur dictionnaire mental. On est fort, en pleine santé et le danger – voire la mort – n’est pas perceptible face à la gloire et aux gains potentiels.

Afin de contribuer à la connaissance du dopage XXL hors des frontières de l’entendement, nous vous proposons trois fichiers sans qu’ils soient exhaustifs :

  • Cocktails, surdoses et overdoses : consommateurs hors limites,
  • Enfants de 12 ans jusqu’à 18 ans : les records de précocité,
  • Vétérans âgés (eux aussi).

Genre – Violette Morris, au temps des années 1920, une garçonne hyperandrogène chez les féminines…

Par défaut

Des performances hors normes dans plusieurs sports réputés réservés aux hommes

La totalité de ses biographes – quatre ouvrages et un documentaire de France 5 (52 mn) – ont confondu ses ‘’exploits’’ aux lancers de poids et de javelot comme étant effectuées à deux mains, sur un seul jet, alors qu’en réalité c’était la somme de deux lancers  réalisés avec un bras puis l’autre et ce successivement.

De plus, les combats de boxe de Violette et ses confrontations à vélo étaient plus des exhibitions que des compétitions.

SUR X, QUELQUES TWEETS JPDM A LA SUITE DE LA DIFFUSION SUR FRANCE 5 DU DOCUMENTAIRE SUR VIOLETTE MORRIS

26.08.2024

  1. Genre/sport- le 30.06 France 5 (F5) diffusait un doc. sur ‘‘Violette Morris (VM) une femme à abattre’’ de M.Ch. Gambart. Sportive de haut niveau dans plusieurs spécialités, lesbienne revendiquée, habillée en homme et sans doute hyperandrogène vu ses perfs et son comportement.

2. Genre/sport – En raison de l’intérêt que je porte depuis + de 40 ans aux transgenres dans les compétitions féminines, j’ai visionné ce document riche en images d’archives mais malheureusement avec des commentaires de soi-disant spécialistes-historiens du sport et autres sociologues.

3. Genre- Ces pseudo-experts ne st pas crédibles vu leur ignorance abyssale en sport. Ex. : l’historienne parle des 2 grandes femmes sportives des années 1920. VM habillée en homme au look de garçonne et Suzanne Lenglen, star du tennis, aux allures féminines nommée ’’La Diva’’. En réalité, Suzanne Lenglen qui va remporter 6 fois les tournois de Wimbledon et de R. Garros entre 1919 et 1926, est surnommée ‘’La Divine’’, rien à voir avec la Diva, appellation réservée plus à l’opéra qu’aux enceintes de tennis.

4. Genre – Plus fort ! Ces pseudos nous vantent les performances hors normes de VM aux lancers (poids, javelot) dignes des hommes. En réalité, à l’époque avec ces deux types d’engins, la distance comptabilisée chez les femmes est la somme des deux  jets additionnés de chaque bras.

5. Genre- Imposture XL du doc de F5 ! Il est dit que VM bat les records du poids avec un jet de 16,29 m et du javelot (41,53 m l’améliorant de + de 6 m) obtenant les médailles d’or mais sans préciser 1 seule fois que ces 2 perfs sont la somme de 2 jets successifs avec les 2 bras !

6. Afin de nous vanter les différentes perfs de VM, dans l’hebdo sur lequel se sont appuyées les spécialistes sollicitées par F5 – Le Miroir des Sports du 03.06.1925 – il est bien précisé qu’au poids et au javelot les jets mesurés sont dus aux 2 bras additionnés. Pourquoi l’occulter ?

7. Genre – La meilleure perf de VM au poids (1 seule bras) en 1922 est de 9,42 m ! Précisons que l’engin réservé aux femmes pèse 4 kg et celui des hommes 7,257 kg. En 1922, Raoul Paoli, compagnon éphémère de VM, est ch. de France avec un jet de 13,25 m (1 seul bras).

8. Genre – Quel spectateur sait que les perfs. annoncées dans ce document de F5 sont la somme de 2 jets successifs avec les bras G et D ? Probablement aucun ! C’est une imposture de faire croire que VM rivalisait avec les hommes et que les femmes doivent concourir avec ces derniers.

9. Genre- Compte tenu des carences sur le fond de ce doc, j’ai du mal à croire aux commentaires successifs voulant restaurer l’image de VM en conflit permanent avec les instances sportives féminines, alors qu’aucun des spécialistes sollicités n’étaient présents à l’époque.

28.08.2024

  1. Genre – Récemment, j’ai signalé le doc de France 5 sur Violette Morris, une sportive éclectique aux allure masculines – comportement et habillement – qui était présentée comme une sportive majeure alors que plusieurs de ses perfs sont bidonnées.

2. Genre – Autre singularité de la Morris. Selon sa biographe MJ Bonnet, Violette « n’hésite pas à doper ses camarades de foot pour les pousser à la victoire ou à contester les décisions d’arbitrage qu’elle estime injustes ».

3. Genre – D’ailleurs – leader d’un club de foot féminin – c’est pour avoir donné des excitants à ses joueuses qu’elle est suspendue 2 ans par la Fédération française sportive féminine (FFSF) avant d’être réintégrée. Preuve que le dopage des femmes existait dès 1923 !

4. Genre – Rien de surprenant lorsqu’on sait que la Morris affirmait constamment : « Ce qu’un homme fait, Violette peut le faire » : les sports dits masculins (foot, auto, athlé – lancers du poids, disque, javelot – , vélo, boxe…) et le dopage !

5. Genre – Tout le monde n’est pas d’accord sur la véritable raison de sa double mastectomie de février 1929. Les uns c’est pour mieux conduire en raison des grands volants de l’époque alors qu’elle a remporté le Bol d’Or auto (course de24 h) en 1927 avec sa forte poitrine.

6. Genre – En revanche, M.Th. Eyquem, dirigeante du sport féminin, autrice d’un livre complet sur ce thème, décrit Morris comme une originale à l’allure d’homme, amazone moderne pour lancer le poids plus facilement. Sauf qu’elle a arrêté de jeter l’engin 3 ans avant l’ablation des seins

7. Genre – Concernant ses ‘’exploits’’ à vélo sur la route ou sur la piste en tant que stayer, je vous recommande de lire le doc de Patrick Police sur « de La Morris » à « l’infernale Morris » particulièrement bien documenté.

Tennis – Clostébol, un stéroïde anabolisant, impacte le parcours triomphal de l’Italien Jannik Sinner, n° 1 mondial

Par défaut

Selon la version du staff de Sinner, le produit incriminé a été transmis par voie transdermique par Giacomo Naldi son physiothérapeute qui, victime d’une coupure à un doigt, se soignait avec un spray contenant du clostébol (Trofodermin specia®). C’est en continuant à s’occuper par des massages du corps du tennisman – tout en soignant son doigt – que le kiné a provoqué la contamination à la substance illicite.

Contrôlé positif à deux reprises à une substance qualifiée de non spécifiée pouvant donner lieu à 4 ans de suspension, Sinner a été innocenté par l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA) a priori indépendante. Dans un communiqué, cette dernière admet que le n° 1 mondial n’avait commis aucune faute ni négligence pour deux violations des règles antidopage dans le cadre du programme antidopage du tennis. La substance illicite avait pénétré dans l’organisme du joueur à la suite de l’application d’un spray cutané (Trofodermin specia®) sur une coupure à un doigt du physiothérapeute et lors des massages quotidiens s’ensuivant aurait entraîné une contamination transdermique à l’insu du joueur. Que l’instance antidopage du tennis (ITIA) qualifie encore aujourd’hui ce mode de contamination de ‘’à son insu’’ n’est pas acceptable alors que depuis le 1er janvier 2001, le Code mondial a instauré la règle de la responsabilité objective qui précise :

REGLEMENTATION

Depuis son interdiction au tournant des années 1980, il n’apparaissait que rarement dans les articles de presse pour la simple raison que pendant au moins deux décennies les journalistes dans leurs textes englobaient toutes les molécules anabolisantes sous le terme de stéroïdes anabolisants (SA). Ce n’est que lors de la décennie 1990-2000, dans les commentaires de presse, que le clostébol sera distingué des autres SA. Autre raison de son identification tardive, alors qu’il est prohibé depuis 1979 par l’IAAF (aujourd’hui World Athletics), 1980 pour l’UCI, 1984 pour le CIO, 2003 pour l’AMA, c’est qu’il est resté indétectable pendant de longues années jusqu’en 1998, année où un footballeur a été contrôlé positif au clostébol.

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

EN PIECE JOINTE  (PDF) : principales affaires ayant impliquées des cas positifs au clostébol avec des sanctions variables pour des faits identiques

Sexe controversé – Sans jugement moral ou fausse polémique féministe

Par défaut

Uniquement des faits pour distinguer un homme d’une femme cisgenre

Chaque sexe possède cinq déterminants différents de type masculin ou de type féminin qui, s’ils sont réunis chez un même individu, caractérisent soit le fils d’Adam ou la fille d’Eve.

Ainsi, pour appartenir au genre féminin ou masculin, il faut que les cinq critères soient présents. En revanche, toutes les transitions naturelles sont possibles si l’on ne possède pas l’ensemble des paramètres sexuels définissant l’homme ou la femme cisgenre.

Mais c’est, bien sûr, le sexe hormonal qui au total grâce à son effet direct sur le muscle, différencie les performances athlétiques des deux sexes. C’est pourquoi une femme se stimulant à l’hormone mâle devrait accepter de concourir avec les hommes… non dopés.

Afin d’éclairer les accros de l’information juste et équitable grâce aux chiffres du corps nous proposons les multiples différences entre les hommes et les femmes sur les plans morphologiques, physiologiques, psychologiques, mentaux et sur leurs aptitudes physiques sport par sport. Des différences en nombre détaillées.

EN FICHIER JOINT – SEXES – Les chiffres du corps

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Compétitions féminines – Des intrus en tous genres…

Par défaut

Ex-hommes (transgenres femmes), hyperandrogènes, intersexués opposés aux cisgenres

Depuis des décennies, le CIO et les Fédérations internationales ont laissé faire jusqu’au jour où la Sud-Africaine Caster Semenya est apparue avec tous les atouts d’une hyperandrogène aux Championnats du monde d’athlétisme en 2009 à Berlin.

Pour bien montrer que ces femmes à la marge ne constituent pas un groupuscule, les Nations Unies ont révélé qu’en 2018, entre 0,05% et 1,7% de la population mondiale serait intersexuée. Avec leur médiatisation de plus en plus prégnante sur les écrans TV, nul doute que dans les enceintes sportives leur nombre va croître rapidement.

Afin de comprendre que le phénomène n’est pas nouveau, nous proposons un document exclusif et unique sur les cas emblématiques de femmes transgenres et / ou intersexuées ayant défrayé la chronique dans les compétitions internationales : Jeux olympiques, championnats du monde et d’Europ d’athlétisme, Jeux asiatiques, etc.

EN FICHIER JOINT – Document exclusif – Féminité ‘’hors norme’’ – Médailles à rendre : Ils étaient hors concours

Transgenres – Le parcours constamment controversé des tests de féminité à la mode olympique

Par défaut

Le CIO, le maillon faible de l’équité sportive

Initiés en 1968 à Grenoble, stoppés en 1996 à Atlanta pour manque de fiabilité.

Depuis, le CIO s’en lave les mains et porte aux Fédérations internationales la responsabilité de n’accepter que des femmes authentiques dans les compétitions féminines olympiques.

EN FICHIER JOINT – La longue saga des athlètes intersexués et hyperandrogènes dominant les femmes biologiquement non dopées – 2e partie :  1968-2020 : Le parcours constamment controversé des tests de féminité à la mode olympique

Suivra le 3e volet : 2021-2024

1er volet – Transgenres – L’histoire rocambolesque de l’inclusion des hyperandrogènes et des femmes transgenres (ex-hommes) dans les compétitions féminines. Le CIO, le maillon fort de la pagaille ! – publié le 04 août 2024https://dopagedemondenard.com/2024/08/04/transgenres-lhistoire-rocambolesque-de-linclusion-des-hyperandrogenes-et-des-femmes-transgenres-ex-hommes-dans-les-competitions-feminines/

TRANSGENRES – L’histoire rocambolesque de l’inclusion des hyperandrogènes et des femmes transgenres (ex-hommes) dans les compétitions féminines

Par défaut

LE CIO, le maillon fort de la pagaille !

EN FICHIER JOINT – La longue saga des athlètes intersexués et hyperandrogènes dominant les femmes biologiquement non dopées

1re partie :  1920-1967 : Des hommes et des transgenres dans les compétitions de femmes. Des histoires étranges, surprenantes, captivantes.

Suivront 2e volet : 1968-2020 et 3e volet : 2021-2024

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

JO Natation – Des doudounes et des moufles…

Par défaut

Pour stopper le refroidissement du corps avant la mise en action

Entre l’échauffement préalable à la compétition et le plongeon au sifflet, les nageurs sortent des vestiaires en passant par la chambre d’appel jusqu’aux plots de départ en portant des vêtements antidéperdition de chaleur : doudounes et pour certains même des moufles.

Des doudounes débarquent dans l’enceinte de la piscine Paris-La Défense Arena

Alors que les compétitions de natation ont débuté le 27 juillet, ce n’est que quatre jours plus tard que les médias français ont découvert la présence des doudounes portées par de nombreux nageurs et retirées juste avant leur mise en action (Ouest-France, France Info, Midi Libre, Le Figaro, L’Equipe, etc.).

JO de Los Angeles juillet 1984 : des tenues hivernales pour affronter une piscine estivale

Déjà, il y a 40 ans aux Jeux de Los Angeles (28 huillet-12 août 1984), se déroulant dans la piscine en extérieur du McDonald Stadium, seule la délégation américaine dans sa tenue innovante s’était présentée vêtue de bonnets de ski, de moufles et d’écharpes autour du cou alors que la température oscillait entre 31 et 37 degrés.

A l’époque, je couvrais les Jeux depuis mon domicile en banlieue parisienne via la télévision et, à la demande de Jean-Pierre Delacroix, le responsable des sports du quotidien Libération, j’intervenais tous les jours sur un thème lié à la physiologie de l’effort ou sur le décryptage des drogues de la performance. Ainsi, le 04 août 1984, j’ai publié dans Libé un article titré : « Chaud et froid » dans lequel j’expliquais la raison de la tenue vestimentaire hivernale des nageurs dont le but, bien sûr, était de conserver la température corporelle à 38,5° acquise avec l’échauffement. Cette tactique vestimentaire initiée par les nageurs représentants la bannière étoilée en 1984, est toujours bien présente en 2024 au sein de nombreuses nations dont la France.

L’échauffement, ça sert à quoi ?

Chaque fois que la température cellulaire s’élève de 1° C l’intensité des processus métaboliques croît de 13%. Cette élévation de la température favorise également les échanges d’oxygène entre le sang et les tissus. Ainsi, l’échauffement augmente la capacité de travail physique. La durée et l’intensité de l’échauffement doivent tenir compte des conditions climatiques. Plus la température ambiante est élevée et plus le sportif est vêtu, plus rapidement sera atteinte la température du corps favorable à l’exercice (proche de 38,5°C, ce qui correspond à une température musculaire de 39° C).

L’échauffement élève la température au plus profond du muscle afin d’étirer les ligaments et autres fibres collagènes afin de permettre une plus grande flexibilité du muscle. La plupart des chercheurs sont d’accord pour dire qu’une température musculaire plus élevée que la normale augmente légèrement le rendement musculaire.

Mais aussi, à l’inverse, je décryptais les avancées techniques des tenues antisurchauffe des athlètes américains pour les compétitions d’athlétisme et du marathon où, bien sûr, le problème c’est la surchauffe liée à l’effort prolongé associé à des conditions thermiques élevées (température et degré hygrométrique).

Pour un fonctionnement optimal du muscle lors d’un effort maximal, l’idéal pour la mise en train est pour nager à point est de s’échauffer afin de gagner 1 à 1,5 degré de température centrale, soit 38° à 38°5 ce qui correspond à une température musculaire de 39°.

Le décryptage des arguments physiologiques de la tenue vestimentaire des nageurs américains avant de plonger dans la piscine du McDonald Stadium en juillet 1984

Mon analyse a été publiée dans le quotidien Libération le 04.08.1984

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Jeux olympiques de Paris – La surchauffe va perturber les épreuves et les entraînements dans Paris et sa région

Par défaut

Alerte aux méfaits des médicaments associés à de fortes contraintes thermiques

L’été, en plus des athlètes olympiques, il y a de très nombreuses personnes qui continuent à se maintenir en forme en courant, pédalant ou en jouant au tennis.

A la chaleur des rayons solaires, s’ajoutent l’élévation de température liée à l’effort physique et si, en plus, « on se soigne » afin d’être plus performant, les risques de surchauffe ou de coup de chaleur sont potentiellement plus élevés mais ces effets délétères concernent aussi tous ceux qui consomment des médicaments pour soigner une affection au long cours (hypertension artérielle, etc.)

Mieux on connaît son corps, mieux on sait s’en servir

Dans un esprit de prévention, et selon l’adage « mieux on connaît son corps, mieux on sait s’en servir », il nous paraît utile de lister les drogues (médicaments, dopants etc.) les plus à risque en cas de surchauffe thermique (température de l’air élevé : 30°-35° et au-delà + degré hygrométrique supérieur à 60-65%)

POST-IT – De nombreux termes médicaux cités dans ce texte peuvent être difficiles à comprendre. Je le conçois. Mais les annoter ne serait pas une bonne idée pour la clarté du message qui est : si vous prenez des médicaments, notamment pour une maladie chronique (hypertension, diabète, asthme, etc.) et que vous êtes un pratiquant cycliste tous temps – surtout estival lors des périodes de fortes chaleur – rapprochez-vous de votre médecin.

Les plus exposés aux confrontations à risques en cas de surchauffe de l’atmosphère, sont ceux qui consomment des médicaments au quotidien : les personnes âgées  et les sportifs. Chez ces derniers, l’effort et la chaleur potentialisent les effets secondaires des médocs de la performance.

Parole d’expert – Une association à risques : effort physique, température de l’air élevée, médicament

Le danger des substances médicamenteuses n’est pas le même si on les prend pour passer l’après-midi dans un hamac, pour faire un marathon ou rouler 250 km à vélo lors d’une étape du Tour de France. L’écrivain Jean-Paul Sartre, lorsqu’il travaillait à ses manuscrits, consommait quotidiennement pour se stimuler l’esprit vingt comprimés de Corydrane® (une amphétamine) avec pour seule épreuve physique s’asseoir et se lever d’une chaise ! Dans son cas, le risque était chronique. Mais si un athlète d’endurance absorbe la même dose pour effectuer une compétition, notamment sous la chaleur, il est probable sinon certain qu’il se retrouvera au mieux en réanimation et, au pire, à la morgue. »

[Dr Jean-Pierre de Mondenard (FRA), médecin du sport depuis 1973, expert indépendant des questions de dopage [in « Dopage, l’imposture des performances». – Paris, éd. Chiron, 2000. – 287 p (p 238)]

Rappelons que la température corporelle est déterminée par un thermostat siégeant au niveau du noyau préoptique de l’hypothalamus antérieur.

Le coup de chaleur est le résultat d’un déséquilibre entre la production de degrés par l’effort et l’évacuation de ces derniers par l’évaporation de la transpiration

Elle résulte d’un équilibre entre les processus de thermogenèse ou production de chaleur (métabolisme, activité musculaire) et de thermolyse ou évacuation de la chaleur (perspiration cutanée, sudation, expiration). La fièvre désigne une hyperthermie en réponse à un dérèglement du thermostat, sous l’effet de cytokines leucocytaires (IL-1, TNF, IL-6, interférons) appelées « pyrogènes endogènes » qui stimulent la synthèse de prostaglandine E2 au niveau de l’hypothalamus. Il en résulte diverses manifestations métaboliques, neurovégétatives et somatiques à l’origine d’un syndrome fébrile ou l’élévation de la température ne représente qu’un symptôme. Le syndrome fébrile doit être différencié du syndrome hyperthermique qui témoigne d’une faillite des mécanismes de thermorégulation par excès de production et/ou défaut de dissipation de chaleur. Compte tenu de ces données physiopathologiques certains médicaments, par le biais de leurs propriétés pharmacologiques ou par celui des effets secondaires qu’ils entraînent, peuvent être responsables de la survenue de troubles liés aux températures extrêmes. L’hyperthermie provoquée par un médicament peut survenir par deux mécanismes : un effet sur les mécanismes physiologiques de thermorégulation (refroidissement) et/ou une augmentation de la production de chaleur (thermogenèse).

Les statistiques certifiées par les états civils confirment que la longévité des cyclistes du Tour de France n’est pas obviée par le dopage

Par défaut

Exemple des participants à l’édition 1947 où les amphétamines font partie des soins courants du peloton

Récemment, un lecteur de ce blog nous a adressé un commentaire mettant en doute l’affirmation de ma part que le dopage n’influençait ni la durée d’une carrière, ni la durée de vie d’un cycliste du Tour de France.

Courrier du lecteur : « Les statistiques restent des chiffres, et comme vous le savez on peut faire dire aux chiffres, ou leur donner une orientation ou un biais selon les résultats auxquels on veut arriver ! Ainsi dans les études concernant les décès elles sont forcément fausses du fait que lors de décès il n’y a quasiment jamais d’autopsie, encore moins dans le milieu amateur. Si je me réfère à mon environnement proche, il ne reste pas beaucoup de coureurs avec qui j’ai pu courir durant de nombreuses années, dans mon ancien club (200 licenciés) je suis le seul à avoir dépassé 75 ans…….! Dans les générations plus jeunes, nombreux sont ceux qui ont des problèmes cardiaques (la même année 4 décès en compétition et aucune autopsie dont mon ancien président de club …! Vous comprendrez mon scepticisme. » – Y.G

REPONSES Dr JPDM – Faisant suite à votre commentaire sur l’effet du dopage non négatif sur la longévité et votre scepticisme que je ne partage pas, je propose plusieurs réflexions et une étude statistique objective. Je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises : je ne crois pas aux statistiques sauf celles que j’établis moi-même grâce à de nombreux documents d’état civils incontournables.

Les autopsies

Toutes celles pratiquées dans l’environnement immédiat du décès d’un cycliste mort jeune, la plupart du temps, ne sont pas pertinentes. Ainsi, plusieurs substances disparaissent rapidement des liquides biologiques : hormone de croissance, EPO….

En revanche, un certain nombre de molécules sont détectables dans les cheveux (voir tableau) mais encore faut-il que la demande en soit faite au médecin-légiste par le procureur ou un membre très proche de la famille.

Rappelons que seuls les décès sur la voie publique ainsi que les soupçons de crimes sont justiciables d’une autopsie.

L’exemple non pertinent d’un club de 200 licenciés

D’écrire « Si je me réfère à mon environnement proche, il ne reste pas beaucoup de coureurs avec qui j’ai pu courir durant de nombreuses années, dans mon ancien club (200 licenciés) je suis le seul à avoir dépassé 75 ans », visiblement ce club a été victime d’une épidémie mortelle.

A ma connaissance, en France, aucune étude statistique ne montre que seulement 0,5% d’une population de 200 sujets n’a atteint 75 ans. Par ailleurs ‘’pas beaucoup’’ et un seul vivant à l’âge de 75 ans démontre que ce genre d’argument ne peut être pris en compte.  On attend sans trop y croire la vérification par les états civils. Y avait-il dans cette population des cyclistes de haut niveau avec plusieurs milliers de kilomètres annuels ? Quelle fut leur hygiène de vie durant les années précédant leur décès (prise de poids importante, alcool, tabagisme, sédentarité ?).

Certains, pour expliquer que la longévité des cyclistes est amputée par le dopage, se base sur trois cas isolés qui ont ces dernières années défrayé la chronique, c’est ce qu’on appelle dans le jargon scientifique une statistique au pifomètre, donc anecdotique.

Une étude sérieuse doit d’abord sélectionner une cohorte bien identifiée

TOUR DE FRANCE 1947 – A titre d’exemple la longévité statistique (à partir de documents officiels d’état civil) des 100 coureurs

La durée moyenne de leur vie est de 81 ans 6 mois. A la même époque – années 1950 – en comparant avec les footballeurs et les rugbymen internationaux, on constate que les cyclistes au plan de la longévité sont plus performants :

Dans Santémagazine.fr du 29 juillet 2024, Olivier Rabin (OR) – un représentant de l’industrie pharmaceutique basé au siège de l’Agence mondiale antidopage (AMA) à Montréal – qui n’a jamais soigné un seul sportif – donne son avis non autorisé sur les dangers du dopage :

Q : Pourquoi le dopage est-il dangereux pour la santé ?

OR : Si la prise de stimulants, d’EPO ou d’anabolisants augmente les performances des athlètes, elle réduit aussi souvent leur espérance de vie. Le 13 juillet 1967, en pleine étape du Tour de France, le cycliste britannique Tom Simpson s’écroule sur les pentes du mont Ventoux, terrassé par l’abus d’amphétamines et la forte chaleur. Il avait 36 ans. La quête de la performance se transforme parfois en piège mortel pour les athlètes… 

Pour valider un concept erroné, on continue à se référer à Tom Simpson, décédé du dopage sur le Tour il y a… 57 ans. Mais depuis, jusqu’au Tour 2024, aucun Géant de la Route n’est mort du dopage pendant l’épreuve

Tom Simpson, 29 ans et non 36 comme indiqué par M. Rabbin, avait consommé des amphétamines pour escalader le Ventoux (1 897 m) au cours de la 13e étape Marseille-Carpentras du Tour 1967.

Au départ de la cité phocéenne, ils sont 104 coureurs. Cinq, en plus du Britannique décédé, vont abandonner. Ce qui est un chiffre courant dans une étape de montagne d’autant plus que la température est élevée, la pente longue et raide. La plupart des coursiers de l’époque carburent aux amphétamines et pas qu’un peu !

Une semaine après le décès de Simpson en Avignon, un contrôle antidopage effectué au terme de la 20e étape au Puy de Dôme détecte deux positifs aux amphets : l’Espagnol Julio Jimenez et le Français Désiré Letort. Visiblement, le décès de leur camarade ne les avait pas ‘’refroidi’’.

Finalement, la vraie question qu’un expert indépendant et objectif doit se poser : pourquoi Simpson fait-il une défaillance mortelle en raison de la prise de stimulants alors que l’ensemble du peloton carbure au même produit sans que cela pose un problème particulier ?

La véritable raison du décès de Simpson

Ce qu’ignore Rabin c’est qu’au pied du Géant de Provence, l’Anglais a absorbé une ½ bouteille de Cognac Bisquit. C’est donc la conjonction de l’hyperthermie liée à la chaleur, à l’effort, à la prise de Tonédron® (amphet.) ainsi qu’à l’alcool qui a provoqué le collapsus cardiovasculaire mortel.

Combien de coureurs sont-ils morts sur le Tour de France, en course, à cause du dopage ? UN seul sur 5 305 qui ont pris le départ depuis 1903, soit 0,019%.

C’est un chiffre beaucoup plus bas que les résultats pathétiques des statistiques annuelles de l’AMA qui, bon an mal an, tourne autour de 1% de positifs. On peut montrer l’absurdité des commentaires de Rabin en comparant le cas Simpson, le bouc émissaire du dopage, avec les 6 cyclistes du Tour de France, toujours sur les 5 305, qui sont devenus centenaires, dont l’un le 19 juillet dernier a fêté ses 104 ans. On se rapproche beaucoup de la réalité en concluant que même sous amphets, le cyclisme de compétition est favorable à la longévité.

CONSTAT : la lutte antidopage se justifie uniquement sur la composante éthique / tricherie.

Une étude scientifique confirme que les cyclistes vivent en moyenne plus longtemps que la population générale. Ce travail a été publié sous l’autorité de la Société européenne de cardiologie, le 03 septembre 2013. Le journaliste scientifique du Nouvel Obs en témoigne :

Dopage – Gymnastique – Djenna Laroui suspendue 6 mois pour une prescription médicale surdosée de son docteur…

Par défaut

Selon l’Agence France-Presse, la Française Djenna Laroui, retenue en tant que remplaçante en équipe de France de gymnastique pour les Jeux de Paris, a été testée positive au salbutamol, un stimulant respiratoire qui – en fonction de la dose – peut avoir des effets anabolisants.

La Fédération française de gymnastique a annoncé lundi 22 juillet qu’à la suite d’un résultat d’analyse antidopage anormal (RAA), l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) suspend Djenna Laroui pour une période de six mois à compter du 22 juillet :  » Le contrôle effectué par l’AFLD sur Djenna Laroui lors des Championnats de France Elite de gymnastique artistique à Lyon le 7 juin dernier s’est révélé positif au salbutamol (…) La Fédération,  se dit « convaincue de la bonne foi de sa gymnaste. La défense de Djenna Laroui affirme que celle-ci n’a jamais eu l’intention de se doper mais qu’elle a été « induite en erreur » par une prescription médicale « ambiguë ». « À la suite de nombreux examens, j’ai été diagnostiquée asthmatique et, pour me soigner, j’ai dû suivre un traitement à base de Ventoline qui contient une substance interdite à tout athlète au-delà d’une certaine dose, sauf à être en possession d’une AUT (autorisation d’usage à des fins thérapeutiques), a-t-elle précisé sur son compte Instagram. Mais, d’après son encadrement médical, une telle autorisation n’était « pas nécessaire ».

L’Equipe, 23.07.2024

Depuis le 1er janvier 2022, l’Agence mondiale antidopage (AMA) a précisé dans sa liste officielle quelle était la réglementation de la prise en spray du salbutamol :

Si le sportif respecte cette posologie, il ne doit pas dépasser le seuil de 1 000 ng/ml dans les urines. Dans cette même réglementation, il est précisé « une telle concentration urinaire supérieure à 1 000 ng/ml n’est pas cohérente avec une utilisation thérapeutique et sera considérée comme un résultat d’analyse anormal (RAA) à moins que le sportif ne prouve par une étude de pharmacocinétique contrôlée que ce résultat anormal est bien la conséquence d’une dose thérapeutique (par inhalation) jusqu’à la dose maximale indiquée ci-dessus [Liste AMA 2022] »

L’AFLD « a considéré que le degré de faute pouvait être regardé comme léger, sans pour autant permettre à Djenna Laroui d’échapper à une sanction » ajoute la Fédération. La gymnaste de 19 ans est suspendue de compétition pour une période de six mois dont quatre mois et demi sans autorisation de pratiquer la gymnastique dans un centre d’entraînement agréé. »

Résultat des courses : la gymnaste qui n’est pas docteur en médecine a pris 6 mois alors que le médecin prescripteur se porte bien et ne sera pas suspendu de soins aux sportifs

——————————————————————————————————————–

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

TOUR de FRANCE – Idées reçues de l’impact du dopage sur la santé

Par défaut

La première justification de la loi française antistimulants du 1er juin 1965 concernait les conséquences au plan santé de la consommation de médocs de la performance. Ce motif de promulgation de loi afin de préserver la santé est contredite par les faits.

L’affirmation selon laquelle le dopage, forcément, écourte une carrière n’a jamais été prouvée.

Il suffit de corréler cette dérive de la médicalisation de la performance avec le tabagisme. Avant que cette dernière détruise un organisme, il faut beaucoup plus de temps que la durée d’une carrière sportive. De nombreux exemples démontrent sans ambigüité que l’on peut avoir une activité de routier professionnel prolongée tout en étant dopé.

Ainsi, le grand Américain George Hincapie (1,91 m sous la toise) – deuxième de ce classement du plus grand nombre de participations consécutives (17) et Tours terminés (16) – a fait son mea culpa devant les enquêteurs de l’Agence américaine antidopage en précisant que les « médicaments » consommés pendant sa carrière faisaient partie  du job de son activité de cycliste professionnel.

En troisième position figure le Néerlandais Joop Zoetemelk (16 Boucles complètes) qui a été contrôlé positif à trois reprises mais aussi a subi trois transfusions sanguines pendant le Tour 1976 qu’il a terminé à la 2e place. Sur la quatrième marche, on liste l’Australien Stuart O’Grady (17 participations mais seulement 15 jusqu’aux Champs Elysées) lui aussi ayant avoué son penchant pour les drogues de la performance.

Depuis 1947 jusqu’à 2024, ils sont 79 Géants de l’épreuve à  avoir terminé au moins 10 Grands Boucles, voire plus. Parmi eux, de nombreux dopés (témoignages, aveux, contrôles positifs). Et ces 79 géants ont accompli leurs performances après la reprise en 1947. De 1903 à 1939, aucun concurrent n’a atteint le cap des 10 Tours bouclés.

Sur la durée de vie, là aussi, rien ne prouve que le dopage soit délétère pour la santé

Selon des études scientifiques (*) publiées il y a 10 ans, le Tour de France augmente la durée de vie. Ce constat impose de stopper net la répression du dopage …

Deux études ont démontré que la durée de vie d’un cycliste français ayant participé à la Grande Boucle serait prolongée de six années par rapport à l’individu lambda.

Visiblement, les ministères impliqués aux plans, santé et sport ainsi que les instances concernées, n’ont cru à ces résultats surprenants qui devraient pourtant entraîner l’arrêt immédiat de la lutte antidopage puisque démontrant que les pilules d’énergie accroissent la longévité !

En 2013, ni le ministère de la Santé, ni celui des Sports, ni l’AMA, ni le CIO, ni l’UCI n’ont réagi à ce résultat infirmant l’impact du dopage sur la durée de vie. Pourquoi ?

Parce que la justification de contrôler le dopage pour préserver la santé ne tient plus et que les instances doivent diminuer la voilure de leurs subventions, entraînant au la mise au chômage d’un maximum de travailleurs fictifs.

En conclusion, on peut écrire que les bienfaits de l’activité cycliste professionnelle sur la santé poursuivie même de nombreuses années sont supérieurs aux effets collatéraux négatifs des produits dopants.

Par ailleurs, de justifier l’action antidopage au service des sportifs propres face à leurs concurrents dopés, c’est du vent ! En effet, bon an, mal an, le nombre de cas positifs détectés et sanctionnés est inférieur à 1% et ce depuis des décennies. Pour preuve, en 1998, lors du Tour de France de l’emblématique affaire Festina, l’ensemble du peloton carbure aux drogues de la performance (EPO, hGH, testostérone, transfusions sanguines…) alors que le bilan des tests antidopage à la fin de cette édition ne révèle aucun cas positif.

(*) Mortality of French participants in the Tour de France (1947-2012). European Hast Journal Advance Access published september 3, 2013

———————————————————————————————————–

Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

Tour de France ton histoire – 79 cadors sont distingués pour avoir réussi à terminer 10 Grandes Boucles, certaines consécutivement

Par défaut

De 1903 à 1939, aucun des finishers n’a réussi à boucler 10 rotations complètes.

A partir de la reprise, en 1947, on trouve en tête des stakhanovistes de la pédale, le Clermontois Raphaël Geminiani qui vient de nous quitter à 99 ans. Il a participé à 12 Boucles et en a fini 10 de 1947 à 1959.

Le deuxième au plan chronologique, c’est Antonin Rolland, natif de Ste-Euphémie dans l’Ain ; il va avoir 100 ans le 03 septembre prochain et a accompli ses dix Tours entre 1949 et 1960. Visiblement, cette sommation par milliers de bornes kilométrique n’a pas impacté leur longévité de centenaire. Et ce malgré la consommation d’amphétamines omniprésentes par le peloton des années 1950. Comme quoi à dose mesurée, elles ne mettent pas la vie des Géants de la Route en péril. Probablement que les effets positifs au plan santé de la pratique cycliste, même professionnelle, compense avantageusement les effets négatifs de la Bomba (cocktail : amphets + caféine).

Tour de France 2024 – Bilan exclusif et calibré après la 111e édition – Les chiffres JPDM

Par défaut

Un plus pour analyser et comprendre – à travers son histoire – la Grande Boucle, le monument n° 1 du cyclisme international

Il est courant de dire dans les milieux bien informés qu’il y a – selon la formule du romancier Mark Twain – trois sortes de mensonges : « Les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques ». Etant complètement d’accord avec cette métaphore, je ne crois qu’à mes propres statistiques.

Après cette 111e édition – oh combien passionnante – je vous invite à une découverte sur les chiffres remarquables de cette  Grande Boucle 2024 avec ces deux adversaires emblématiques qui ont remporté les cinq dernières éditions : le Slovène Tadej Pogacar et le Danois Jonas Vingegaard. Mais aussi sur les data des 111 éditions de 1903 à 2024.

Tour de France 2024 – Les régionaux de la 111e édition : 11 rookies sur les traces de leurs prédécesseurs natifs eux aussi de la même commune français

Par défaut

De nombreuses communes ont abrité l’éclosion de futurs champions, elles en perpétuent très souvent le souvenir par une plaque, un nom de rue ou d’espace public. C’est souvent une fierté pour elles, surtout si le nouveau sélectionné s’est particulièrement distingué à l’avant de la course.

qui sont venus grossir le peloton de ceux qui depuis 1903 ont pris part à la Formidable Randonnée. Parmi ces onze grognards de la pédale, certains sont nés dans un lieu ou d’autres acteurs du Tour de France les ont précédés.

Ce travail de recherche sur les communes de naissance des Géants du Tour de France contribue à mieux appréhender le phénomène sportif et sociétal de la plus grande course cycliste au monde. De même, les lieux où sont nés les Géants du Tour ainsi que les villes-étapes, de manière ludique, nous aide à mieux connaître la géographie, notamment de l’Hexagone et des pays voisins. Pour 2024, dans un but de mémoire ‘’nous ne les avons pas oubliés’’, nous avons signalé les prédécesseurs nés dans la même agglomération que les néophytes tricolores 2024.

Ces données sont uniques !

Tour de France 1924 – L’expression  »Les forçats de la route » est attribuée par erreur depuis un siècle à Albert Londres

Par défaut

En réalité, dès 1906, la métaphore est due à Maurice Genin

Cette contrevérité a été dénoncée dès 2003 avec documents certifiés à l’appui et pourtant la presse, notamment sportive, entretient le mythe de la paternité de l’expression née selon eux à l’occasion de l’abandon des frères Pélissier à Coutances le 26 juin 1924 lors de la 3e étape Cherbourg-Brest longue de 405 km et inventée par le grand reporter natif de Vichy, présent au café de la gare de la commune normande, auteur d’un reportage qui fera du bruit sur les conditions inhumaines des Géants du Tour. En réalité dans aucun de ses écrits, il n’a utilisé la fameuse expression Les forçats de la route.

Forçats de la route – La métaphore est déjà associée aux cyclistes du Tour par Maurice Genin en 1906

A propos du spectaculaire et médiatique abandon des frères Pélissier lors du Tour de France 1924, Albert Londres, le célèbre journaliste présent sur cette édition pour le compte du Petit Parisien, n’a jamais écrit dans aucun de ses textes, l’expression « les forçats de la route ». En fait, l’inventeur de la célèbre métaphore est un journaliste, Maurice Genin, collaborateur de la ‘’Revue de la Chambre syndicale des cycles et automobiles de St-Etienne et du Bassin de la Loire’’, qui l’avait utilisée en 1906, soit… dix-huit ans auparavant. Ce dernier, afin d’exprimer son étonnement de voir les cyclistes du Tour traverser la France en quelques jours alors que les véhicules hippomobiles en étaient incapables, d’où le titre de son article : « Les forçats de la route » publié dans le n° 105 de novembre, page 8.

Trois ans avant le reportage d’Albert Londres interviewant les Pélissier sur leurs rudes conditions d’As de la route, Roule-Lacaisse, reporteur du Miroir des Sports, caché derrière un pseudonyme, dans son commentaire de la troisième étape Cherbourg-Brest utilise la métaphore de forçats : « Nous passons dans un petit village de Bretagne. Toute la population est là égrenée en chapelet dans la Grande-Rue. Nos coureurs passent à 34 kilomètres à l’heure et Bretons et Bretonnes les regardent avec la stupeur mêlée de je ne sais quel respect effrayé de gens qui semblent regarder des forçats. On croit peut-être qu’un champion cycliste sur route doit être un homme qui pousse rageusement sur les pédales, sans penser, sans souffrir, sans calculer son effort et n’être, en somme, qu’une mécanique humaine : c’est tout le contraire. » (Le Miroir des Sports, 1921, n° 53, 07 juillet, p 6 )

Vincent Hubé croit se dédouaner avec la vérité en signalant dans le texte : « Expression que Londres n’emploie jamais ». La manœuvre est tellement ridicule que cela en devient pathétique. Jamais il n’est question du véritable inventeur, Maurice Genin, un journaliste spécialiste du cycle et de l’automobile.

Pour tous les passionnés de l’histoire vraie du Tour de France, nous passons au stéthoscope les différents protagonistes de ce fait de course hypermédiatisé : l’abandon des frères Pélissier et de leur coéquipier Maurice Ville, à Coutances dans la Manche, lors de la 3e étape Cherbourg-Brest (405 km), le 26 juin 1924. Le reportage d’Albert Londres va retranscrire dans Le Petit Parisien les doléances de ce trio sur leurs conditions ‘’inhumaines’’ de galériens de la pédale. A aucun moment, l’expression forçats de la route ne sera mentionnée. Mais en titre selon les éditions publiées dans la journée du lendemain, on lira : « L’abandon des Pélissier ou les martyrs de la route ».

Haute performance – L’importance déterminante du mental dans la répétition des exploits

Par défaut

En tout cas supérieure au dopage et, probablement, dépassant largement 50%

Entre les cracks pour grimper sur le podium, c’est le mental qui fait la différence. Lance Armstrong l’a bien démontré. Décryptage.

Régulièrement, et de plus en plus, les sportifs et les coachs mettent en avant la part prépondérante du mental pour expliquer la réussite dans telle ou telle spécialité pratiquée à haut niveau.

Des chiffres difficiles à certifier traduisant quand même une réalité admise par la plupart des experts légitimes

Ainsi, le pourcentage annoncé par ces derniers au bénéfice du mental semble considérable, néanmoins il n’y a encore aucun capteur embarqué pour évaluer de façon précise la part du mental dans la perf.

La condition physique et la classe ne sont pas suffisantes pour performer

Le consensus des athlètes semble confirmer que la condition physique optimisée et la classe ne sont pas suffisantes pour dominer les autres. En revanche, et cela est bien établi (mais non chiffré) l’état d’esprit négatif est le plus sûr moyen de contreperformer. Les émotions,  les pensées moroses et le moral en berne ont des effets délétères pouvant affecter chaque cellule du corps et ainsi pénaliser l’optimisation de la physiologie de l’organisme à l’entraînement et en compétition.

  • Fatigue musculaire due à une tension prolongée
  • Coordination perturbée
  • Concentration et motivation en baisse
  • Jugement altéré
  • Blessures : prédisposition et majoration
  • Dépression et fatigue mentale
  • Echec : peur de ne pas pouvoir réussir

D’ailleurs, la relation ‘’mental versus résultats sportifs’’ n’est pas nouvelle puisque dès 1930, un journaliste du Miroir des Sports distinguait la condition physique (le rendement de la ‘’caisse’’) et la forme. Cette dernière associant un parfait état cardiovasculaire et musculaire au mental.

Pour Tadej Pogacar, le superfavori du Tour de France 2024, c’est l’énergie négative autour de lui qui l’a fait craquer mentalement lors de la 110e édition. Il en témoigne dans L’Equipe du 27 juin 2024

Dictionnaire du dopage – La trenbolone, un stéroïde anabolisant source de controverse

Par défaut

Car une possible contamination accidentelle par la viande est admise par les instances

Fiche actualisée et enrichie

Concerne les sportifs où la puissance musculaire fait la différence, notamment chez les spécialistes de la vitesse en athlétisme. Il arrive également que le test positif à la trenbolone soit dû à une contamination accidentelle par de la viande.

La trenbolone, puissant anabolisant stéroïdien à effet androgénique,  normalement retirée du marché depuis près de trente ans, reste toujours en vente sur le net. L’athlète épinglé invoque régulièrement  l’absorption à son insu de la substance lors de la consommation de viande contaminée. Cette défense peut être admise par les Commissions des sanctions antidopage.

Le cas qui motive cette publication

Un jeune sprinteur américain, Erryon Knighton, âgé de 20 ans, star du 200 m en devenir, a été hors compétition testé positif à la trenbolone le 26 mars dernier. Bien que suspendu provisoirement par l’Agence antidopage américaine -Usada), on a appris le 20 juin qu’il avait été blanchi par la Commission antidopage au prétexte que la contamination à son insu par de la viande avait été démontrée et que Knighton n’avait commis aucune faute ou négligence.

Dès le 20 juin, nous avons publié trois tweets sur X (ex-twitter) pour commenter l’efficacité de la procédure suivie par l’Usada :

Trois tweets JPDM

  1. Dopage – Contamination par la viande contenant de la trenbolone, un stéroïde anabolisant dont la présence est de plus en plus en rapport avec la croissance frauduleuse du bétail. Certains pays sont plus exposés : Chine, Colombie, Equateur, Mexique, Pérou.
  2. Une star du sprint américain, Erriyon Knighton, double médaillé mondial du 200 m, depuis le 12 avril était exclu des pistes pour un test positif à la trenbolone, un engrais musculaire. La contamination à son insu a été reconnue par l’Usada qui l’a blanchi.
  3. L’Usada a bien géré cette analyse anormale en suspendant l’athlète provisoirement, sans que la décision soit rendue publique jusqu’au terme de la procédure l’ayant mis hors de course. L’athlète peut ainsi participer aux trials et se qualifier pour les Jeux.

Quelques dates jalonnent le parcours de la trenbolone :

  • synthétisée en 1963,
  • commercialisée en 1972,
  • prohibée en compétition par la France depuis 1989,
  • retirée du marché pharmaceutique français en 1997,
  • inscrite pour la 1re fois sur la liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA) le 1er janvier 2004
  • première détection dans l’Hexagone en 2011
  • en 2024, la trenbolone est classée dans la section S1.1 stéroïdes anabolisants androgène (SAA). Elle est interdite en et hors compétition et fait partie des substances non spécifiées

Signalons à tous les consommateurs inconscients que la trenbolone agresse spécialement les reins et majore ‘’triple XXL’’ l’agressivité (rage des stéroïdes).

En fichier joint (PDF) – Dictionnaire du dopage : fiche de la trenbolone

Tour de France – 100 personnalités à la fois historique et contemporaines partagent leur passion pour la Grande Boucle

Par défaut

(suite et fin – 4e volet : les observateurs)

Déjà publiés : 1er volet – Les emblématiques ; 2e volet – Les suiveurs ; 3e volet – Les sportifs

Ecrivains, acteurs, chanteurs, hommes politiques, sportifs en 144 citations déclinent leurs regards admiratifs sur le serpent multicolore de juillet. Un document à la mémoire de ce mouvement national au retentissement international créé par Henri Desgrange en 1903.

Slogan du service commercial : « Le Tour est une banderole publicitaire de quatre mille kilomètres » à la fois sur la plus grande course cycliste du monde ainsi que sur la mise en valeur des paysages et des bâtisses remarquables de l’Hexagone

Certains ont droit à plusieurs citations tels Henri Desgrange (16), le créateur de la Grande Boucle en 1903 ou Guy Roux (6), emblématique entraîneur de football de l’AJ Auxerre.

En dehors de ces derniers, parmi les contemporains, on trouve :

  • les cyclistes Mark Cavendish, Chris Jenner, Jacques Marinelli et Wout Van Aert,
  • les footballeurs Vikash Dhorasso, Bixente Lizarazu et Just Fontaine, récemment disparu

Au final, ce patchwork d’avis sur la plus grande course cycliste au monde ne peut que stimuler tout un chacun d’aller voir passer les coureurs au coin de la rue ou à des kilomètres, ou alors s’installer sur son canapé devant sa télé pour apprécier les efforts des champions de la petite reine, mais aussi mieux connaître la France, ce beau pays aux parcours étonnants de diversité.

Pour une meilleure lecture, nous avons regroupé et classé les auteurs par affinité professionnelle ou d’activité, en quatre séries.



Dopage et médias : les failles révélées dans la couverture des affaires de contrôle antidopage

Par défaut

Elles mettent la pagaille dans les relations entre presse et antidopage

Le 14 juin dernier, l’Agence France-Presse (AFP) relayée par de nombreux journaux abonnés à ce serveur, titre : « Dopage : trois nageurs chinois avaient été contrôlés positifs par l’antidopage avant l’affaire de 2021 ».

POINT DE VUE – Discussion sur la communication erronée d’un seuil de positivité et sur la nécessité de faire preuve de retenue dans les médias pendant les enquêtes en cours. Il faut souligner l’importance d’une couverture médiatique précise des cas de dopage et exhorter les médias à s’abstenir de toute interprétation prématurée des tests révélés.

Erreur d’interprétation de l’AFP

Cette dernière info avait défrayé la chronique mondiale le 20 avril où il était révélé que 23 nageurs chinois avaient été contrôlés positifs à la trimétazidine, un modulateur métabolique dont l’effet sur la performance n’est pas prouvé. Quoi qu’il en soit, ces 23 tritons de l’Empire du milieu, ont été blanchis à la fois par l’Agence chinoise antidopage et l’AMA au prétexte que cela était dû à une contamination accidentelle. Sur ce fond  d’histoire de molécules en eau trouble, est venu s’ajouter trois cas de Chinois ayant été testés positifs au clenbutérol en 2016 et 2017 révélés par le New York Times le 14 juin. L’AFP résume les commentaires du média étasunien : « D’après le quotidien américain, trois nageurs chinois avaient été contrôlés positifs au clenbutérol [anabolisant non hormonal] en 2016 et 2017 mais blanchis par l’antidopage qui avait retenu la théorie d’une contamination alimentaire, sans rendre leurs cas publics. Deux des nageurs ont remporté des titres olympiques à Tokyo en 2021 et le troisième détient désormais un record du monde, d’après le New York Times. »

A posteriori, l’AMA intervient pour clarifier les cas de contamination alimentaire, notamment en Chine

Peu de temps après, l’Agence mondiale antidopage (AMA) tente de désamorcer le pataquès en clarifiant les choses : « Chacun des trois nageurs avait été contrôlé avec une concentration de clenbutérol si faible qu’elle était entre 6 et 50 fois inférieure au taux minimum de 5 ng/ml introduit en 2019 afin de déclencher un cas pour faire face à l’important phénomène de contamination au clenbutérol par la viande». Le directeur général de l’instance – un juriste (quelle est sa légitimité pour s’exprimer sur un problème analytique ? ) ajoute le commentaire suivant : « Le problème de contamination est réel et bien connu de l’antidopage. Ces dernières années il y a eu des milliers de cas confirmés de contamination, sous diverses formes, dont plus de 1000 pour une contamination après avoir mangé de la viande en Chine, Mexique, au Guatemala, en Colombie, au Pérou, en Équateur et dans d’autres pays (…) Dans ces trois cas de nageurs chinois, la contamination alimentaire a été retenue comme étant à l’origine de la présence de clenbutérol. »

Dans le communiqué de l’AMA retranscrit par l’AFP le 14 juin, s’est invitée une faute de frappe concernant le seuil de clenbutérol à ne pas dépasser pour être considéré comme dopé. L’AFP indique  nanogrammes par litre (ng/L) alors qu’en réalité le seuil est de 5 nanogrammes/milliltre (ng/ml).

Que les 3 Chinois aient été testés au clenbutérol en 2016 et 2017 ne change rien sauf que le titre de l’article fait fi de la présomption d’innocence

Mais il faut ajouter un gros bémol !

Ce seuil de 5 ng/ml a été instauré en 2019. Or, les trois Chinois ont été contrôlés en 2016 et 2017 sans qu’un seuil soit réglementé officiellement. A cette époque, compte tenu de la nature de la substance (clenbutérol) interdite en et hors compétition, ces tests positifs auraient dû déboucher sur une suspension immédiate, non rendus publics en attendant l’éventuelle contre-expertise et le passage des sportifs devant une commission des sanctions. Visiblement, à la lumière des faibles traces de clenbutérol de l’ordre du picogramme/ml (10-12) inférieur au nanogramme, la commission a admis la contamination passive et, par ricochet, n’a pas sanctionné ces trois sportifs.

  • La presse généraliste n’est pas formée pour commenter les questions de dopage. Dans cette affaire des trois Chinois testés au clenbuterol, le seuil est erroné et pourtant l’ensemble des quotidiens et médias en ligne français ont publié l’erreur de l’AFP telle quelle en laissant dans leur texte 5 ng/L alors que c’était 5 ng/ml. Malgré un rectificatif qui leur a été communiqué, Le Figaro, RMC, etc. n’ont pas, plusieurs jours après, encore corrigé la bévue du seuil.
  • Le titre de l’AFP : « Dopage : trois nageurs chinois avaient été contrôlés positifs par l’antidopage avant l’affaire de 2021 » est une contrevérité. La conclusion de contrôle positif ne pouvait être jugée recevable qu’à la fin de la procédure. Tant que la commission des sanctions n’avait pas statué, ils étaient considérés comme innocents ! Et les résultats du flacon A n’auraient pas dû être divulgués à la presse. Répétons avec insistance que l’affaire aurait dû être ignorée des médias jusqu’au terme du processus d’instruction.

Finalement, l’ensemble des intervenants – presse, instances antidopage – passent pour des nuls ou des complices.

Le texte de l’Agence France-Presse retranscrit par lapresse.ca le 17.06,  résume bien les dérives de la médiatisation des contrôles antidopage et de leurs conséquences néfastes sur la crédibilité de l’action antidopage mais aussi sur les sportifs impliqués à leur insu et abusivement stigmatisés par la presse.

    Tour de France – 100 personnalités à la fois historiques et contemporaines partagent leur passion pour la Grande Boucle

    Par défaut

    Ecrivains, acteurs, chanteurs, hommes politiques, sportifs en 144 citations déclinent leurs regards admiratifs sur le serpent multicolore de juillet. Un document à la mémoire de ce mouvement national au retentissement international créé par Henri Desgrange en 1903.

    Slogan du service commercial : « Le Tour est une banderole publicitaire de quatre mille kilomètres » à la fois sur la plus grande course cycliste du monde ainsi que sur la mise en valeur des paysages et des bâtisses remarquables de l’Hexagone

    Certains ont droit à plusieurs citations tels Henri Desgrange (16), le créateur de la Grande Boucle en 1903 ou Guy Roux (6), emblématique entraîneur de football de l’AJ Auxerre.

    En dehors de ces derniers, parmi les contemporains, on trouve :

    • les cyclistes Mark Cavendish, Chris Jenner, Jacques Marinelli et Wout Van Aert,
    • les footballeurs Vikash Dhorasso, Bixente Lizarazu et Just Fontaine, récemment disparu

    Au final, ce patchwork d’avis sur la plus grande course cycliste au monde ne peut que stimuler tout un chacun d’aller voir passer les coureurs au coin de la rue ou à des kilomètres, ou alors s’installer sur son canapé devant sa télé pour apprécier les efforts des champions de la petite reine, mais aussi mieux connaître la France, ce beau pays aux parcours étonnants de diversité.

    Pour une meilleure lecture, nous avons regroupé et classé les auteurs par affinité professionnelle ou d’activité, en quatre séries.

    Tour de France 1923 – Révélation sur l’origine de la célèbre phrase « Je te salue Gars Jean »

    Par défaut

    adressée par Robert Jacquinot à Jean Alavoine

    Cette contre-enquête est la première d’une série que je vais consacrer aux véridiques histoires du Tour de France en évitant toutes les fausses légendes véhiculées depuis des lustres par des auteurs qui se recopient les uns les autres, manipulant ainsi leurs lecteurs dans des récits fantaisistes. Pourtant, les vraies anecdotes sont souvent plus savoureuses, étonnantes ou dramatiques. Je vous invite à me suivre sur les routes de la Grande Randonnée de juillet.

    Le 27 octobre dernier, sur Facebook, dans la série Quiz Cyclisme, j’ai posé la question suivante :

    Tour de France – Dans quelle édition, un coureur a prononcé la célèbre phrase ‘‘Je te salue Gars Jean’’ adressée à un concurrent qui le doublait alors que lui-même avait dominé l’étape mais qu’il subissait une terrible défaillance à quelques kilomètres de l’arrivée ?

    La réponse donnée était : Tour de France 1923, 6e étape Bayonne-Luchon (326 km) empruntant le Cercle de la Mort (Aubisque, Tourmalet, Aspin, Peyresourde). Caracolant en tête depuis le Tourmalet, Robert Jacquinot est victime à 500 m du sommet de Peyresourde  – le dernier obstacle de la journée -d’un coup de moins bien mémorable. Alors qu’il entrevoyait la victoire, complètement planté, il se fait doubler par Jean Alavoine. Et pour saluer l’exploit de son vainqueur, il lança dans un souffle : ‘’Je te salue Gars Jean’’.

    Témoignage de Robert Jacquinot lui-même

    Or, depuis, j’ai trouvé un article signé par Robert Jacquinot témoignant de ce haut fait du Tour passé à la postérité.

    Le Pétardier (surnom de personnage soupe au lait) confirme que c’est bien lui l’auteur de ‘’Je te salue Gars Jean’’ et non Jean Alavoine comme indiqué de façon erronée par Gaston Bénac, le Chantre du Tour des années 1920 à 1950. Autre transgression des faits. Jacquinot n’a pas laissé en plan ses adversaires Jean Alavoine et Ottavio Bottecchia au sommet de l’Aubisque mais après 7 km d’ascension du versant ouest du Tourmalet à Barèges.

    Dans ce même texte, on apprend l’origine de la défaillance de Jacquinot due à une prise de bec entre le ravitailleur à Arreau, au pied d’Aspin versant est, et le coureur. Résultat : ce dernier a continué sa route avec une musette contenant seulement deux bananes et, inévitablement, la fringale l’a rattrapée !

    Tennis – Novak Djokovic, malgré une lésion méniscale opérée récemment, pourrait performer aux Jeux de Paris

    Par défaut

    et ce grâce à l’arthroscopie, une technique chirurgicale miniaturisée qui, depuis 1978, a révolutionné le traitement de cette affection

    Victime le 3 juin d’une lésion du ménisque interne (médial) droit dite en anse de seau lors de son huitième de finale gagnant en cinq sets face à l’Argentin Francisco Cerundolo, Novak, pour avoir une chance de conquérir une médaille aux JO de Paris, a décidé deux jours plus tard de passer par la case opération.

    Contrairement à ce qu’annonce sans nuance une certaine presse : « Novak Djokovic peut oublier les JO s’il se fait opérer », alors qu’en réalité ses chances de jouer à Roland-Garros le tournoi olympique du 27 juillet au 4 août sont bien réelles.

    Avantages dus à deux petites ouvertures de 5 mm de diamètre et à la miniaturisation du matériel optique et chirurgical

    Depuis la fin des années 1970, l’arthroscopie – méthode chirurgicale peu invasive – a révolutionné la durée d’immobilisation. Cette technique a permis de transformer complètement les suites : les opérés reprennent beaucoup plus rapidement la marche et leur activité – professionnel et sportive – et la présence à l’hôpital est de courte durée, une journée maximum. L’arthroscopie, principal artisan de ce changement, permet dans le même temps, grâce à la miniaturisation des instruments et en particulier d’un tube optique, de regarder directement à l’intérieur du genou, de faire l’inventaire des anomalies et de retirer tout élément gênant notamment d’origine méniscale en pratiquant seulement deux mini-ouvertures de la taille d’une très petite boutonnière. Avantage considérable par rapport à la technique classique ou arthrotomie qui en raison d’une incision beaucoup plus importante de 5 à 6 cm, voire plus. et d’une hospitalisation de plusieurs jours, provoquait une fonte musculaire considérable nécessitant une longue rééducation. L’arthroscopie réalisée par des mains expertes n’impose, quant à elle, qu’un bref séjour en clinique avec dans la plupart des cas, une reprise d’activité sportive ultrarapide d’autant plus que la lésion est récente.

    En revanche, si l’on ne se fait opérer qu’après plusieurs mois de tergiversations, la musculature a le temps de s’affaiblir, la synchronisation des circuits articulaires et musculotendineux de se ‘’dérégler’’ et le retour sur la scène sportive sera en conséquence beaucoup plus long.

    L’arthroscopie autorise des retours ultrarapides au plus haut niveau sportif, entre 15 jours et 3 semaines. Exemples.

    Plusieurs cas emblématiques d’athlètes de haut niveau notamment dans le ski démontrent parfaitement l’intérêt d’un diagnostic précoce et d’une arthroscopie chirurgicale immédiate. Ce fut le cas du skieur suisse Pirmin Zurbriggen remportant la descente des championnats du monde 1985 à Bormio (Italie), vingt-deux jours après une opération du ménisque par arthroscopie. Sa compatriote Erika Hess, à l’époque la meilleure spécialiste de slalom dans l’histoire de la Coupe du monde, avait subi le même traitement en décembre 1982 avec un retour sur les planches en moins de 15 jours, leurs genoux étant particulièrement protégés par des haubans musculaires hyperpuissants, les skieurs semblent avantagés pour que l’interruption soit la plus courte possible.

    Il faut reconnaître cependant que tous les athlètes de niveau international retrouvent le stade ou le gymnase avec un minimum d’interruption d’autant qu’une rééducation spécifique peut être entreprise sans dommages quelques heures après l’intervention.

    L’exemple de la marathonienne américaine Joan Benoit doit motiver Djoko. L’ancienne recordwoman du monde des 42,195 km, opérée du ménisque par arthroscopie le 25 avril 1984, remporta le marathon sélectif pour les Jeux olympiques le 12 mai à Olympia dans l’état de Washington, soit 17 jours après le geste chirurgical. Dans la foulée, le 05 août, Mme Benoit était devenue la première femme championne olympique du marathon.

    Arthroscopie – Des suites opératoires accélérées

    • Anesthésie : environ une demi-heure d’anesthésie soit générale (endormi complètement) ou locorégionale (uniquement le membre inférieur). Pour Djoko, l’intervention n’a duré que 15 minutes.
    • Ambulatoire : on entre le matin en clinique et on sort le même jour en fin d’après-midi
    • Ouverture : deux mini-ouvertures de la taille d’une petite boutonnière (quelques millimètres) sur la face antérieure du genou (invisibles au bout de 6 mois). L’arthrotomie classique pouvait laisser une cicatrice de 5 à 10 cm, voire plus.
    • Marche : immédiate
    • Retour sportif : après quelques jours de repos, l’activité physique de réathlétisation peut être débutée sous contrôle d’un spécialiste. Plus le problème méniscal est ancien, plus il faut du temps pour récupérer un genou compétition. Dans le cas de Djokovic, en se faisant opérer 48 heures après la lésion, la récupération sera ultrarapide.
    • Ménisque externe : sa lésion entraîne des suites de récupération plus longues.

    Arthrotomie : opération avec ouverture de plusieurs centimètres

    Cas emblématique du passé : Just Fontaine, footballeur international de 1953 à 1960 (21 sélections), meilleur buteur de la Coupe du monde 1958 et recordman des retours rapides après arthrotomie du ménisque interne : « Just Fontaine, qui est sans doute pour l’époque, le recordman des retours rapides sur le terrain puisqu’il reprit son activité quarante jours seulement après avoir été opéré du ménisque interne du genou droit le 03 décembre 1957 (reprise le 12 février 1958 en Coupe de France) et fut la même année le meilleur buteur de la Coupe du monde en Suède. » [Le Miroir des Sports, 1958, n° 722, 29 décembre, p 19]

    Tennis – Alexander Zverev proche d’un exploit inédit, remporter Roland-Garros en étant diabétique de type 1

    Par défaut

    Par le passé deux autres diabétiques de type 1 traités à l’insuline ont atteint la finale, sans vaincre. L’Américain William Talbert en 1950, battu en 5 sets par son compatriote Budge Patty, n° 1 mondial, et en 1955 l’Américain Hamilton Richardson battu par Tony Trabert, n° 1 mondial.

    Un formidable message stimulant à l’adresse de tous les diabétiques de type 1, lui qui est touché par cette affection depuis l’âge de 3 ans.

    Mais parmi les champions de la raquette, il n’est pas le seul à avoir atteint le très haut niveau. Pour preuve, il y a 70 ans, trois joueurs eux aussi diabétiques de type 1 figuraient dans le top 10.

    CONTRIBUTION à la connaissance du diabète de type 1,

    celui dont souffre Alexander Zverev

    Le joueur allemand classé 4e mondial a réussi à atteindre le top niveau malgré sa maladie et plusieurs praticiens inexpérimentés. Dès l’âge de 7 ans, entravé par les médecins dans son rêve de devenir tennisman professionnel – voire numéro UN si son mental était à la hauteur – d’après ses dires, il n’a cessé d’être confronté à l’ignorance abyssale des professionnels de santé sur l’impact favorable du tennis sur l’équilibre de son diabète de type 1. Aujourd’hui, les diabétologues confirmés savent que l’activité physique n’est pas seulement un moyen pour être en forme mais que le sport, ici le tennis mais également les spécialités permettant une dépense énergétique prolongée font partie du triptyque de la thérapeutique du diabète de type 1 aux côtés de la nutrition et de l’insuline. De même, le diabète de type 2 (dit non insulinodépendant) lié à la malbouffe  et / ou à la sédentarité, bénéficiera d’une nette amélioration grâce à une activité physique régulière et dont la durée n’est pas inférieure à 60 minutes. Dans les deux types de diabètes I et II, un exercice musculaire à dépense énergétique suffisante mais répétée de préférence régulièrement, favorise la pénétration cellulaire du glucose en diminuant les besoins en insuline et en médicaments hypoglycémiants, le tout aboutissant à un meilleur équilibre du diabète.

    Précision qu’en France, plus de 4 millions de personnes sont atteintes de diabète. Pour se soigner, elles prennent des médicaments mais doivent aussi impérativement se bouger.

    • Triptyque d’une thérapeutique efficace :
    • 1 – Insuline
    • 2 – Alimentation
    • 3 – Sport

    Avant la découverte de l’insuline en 1921, l’exercice physique faisait partie intégrante de la thérapeutique du diabète

    Depuis très longtemps, les médecins recommandent le sport à leurs diabétiques et, sans devoir remonter au déluge, il convient de rappeler qu’à la fin du XIXe siècle, un médecin du sport, Fernand Lagrange (1845-1909), auteur de « L’exercice chez les adultes« , rapporte le cas du doyen de la Faculté de Médecine qui fréquentait assidûment un grand gymnase de la rue de Vaugirard. « Là, nous rencontrions chaque soir le professeur Adolphe Wurtz (1817-1884) et nous étions surpris de l’ardeur toute juvénile que déployait notre maître, alors âgé de soixante ans, dans ces exercices si rarement pratiqués à son âge. Mais, il nous donna un jour la raison de son zèle pour la gymnastique. Il était diabétique et venait faire travailler ses muscles, pour « brûler » son sucre. Ce mode de traitement avait d’ailleurs, nous disait-il, amélioré son état mieux que tous ceux qu’il avait essayés. »

    Bien avant cette époque, l’efficacité indéniable de l’exercice musculaire dans le traitement du diabète avait été signalée par Apollinaire Bouchardat (1806-1983) qui conseillait à ses patients diabétiques : « la chasse, l’escrime, les exercices musculaires, ramer, patiner, les jeux de paume, de billard, les travaux actifs de labourage et de jardinage. »

    Plus près de nous, en 1959, Elliot P. Joslin (1869-1962) fait du sport l’un des trois éléments, avec le régime et l’insuline, de la triade thérapeutique du diabète sucré.

    Le pionnier, tennisman de haut niveau et traité à l’insuline, était un Américain William ‘’Bill’’ Talbert, 3e mondial en 1949

    En fait, c’est véritablement vers les années 1950 que, grâce à l’un des meilleurs tennismen de l’époque, William Talbert, que la voie de la pratique sportive s’ouvrit aux diabétiques.

    Le Professeur Henri Lestradet (19921-1997) qui l’avait rencontré aux Etats-Unis en 1952, le classait parmi les trois malades ayant le plus influencé sa compréhension du diabète insulinodépendant : « C’est grâce à lui que je me suis orienté vers le diabète. Je l’ai rencontré aux USA où je bénéficiais d’une bourse d’études. A l’époque, en France, et dans bien d’autres pays, les diabétiques étaient considérés comme des malades difficiles nécessitant plusieurs mois d’hospitalisation chaque année, des doses fixes d’insuline et un régime alimentaire restreint. Toutes choses qui les bloquaient dans leur vie scolaire, professionnelle et familiale. Bill Talbert était diabétique mais il menait une vie normale, faisait du sport de façon intensive, avait remplacé son régime fixe par une certaine liberté alimentaire, et les doses constantes d’insuline par une adaptation permanente des doses. Tout cela parce qu’il avait eu la chance de tomber sur un médecin non conformiste. Nous prenions souvent notre petit déjeuner ensemble au drugstore. Il me disait: « Les médecins ne connaissent rien en diabétologie ». J’avais lu également un article où il faisait part de son expérience de diabétique sportif : « Des années de tâtonnement et pas mal d’erreurs m’ont permis d’élaborer un système raisonnable concernant l’insuline et le régime alimentaire compatible avec une activité physique intense. J’en suis venu à penser que l’un des deux, soit l’individu, soit le diabète, doit triompher de l’autre. Être diabétique ressemble beaucoup à élever un enfant; celui-ci doit apprendre à vivre avec nous et non pas nous avec lui ».

    C’est alors que j’ai dérivé des études métaboliques que l’on m’avait demandé, vers l’étude du diabète pour essayer de bien comprendre ce qui me semblait une révolution étonnante. A mon retour en France, en accord avec le Professeur Robert Debré (1882-1978) et le Professeur Pierre Royer (1917-1995), nous avons mis en place une thérapeutique « non conformiste » du diabète, dont les points les plus intéressants étaient la variation de traitement et la prise en charge de ce dernier par le malade lui-même. A l’époque, beaucoup ont crié « au fou ! « , sur ce parti qu’aujourd’hui tout le monde a adopté. Et c’est en quelque sorte grâce à Bill Talbert que nos enfants diabétiques ont maintenant une vie normale faite d’activité variées ».

    William ‘’Bill’’ Talbert souvent confondu avec son presque homonyme Tony Trabert qui, lui, n’était pas diabétique

    Malheureusement pour ce novateur apparut, pratiquement à la même époque, aux Etats-Unis, Tony Trabert, son homonyme à une lettre près, de onze ans son cadet, qui allait devenir le numéro un mondial du tennis. Tony Trabert eut comme professeur, à partir de 1942, William Talbert. En 1950, très jeune encore, Tony débarqua à Roland-Garros en compagnie de Bill, son mentor. Mieux, son mécène puisqu’il finança entièrement le voyage et le séjour européen de Trabert. Il pouvait se le permettre car il était vice-président d’une puissante banque. A Paris, les deux hommes gagnèrent tout simplement le double messieurs des Internationaux de France après avoir triomphé à Rome. C’est le début d’une fort brillante collaboration puisqu’entre 1950 et 1953, les deux champions disputeront ensemble vingt-huit tournois et n’en perdront qu’un. Et dans l’intervalle, Talbert sera, en outre, le capitaine de l’équipe des Etats-Unis en Coupe Davis.

    C’est certainement cette étrange ressemblance entre leurs noms qui a fait de Trabert le plus connu des deux en raison de son palmarès (27 victoires en Coupe Davis sur 35 matches, Petit Chelem en 1955, Roland-Garros, Wimbledon, Forest Hills), un diabétique insulinodépendant dans la plupart des communications médicales ou grand public consacrée aux rapports entre cette affection métabolique et les activités sportives.

    Nous espérons que cette mise au point permettra dorénavant de réhabiliter les mérites respectifs de chacun et surtout le rôle considérable qu’a joué Bill Talbert dans l’évolution de la thérapeutique des « diabètes » et notamment de l’insulinodépendant.

    Interview consacrée au diabète de Zverev parue dans L’Equipe du 07 juin 2023

    Quentin Moynet, journaliste à L’Equipe :

    « Avez-vous discuté avec des athlètes diabétiques dans d’autres sports ? »
    Alexander Zverev : « J’ai parlé avec plusieurs athlètes de l’équipe olympique d’Allemagne. Mais il n’y a pas beaucoup d’athlètes diabétiques dans des sports d’endurance comme le tennis. Il y a des champions olympiques diabétiques, mais pas dans des sports d’endurance. Je pense que, comme moi, on leur a dit dès leur plus jeune âge qu’ils ne pourraient pas y arriver. Il faut changer cette façon de penser » [L’Equipe, 07.06.2023]

    Il est difficile de croire que Zverev et le journaliste du quotidien du sport ignorent autant l’existence des champions diabétiques du passé.

    Déjà, il y a 70 ans, trois joueurs de tennis ont atteint le haut niveau tout en état diabétique de type 1. A l’époque, il n’y avait pas de lecteur de glycémie connecté. Dans d’autres sports encore plus endurants que le tennis, on trouve un cycliste professionnel – Dominique Garde – qui a couru trois Tours de France alors qu’il était diabétique (1987 : 54; 1988 : 93; 1989 : 52e). Il lui arrivait aussi de stopper complètement les piqûres d’insuline pendant la durée de l’épreuve.

    Dans le même sport, il existe une équipe cycliste Novo Nordisk, entité composée exclusivement de coureurs professionnels diabétiques.

     Toujours dans le haut niveau, on trouve des footballeurs internationaux ayant participé à des Coupes du monde ou ayant remporté une Coupe européenne : Gary Mabbutt (Grande-Bretagne), Danny McGrain (Ecosse), Pär Zetterberg (Suède).

    Finalement, il est quand même surprenant que Zverev ignore totalement ces champions qui ont contribué à une meilleure connaissance des diabétiques confrontés à la compétition de haut niveau. Pour mémoire, William Talbert, le tennisman pionnier, avait atteint la demi-finale de Roland-Garros en 1950 tout comme l’a fait Alexander Zverev à quatre reprises et consécutivement en 2021, 2022, 2023 et 2024.

    En fichier joint (PDF) : Palmarès des tennismen diabétiques de type 1 des années 1950

    
    			

    Tennis – Défaillances sur les courts de la Porte d’Auteuil :

    Par défaut

    Les spectateurs plus exposés que les joueurs…

    Explications du Dr Jean-Pierre de Mondenard

    De temps en temps, au cours des rencontres de tennis de la quinzaine de Roland-Garros, les caméras de la TV s’immobilisent dans les gradins pour nous montrer des gens qui s’agitent autour d’une personne affaissée sur son siège ou allongée à même le sol. L’arbitre, agacé par ce brouhaha dont il ignore la plupart du temps l’origine et en raison de ses répercussions inévitables sur la concentration des joueurs, demande énergiquement le silence. Quelques instants plus tard, des infirmiers évacuent au pas de charge sur un brancard la personne défaillante, victime d’un évanouissement. Les rediffusions de cette séquence-type augmentent généralement avec le nombre de spectateurs, l’ardeur du soleil, la durée des matches, l’intensité de la lutte et l’importance de l’enjeu ! De nombreuses personnes passionnées par les joutes des internationaux de France s’interrogent : « Docteur, pourquoi cette perte de connaissance ? Quelles en sont les causes. Comment l’éviter ? »

    Où est la panne ?

    La conscience qui caractérise l’état de veille normal et les facultés qu’elle commande (penser, se tenir debout, agir etc.) dépendant du bon fonctionnement du système nerveux et, par conséquent, d’une circulation cérébrale efficace. Si, pour une raison quelconque, celle-ci diminue au-delà d’une certaine limite (laquelle est assez restreinte), le cerveau réagit en réduisant d’abord son activité, puis en arrêtant toutes les fonctions vitales. On observe la réalisation la plus évidente de ce processus dans la syncope. Cette dernière, marquée par un évanouissement, consiste en une perte de conscience temporaire, qui survient brusquement ; elle est provoquée par une insuffisance en oxygène qui correspond le plus souvent à une diminution de la circulation sanguine dans le cerveau. La lipothymie (du grec Leipo, je perds et thumos conscience), obéit au même mécanisme mais se caractérise par un simple obscurcissement de la conscience : c’est le premier degré de la syncope qui porte également le nom d’évanouissement.

    Symptômes

    Il peut être utile de connaître les symptômes annonçant un évanouissement car il suffit parfois seulement d’écarter les genoux et placer sa tête entre eux de façon que le sang afflue librement au cerveau pour éviter de s’affaisser sur le sol avec les risques de traumatisme que cela comporte. Le sujet éprouve d’abord un malaise diffus et indéfinissable qui l’empêche de prendre conscience de ce qui se passe autour de lui ; il commence à avoir des ‘’sueurs froides’’ et parfois une sensation de nausée mais qui va rarement jusqu’aux vomissements. Simultanément, il ressent une fatigue intense, tandis que son visage pâlit de plus en plus et que ses pupilles se dilatent. La tête commence à tourner ; il a des bourdonnements d’oreille et sa vue se trouble. A ce point, la situation se précipite, il voit « noir » et perd contact avec le milieu qui l’entoure ; les bruits lui semblent lointains et irréels ; finalement, tout disparaît et il tombe à terre. Ce phénomène, en dehors d’une cause organique (infarctus du myocarde[1], embolie cérébrale, épilepsie) est le plus souvent due à un déséquilibre circulatoire privilégiant le stockage du sang à la périphérie, c’est-à-dire dans les jambes ou sous la peau au détriment du cerveau [2]. Certains facteurs favorisent sa survenue :

    La digestion : pour assimiler un repas, l’estomac et surtout l’intestin ont besoin d’une quantité supplémentaire de sang. C’est un mécanisme physiologique naturel et cette digestion dure 2 h 30 à 3 heures pour un repas moyen. Si pendant cette période on s’expose au soleil, le sang se trouve en partie dirigé vers la peau afin d’évacuer le surplus de chaleur. Or, la quantité de sang de notre organisme n’est pas variable (entre 5 et 7 litres suivant le poids et la taille du sujet). Dans cette situation particulière de digestion au soleil, le cerveau se trouve alors en manque de sang et manifeste son désaccord par une perte de conscience.

    La chaleur surtout humide et son corollaire, la déshydratation : lorsque le mercure grimpe, le sang se déplace sous la peau et la sueur s’écoule en abondance. En position assise, selon les sujets, leur état d’acclimatation plus ou moins grand vis-à-vis de la chaleur et l’humidité de l’air, la quantité maximale produite varie en moyenne de 600 à 800 millilitres par heure. Cette fuite d’eau fait baisser le volume de liquide disponible pour le cerveau.

    L’alcool : l’absorption de boissons alcoolisées (bière, vin etc.) favorisant la dilatation des vaisseaux sous-cutanés, réalise, comme la digestion et la chaleur, un « vol » sanguin au détriment e la commande cérébrale. 

    Varices : lors d’une exposition immobile aux rayons du Dieu Râ, la dilatation veineuse des jambes augmente, a fortiori si on a des varices, et détermine une accumulation importante de sang vers les membres inférieurs. Cela entraîne par voie de conséquence une réduction de l’apport veineux au cœur, une diminution du débit cardiaque avec chute de la pression artérielle et un ralentissement de l’afflux sanguin dans le cerveau.

    Un choc émotionnel : l’écrasement ou à l’inverse la victoire de son favori – Cette situation déclenche un brutal ralentissement cardiaque par une excitation excessive du système nerveux dit parasympathique dont le rôle est de faire baisser le rythme cardiaque.

    Des vêtements trop serrés : (corset, guêpière, ceinture). Cette dernière cause est celle qui expliquait à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, lors des premiers tournois de Wimbledon et de Forest Hills, la grande fréquence des évanouissements féminins, favorisés par le port de guêpières et de corsets étroitement lacés. C’est d’ailleurs pourquoi les femmes du peuple, qui ne portaient pas de tels sous-vêtements, étaient rarement exposées à ce type d’évanouissement.

    Certains médicaments sont susceptibles de perturber la régulation de la tension artérielle. Par exemple, un étourdissement peut se manifester lorsque, pour applaudir un point exceptionnel, on passe brutalement de la position assise à la position debout. En effet, certains médicaments (antidépresseurs, diurétiques etc.) peuvent entraver (dans le changement soudain de position pris comme exemple), les mécanismes de régulation de la tension artérielle, qui en temps normal provoquent instantanément une constriction des veines afin de faciliter le retour du sang vers le cœur et le cerveau.

    Conseils pratiques

    Comment l’éviter

    • Porter des vêtements et un couvre-chef blanc qui réfléchissent les rayons solaires,
    • Avoir son litre d’eau à portée de la bouche. En consommer régulièrement par petites gorgées,
    • Protéger ses jambes si l’on a des varices
    • Manger léger et limiter l’alcool avant d’aller vous asseoir dans les gradins du stade de la porte d’Auteuil
    • Si la partie doit se prolonger, profiter des changements de côté pour contracter les muscles des pieds, des jambes et des fesses en faisant, debout, quelques élévations sur la pointe des pieds.

    Que faire quand on se sent défaillir ?

    • Desserrer les vêtements au niveau du cou et de la taille
    • Rester assis, écarter les genoux et placer la tête entre eux de façon que le sang afflue librement au cerveau
    • Maintenir cette position tant que ça tourne
    • Essayer de se lever dès que l’on se sent mieux, mais reprendre immédiatement la station assise si l’impression de malaise persiste.

    Comment, en attendant le médecin, se rendre utile à une personne évanouie?

    • L’allonger à l’horizontale, la tête tournée sur le côté, les jambes légèrement surélevées,
    • Dénouer les liens, ceinture, boutons etc., tout ce qui peut empêcher la libre circulation du sang,
    • Ecarter les gens agglutinés autour, afin de ménager un espace libre suffisant, plus propice à une action efficace
    • Placer un linge imbibé d’eau froide sur son front,
    • Ne lui donner aucune boisson tant qu’elle n’a pas repris connaissance ; le faire en revanche dès qu’elle est capable de boire toute seule
    • Le sujet reprend généralement assez vite connaissance mais il vaut toujours mieux s’assurer que le service médical a été alerté.

    [1] Une étude suédoise a recensé 50 décès de sujets plus ou moins cardiaques qui suivaient à la télévision la finale de Wimbledon. Il ressort de cette enquête que si l’on est tout à la fois cardiaque et passionné de tennis, il faut à contrecœur regarder les matchs en différé.

    [2] Autres causes : hypoglycémie, insolation, coup de chaleur

    Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

    Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

                    Dr J.P. de Mondenard - Tennis médecine sportive - éd. Amphora, 1987

    Dopage – L’alcool, dopant le plus consommé sur la planète et ce depuis le début des compétitions sportives

    Par défaut

    ne vous veut pas du bien

    Depuis le 1er janvier 2018, l’éthanol ne fait plus parti de la liste des substances illicites ni ne figure dans le programme de surveillance de l’Agence mondiale antidopage (AMA). Dorénavant, ce sont les Fédérations internationales concernées par la réglementation de l’alcool (aéronautique, automobile, motonautique et tir à l’arc) qui doivent prendre les mesures nécessaires afin de mettre en place des protocoles pour tester la consommation d’alcool et sanctionner adéquatement les athlètes ne respectant pas les règles de leur sport.

    L’alcool bénéficie d’une légende tenace de remontant aux effets miraculeux… Certains travailleurs – de force ou pas – ne s’en privent guère et des sportifs sont parfois tentés d’y puiser d’hypothétiques ressources. De nombreux mythes encouragent la consommation de ceux qui recherchent un coup de pouce afin d’améliorer leurs prestations athlétiques  « L’alcool donne des forces », « Il réchauffe », « Il étanche la soif », « Il combat le froid ». La pharmacologie et la physiologie de cette « boisson » universelle nous apprennent que l’alcool ne présente que de très rares avantages alors qu’il occasionne toute une série de pépins, notamment dans le domaine de l’effort.

    La preuve par 9

    1.   Diminution de la force

    2.   Réduction de l’endurance (capacité aérobie)

    3.   Baisse de l’adaptation à la chaleur et au froid

    4.   Douleurs musculaires post-effort

    5.   Temps de récupération majoré

    6.   Augmentation du risque des blessures

    7.   Cicatrisation des lésions musculo-tendineuses plus lente

    8.   Association alcool-stéroïdes anabolisants dangereuse pour le foie

    9.   Favorise la prise de « charge » (surpoids) : il s’oppose à la dégradation des lipides.

    —————————————————————————————-

    Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

    Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

    EN FICHIERS JOINTS (PDF) :

    • Effort physique : les contre-performances de l’éthanol (la preuve par 9)
    • Fiche du Dictionnaire du dopage (actualisée et enrichie) : L’ALCOOL

    Dopage – SARMS, des substances agissant sur les récepteurs aux androgènes mimant l’action de la testostérone

    Par défaut

    Tour de France ton histoire – Louis Bergaud, deux Top 10 dans la Grande Boucle en 1954 et 1958, vient de disparaître à l’âge de 95 ans

    Par défaut

    Surnommé La Puce du Cantal en raison de son gabarit poids plume – 1,58 m / 55 kg – Bergaud excellait effectivement dans les parcours accidentés. Il a été classé 2e au Grand prix de la montagne du Tour de France 1957. Sur cette 44e édition, Lily Bergaud est passé en tête à six grimpeurs sur 19, soit un ratio de 31%.

    Il a aussi été le premier coureur du Tour à franchir le Puy Mary-Pas de Peyrol, sommet inédit, en 1959, une ascension qui allait devenir par la suite un obstacle recherché par les organisateurs. Ainsi, lors du prochain Tour de France 2024 à l’occasion de la 11e étape Evaux-Les-Bains-Le Lioran le 10 juillet, le peloton de la 111e édition devra passer au 180e km sous la banderole du grimpeur du Pas de Peyrol.

    Pour confirmer sa valeur, le Cantalou a été sélectionné à trois reprises en équipe de France en 1956, 1957, 1958.

    Il y a quelques années, lors d’un entretien, j’avais pu vérifier les données de sa biographie, notamment sa morphologie, afin d’en faire profiter tous les fans des champions cyclistes notamment des années 1950.

    Cyclisme – Historique – Six Jours du Vel’ d’Hiv’ de 1926 à 1958

    Par défaut

    La fiche biographie des 29 ‘’Reines des 6 Jours’’

    Document déjà publié en 2018 dans ce blog mais considérablement enrichi et actualisé, destiné aux fans nostalgiques de cette époque et aux chercheurs accros des vérités historiques [mise à jour]

    Avec la précieuse contribution de Philippe Fetter, le spécialiste français des données biographiques sur les acteurs du cyclisme.

    LA SAGA DES REINES DES SIX JOURS DE PARIS de 1926 à 1958 « R6J de Paris »

    En 1926, sur une idée de Georges Berretrot, le speaker autant officiel qu’emblématique des six jours de Paris, Mademoiselle Chouquette fut élue « Reine des six jours ».  [Georges Berretrot – Minuit l’heure des primes. – Paris, éd. Fournier-Valdès, 1950. – 371 p (pp 282-283)]

    De Melle Chouquette à Michèle Mercier en passant par Miss Quintonine

    Pour la première fois, « Monsieur 10 pour cent » prononça le vendredi 9 avril 1926 au soir la phrase qui allait devenir rituelle et protocolaire : « Pour sa grâce et sa générosité, est proclamée ‘’Reine des six jours’’… »

    Georges Berretrot, dans son ouvrage « Minuit l’heure des primes » (1) nous révèle comment il est devenu le grand électeur de la Reine des six jours : « Je vous affirme que les femmes jouent un grand rôle dans les six jours. Elles contribuent largement au succès de la course et la font, terne ou animée, selon leur bon vouloir… et le degré de fortune de leur « chevalier servant ». En arbitrant ces conflits de prestige, je pensais dans ma petite tête, qu’il fallait trouver un moyen élégant de récompenser tant de générosité. Cela méritait bien qu’on s’y intéressât quelque peu. Je me dis que l’élection d’une « Reine des six jours » ne serait pas mal du tout. Avec ce titre comme enjeu, nul doute que « femmes » qui se dévoraient déjà simplement pour le plaisir, seraient prises d’une ardeur nouvelle. J’avais visé juste et mon raisonnement devait, comme vous allez le voir, répondre et même dépasser toutes mes prévisions.

    Georges Berretrot – Minuit l’heure des primes, éd. Fournier-Valdès, 1950

    C’est en 1926 que je lançai cette idée. Dès le premier soir, j’avais remarqué qu’une jeune femme, agréable, très sympathique et épaulée par plusieurs courtisans, donnait des primes fort bien accueillies par le public. Elle se faisait appeler Chouquette. C’était un nom d’emprunt qui faisait bien populaire. Elle venait chaque soir, fidèlement, dans la même loge. En me renseignant auprès du service de location, j’appris que « Mademoiselle Chouquette » avait retenu cette loge pour toute la durée des six jours. « Voilà mon affaire, me dis-je ». Chouquette ne ralentit pas son effort financier les deux premières soirées. Au cours de la troisième, j’allai la trouver :

    • Si vous continuez sur le même rythme, lui fis-je remarquer, je vous élirai « Reine des six jours »

    L’idée lui plut considérablement et ce qui fut dit fut fait. Le vendredi soir, pour la première fois, on m’entendit prononcer la phrase qui allait devenir rituelle et protocolaire : « Pour sa grâce et sa générosité, est proclamée ‘’Reine des six jours’’…. »

    J’étais le grand électeur de la reine, bien entendu, et son sacre ne dépendait que de moi. Pour une si grande circonstance, on me vit revêtir le smoking et arborer l’œillet rouge. Mes nouvelles fonctions l’exigeaient. Ce fut le point de départ de cette royauté éphémère, de cette royauté qui s’achète un bon prix. Ce couronnement obtint un grand succès. A ce moment-là, on n’était pas encore envahi par toutes les « Misses » qu’on nous sert maintenant à la pelle. Il n’y avait pas de « Miss Poubelle », « Miss Pénicilline », « Miss Autobus ». On ne connaissait qu’une royauté : celle de la Reine des Reines qu’on promenait à travers Paris, sur son char, précédé par le bœuf gras. La couronne dorée des six jours allait donner un nouveau relief à la course. Les concurrentes allaient s’affronter au moins pour un enjeu qui, bien qu’officieux, les parerait d’une auréole de gloire. »

    Afin de faire renaître cette grande époque du cyclisme sur piste, nous présentons les différentes Miss qui se sont emparées successivement du titre de ‘’Reine des six jours de Paris’’ de 1926 à 1958.

    Dopage – Le stanozolol, un stéroïde anabolisant très connu du monde sportif depuis le contrôle positif de Ben Johnson en 1988, est toujours d’actualité

    Par défaut

    En 2024, grâce à la détection des métabolites de longue durée, un sportif dopé au stanozolol, s’avère facile à débusquer et pourtant la sanction de 4 ans qui est lourde, devrait freiner les ardeurs des tricheurs. Eh bien non ! Un grimpeur de paroi dopé au stanozolol vient de tomber dans les filets de l’antidopage.

    Le sprinteur canadien Ben Johnson testé positif au stanozolol sera disqualifié de la finale du 100 m aux Jeux olympiques de Séoul en 1988. Cet évènement planétaire a donné un coup de boost médiatique à ce stéroïde anabolisant.

    Le stanozolol, un stéroïde anabolisant, est utilisé dans le monde de la compétition sportive depuis le milieu des années 1960. Avec la nandrolone – un autre stéroïde anabolisant  dérivé de la testostérone – il est devenu la star des enceintes athlétiques.

    Par rapport à l’hormone mâle, le stanozolol est moins virilisant mais plus anabolisant. En résumé, ses effets masculinisant sont moindres qu’avec la testo.

    Comme tous les stéroïdes anabolisants, le stanozolol peut être profitable, suivant le régime alimentaire de l’athlète (hyperprotéiné ou non) et le type d’entraînement – à toutes les spécialités sportives. Des gros bras (haltérophiles, lanceurs en athlé) aux marathoniens (les plus maigres de tous les athlètes), en passant par les poupées gymnastes.

    Le stanozolol a été médiatisé au-delà de l’imaginable en 1988 à la suite du contrôle positif du sprinteur canadien Ben Johnson vainqueur haut la main du 100 m olympique le 24 septembre à Séoul.

    Jeux olympiques de Los Angeles 1984 – La vraie raison du boycott de l’Union Soviétique : la détection du stanozolol

    Pour la grande histoire, le patron de l’unité analytique antidopage de Moscou, le biologiste Grigory Rodchenkov, nous apprend que l’une des raisons du boycott de l’Union Soviétique aux Jeux de Los Angeles en 1984 est due à l’annonce par Don Catlin – patron du laboratoire d’analyses olympiques d’Ucla – qu’il serait capable de détecter tous les stéroïdes anabolisants, notamment le stanozolol et la testostérone ; ces deux produits utilisés en masse par les athlètes soviétiques.

    Au début de son parcours sportif, la détection analytique de ce stéroïde anabolisant était aléatoire. Elle est devenue beaucoup plus fiable en 2013 lorsque le laboratoire de Moscou, dirigé par Grigory Rodchenkov, a découvert conjointement avec le labo de Cologne (Allemagne) qu’il existait des métabolites de longue durée produits par le stanozolol permettant de démontrer la prise de ce stéroïde anabolisant plusieurs mois après son administration.

    Alors que le stanozolol est de plus en plus facile à détecter dans un échantillon d’urine, des sportifs continuent à se faire épingler par la patrouille antidopage bien que la sanction pour un tel produit prohibé en et hors compétition, soit de 4 ans de suspension.

    Le dernier athlète en date, un escaladeur iranien, illustre que toutes les spécialités sportives sont concernées.

    Chez un grimpeur de mur, acquérir de la masse musculaire n’est pas utile, en revanche booster la force et la puissance des quatre membres, influence la rapidité de déplacement sur une paroi.

    Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

    ——————————————————————————————————————————————–

    En fichier joint (PDF) – Pour aller beaucoup plus loin dans la connaissance du stanozolol, nous proposons la fiche, enrichie et actualisé jusqu’à avril 2024, du Dictionnaire du Dopage.

    En particulier les étapes chronologiques de la détection et de la réglementation.

    De même, les principales affaires concernant les cas positifs de ce stéroïde anabolisant emblématique sont détaillées.

    Dopage – La caféine, un stimulant du système nerveux central

    Par défaut

    efficace à la fois sur les aptitudes physiques et mentales, consommée ad libitum par les sportifs

    Dès la première liste officielle des substances illicites publiée en France le 10 juin 1966, la caféine – sous sa dénomination chimique de triméthylxanthine – figure en tête des stimulants prohibés.

    Le Comité international olympique (CIO) n’interdira la caféine qu’à partir de février 1982 en décrétant qu’elle sera soumise à un seuil de 15 mcg/ml.

    Des fluctuations de seuil pour coller à la réalité des pratiques stimulantes avec finalement la décision de l’AMA – afin de faire plaisir à Coca-Cola – de retirer la caféine de la liste à partir du 1er janvier 2004

    Quatre ans plus tard, le seuil sera abaissé à 12 mcg. Dans la foulée, le CIO annonce qu’a priori le seuil sera réévalué à 10 mcg après les Jeux olympiques de Séoul. Mais dans les faits, la barre à ne pas franchir restera à 12 mcg jusqu’en 2003.

    En 2004, l’Agence mondiale antidopage (AMA) prend la liste à son compte et supprime la caféine des produits dopants. A l’époque de cette décision, les deux leaders-pionniers de la lutte antidopage,

    – Le prince Alexandre de Mérode – président de la Commission médicale du CIO – est décédé en 2002

    – Manfred Donike – le biologiste de Cologne en place depuis 1969 qui a mis au point le seuil de caféine – s’est éteint en 1995.

    Les nouveaux dirigeants de l’AMA ont les mains libres !

    Ces derniers expliquent que la plupart des experts consultés estiment que la caféine n’était plus utilisée par les sportifs pour améliorer leurs performances justifiant de facto sa sortie de la liste.

    Sauf que cette analyse de l’AMA est fausse puisqu’en mai 2005, l’Agence envisage de réintégrer la caféine sur sa liste au prétexte que l’équipe d’Australie de rugby la consomme en comprimés avant les matchs. Le directeur de l’Agence, David Howman, décrète que si ce fait est prouvé, il faut réinscrire la substance sur la liste. De même, avant 2004, quand la caféine était encore sur la liste rouge, il était possible de boire une dizaine d’expressos sans être déclaré positif. Or, en 2014, on constate que la caféine est toujours utilisée dans un but de dopage. En effet, on constate que lors d’un sondage analytique, 1% des sportifs contrôlés en cyclisme, athlétisme, natation et ski franchissait le seuil de 12 mcg/ml.

    La mauvaise explication de l’UCI concernant la sortie officielle de la caféine des substances interdites par l’AMA lors de sa prise de pouvoir sur l’antidopage mondial en 2004

    Xavier Bigard, le directeur médical de l’Union cycliste internationale (UCI) croit savoir que la raison du retrait de la caféine de la liste rouge est due à sa détection par seuil pouvant aboutir à des faux positifs ou des faux négatifs. Selon l’homme de l’UCI : « Il y a une très grande variabilité entre les individus dans l’assimilation de la caféine. Certains l’éliminent rapidement et d’autres la métabolisent de manière très lente. Et il y a les mêmes  inégalités sur les effets sur le système nerveux central. On est incapable de déterminer un seuil admissible pour tout le monde. »

    Sauf que l’on sait – c’est l’AMA qui le dit – l’abandon de la caféine de la liste rouge est due plus simplement à sa consommation en baisse dans les enceintes sportives. Mais ça c’est un discours ‘’politique’’.

    En réalité, le changement de statut de la caféine – d’interdite à autorisée – est plus probablement dû au fait que la société Coca-Cola, principal sponsor du CIO depuis 1928, commercialise une boisson caféinée à dose stimulante. Le CIO – parangon des valeurs du sport – ne pouvait pas faire la promotion d’un dopant.

    Le prince de Mérode, patron de l’antidopage olympique de 1967 à 2002, au moment de l’interdiction de la caféine en 1982, ménage avec courbettes la société Coca-Cola

    Si l’on consulte dans L’Equipe du 16 mai 1983 les commentaires d’Alexandre de Mérode, le président de la Commission médicale du CIO de 1967 à 2002, qui, à l’époque des débuts de l’interdiction de la caféine, prenait des gants pour ménager le bienfaiteur sponsor Coca-Cola. Afin de justifier l’interdiction, de Mérode met en avant l’usage sportif par injections massives : « Nous ne voulons pas empêcher les athlètes de boire du café ou du Coca-Cola. Nous voulons simplement éviter un usage abusif de la caféine par injections massives dans le corps humain, comme cela se produit actuellement. Cet excitant du système nerveux central a été ajouté à notre liste en 1982, en raison de la généralisation de son utilisation. Il fallait absolument marquer un coup d’arrêt spectaculaire. »

    Le prince en profite pour faire allégeance à la marque d’Atlanta : « Nous affirmons que notre intention n’est pas de porter tort à la firme Coca-Cola, ni d’entraver l’utilisation de cette boisson. Nous avons, en effet, fixé le seuil critique d’utilisation de la caféine à quinze microgrammes par millilitre. Cela équivaut à l’ingestion de vingt litres de Coca-Cola dans une journée et à plus de quinze litres de café normalement concentré. Quinze microgrammes, c’est déjà énorme. Mais nous savons qu’avec des piqûres on peut atteindre jusqu’à soixante-quinze microgrammes. »      
    Le président de la Commission médicale du CIO révèle que ce sont des tests effectués pendant les Jeux de Montréal en 1976 qui l’on alerté et poussé à réglementer ce stimulant planétaire.

    Aujourd’hui, alors que Coca-Cola, la boisson caféinée dont le monde du sport est addict, se trouve boostée par la firme d’Atlanta qui sponsorise les plus grands évènements planétaires (Mondial de foot, Jeux olympiques, Tour de France). On comprend plus facilement pourquoi la caféine n’est plus considérée comme un dopant par l’AMA. Les sportifs disent merci à Coca-Cola !

    « Nous avons déjà enregistré naguère des concentrations urinaires de caféine atteignant 75 microgrammes par millilitre… C’est la raison pour laquelle nous voulons mettre un terme à cette pratique dangereuse qui date de bien avant les JO de Moscou. Dès Montréal en 1976, nous avons été alertés par des concentrations anormales de caféine. A Lake Placid, ce fut pire et la situation s’aggrava encore à Moscou en 1980. Cela nous a conduits à interdire la caféine, puisque nos méthodes d’investigation le permettaient. »          

    Il est fortement probable que ce sont les relations financières à haut débit entre Coca-Cola et le CIO qui ont incité l’AMA à écarter la caféine de la liste des illicites en 2004 et de la ranger dans un programme de surveillance sans que le sportif risque de se faire épingler par la patrouille. De cette époque remontant à 20 ans, la caféine reste cantonnée dans cette voie de garage.

    Depuis quelques années, des sportifs se manifestent dans la presse pour que la triméthylxanthine réintègre la liste des produits dopants. C’est par exemple Pascal Chanteur, le président du syndicat des coureurs professionnels (UNCP) qui, en 2022, martèle que ‘’cela fait trois ans que je tire la sonnette d’alarme’’.

    Visiblement, le président de l’UNCP ne risque pas d’être entendu par le directeur scientifique de l’AMA, Olivier Rabin, un représentant de l’industrie pharmaceutique sans expérience ni compétence ni pratique de l’encadrement de sportifs de haut niveau, qui dans le quotidien Le Monde du 02.04.2016 expliquait pourquoi la caféine n’est plus dans la liste rouge : « Bien sûr que la caféine augmente la performance. Mais peut-on considérer que c’est une substance dopante quand on la compare à l’EPO, aux stéroïdes anabolisants ou autres ? Il faut garder une certaine mesure : la caféine est consommée par des centaines de millions de gans tous les jours. De plus, les experts de l’AMA sont sensibles au côté naturel d’un produit. »

    Avec l’AMA, la triméthylxanthine a été écartée au profit de substances dénuées d’effets sur la performance

    Contrairement à ce qu’écrit ce Monsieur, il existe dans le codex des substances interdites de nombreux stimulants aux effets nettement inférieurs à ceux de la caféine. Par ailleurs, à plusieurs reprises, j’ai constaté que l’AMA n’avait jamais fait d’études scientifiques afin de déterminer si telle ou telle molécule avait un impact positif sur la performance. Au lieu de réunir des experts de laboratoire complètement décalés avec la réalité, Oliver Rabin ferait mieux de consulter des  praticiens de terrain qui vivent le sport de compétition en direct et non dans les livres mais aussi et surtout les principaux consommateurs que Rabin ne croise jamais dans les couloirs de l’AMA à Montréal.

    Quoi qu’il en soit, le monde sportif – sauf l’AMA – sait que la caféine répond aux trois critères d’inclusion dans la liste rouge :

    • Elle impacte positivement la performance (de nombreuses études scientifiques sont là pour l’attester)
    • Elle expose à des risques (tachycardie élevée, chutes graves en peloton…)
    • Elle est, bien sûr, contraire à l’éthique sportive et médicale.

    Dopage – L’Agence mondiale antidopage (AMA) attribue des prix à ses ex-présidents pour leurs contributions durables et importantes à l’antidopage !

    Par défaut

    Here’s a perfect example of nepotism, where the organization is seen giving awards to its own family members.

    Au royaume des prix bidons l’AMA décerne le ‘’Prix Franc Jeu’’ à un sextuor d’entre-soi. Sur les six primés, trois anciens présidents de l’Agence dont le CV professionnel n’avait rien à voir avec le dopage. Autrement dit, avant leur élection, ils ne connaissaient strictement rien sur le fléau numéro un du sport de compétition.

    • Dick Pound, 1er président de l’AMA (1999-2007), avait admis son ignorance du sujet. Pour preuve, en 1988, avocat de Ben Johnson athlète déchu pour test positif au stanozolol, il avait expliqué que « Bénoïde » était dopé dans son corps mais pas dans sa tête car il avait été dopé à son insu !
    • Craig Reedie avant d’être patron de l’AMA (2014-2019) ne connaissait strictement rien au dopage. En 2014, lors des révélations de la TV ARD sur la triche étatisé en Russie, il avait rassuré le ministre des Sports Vitaly Mutko : « Soyez sans crainte, ce ne sont que des bobards de journalistes. »

    De même, alors que le document TV d’Hajo Seppelt sur le dopage étatisé en Russie venait d’être diffusé le 03 décembre 2014, quelques jours plus tard, le président de l’AMA Graig Reedie avait tenu à affirmer sans sourciller que tous « les athlètes propres à travers le monde soient rassurés sur le fait que le système antidopage travaille dans leur intérêt. » [L’Equipe, 17.12.2014]

    • John Fahey, président de l’AMA (2008-2013). Avocat-financier de formation. En 2008, au moment de son élection il expliquait qu’avant d’être le président, il avait su « qu’il y avait des sportifs qui trichaient mais cela s’arrêtait là. Je n’avais pas la connaissance des détails. »

    Le même Fahey, lors de la destitution de Lance Armstrong en octobre 2012, estimait qu’après ce scandale, l’Union cycliste internationale (UCI) redeviendrait crédible si ses dirigeants se retiraient. Pourtant lors des révélations en 2014-2018 du dopage étatisé en Russie, Reedie alors patron de l’AMA, n’a pas bougé de son poste.

    En réalité l’institution mondiale a lamentablement échoué dans sa mission de défense des athlètes propres.

    En raison de ses contrôles inefficaces avec son bilan pathétique de 1% de positifs, elle a facilité l’accès aux podiums d’un nombre considérable de sportifs-tricheurs au détriment de sportifs intègres.

    Afin de démontrer que cette Agence créée en 1999 sur les cendres de l’affaire Festina, après un quart de siècle de pseudo-activité (sinécure), est loin de faire l’unanimité auprès des spécialistes externes à l’AMA.

    Nous proposons quelques avis circonstanciés sur les carences de l’AMA.

    Dopage – Paul Pogba positif à la DHEA, une substance inefficace sur la performance, écope d’une suspension maximale de 4 ans. Décryptage

    Par défaut

    Paul Pogba surnommé La Pioche, âge de 31 ans, est depuis 2013 un footballeur international français (91 sélections). En 2022, il a signé à la Juventus Turin. Il est contrôlé positif le 20 août 2023 à la fin du match Udinese-Juventus (0-3) alors qu’il était remplaçant et n’était pas entré en jeu.

    Le rapport « officiel » de l’analyse du flacon A mentionnait une présence de testostérone et de ses métabolites. Toutefois, la contre-analyse effectuée le 6 octobre révèle qu’il s’agit en fait de DHEA, ou déhydroépiandrostérone, une hormone produite par la partie corticale de la glande surrénale, située au-dessus des reins. Cette hormone se convertit dans le sang, après métabolisation par le foie, en deux hormones principales : le 17-bêta-estradiol (un estrogène) et la testostérone, la principale hormone masculine n° 1.

    • CONTRIBUTION AU DÉCRYPTAGE du cas de Paul Pogba
    • Qui peut croire une seconde que la DHEA est efficace sur la performance sportive lorsqu’on sait que les deux nations, RDA et Russie, toutes deux sur le podium des pays aux athlètes les plus dopés, n’ont jamais mentionné dans leurs programmes cette hormone stéroïdienne pour engranger des médailles olympiques ou mondiales ? La preuve : enquête du Pr Werner Franke sur les dossiers de la Stasi publiée dans la presse scientifique et dans un ouvrage-document le témoignage de Grigory Rodchenkov, le patron du labo antidopage russe.
    • De même Cyrille de Vergie, un consommateur-dealer d’engrais musculaires de 1988 à 2012, a testé l’ensemble de la famille ‘’stéroïdes anabolisants’’ sans jamais citer une seule fois dans les 301 pages de son autobiographie Confessions d’un dopé, la DHEA.
    • Par ailleurs, Katia Collomp, professeur de physiologie du sport à l’université d’Orléans, dans un article publié en 2015, aborde l’influence de la DHEA sur le rendement athlétique : « La littérature sur les effets ergogènes de l’apport de DHEA est néanmoins très rare et à notre connaissance aucune étude n’a présenté de preuve que l’usage de la DHEA a amélioré les performances sportives. »
    • En revanche, comme souvent, les seules études de l’AMA sont concentrées sur la détection de la DHEA. Dérive attendue lorsqu’on sait que le directeur scientifique et responsable du Comité Liste de l’Agence mondiale antidopage s’est construit dans l’industrie pharmaceutique où ses compétences ne dépassent pas les analyses et les substances en ignorant tout du suivi médico-sportif des athlètes.
    • En ce qui concerne Paul Pogba, champion du monde 2018, on est certain qu’il a pris de la DHEA, son contrôle positif le confirme. En revanche, rien n’est moins sûr sur le fait que cette hormone était présente dans un complément alimentaire étasunien. En effet, il est souvent arrivé qu’en analysant gélules ou compléments alimentaires de cette substance, le biologiste sollicité ne trouve aucune trace de DHEA.

    Afin d’essayer de contribuer à la connaissance de cette carence : substance à l’efficacité contestée, je me suis appuyé sur trois sources d’informations crédibles.

    Les organismes internationaux militants dans le camp du dopage tels que :

    • La RDA (1968-1988)
    • La Russie (2000-2015)
    • Un dealer-consommateur (1988-2012), notamment de stéroïdes anabolisants dans les milieux du bodybuilding et du fitness.

    La DHEA est entièrement absente de ces pharmacies.

    La RDA (1968 – 1989)

    • En 1990, le Dr Werner Franke, membre du Conseil national de la recherche en Allemagne, chargée d’évaluer les anciens instituts de l’Académie des sciences de l’ex-RDA, met la main sur différents documents entreposés à l’Académie militaire et médicale de Bad-Saarow. Cette mise au jour lui fournit la preuve qu’un véritable programme de dopage avait bel et bien existé entre 1968 et 1989 pour plusieurs centaines d’athlètes dans les disciplines les plus variées. Plus de trois cents médecins y ont participé, la plupart étant des médecins du sport ou des spécialistes de l’endocrinologie, de la pharmacologie, de la physiologie ayant un diplôme de ‘’sciences de l’entraînement’’. Certains, agissant comme consultants ou conseillers, étaient des membres haut placés de l’Académie des sciences. L’ensemble du programme (nom de code : ‘’Staatsplanthema 14.25’’) fut lancé, planifié, financé et contrôlé par le gouvernement, en coordination avec le DTSB (Fédération allemande de gymnastique) et l’institut FKS (Institut de recherche sur la culture physique et les sports) à Leipzig. Le principal but du programme était l’amélioration de la performance et de plus en plus aussi le contournement du dépistage lors des contrôles internationaux antidopage. Ce but a été atteint, puisque de 1978 et la lanceuse de poids Ilona Slupianek à 1989 et la chute du Mur de Berlin, aucun athlète de RDA n’a été trouvé positif durant une compétition.
    • En 1997, Werner Franke et son épouse Brigitte Berendonk publient dans Clinical Chemistry, le détail des substances et méthodes dopantes utilisées en RDA : Dopage hormonal et androgénique des athlètes : programme secret du gouvernement d’Allemagne de l’Est (Clinical Chemistry, 1997, 43, n° 7, pp 1262-1279).
    • Alors que les experts scientifiques de RDA étaient à la pointe de la recherche sur l’endocrinologie dopante (sprays nasaux dérivés de la testostérone, précurseur immédiat de cette dernière indétectables, etc.), pas une seule fois la DHEA n’est mentionnée dans ce catalogue des hormones performantes alors que depuis le mitan des années 1970, elle était en vente libre dans les supermarchés et les droguistes américains, notamment sous forme de complément alimentaire.

    POST -ITSur 60 pharmacies top niveau (sportifs et médecins), seuls trois praticiens orientés cyclisme détenaient de la DHEA
    Depuis les années 1970, nous avons étudié l’inventaire des pharmacies des médecins et des sportifs impliqués dans des affaires de dopage, soit une soixantaine. Il ressort de cette étude personnelle et exclusive que seuls trois praticiens orientés cyclisme détenaient de la DHEA au moment où la justice s’est intéressée à leurs cas. En revanche, aucun sportif n’avait en sa possession des gélules contenant de l’hormone ‘’mère des stéroïdes’’.
    l  1998
    Le médecin espagnol de l’équipe Once, le Dr Nicolas Terrados Cepeda, au moment de l’affaire Festina était en possession d’une seule boîte de DHEA. Rappelons que l’équipe Once avait à sa tête le sulfureux directeur sportif Manolo Saiz et comme leader Laurent Jalabert
    l   2002-2004
    Le médecin italien Michele Ferrari est épinglé par la justice de son pays lors d’un procès de 2002 à 2004. Dans sa pharmacie, sont découverts 300 capsules de DHEA. Selon Le Mythe – son surnom attribué par le peloton – les capsules en nombre servaient à son père pour soigner une arthrite (Ndlr : pas très pertinente comme excuse lorsqu’on sait que la DHEA n’est pas un anti-inflammatoire)
    l   2002-2008
    Le vétérinaire belge José Landuyt, acteur central de l’affaire dite ‘’Johan Museeuw’’, une star du cyclisme international où la DHEA figurait en bonne place dans les protocoles ergogéniques. Finalement, le vétérinaire et le soigneur Herman Versele ont été condamnés en décembre 2008 à un an de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende.

    RUSSIE (2006-2015)

    Grigory Rodchenkov, le patron du labo antidopage (le mal nommé !) de Moscou, dans sa biographie sur son activité dopante, ne mentionne jamais parmi les nombreux dopants évoqués la déhydroépiandrostérone (DHEA)

    • Grigory Rodchenkov, l’auteur du second bouquin Dopage organisé, a été le patron du laboratoire antidopage de Moscou de 2006 à 2015. La 4e de couverture de son ouvrage résume son parcours : « Ingénieur chimiste et ancien coureur de fond, Grigory Rodchenkov est l’ex-directeur du laboratoire antidopage de Moscou. Il est celui qui a dénoncé, d’abord dans un documentaire télévisé – Icare – puis dans ce livre, le système de tricherie institutionnel mis en place par le gouvernement russe. Menacé de mort par les services secrets de son pays, il vit désormais aux Etats-Unis. »

    L’homme par qui la Russie est mise au ban de la société du sport mondial, précise son rôle dans cette descente : « Sept mois avant les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014, des informations sur un système de triche organisée des athlètes russes ont commencé à circuler. Deux ans plus tard, l’étendue du programme de dopage étatique au cœur du sport soviétique et russe depuis des décennies fut révélée au monde entier. Ce programme de dopage systématique, le plus efficace de tous les temps, je l’ai mis au point en tant que chimiste et directeur du bien mal nommé centre antidopage de Moscou.

    Et avec le soutien du FSB, de la police secrète et du gouvernement. Depuis, je suis en exil involontaire de ma patrie sous protection, craignant chaque jour pour ma vie. Voici mon histoire. »

    COMMENTAIRES JPDM – Dans les 333 pages, les produits lourds sont évoqués : testostérone, stéroïdes anabolisants, EPO, GW1516, hormone de croissance (hGH), SARMS (ostarine). Pas une seule ligne sur la DHEA, notamment pages 325 à 328 concernant le ‘’récapitulatif des substances’’ utilisées par les Russes.

    ‘’CONFESSIONS D’UN DOPEUR’’

    Par Cyrille de Vergie, un consommateur-dealer de stéroïdes anabolisants dans le milieu du bodybuilding et du fitness. La DHEA semble inconnue de ce « spécialiste » des engrais musculaires.

    • Cyrille de Vergie, le premier auteur, ancien pratiquant de bodybuilding et préparateur physique diplômé d’Etat, explique qu’aucune discipline, pas même le tir sportif, n’est épargnée : tous les athlètes ont besoin de se doper pour maintenir un rythme contre nature. Dans Confessions d’un dopeur, Cyrille de Vergie retrace son parcours atypique, ses rencontres (parfois avec des célébrités) dans le microcosme sportif, évoquant de nombreuses anecdotes éloquentes. En parallèle de sa carrière officielle, il a lui-même préconisé des substances à des sportifs afin de les aider à booster leurs performances jusqu’à devenir un personnage central de l’approvisionnement en produits dopants en France. Il détaille leur fonctionnement, leurs effets sur l’organisme ainsi que les moyens utilisés pour contourner les contrôles. Ancien préparateur physique et biologique, Cyrille de Vergie est désormais musicien professionnel.

    COMMENTAIRES JPDM : Sur les 301 pages, une quarantaine de médicaments sont cités, la plupart figurant dans la liste des substances illicites. La DHEA semble inconnue de Cyrille de Vergie. Dans le milieu du bodybuilding, celui de l’auteur, il est rare qu’une substance inefficace comme la DHEA alimente les conversations des gros bras.

    —————————————————

    Article et illustrations – copyright blog : dopagedemondenard.com

    Index des sigles utilisés

    AFPAgence France-Presse
    AMAAgence mondiale antidopage (fondée le 10 novembre 1999)
    DHEAdéhydroépiandrostérone
    RDARépublique Démocratique Allemande

    Suivre sur X (ex-twitter) mes commentaires au jour le jour de l’actualité médico-sportive : @DeMONDENARD

    EN FICHIER JOINT :

    • DICTIONNAIRE DU DOPAGE – La fiche – actualisée et enrichie – pharmaco-médico-sportive de la DHEA

    Dopage – L’ostarine, un anabolisant mimant les effets ergogéniques des stéroïdes androgènes sans leurs conséquences négatives, est en passe de devenir la star des éprouvettes

    Par défaut

    Les cas se multiplient. Le dernier en date concerne la fleurettiste tricolore Ysaora Thibus, âgée de 32 ans, vice-championne olympique par équipe à Tokyo en 2021

    Tour de France 1924 – Historique – Il y a un siècle, pour un maillot jeté en course, le super champion Henri Pélissier abandonne à Coutances (Manche) le 26 juin

    Par défaut

    Les protagonistes d’une affaire hypermédiatisée

    Tour de France ton histoire – Hommage aux 27 Géants de la Grande Boucle qui se sont échappés en 2023 hors de portée du peloton

    Par défaut

    Afin d’honorer la mémoire des cyclistes qui ont versé des litres et des litres de sueur sur l’asphalte pendant leur participation à la Grande Randonnée de juillet et qui, en 2023, ont rejoint d’autres parcours invisibles, je propose de rappeler pour chacun des 27 disparus quelques repères sur leur carrière. Ils nous aideront à les garder dans nos mémoires. Certains tels Federico Bahamontes, Domingo Perurena, Robert Cazala ou José Catieau ont plusieurs Boucles au compteur alors que d’autres n’en ont fait qu’une seule. Pour ces derniers, prendre le départ d’une unique Randonnée de juillet est déjà un titre de gloire .

     

    Dopage – Historiquement, dans le monde de la performance, la cocaïne est avant tout un produit dopant avant d’être une drogue festive

    Par défaut

    Que le milieu sportif en général et le rugby en particulier – à chaque contrôle positif de l’un d’eux – n’ait comme défense que les mots festif, récréatif ou social à la bouche, montre bien que les soins illicites ne sont pas prêts de disparaître des vestiaires.

    Dopage – Les politiques comme les sportifs sont surexposés aux amplificateurs artificiels de performance !

    Par défaut

    Impératifs de dépassement, cadences des réunions publiques, expositions médiatiques, pouvoir de séduction stimulés par leur charge d’homme (ou de femmes) public font qu’eux aussi prennent des médocs pour réaliser leurs objectifs électoraux, rivaliser avec les autres bêtes des arènes politiques ou faciliter leurs contacts sexuels.

    Tour de France ton histoire – Il y a un siècle, en 1924, l’Italien Ottavio Bottecchia remportait la 18e Grande Boucle

    Par défaut

    Récemment, fin octobre, ASO et Christian Prudhomme, au Palais des Congrès, Porte Maillot à Paris, présentaient le parcours de la prochaine édition de la Grande Boucle. Retour sur le vainqueur de la Randonnée de juillet 1924 qui exerçait son métier de coureur cycliste à l’époque des Forçats de la Route

    Dopage-Document – Jacques Anquetil confronté aux accusations de dopage, s’exprime :

    Par défaut

    sur sa santé  »insolente »; sa longévité cycliste surprenante et son suivi médical permanent. (3e volet sur la saga J.A)

    De nombreux experts auto-proclamés, afin de minimiser l’impact de sa consommation de médocs de la performance sur sa santé, vantent la longévité exceptionnelle de son parcours cycliste. Aussi, nous avons – du quintuple lauréat du Tour – repris et commenté les écrits centrés sur les items suivants : santé, longévité, suivi médical face au dopage avéré.

    Dopage-document – A quoi carburait Jacques Anquetil, le cador du peloton des années 1960 ? (2e volet de la saga sur JA)

    Par défaut

    Cette période, l’une des plus riches en champions cyclistes d’exception, était dominée par la consommation d’amphétamines et apparentés. Fausto Coppi, le campionissimo italien, en fut le starter et l’exemple à suivre pour ses condisciples de la pédale en raison de ses exploits à répétition et de l’usage assumé et régulier de stimulants pharmaceutiques.

    Dopage – Coca-Cola, sponsor olympique depuis 1928, booste la consommation de caféine dans le sport de compétition.

    Par défaut

    La triméthylxanthine est un stimulant du système nerveux central aux multiples effets favorables sur la performance. Plus de 100 études scientifiques en ont apporté la preuve.

    Dopage ton histoire – Liste mal ficelée des médocs illicites de l’AMA

    Par défaut

    Présence de substances indécelables,

    – Absence d’autres, elles, vraiment dopantes,

    – Et, cerise sur le gâteau, de produits totalement inefficaces tels que le meldonium et la trimétazidine dont la preuve scientifique d’aide à la performance n’a jamais été validée par des études d’experts indépendants.

    Cyclisme – Les cols déchiffrés

    Par défaut

    Dans notre série consacrée aux étapes de montagne, et alors que le Tour d’Espagne aux nombreuses ascensions aux profils indigestes pour la plupart des cyclistes, mobilise les passionnés de la petite reine devant leurs écrans, rien de mieux que des chiffres et des pourcentages pour appréhender l’effort des cadors de la pente que sont le Belge Remco Evenepoel, le Slovène Primoz Roglic et le Danois Jonas Vingegaard.

    Dopage – Cyclisme – Le létrozole, un inhibiteur de l’aromatase, fait chuter Toon Aerts

    Par défaut

    L’ancien champion de Belgique de cyclocross 2019 a pris deux ans de suspension pour un contrôle hors compétition positif au létrozole, un modulateur hormonal, boosteur de testostérone endogène.

    Cette molécule, en raison de son statut de substance spécifiée dans le Code mondial antidopage, entraîne une sanction maximale de deux ans, voire moins si le sportif démontre, preuves à l’appui, que la contamination n’est pas volontaire.

    Tour de France 1954 – Federico Bahamontes franchit en tête le col de Romeyère en Isère, s’arrête près d’un glacier ambulant et consomme un cornet de glace !

    Par défaut

    Du jamais vu sur la route du Tour ! Sauf que de pseudo-historiens situent cette action inédite au sommet du Galibier…

    Tour de France 1957 – Selon la presse, Federico Bahamontes lors de la 9e étape Besançon-Thonon-les-Bains abandonne sans raison valable…

    Par défaut

    Différents auteurs font passer le grimpeur espagnol pour un tire-au-flanc, un coureur lunatique, un fantaisiste, un comédien-né… d’autres expliquent que son renoncement est dû à un coup de chaleur, un mal au ventre, un coup de mou, une chute la veille, voire sans raison !

    Peut-on les croire ?

    Tour de France ton histoire – Hommage à Federico Bahamontes qui vient d’entreprendre le 8 août sa dernière échappée au long cours

    Par défaut

    Surnommé l’Aigle de Tolède pour son aptitude à s’envoler dans les ascensions mythiques du Tour de France, il avouait d’ailleurs que son grand plaisir de cycliste, il le prenait en grimpant : « C’est là que je me fatiguais le moins… »

    Poupou ton histoire – Rayon lecture : Raymond Poulidor un héros dans le coeur des Français par Daniel Pautrat

    Par défaut

    Ce compagnon de route tenant un micro, assis à l’arrière d’une moto, contemporain de la carrière sur le Tour de La Pouliche de 1962 à 1977, et même après.

    Dopage – La Ritaline, un stimulant illicite utilisé légalement par près de 1500 sportifs de compétition

    Par défaut

    Grâce à une « couverture » plus ou moins justifiée, ils peuvent se doper sous couvert d’une AUT (Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques) obtenue auprès d’un médecin

    Tour de France – L’Equipe toujours dans le déni historique sur le nom du premier col remarquable escaladé par les Géants de la Route

    Par défaut

    C’était le col du Grand Bois en 1903 et non le Ballon d’Alsace en 1905 comme indiqué dans le quotidien du sport le 22.07.2023

    Tour de France 2023 – Bilan exclusif et calibré au départ de la 110e édition – « Les chiffres JPDM »

    Par défaut

    Un plus pour analyser et comprendre la Grande Boucle, le monument n° 1 du cyclisme international. Il est courant de dire qu’il y a – selon la formule du romancier Mark Twain – trois sortes de mensonges : « Les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques ». Etant complètement d’accord avec cette métaphore, je ne crois qu’à mes propres statistiques ! Ainsi, au début de cette 110e édition, je vous invite à une découverte sur les chiffres remarquables de cette nouvelle Grande Boucle 2023 avec ces deux adversaires emblématiques ayant remporté les trois dernières éditions : le Slovène Tadej Pogacar et le Danois Jonas Vingegaard.

     

    Tour de France ton histoire – Avec Pédale!, le déroulé de l’épreuve initiale – 1903 – est très éloigné de la réalité des faits

    Par défaut

    En revanche, ententes entre coureurs, raccourcis (non-respect de l’itinéraire officiel), ravitaillements illicites, utilisation de véhicules à moteur sont omniprésents pendant les six étapes.

    Controverse – Antidopage – Dérives malsaines : on sanctionne des innocents ! Inquiétude pour Paris 2024.

    Par défaut

    Sportif, ne vous faites pas choper au contrôle par l’AMA ou l’AFLD car, même innocent, vous risquez au moins deux ans !

    Dopage – Dans le rugby aussi on carbure au lourd ! Mais pas grand-monde en parle…

    Par défaut

    Aphiwe Dyantyi, l’ailier international sud-africain aux treize sélections avec les Springboks, après quatre ans de suspension pour dopage aux engrais musculaires, retrouve les terrains dans la franchise des Sharks.

    Tennis – Diabète – Alexander Zverev réussit à atteindre le top mondial malgré sa maladie et de nombreux médecins ignorants

    Par défaut

    Dès l’âge de 7 ans, entravé par les médecins dans son rêve de devenir tennisman professionnel – voire numéro UN mondial si son mental est à la hauteur – d’après ses dires, il n’a cessé d’être confronté à l’ignorance abyssale des professionnels de santé sur l’impact favorable du tennis sur l’équilibre de son diabète de type 1.

    Tennis – Grand Chelem – Alexander Zverev, diabétique de type 1, n’est pas le seul à avoir atteint le haut niveau

    Par défaut

    Pour preuve, il y a 70 ans, trois joueurs eux aussi diabétiques de type 1 figuraient dans le top 10. Encore un exemple où il ne faut pas compter sur un journaliste du sport de L’Equipe pour contribuer à la connaissance de l’histoire du tennis.

    Tennis – Novak Djokovic, l’enfumeur des courts, adepte des gains ésotériques

    Par défaut

    basés sur des méthodes marginales et dont les preuves scientifiques sont loin d’être certifiées

    Enumération, analyses et commentaires des méthodes Djoko adjuvantes à la performance et sa gestion  »miraculeuse » de blessures a priori invalidantes – mais pas pour le Serbe – (lire : les étapes)

    Tennis – Pause pipi en plein match : manoeuvre pour déstabiliser l’adversaire ou conséquence diurétique d’une aide à la performance à base de caféine ?

    Par défaut

    Aujourd’hui, joueuses et joueurs abusent des sorties aux toilettes au prétexte qu’ils sont victimes d’une envie pressante.

    Transgenres – La Fédération britannique de cyclisme bannit les ex-hommes des compétitions féminines cisgenres

    Par défaut

    Enfin une décision éthique de bon sens des instances cyclistes d’outre-Manche : la testostérone n’est pas le seul paramètre qui fait la différence au niveau des aptitudes physiques entre un gars et une fille. A tous les pseudo-sociologues et autres experts à la manque du tout inclusif, nous leur proposons un récapitulatif de toutes les différences entre les deux sexes qui font que les ex-hommes doivent concourir dans une catégorie dite ouverte.

    Transgenres – Drôles de dames au départ des compétitions d’athlétisme…

    Par défaut

    Un athlète de compétition, en changeant de sexe, malgré un traitement freinateur de testostérone, conserve des avantages, notamment morphologiques mais pas que sur les athlètes femmes cisgenres.

    Dopage – Retour du Pervitin, une métamphétamine ayant joué un rôle majeur dans la victoire des Allemands sur la France lors de la guerre de 1939-1940

    Par défaut

    Ce produit, ensuite, a fréquenté les stades de foot et les épreuves cyclistes des années 1950-1960.

    Musculation – S’occuper de sa carrosserie c’est bien mais entretenir son moteur cardiaque c’est encore mieux

    Par défaut

    Selon le baromètre 2022 de l’UCPA-Crédoc relayé par Le Monde, avec 43% de pratiquants chez les 16-25 ans, la musculation est le sport favori des jeunes Français. Cette activité développe prioritairement la carrosserie pour attirer les tanagras. En revanche, le moteur cardiovasculaire reste en plan !

    Cyclisme – Pause-pipi, ce besoin naturel a déjà provoqué un changement de maillot de leader dans un grand Tour

    Par défaut

    CONTRIBUTION AU DECRYPTAGE

    d’un arrêt imposé par la nature

    Pour cette raison, le 06 mai dernier, sur les routes ibériques Demi Vollering s’est fait dépouiller par Annemiek Van Vleuten du paletot rouge. En réalité, ce n’est pas une première mais un remake du Giro 1957 où le favori Charly Gaul, à quatre journées de la fin, avait perdu le maglia rosa au profit de Gastone Nencini pour un arrêt pressant dû à un trop plein de liquide.

    Lors de la récente Vuelta féminine, Demi Vollering, la leader de la course au départ de la 4e étape – va perdre le maillot rouge sur une attaque d’Annemiek Van Vleuten qui profite d’un arrêt de sa compatriote satisfaisant un besoin naturel.

    Tennis dopage – Contribuer à la connaissance c’est un métier nécessitant des connaissances sur les adjuvants de l’effort

    Par défaut

    Le 1er mai 2023, au Tournoi de Madrid, l’Italienne Martina Trevisan, ni blessée ni malade mais seulement victime d’un coup de mou selon le commentateur de Beinsport, reçoit du médecin du match un « cachet redynamisant ».

    Bodybuilding – Ronnie Coleman, 8 fois Mr Olympia mais une santé qui s’effiloche à grands pas…

    Par défaut

    Une image, des infos

    Se faire plus gros que le boeuf  avec des consommations d’engrais musculaires débutées en 1995. Pour obtenir un tel poids de 134 kg pour une taille de 1,80 m, soit on est atteint d’une hyperphagie boulimique, d’une maladie métabolique ou on consomme des stéroïdes anabolisants.

    Dopage – Signes externes visibles et évocateurs de consommation d’amplificateurs artificiels de performance (5)

    Par défaut

    L’examen clinique, un temps fort pour cibler un contrôle antidopage chez les sportifs ayant un comportement suspect ou un discours langue de bois.

    Dopage – Signes externes visibles et évocateurs de consommation d’amplificateurs artificiels de performance (4)

    Par défaut

    L’examen clinique, un temps fort pour cibler un contrôle antidopage chez les sportifs ayant un comportement suspect ou un discours langue de bois.

    Dopage – Signes externes visibles et évocateurs de consommation d’amplificateurs artificiels de performance (3)

    Par défaut

    L’examen clinique, un temps fort pour cibler un contrôle antidopage chez les sportifs ayant un comportement suspect ou un discours langue de bois.

    Dopage – Signes externes visibles et évocateurs de consommation d’amplificateurs artificiels de performance (2)

    Par défaut

    L’examen clinique, un temps fort pour cibler un contrôle antidopage chez les sportifs ayant un comportement suspect ou un discours langue de bois

    Dopage – Signes externes visibles et évocateurs de consommation d’amplificateurs artificiels de performance

    Par défaut

    L’examen clinique, un temps fort pour cibler un contrôle antidopage chez les sportifs ayant un comportement suspect ou un discours langue de bois

    Cyclisme – Amstel Gold Race 2023 : une classique qui fera date dans les mémoires et la confirmation d’un supertalent, le jeune Slovène Tadej Pogacar

    Par défaut

    Lorsqu’il s’est isolé à 28,5 km de l’arrivée dans la pente du Keutenberg, on avait l’impression de voir un senior lâcher deux cadets ! Il est vrai que l’Anglais Thomas Pidcock avec ses 1,70 m pour 58 kg et l’Irlandais Ben Healy, pas beaucoup plus épais que le dernier lauréat des Strade Bianche, faisaient figure d’enfants dans le sillage du double vainqueur du Tour.

    Cyclisme – Y-a-t-il des Transgenres dans le peloton féminin ?

    Par défaut

    Un fidèle lecteur du blog, intrigué par une journaliste, ancienne championne cycliste à l’aspect masculin, présente en avant-course de  »Paris-Roubaix femmes » le 08 avril dernier – nous a interpellé sur les cas des transgenres féminins dans le vélo, à savoir ceux qui sont nés dans un corps masculin et qui, ensuite, après leur transition, veulent concourir chez les femmes.

    Dopage – Florilège des mastics de la presse du sport sur les substances illicites consommées par les sportifs dans le but de booster leurs performances

    Par défaut

    Avec les journalistes de sport, lorsqu’ils abordent le thème du dopage, le problème n’est pas ce qu’ils ignorent mais tout ce qu’ils croient savoir et qui est archi-faux !

    Paris-Roubaix 2023 – Pogacar, le grand absent de la 120e édition, estime qu’il lui manque 3 à 4 kilos pour rivaliser avec les deux autres fantastiques : Wout Van Aert et Mathieu van Der Poel

    Par défaut

    Après sa victoire au Ronde dimanche 02 avril, interrogé sur sa participation au prochain Enfer du Nord, Pogi a répondu : « Il faut que je prenne trois à quatre kilos pour avoir des chances de bien m’y comporter« . A-t-il raison d’attendre de faire le poids ? 

    Décryptage.

    Tour des Flandres 2023 – Un Monument à la hauteur d’une course à très haute intensité à 44,083 km/h, record de l’épreuve battu !

    Par défaut

    Tout savoir sur les 107 éditions du Ronde van Vlaanderen

    Tour de France ton histoire – Puy de Dôme, un hors-série du quotidien La Montagne sur ce géant d’Auvergne

    Par défaut

    Ce mont proche de Clermont-Ferrand a été le théâtre de batailles épiques, notamment en 1964 avec le duel Anquetil-Poulidor mais aussi avec d’autres acteurs ayant eu maille à partie avec la règlementation antidopage. Décryptage.

    Cyclisme – L’UCI disqualifie injustement Kristen Faulkner de sa 3e place des Strade Bianche pour utilisation d’un glucomètre connecté

    Par défaut

    Mais autorise les pulsomètres, oreillettes, capteurs de puissance… d’autres aides majeures à la performance

    Dopage – Les hormones thyroïdiennes, les oubliées de la liste des substances illicites

    Par défaut

    L’institution antidopage n’est pas un label de sport propre !

    Dans la nomenclature des produits dopants, on trouve des molécules sans effets sur la performance (meldonium, trimétazidine…) mais aussi l’absence des hormones thyroïdiennes qui, elles, sont efficaces sur le rendement athlétique, notion connue des sportifs depuis longtemps.

    Dopage – Contrôlé positif au clomifène – un booster de testostérone – un boxeur se défend en mettant en cause une consommation d’oeufs contaminés.

    Par défaut

    C’est comme l’oeuf de Christophe Colomb (idée simple mais ingénieuse), il fallait y penser ! Sauf que depuis 2022, les laboratoires antidopage ont trouvé la parade pour démasquer les tricheurs.

    Voir la fiche réactualisée au 11.05.2025 de l’article : Dopage – Athlétisme – Le citrate de clomifène, un stimulant de la fertilité féminine, fait tomber un athlète… masculin !

    Dopage – Ski alpin – Les pubs ergogéniques pour booster les dévaleurs de pente (complément d’information)

    Par défaut

    Dans un texte récent consacré aux publicités ergogéniques de l’industrie pharmaceutique à l’attention des compétiteurs de ski alpin, j’avais précisé que l’Hept-A-Myl® comprimés – un stimulant du système cardiovasculaire utilisé notamment dans le traitement de l’hypotension orthostatique – et la Coramine Glucose® – un antiasthénique préconisé dans les sensations du coup de mou particulièrement en altitude – étaient en 2023 toujours disponibles en pharmacie ou via internet.

    Dopage – Ski alpin – Jean-Claude Killy a-t-il une éthique sportive voire olympique vis-à-vis du dopage ?

    Par défaut

    A plusieurs reprises ces dernières années, Jean-Claude Killy (JCK) a eu droit à des pages entières d’analyses sur son parcours hors norme au sein du mouvement olympique, notamment par L’Equipe magazine et Le magazine du Monde. A chaque fois, il a le bénéfice de sa photo pleine page en couverture.

    Dopage – Ski alpin – Les pubs ergogéniques pour booster les dévaleurs de pente…

    Par défaut

    CONTRIBUTION AU DECRYPTAGE

    de l’implication de l’industrie pharmaceutique et de la médecine du sport à diffuser et prescrire des produits accélérateurs de performances


     

    Dopage – Ski alpin – Le milieu de la haute compétition (champion, président, médecin), pour avacuer la suspicion du dopage, donne des avis péremptoires peu argumentés… sans convaincre !

    Par défaut

    Football – Insolite – Lésions méniscales : sur la photo d’avant-match du onze titulaire, la position accroupie des années 1950 à 2015 était à risque !

    Par défaut

    Au fil du temps, les équipes de football – exclusivement le 1er rang – avaient pris la pose en situation accroupie… celle qui agresse le plus les ménisques ! Mais depuis quelques années, la tendance s’inverse avec une position parfaitement respectueuse de ces cartilages du genou. Prise de conscience des staffs  ou mode plus fun ?

    Tour de France ton histoire – Il y a un siècle, en 1923, Henri Pélissier le chef de file de la fratrie, remportait la 13e Grande Boucle

    Par défaut

    Qualifié de pur-sang par Henri Desgrange – le patron du Tour – l’estimant incapable de se concentrer pendant un mois de course, l’aîné des Pélissier a démontré le contraire à son ennemi intime.

    Dopage ton histoire – Le premier cycliste mort du survoltage artificiel s’appelait Arthur Linton

    Par défaut

    C’était en 1896 et il fut victime d’une surdose de caféine

    Les pseudo-historiens rapportent que c’était – au choix – en 1879, 1886, 1890, 1898, etc. et que la substance incriminée était du triméthyle (?)

    Dopage – La caféine, un stimulant du système nerveux central, efficace sur la performance

    Par défaut

    autant gestuelle que musculaire, autorisée par l’Agence mondiale antidopage (AMA) et consommée en masse par les cadors du ballon rond

    Dopage – L’Agence antidopage russe (Rusada) fait bande à part en ne sanctionnant pas la patineuse Kamila Valieva positive à la trimétazidine

    Par défaut

    La jeune patineuse Kamila Valieva est épinglée en décembre 2021 alors qu’elle est âgée de 15 ans. Mais ce résultat analytique anormal n’ayant été révélé qu’après l’épreuve par équipes des Jeux de Pékin remportée par le team russe, Valieva avait été autorisée à participer à l’épreuve individuelle où elle s’était octroyée la 4e place.

     

    Dopage – Cyclocross – Toon Aerts épinglé au létrozole est sanctionné par l’UCI de deux ans de mise à l’écart des labours

    Par défaut

    Ce cas est exemplaire dans la mesure où tous les articles de presse sont carencés. Rien de surprenant lorsqu’on sait que les journalistes n’ont jamais été formés par un cursus validé sur les substances dopantes.

    En fichier joint (PDF) – Fiche du Dictionnaire du dopage : Inhibiteurs de l’aromatase (létrozole)

    Dopage – Piqûre de rappel à propos de l’ignorance abyssale de la presse sportive sur les substances illicites impliquées dans l’amélioration des performances des athlètes

    Par défaut

    Lecteurs du blog, je propose quelques cas tout en sachant qu’il faudrait des dizaines de pages pour en faire le tour complet.

     

    Tour de France ton histoire – Hommage à Vincenzo Nibali, 61e lauréat de la Grande Boucle, qui prend sa retraite après 18 saisons de cycliste professionnel

    Par défaut

    Pour les fans de la Grande Boucle, nous  publions un document unique sur Vincenzo Nibali, le Requin de Messines.

    Dopage – Le quotidien Ouest-France toujours au top de la désinformation sur les médocs de la performance !

    Par défaut

    MISE A JOUR le 12 mai 2025 – Fiche actualisée sur les gonadotrophines – Voir l’article https://dopagedemondenard.com/2025/05/12/dopage-cyclisme-miguel-angel-lopez-ecope-de-4-ans-pour-une-hormone-menopausique-cest-une-premiere/

    Football ton histoire – Contre-enquête sur la  »renaissance » de Raoul Duteil, un international tricolore à l’unique sélection en 1929

    Par défaut

    Avec l’AS Cannes, il a remporté la Coupe de France en 1932 et a été vice-champion de France en 1933. Depuis des années, nous recherchons – notamment  avec Philippe Fetter – les états civils des internationaux français afin de pouvoir faire des statistiques fiables sur la longévité des champions. Malheureusement, la Fédération française de football (FFF) qui devrait jouer un rôle de leader sur ce plan n’est pas vraiment concernée. Par exemple, pour Raoul Duteil – une seule sélection en 1929 – elle donne une naissance en 1905, date erronée de … deux ans !

    Dopage – Pourquoi le Mondial de foot est-il épargné par la suspicion et les affaires à l’inverse d’autres grandes compétitions comme le Tour de France ?

    Par défaut

    Le Mondial, évènement planétaire, pendant toute sa durée du 21 novembre au 18 décembre, n’accouchera probablement – comme ses devanciers – d’aucune affaire de dopage. En comparaison de la plus grande course de cyclisme, le Tour de France, qui voit pratiquement à chaque édition, les perquisitions s’inviter dans les hôtels des coureurs et la défiance s’installer dans les médias et le public. Des vainqueurs du Tour tels Lance Armstrong (7 fois), Floyd Landis, Alberto Contador ou Bjarne Riis ont dû subir l’opprobre des instances antidopage alors que dans le football, on voit mal Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, Neymar ou Kylian Mbappé subir le même sort.

    Dopage’Actu – Trois sports en première ligne : athlé (Kenya), rugby (Douglas Steele), tennis (Fernando Verdasco)

    Par défaut

    Après l’affaire Festina  de 1989 et la sortie en bloc du Tour de France de Richard Virenque et ses équipiers, l’instance UCI et l’organisateur ASO nous ont  »gonflé le mou » en nous annonçant régulièrement pendant des années, au moment des voeux, que le Tour du Renouveau était arrivé. Sauf  que plus de vingt après, on est sûr de rien !

    Dopage – Meldonium et trimétazidine, deux molécules prétendument dopantes, exposent pourtant les contrevenants à de très lourdes sanctions.

    Par défaut

    Ça dope pas mais tu prends quand même un max.

    Merci l’AMA !

    Alors que depuis le début de l’année 2016, ce produit est interdit par l’Agence mondiale antidopage (AMA) et étant une molécule synthétique (non endogène) – donc parfaitement détectable – on trouve encore des adeptes de ce produit  »miracle » se faire prendre au contrôle.

    Cyclisme – Tramadol – L’UCI ne fait pas de la prévention antichute puisque les cas positifs détectés ne sont révélés par l’instance que plusieurs semaines après la course

    Par défaut

    Le cycliste consommateur de tramadol dans un grand Tour peut, pendant plusieurs étapes, envoyer dans le décor ses collègues sans que la réglementation antitramadol n’ait pu empêcher la moindre gamelle.

    Dopage – Football – Pour le journal L’Equipe, Helenio Herrera a révolutionné le métier d’entraîneur, transcendé le catenaccio, inventé la mise au vert…

    Par défaut

    mais l’auteur de l’article zappe totalement qu’il a été aussi un adepte convaincu des pastilles atomiques. Plusieurs affaires en témoignent.

    Le journaliste de France Football, Roberto Notarianni, dans L’Equipe du 09 novembre dernier, pond deux pages sur le parcours emblématique d’Helenio Herrera, un entraîneur qui a raflé de nombreux titres, notamment avec l’Inter Milan (Coupe d’Europe des clubs champions en 1964 et 1965).

    Football – Le coup de tête de la finale de Munich 1993 a plombé la mémoire antérograde de Basile Boli !

    Par défaut

    Retour sur une histoire marseillaise racontée à 18 ans d’écart par Bernard Tapie en 2004 et Basile Boli en 2022. Entre les duettistes, tous les faits sont différents. En fait, il est probable que l’opération élimination nocturne du coach s’est renouvelée à plusieurs reprises.

    Football – Jose Barroso, journaliste à L’Equipe, ignore que le « talon d’Achille » d’un sportif n’est pas forcément localisé au talon !

    Par défaut

    Le 05 novembre 2022, en détaillant les blessures des joueurs du PSG encore indisponibles, Barroso cite le défenseur central Presnel Kimpembé handicapé par un problème au  »talon d’Achille ». En réalité, il s’agit évidemment du tendon d’Achille.

    Dopage – Football : la FIFA fait semblant de lutter… et ce n’est pas nouveau !

    Par défaut

    Dernier exemple en date, le cas de Manuel Neuer, portier emblématique du Bayern Munich, hors des clous si le Code mondial antidopage était réellement appliqué.

    Tennis -Dopage – L’ex-numéro un mondiale, Simona Halep, testée positive à un stimulant artificiel d’EPO endogène

    Par défaut

    Alors que ce produit, pris par voie orale à l’inverse des EPO traditionnelles, est facilement détectable depuis son interdiction en janvier 2015, on a du mal à comprendre comment une sportive aussi expérimentée que la Roumaine se fasse épingler avec un tel produit par la patrouille antidopage de l’US Open, un tournoi du Grand chelem sous contrôle.

    Dopage – Marathon – Pour les Africains de l’Est, les Hauts Plateaux ne suffisent plus !

    Par défaut

    Depuis des décennies, les experts en physiologie nous expliquent que les Kényans dominent – du 3 000 m steeple au marathon – grâce à leur entraînement en altitude (2 000 à 3 000 m) sur les Hauts Plateaux de l’Afrique de l’Est.

    Rugby – La musculation à haute dose plombe les biceps des gros bras de l’ovalie

    Par défaut

    Les instances médicales et sportives de la Fédération française de rugby ont-elles pris le problème à  »bras le corps » ?

    Depuis le début des années 2000 et l’intensification du professionnalisme des adeptes du raffut, du tampon, du déblayage et autre chamboule-tout, la rubrique de la casse des corps s’est enrichie d’une nouvelle pathologie : la rupture distale du tendon du biceps brachial. Jusqu’alors, cette lésion était rarissime, voire inconnue.

    Football – Dérapage de la répression du dopage

    Par défaut

    En 2018, positif au clostébol, le sportif était pénalisé de un an de mise à pied. En 2002, le tarif est passé à 4 ans ! Autrement dit, c’est la mort sportive pour le Nigérian Orji Okonkwo à l’âge de 24 ans !

    Cyclisme – Gerben Karstens, un récidiviste des manipulations d’urine ayant réussi dans le Tour 1974 à « enfumer » – avec le concours de Félix Lévitan – les règles antidopage

    Par défaut

    « 

    Lequipe.fr, le 8 octobre dernier, annonce le décès du Néerlandais spécialiste des gags en course. Le journaliste Benoît Furic, invité à rédiger la page nécrologique du coureur, revient sur les mésaventures du fils de notaire face au contrôle antidopage des années 1965-1980 où les stimulants étaient omniprésents et les manipulations d’urine à la mode.

    Dopage – Une coureuse de fond épinglée au létrozole, un booster de testostérone impactant le rendement musculaire

    Par défaut

    L’athlète est sanctionnée de 10 mois de suspension alors que le tarif prévu impose deux ans. L’Unité d’intégrité d’athlétisme (UIA), qui a géré le dossier, n’a pas révélé les raisons de cette mansuétude.

    Cyclisme – Egan Bernal, lauréat du TDF 2019, a été délesté récemment de plusieurs broches et d’une vis implantés dans sa rotule droite

    Par défaut

    Le 24 janvier dernier, Fuoriclasse est victime d’un choc frontal avec l’arrière d’un bus alors qu’il s’entraînait avec un vélo de chrono. Bilan : 18 fractures avec, notamment, deux os – le fémur et la rotule – du côté droit qui potentiellement peuvent poser problème pour son avenir cycliste.

    Le 22 septembre dernier, soit huit mois après l’intervention, son staff médico-sportif a décidé de faire pratiquer l’ablation du matériel d’ostéosynthèse de la rotule, élément clé de l’articulation numéro un du pédalage.

    Grandes controverses du Tour de France – L’asphyxie d’Eddy Merckx au sommet du Mont Ventoux en 1970 est-elle due à une véritable défaillance liée à l’effort ou une tactique délibérée pour – grâce à l’ambulance – gagner une heure de temps de récupération ?

    Par défaut

    Plusieurs envoyés spéciaux présents sur la route de la 57e édition du Tour commentent la défaillance respiratoire du leader de la course quelques instants après que Le Cannibale ait franchi le sommet de l’obstacle où se situait la ligne d’arrivée de la 14e étape. Certains parmi eux rendent responsables la meute de photographes et de journalistes l’entourant à sa descente de vélo, l’empêchant de récupérer. D’autres, tels Jacques Goddet, parlaient d’un état comateux, voire d’une syncope.

    Football – Pour améliorer les performances, deux techniciens français s’expriment sur des méthodes peu conventionnelles et en dehors des clous

    Par défaut

    Astrologie pour l’un, modèle russe pour l’autre dont pourtant le seul entraînement en altitude joint à la prise de ginseng ne pouvaient suffire à expliquer leurs réussites sur les terrains !

    Livre – Retour sur la biographie de Richard Gasquet, riche en controverses

    Par défaut

    Dans ce blog, après avoir commenté la dérive des infiltrations pratiquées dans le tennis de haut niveau – autorisées sur les courts mais prohibées chez les cyclistes en phase de compétition – ainsi que le contrôle positif à la cocaïne du Biterrois, dû probablement à une contamination passive à son insu (il a été innocenté par le TAS), aujourd’hui nous abordons le physique des tennismen en constante évolution morphologique. De  »X », ils sont passés à  »XXL » ! Compte tenu du parcours de Richard Gasquet, ayant débuté sa carrière professionnelle en 2002, depuis vingt ans il a vécu l’évolution de l’environnement, du jeu lui-même et de la taille des joueurs.

    Football – Sur les conseils de spécialistes français, Paul Pogba a privilégié la mauvaise option : la thérapie conservatrice du ménisque externe.

    Par défaut

    Il a perdu un mois plein ! Dorénavant, son parcours pour être prêt pour le Mondial au Qatar s’écrit en pointillés…

    Tennis actualité – Richard Gasquet publie ses mémoires

    Par défaut

    Son long et édifiant combat contre une contamination passive de cocaïne, à son insu – explication admise par le Tribunal arbitral du sport – doit être lu par tous les sportifs de compétition.

    Tennis US Open – Richard Gasquet, un adepte de la piquouze, a rendez-vous pour le 3e tour avec Rafael Nadal, le superman des injections

    Par défaut

    A Roland-Garros, en mai dernier, il a été beaucoup question des injections d’anesthésiques dans le pied gauche du Majorquin alors que cette méthode de soins n’a qu’un but : permettre au sportif d’aller sur le court et que cette thérapeutique ne soigne en rien le problème médical. Et cette pratique de Nadal qui s’apparente au minimum à une conduite dopante, perdure depuis 2005, soit dix-huit ans !

     

    Football – A notre époque du corps tout connecté, consulter un marabout attire toujours autant de nombreux joueurs et entraîneurs en mal de performances

    Par défaut

    Paul Pogba, footballeur international français, champion du monde 2018, adepte des marabouts, un gain marginal classique dans le monde du ballon rond !

    Paul Pogba, footballeur international, champion du monde 2018

    Rayon lecture – Hommage d’un petit-fils au fondateur de L’Equipe et directeur du Tour de France. Essai manqué !

    Par défaut

    En raison des piètres connaissances de Thomas Brochut-Goddet sur son grand-père Jacques Goddet ainsi que sur le quotidien L’Equipe mais aussi et surtout sur l’histoire de la Grande Boucle !

    Dopage – Cyclisme – Le cas de Mathias Flückiger, positif au zéranol – un anabolisant végétal – doit interpeller la communauté de l’antidopage

    Par défaut

    Ce produit classé dans les substances illicites du Code mondial depuis 2004, peut avoir été ingéré de façon accidentelle par une viande contaminée.

    Le spécialiste triple vice-champion du monde de VTT-cross-country 2019, 2020, 2021, est contrôlé positif le 5 juin 2022 lors de sa victoire pour l’obtention du titre national. Sauf que ses urines contiennent une substance illicite : le zéranol, un anabolisant synthétisé dans le règne végétal. Flückiger risque quatre ans de suspension !

    Antidopage – La cacophonie des instances sur le statut du tramadol, un antalgique central de type morphinique

    Par défaut

    Le Colombien Nairo Quintana, 6e du Tour de France 2022, a été disqualifié de l’épreuve phare a posteriori pour deux tests positifs au tramadol, un antidouleur puissant.

    Tour de France ton histoire – Performances des cyclistes : les jeunes brûlent les étapes

    Par défaut

    Depuis trois ans et l’avènement de Tadej Pogacar, Remco Evenepoel, Marc Hirschi et aujourd’hui Jonas Vingegaard qui est le plus âgé avec ses 25 ans 7 mois au moment de sa victoire le 24 juillet 2022 sur les Champs-Elysées, le milieu de la petite reine s’interroge sur cette poussée de jeunisme.

    Tour de France 2022 – Bilan exclusif et calibré de la 109e édition. « Les chiffres JPDM » : un plus pour analyser et comprendre la Grande Boucle

    Par défaut

    Il est courant de dire qu’il y a – selon la formule du romancier Max Twain – trois sortes de mensonges : « Les mensonges, les sacrés mensonges et les… statistiques ». Etant complètement d’accord avec cette métaphore, je ne crois qu’à mes propres chiffres.

    Dopage – Trimétazidine – A-t-elle un effet boostant sur la performance ? Un cardiologue en exercice dit NON !

    Par défaut

    En commentant l’article : « L’Agence mondiale antidopage (AMA), une organisation au service de l’imposture » publié sur ce blog le 24 juin dernier, un lecteur cardiologue est d’accord pour considérer que la trimétazidine (TMZ) – Vastarel® – classée par l’AMA dans les modulateurs métaboliques : « n’a pas de caractère dopant, pas plus qu’elle n’a de vertus thérapeutiques bien claires. Comme spécialiste des maladies du coeur, je peux en témoigner. » Et pourtant l’Agence, bornée, continue à faire suspendre de 2 à 4 ans par des Fédérations serviles un sportif contrôlé positif à la TMZ – produit sans aucun effet sur la performance – alors que des pros de la dope courent toujours. Ces derniers sont des fans de l’AMA.

    Dopage – La renaissance de l’heptaminol, un stimulant du coeur et de la circulation, mis sur le marché en…1953 !

    Par défaut

    Ces derniers temps, plusieurs cas positifs à cet ancêtre des médocs de la performance boostant l’appareil cardiovasculaire ont défrayé la chronique de la triche biologique.

    TDF 2022 – Mark Cavendish, l’homme aux 34 victoires d’étapes au sprint, n’a pas été retenu par Quick.Step Alpha Vinyl. Une injustice doublée d’un manque de gratitude

    Par défaut

    Alors qu’il avait remporté quatre levées sur les 21 de la Grande Boucle précédente, Le Cav (37 ans) a été écarté au profit du Néerlandais Fabio Jakobsen (26 ans).

    Dopage ton histoire – Un journaliste de la rubrique cyclisme de L’Equipe revient sur la victoire de Pedro Delgado dans le Tour 1988 en occultant totalement son contrôle positif !

    Par défaut

    L’Equipe du 4 juillet sort deux pages sur Perico en zappant à la fois sa violation des règles antidopage et les magouilles de l’UCI lui ayant permis d’être blanchi et de remporter le Tour de France 1988.

    Tennis – Nadal : de Charybde en Scylla ou comment une blessure bâclée dès l’adolescence aboutit à un enchaînement de faux-pas où le corps impose sa loi en disant stop !

    Par défaut

    Jouer à haute intensité avec une blessure expose le reste de l’appareil locomoteur à d’autres pépins de courts tels qu’une déchirure musculaire abdominale. Le Toro de Manacor, un cas exemplaire, démontrant que le corps est un partenaire exclusif avec lequel il faut savoir négocier.

    Lutte antidopage : elle fait du surplace depuis 60 ans ! Décryptage

    Par défaut

    L’Agence française antidopage (AFLD) est la seule entité à lutter contre la triche biologique. Son action éthique est contrée par les décideurs politiques, médiatiques et parraineurs publicitaires. C’est un peu la principauté de Monaco faisant la guerre aux USA et à la Russie, tous deux alliés contre le Rocher !

    Tour de France – Cinéma – « L’Equipier » une fiction sortie en salle ce jour sur la Grande Boucle 1998 où le dopage est omniprésent

    Par défaut

    Le site Weelz.fr s’autoproclame « Le mag vélo leader de pignon », fait la critique du film mais son rédacteur Jérôme Sorrel n’a pas les compétences requises pour s’exprimer sur le dopage.

    Antidopage – L’Agence mondiale (AMA), une organisation au service de l’injustice

    Par défaut

    Une dictature qui, en raison de sa main mise sur la liste rouge, fait condamner sans preuve un footballeur pendant deux ans

    AMA – Préserver la santé des sportifs n’est pas l’objectif principal de son directeur Olivier Niggli, un juriste de formation, en réalité un pseudo-spécialiste du dopage

    Par défaut

    Comment peut-on être nommé directeur de l’Agence mondiale antidopage (AMA) alors que l’on a zéro compétence sur la triche biologique ?

    Tennis – Quelle est cette pathologie du pied qui a imposé à Nadal de se faire piqouzer à répétition le scaphoïde tarsien depuis… 2004 alors qu’il n’avait que 17 ans ?

    Par défaut

    Syndrome de Müller-Weiss de l’adulte ou plus probablement de Köhler-Mouchet de l’adolescent qui perdure après la fin de la croissance.

    Tennis – Rafael Nadal – L’infiltré à la xylocaïne a remporté son 14e Roland-Garros sans que les instances antidopage humaines ne s’en offusquent

    Par défaut

    Alors qu’en milieu hippique c’est considéré comme du dopage et donc sanctionné.

    De même, ce genre d’injections est prohibé dans le cyclisme depuis 2011.

    Tennis – Roland-Garros – Un piqouzé du naviculaire élimine un non-vacciné à la Covid-19

    Par défaut

    La Xylocaïne va-t-elle remporter son 14e Roland-Garros ?

    Tennis – Médicalisation de la performance

    Par défaut

    Les cas récents de Rafael Nadal et Gilles Simon démontrent que les chevaux de compétitions hippiques sont mieux surveillés au plan des soins que les sportifs humains de haut niveau !

    Tennis – Rafael Nadal ignore-t-il la réglementation distinguant les soins des méthodes boostant la performance ?

    Par défaut

    Subir une infiltration juste avant de pénétrer sur le court n’est-ce pas synonyme de dopage ?

    Depuis 2011, les injections en compétition sont prohibées par certaines fédérations : UCI, FIS… mais pas par la Fédération internationale de tennis (FIT) ! Rafa ignore que jouer un match sous infiltration c’est pour le moins une conduite contraire à l’éthique thérapeutique régit par le serment d’Hippocrate. Ajoutons que depuis le 1er janvier 2022, cette pratique d’injection d’un glucocorticoïde juste avant une partie est totalement prohibée par l’Agence mondiale antidopage (AMA).

    Cyclisme – La pratique du vélo de haut niveau des années 1920 allongeait considérablement la durée de vie

    Par défaut

    Malgré les médocs de la performance de l’époque

    Science et Vie révèle qu’en 1955, seulement 16,2% de la population française dépassait l’âge de 60 ans !

    Dopage – Tennis : les infiltrations pour jouer un match c’est autorisé; en revanche pour pédaler en compétition, c’est interdit !

    Par défaut

    Face à la compétition, l’éthique thérapeutique est souvent bafouée par les médecins eux-mêmes

    Cyclisme – Bilan de la casse de La Doyenne. La chute des corps !

    Par défaut

    Le 24 avril dernier avait lieu la 108e édition de Liège-Bastogne-Liège, la 4e classique-Monument de la saison 2022. Le temps était favorable, pas de pluie, les 10 côtes du parcours non glissantes et pourtant à 60 km de l’arrivée un crash « d’avion » !

     

    Cyclisme – 86e édition de la Flèche Wallonne. Julian Alaphilippe, un ton en dessous, prend néanmoins une belle 4e place au sommet du Mur de Huy

    Par défaut

    Le Belge Dylan Teuns, déjà 3e en 2017, fait un beau vainqueur. Il était le plus fort ! Cependant, l’exploit est réalisé par l’Espagnol Alejandro Valverde qui, à cinq jours de son 42e anniversaire, termine 2e et grimpe sur son 9e podium dont 5 sur la plus haute marche depuis sa première levée en 2006.

    Dopage – Retour sur l’affaire Aderlass. Elle confirme que les radars biologiques de l’Agence mondiale antidopage et de ses labos agréés sont toujours inopérants face aux pros de la triche

    Par défaut

    Seules les enquêtes judiciaires mettent au jour les trafics et épinglent les acteurs adeptes des substances illicites. Les affaires Festina, Puerto, Balco, Cofidis, Sainz et Aderlass (saignée en allemand) témoignent de l’inefficacité chronique des tests analytiques.

    Cyclisme – Paris-Roubaix, l’Enfer du Nord des machines et des hommes soumis au crash-test des pavés

    Par défaut

    Depuis le 19 avril 1896, les Géants de la Route ont fait la gloire de l’Enfer du Nord

    Ce dimanche 17 avril, 25 équipes de 7 coureurs seront au départ de Compiègne pour rejoindre Roubaix 257,5 kilomètres plus loin, couverts plus probablement de poussière (le beau temps est annoncé) que de boue, les muscles moulus par 20 secteurs pavés échelonnés sur 55 kilomètres.

    Dopage -Le marcheur italien Alex Schwazer face au Clan de l’antidopage AMA-AIU de World Athletics – TAS, n’a aucune chance d’être entendu

    Par défaut

    Il ne peut faire valoir ses doutes d’une éventuelle manipulation d’échantillons devant les gendarmes bornés des molécules illicites.

    Le 07 avril dernier, Ouest-France, sur la base d’une dépêche de l’Agence France-Presse (AFP), répercutait un communiqué commun de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et World Athletics estimant que l’échantillon d’Alex Schwazer contrôlé positif à la testostérone le 01 janvier 2016,  »n’a fait l’objet d’aucune manipulation ».

    Dopage – Hommes d’Etats, acteurs, peoples et sportifs, tous accros des cliniques boostant la forme, la longévité, le rajeunissement ou les performanes athlétiques et sexuelles

    Par défaut

    Retour sur ces mirages promettant à tous les décideurs et faiseurs d’opinion une vie menée tambour battant et en pleine forme malgré les années et aux sportifs un retour au sommet avec une carrière prolongée

    Cyclisme – Le Belge Wout Van Aert doit-il courir Paris-Roubaix pour le gagner alors qu’il est en convalescence d’une infection virale au Covid-19 ?

    Par défaut

    Mise en garde du virologue belge Marc Van Ranst qui estime que ce n’est pas une bonne option

    Marathon olympique – Pour un transfert aux… Jeux d’hiver

    Par défaut

    En raison des conditions climatiques de course régulièrement défavorables aux mois de juillet et d’août, faut-il interdire cette épreuve de fond aux Jeux olympiques d’été et la transférer aux Jeux d’hiver ?

    Marathon – Il y a 70 ans, en raison des risques de défaillances fatales, de nombreux médecins préconisaient sa… suppression ! En tout cas l’été aux Jeux olympiques.

    Par défaut

    Les mégas coups de mou sur la course de fond mythique du Belge Etienne Gailly aux Jeux olympiques de Londres en août 1948 et de l’Anglais Jim Peters aux Jeux du Commonwealth à Vancouver (Canada) en août 1954, avaient interpellé le ban et l’arrière-ban de la médecine du sport.

    Stéroïdes anabolisants – Contribution à la connaissance de l’hyperviolence des consommateurs d’engrais musculaires

    Par défaut

    Un effet collatéral sous-estimé

    Article paru récemment dans la revue Tempo Médical, un mensuel belge, signé par le journaliste scientifique Philippe Lambert avec la contribution du Docteur Jean-Pierre de Mondenard. Précisons – ce qui ne figure pas dans ce texte – que la RDA pendant vingt ans, de 1968 à 1988, ajoutait dans le cocktail de médocs de la performance, du piracetam (un nootropique agissant sur les fonctions intellectuelles) afin de contrôler l’agressivité des sportifs dopés.

    Tempo Médical, février 2022, page 30
    Tempo Médical, février 2022, page 31
    Tempo Médical, février 2022, page 32

    Natation – Lia Thomas, un homme transformé en ondine, perturbe la cohérence des articles de presse

    Par défaut

    CONTRIBUTION AU DECRYPTAGE DES AVANTAGES naturels et incontestables des transgenres féminins et hyperandrogènes

    Un journaliste de L’Equipe sans aucune compétence sur la question, rédige une page du quotidien sportif dans laquelle nous n’apprenons strictement rien sur les avantages morphologiques et biologiques d’une telle métamorphose (chirurgie plus hormones)

    Marathon de Paris – Les mots pour le dire ou le champ lexical de la course de fond

    Par défaut

    En pastichant le philosophe Arthur Comte, on peut écrire à propos du marathon : « On ne connaît bien une course que si l’on connaît son passé » ainsi que le jargon des macadams-runneurs.

    CONTRIBUTION AU DECRYPTAGE du champ lexical de la course à pied de fond

    Médecine de la performance – Les pointes de feu ont précédé les injections d’anesthésiques et de glucocorticoïdes sur les sportifs du Tour de France

    Par défaut
    Contribution au décryptage de l’histoire de la médecine haute performance

    Exemple : le service médical du Tour de France 1947

    Le premier médecin officiel qui a suivi la Grande Boucle est apparu sur le Tour 1949.  Jusque-là, les soins des Géants de la Route étaient assurés par Henri Manchon, un ‘‘praticien’‘ autoproclamé, sans cursus médical. Les pointes de feu faisaient partie de son arsenal thérapeutique. D’ailleurs, lors de la 34e édition après sept ans d’arrêt pour cause de conflit mondial, le quotidien L’Equipe – né le 28 février 1946 – dans sa livraison du 05 juillet 1947 fait la promotion des pointes de feu, une méthode pour le moins barbare.

     

    Cyclisme – Défaillances après l’effort dans l’aire d’arrivée

    Par défaut

    En dehors du cas de Sonny Colbrelli – malaise cardiaque juste après avoir franchi la ligne – les coups de moins bien – sitôt l’arrivée ou dès la fin d’un entraînement sévère sans période de décélération – existent et peuvent dépendre entres autres d’une syncope liée à l’arrêt de l’effort, d’une hypoglycémie, d’un coup de froid ou… d’une quinte de toux exacerbée.

     

    Cyclisme – Participer à une compétition pour jouer la gagne alors que l’on est fiévreux, c’est prendre le risque que le coeur déraille…

    Par défaut

    Le cas récent de Sonny Colbrelli est là pour nous rappeler qu’il vaut mieux s’abstenir  de forcer au décours d’une maladie infectieuse, surtout de type viral.

    Le Belge Olivier Naesen rappelait que dans Paris-Nice, Sonny Colbrelli avait pris le départ de la Course au Soleil alors qu’il était malade. Dès la 2e étape, le coureur de la Bahrain Victorius était non-partant. Dans le journal Het Nieuwsblad, le classicman de l’équipe AG2R Citroën considérait que le dernier lauréat de Paris-Roubaix avait pris des risques : « Je savais que Colbrelli avait la grippe le premier jour de Paris-Nice et qu’il avait couru avec de la fièvre. » Dans la foulée de son abandon, Colbrelli a décidé de s’abstenir de participer à Milan-Sanremo, le premier Monument de la saison prévu treize jours plus tard, le 19 mars. Précisions que la grippe peut laisser des  »traces » plusieurs semaines après l’épisode initial.

    Infiltrations – Piqûre de rappel sur les dérapages de la compétition

    Par défaut

    où les injections antalgiques en nombre ont débuté dans les vestiaires des années 1950 et vingt ans plus tard le relais a été pris par les piquouzes de glucocorticoïdes

    Contribution au décryptage des arcanes de la triche biologique

    Très récemment, un joueur de foot a été amputé de la jambe droite, sous le genou, en raison de multiples infiltrations de glucocorticoïdes effectuées par des médecins. A propos de ce cas dramatique, en lisant la presse – notamment Le Parisien – on apprend d’un thérapeute exerçant à l’Insep depuis 1988 que cette pratique est « d’abord très culturellement implantée chez les Anglo-Saxons. En France, ce n’est pas quelque chose qui se pratique n’importe comment et qui n’est surtout pas automatique. » En contradiction avec cette vision optimiste, nous rapportons deux cas authentiques datant des années 1960 en France. L’un dans le foot, l’autre dans le rugby. Même si le produit en cause est un anesthésique et non un glucocorticoïde, le principe est le même : grâce à une  »piquouze miraculeuse » le seul but est de faire jouer un footballeur ou un rugbyman dont le corps n’a du tout envie d’être sur le terrain. Ce n’est pas de la thérapeutique. Aucun livre de médecine ne préconise ce geste dans l’environnement d’un match car cela s’apparente à du dopage.

     

    Glucocorticoïdes – Un joueur de foot, Bruno Rodriguez, un ancien du PSG, amputé de la jambe droite pour surdose d’infiltrations pendant sa carrière (selon la presse)

    Par défaut

    CONTRIBUTION AU DECRYPTAGE DES ARCANES DE LA TRICHE BIOLOGIQUE

    Dans la presse de ces derniers jours : Le Parisien, L’Indépendant, L’Equipe, So Foot, etc. nous apprenons que Bruno Rodriguez, l’ancien joueur de foot professionnel de 1991 à 2006, a été amputé sous le genou droit le 08 mars dernier dans une clinique de Nancy. Selon Le Parisien, l’ancien buteur souffrait de douleurs chroniques invalidantes dues à des infiltrations subies durant sa carrière. Le quotidien national ajoute que Rodriguez avait déjà été opéré de la cheville, sans résultat.

    Dopage féminin – Comme pour les hommes, les excuses-bidon prédominent !

    Par défaut

    La cycliste professionnelle Marion Sicot en attente d’un jugement pour diffamation et d’une sanction sportive alourdie pour dopage à l’EPO, avait, dès son contrôle positif le 27 juin 2019, nié le dérapage intentionnel en raison de ses valeurs morales d’éducatrice et expliqué la présence d’EPO en excès dans son corps par la concomitance de ses règles le jour du prélèvement.

    Dopage – Tennis – L’Américaine Varvara Lepchenko contrôlée positive au modafinil, un stimulant cérébral

    Par défaut

    prend 4 ans de suspension par la Fédération internationale de tennis (ITF)

    Le modafinil, inventée par les Français au début des années 1990 est un stimulant cérébral dit aussi dopant de l’acuité intellectuelle. Il booste à la fois la vigilance, la concentration, la résistance au sommeil et la vélocité locomotrice.

    Dopage – La triche biologique est efficace ! Un énième témoignage s’ajoute aux expertises scientifiques validées.

    Par défaut

    Un skieur de fond constate qu’il obtient 30 secondes de bénef sur 30 minutes de course, soit un gain de 1,7%.  C’est suffisant pour grimper dans la hiérarchie !

     

    Or, par un effet pendulaire, pendant de nombreuses années, les tenants de l’antidopage ont nié mordicus la moindre efficacité aux substances illicites alors qu’aujourd’hui, rares sont ceux qui croient encore à cette fable.

    Tour de France ton histoire – Contre-enquête inédite sur la naissance de l’épreuve la plus mythique du cyclisme mondial

    Par défaut

    Acte de naissance enregistré le 20 novembre 1902 sous la houlette de trois pères fondateurs

    Géo Lefèvre, inspirateur de la mythique épreuve par étapes

    Victor Goddet (le père de Jacques), le bailleur de fonds

    Henri Desgrange, l’architecte-bâtisseur-décideur

    Géo Lefèvre, l’inspirateur d’un Tour de France à étapes et directeur des deux premières éditions 1903-1904
    Victor Goddet, cofondateur et administrateur du Tour de France : le financier
    Henri Desgrange, patron de L’Auto de 1903 à 1940 et du Tour de France de 1903 à 1939

    Dopage – Télévision et triche biologique : des liaisons dangereuses

    Par défaut

    Prévention – Les chaînes de télévision sont-elles légitimes pour dénoncer le fléau et diffuser des programmes contribuant à mettre en garde les sportifs alors que la médiatisation fait partie des deux principales causes de la consommation de substances illicites ?

    D’après l’Arcom (ex-CSA), entre le 1er janvier 2020 et le 29 juillet 2021, L’Equipe 21 n’a diffusé aucun programme contribuant à la lutte contre le dopage alors que c’est une obligation législative depuis le 17 mai 2017.

    Dopage – Une star du cyclocross masculin épinglé au létrozole. Quésaco ?

    Par défaut

    Inhibiteur de l’aromatase permettant d’augmenter la duré d’action de la testostérone ou de ses dérivés et leur cortège d’effets favorables sur le rendement musculaire.

    Malheureusement pour Toon Aerts, trois fois 3e des Championnats du monde des labours en 2019, 2020 et 2021, le létrozole est prohibé depuis 2004 et facilement détectable dans les liquides biologiques.

    Considéré par certains pseudo-scientifiques comme un masquant de testostérone [si tel était le cas, dans la liste des produits interdits du Code mondial antidopage, il serait classé dans la catégorie masquants]  étant très facilement repérable par les radars analytiques, il ne peut même pas se masquer lui-même !

    Dopage – A l’inverse des humains qui se subliment volontairement avec des médocs de la performance, les animaux de compétition sont boostés à leur insu.

    Par défaut

    Florilège (non exhaustif) de cas de volatiles, lévriers, chameaux, taureaux et autres éléphants qui, pour satisfaire l’égo et le compte en banque de leurs propriétaires, sont chargés comme… des mules !

    Livre – Vient de paraître : « La gymnastique suédoise du docteur Philippe Tissié », par Guy Forget

    Par défaut

    Dès le 19e siècle, Philippe Tissié fut un pionnier de la médecine du sport et un auteur prolifique sur la connaissance du corps à l’effort

    Une lecture indispensable pour tous ceux qui souhaitent maintenir au top leur capital santé grâce à une activité physique régulière sollicitant à la fois l’appareil cardiovasculaire ainsi que la charpente locomotrice (muscles et articulations)

    Cyclisme – Remco Evenepoel s’insurge contre les gravelles errantes désignant une portion de chaussée non goudronnée, recouverte de petits cailloux

    Par défaut

    En raison d’une panne de jambes, Remco perd pied dans les gravelles (*)

    Des photos témoignent que la présence de gravelles sur les grandes compétitions, ce n’est pas nouveau.

     

    Cyclisme – Egan Bernal – Après ses 18 fractures, notamment celles du fémur et de la rotule, quel est l’avenir cycliste du premier Colombien lauréat du Tour de France ?

    Par défaut

    Sur le bilan des 18 fractures, on note la lésion de l’odontoïde (2e vertèbre cervicale) qui peut dans certains cas – rares – entraîner la section de la moelle épinière (paralysie des quatre membres) mais aussi une atteinte du nerf phrénique (innervant le diaphragme induisant alors des troubles ventilatoires).  Avec une telle cassure de l’odontoïde, le pronostic vital pouvait être engagé mais heureusement pour Bernal, ce ne fut pas le cas.

    Egan Bernal, victime d’une collision avec l’arrière d’un bus, casse une bielle et une jointure, deux éléments essentiels pour un pédalage de haut niveau harmonieux et efficace

    Par défaut

    Quelle est la fréquence de la casse du fémur dans le peloton professionnel ?

    Pour la saison 2022, la 2e levée éventuelle de la Grande Boucle de Egan Bernal s’est envolée lors d’un entraînement le 24 janvier dernier en Colombie.

    La chute fait partie intégrante de l’environnement du cycliste et peu de champions y échappent. Robert Chapatte, ancien coureur et commentateur de télévision, avait parfaitement stigmatisé cette épée de Damoclès suspendue sur la gent pédalante : « La chute, voilà bien la hantise du coureur cycliste. Il est des coureurs plus adroits ou lus expérimentés que certains autres, mais personne dans le cours d’une carrière ne saurait échapper à la  »gamelle ». »

    Transgenre – Un nageur de compétition, en changeant de sexe – malgré un traitement freinateur de testostérone – conserve un avantage sensible sur les nageuses nées femmes

    Par défaut

    Les instances doivent revoir leur copie pour que le processus de transition ne laisse pas une domination excessive aux femmes transgenres

    PARADOXE – Alors que les autorités sportives mondiales pourchassent depuis des décennies le dopage hormonal exogène, là, avec le cas de Lia Thomas qui a changé de sexe, elles légalisent – malgré une opération pour le moins non naturelle – la supériorité du passé hormonal endogène masculin de Will qui a forcément laissé en héritage des atouts morphologiques, biologiques et physiologiques à Lia, la nouvelle ondine des bassins. Au motif du  »tout inclusion », on bafoue morale et surtout éthique sportive.

    Dopage ton histoire – Contribution des médecins aux conduites dopantes ou comment médicaliser la performance en s’affranchissant de l’éthique médicale…

    Par défaut
    Textes et documents inédits : une exclusivité du blog JPDM

    Depuis 1900, nous avons trouvé plusieurs publicités de médicaments mis au point par des médecins dont le seul objectif est de  »soigner » la forme des sportifs bien portants.

    Aujourd’hui, et même depuis l’affaire Festina en juillet 1998, cela s’appelle une conduite dopante. Cette dernière correspond à la consommation de substances prohibées ou non dans le seul but de performer alors que le sportif ne présente aucune pathologie quelconque nécessitant la prise d’un médicament.

    Finalement, on médicalise la performance sans que pour l’athlète, en dehors de sublimer son rendement, il n’y ait la moindre justification à prendre une potion accélératrice.

    Rayon livre – « L’Equipe 10 Faubourg-Montmartre »

    Par défaut
    sous la direction de Gérard Ernault, édition en exergue, 2021

    La dernière production des journalistes de L’Equipe est consacrée aux quarante-et-un ans passés entre le 28 février 1946 et le 08 août 1987 au 13, puis 10 Faubourg-Montmartre (Paris 9e)

    L’ouvrage-mémoire des  »élites de la presse sportive » comporte 479 pages signées par 45 contributeurs, pour la plupart appartenant à l’association Les Anciens de L’Equipe.

    L’Equipe 10 Faubourg-Montmartre, éd. en exergue, 2021

    Compendium – Jean-Marie Leblanc (JML) le parangon des forçats de la langue de bois

    Par défaut

    Illustré par ses propos sur le dopage difficiles à croire compte tenu de son parcours prolongé dans le milieu cycliste

    Ce n’est pas ce qu’il ignore qui pose problème, c’est ce qu’il croit savoir et qui est faux

    Décryptage : la preuve par 8

    Dopage – Jean-Marie Leblanc, patron du Tour de France de 1989 à 2006, ignorait tout sur les glucocorticoïdes et pourtant, se prenant pour un expert, il en causait à tort et à travers dans les médias

    Par défaut
    Saga Jean-Marie Leblanc - 7e volet

    Alors que ces médicaments euphorisants étaient omniprésents dans le peloton que JML a côtoyé de 1967 à 1971 et même pendant sa carrière de journaliste de 1971 à 1988, il ne savait pas qu’ils ne seront prohibés officiellement qu’en 1978 et décelables seulement 21 ans plus tard, en 1999. Ainsi pendant la carrière cycliste mais aussi de journaliste de JML – alors que le peloton carburait aux corticos – sur plusieurs milliers de contrôles il n’y aura aucun cas positif. Un stade de foot de 100 000 places ne serait pas suffisant pour accueillir tous les dopés aux corticoïdes testés négatifs.

    Dopage – Causes : la compétition et la médiatisation sont les deux responsables prédominant de la consommation des médocs de la performance

    Par défaut

    C’est la rivalité entre les hommes qui pousse à l’usage de produits illicites. Plus la concurrence est forte, plus il y a de médias, plus la triche rôde. Par ailleurs, les calendriers et l’argent – souvent mis en première ligne – ne sont que des potentialisateurs.

    Saga Jean-Marie Leblanc – 6e volet

    De sa période de journaliste à L’Equipe jusqu’à l’affaire Festina, soit pendant seize ans si l’on en croit ses écrits, Jean-Marie Leblanc (JML) s’est trompé de cible sur les véritables racines du survoltage artificiel. Etonnant pour un ancien coureur professionnel même de  »petit niveau » puis journaliste pendant dix-huit ans et enfin directeur de la Grande Boucle pendant une durée identique d’avoir un diagnostic manquant autant de pertinence.

    Dopage – Jean-Marie Leblanc comme journaliste puis patron du Tour de France concentrait ses attaques les plus virulentes en direction des lanceurs d’alerte

    Par défaut

    5e volet de la saga JML

    Depuis les années 1980, il se trompait de cible en fustigeant les pompiers-lanceurs d’alerte plutôt que les pyromanes-tricheurs. Il a fallu attendre octobre 2005 pour que la direction générale d’ASO – maison mère du Tour de France – en la personne de Patrice Clerc, dirigeant non issu du milieu cycliste, prenne un virage à 180° en soutenant dès lors les dénonciateurs des dérives biologiques illicites.

    Cyclisme – Dopage des amateurs : Jean-Marie Leblanc, successivement coureur, journaliste, patron du Tour de France, ignorait en 1998 que la triche sévissait chez les « purs » depuis des lustres. Peut-on le croire ?

    Par défaut

    Décryptage d’une imposture

    Malgré une carrière de 35 ans (1963-2006) dans le milieu cycliste, Jean-Marie Leblanc (JML) joue au naïf pour faire croire qu’à son époque il n’y avait pas de dopage chez les amateurs, que les contrôles étaient infaillibles et les substances indécelables. Un fantasme qui selon lui ne deviendra réalité seulement qu’en 1990. Tous ces pseudo-arguments n’ont qu’un but : assurer sa défense pro domo (avocat de sa propre cause) pour nier le dopage du peloton des amateurs comme des pros afin de plaire à ses différents chefs hiérarchiques.

    Dr JPDM – Dopage, l’imposture des performances, éditions Chiron, 2000. – 287 p

    Dopage – Dictionnaire des idées reçues. 3e volet de la saga Jean-Marie Leblanc, patron du Tour de France de 1989 à 2006

    Par défaut

    Selon Jean-Marie Leblanc (JML), les substances indécelables sont apparues en 1990. En réalité, la presse signale des médocs de la performance échappant aux radars analytiques dès… 1964 !

    Et pourtant le grand baratineur JML va marteler, face aux accusations de Willy Voet le soigneur de Festina, qu’il ne s’est jamais dopé, preuves à l’appui. Selon lui, à son époque, les contrôles étaient d’une rare efficacité, il n’y avait aucune substance indécelable disponible et les tests antidopage qu’il a subis étaient négatifs.

     

    Tour de France ton histoire – Hommage à Anatole Novak qui, en réalité, se prénommait Roger. Il vient de s’échapper le 5 janvier 2022

    Par défaut

    Surnommé Le Géant de La Mure en raison de son gabarit (1,85 m / 82 kg) inhabituel chez les Géants de la Route des années 1960, il s’est surtout fait remarquer en tant qu’équipier de luxe de Jacques Anquetil et Jean Stablinski.

    Dopage – Dès 1999, dans la roue de l’affaire Festina, Jean-Marie Leblanc, adepte de la méthode Coué, se fait le propagandiste du Tour du Renouveau

    Par défaut

    2e volet de la saga Jean-Marie Leblanc (JML)

    La culpabilité d’un patron du Tour commence avec le refus de savoir

    Décryptage – En réalité, pendant la période post-Festina, JML – patron du Tour de France de 1989 à 2006 – n’a pas modifié d’un iota le cours du dopage dans le peloton. En raison de l’affaire Aderlass (saignée en allemand) couvrant les années 2011 à 2019 et révélant que l’on pouvait se doper sans se faire prendre par les radars analytiques de l’instance mondiale, pendant cette période on peut penser que si renouveau il y avait, il n’a pu débuter qu’après la dite affaire en 2020

    Le patron du Tour de 1989 à 2006 n’est pas le seul à avoir martelé sans défaillance l’arrivée imminente du TOUR DU RENOUVEAU. La contribution de JML à cet enfumage à répétition le classe, et de loin, en tête des oracles peu inspirés.

    Lutte antidopage – La grande imposture de l’AMA, une réalité aveuglante au fil des années

    Par défaut

    L’Agence mondiale antidopage, depuis sa création en 1999 et cinq ans plus tard sa mainmise sur la liste des substances illicites, a libéralisé le dopage : la preuve en cinq points.

    Antidopage – « La lutte antidopage serait un fiasco – Le Dr de Mondenard qui défend cette idée explique pourquoi »

    Par défaut

    Article du journaliste scientifique belge Philippe Lambert, paru le 2 décembre 2021 dans Le Journal du Médecin (Belgique)

    Dopage – Football : le grand bêtisier des experts du ballon rond niant mordicus le survoltage artificiel…

    Par défaut

    « Le mensonge ne devient pas vérité parce qu’il se propage et se multiplie »

    Handball – Sclérose en plaques (SEP) : Amandine Tissier, victime d’une poussée de l’affection, met sa carrière en stand-by

    Par défaut

    Face à la SEP, le sport est bon pour la santé physique et mentale mais peut provoquer des pannes transitoires –

    • Décryptage par Ianis Bouguerra, étudiant en Staps 2e année (avec orientation journaliste de sport)

    Amandine Tissier, joueuse de handball professionnelle au Brest Bretagne Handball de 2015 à 2021, évoluant depuis cet été à Nantes, est atteinte de cette maladie. La jeune femme révèle qu’un matin elle eu des douleurs au niveau des mains qui se sont ensuite propagées sur tout le corps.

    Pour en savoir plus – Lecture complémentaire :  RIEN NE VAUT LA VIE (éd. Hugo Sport, 2012) de David Berty, rugbyman de haut niveau, quintuple champion de France, vainqueur de la Coupe d’Europe avec le Stade Toulousain. Il témoigne de sa confrontation avec la SEP.

    Lutte antidopage – L’inefficacité des contrôles versus les rafles policières : il n’y a pas match !

    Par défaut

    La preuve par les témoignages et les enquêtes de justice

    Seuls les imbéciles, les négligents, les maladroits, les retardataires, les mal-conseillés ou les simplets se font prendre par les radars analytiques.

    En revanche, les pros de la dope franchissent les tests le sourire aux lèvres alors que seuls les représentants de l’ordre (gendarmerie, police, guardia civil, carabinieri…) arrivent à les confondre.

    Cyclisme – L’endofibrose iliaque externe (EIE), une pathologie artérielle bien connue des spécialistes, touche à la fois les hommes et les femmes

    Par défaut

    La preuve par les exemples

    Régulièrement ces dernières années, des cyclistes – notamment professionnels – ont été victimes d’une fibrose de l’artère iliaque externe entraînant une intervention chirurgicale, seule thérapeutique leur permettant de retrouver le niveau qu’ils avaient avant les premiers symptômes.

    LES FÉMININES AUSSI

    Déjà en 1989, dans mon ouvrage Technopathies du cyclisme, j’avais abordé cette pathologie

    Dopage – Suite à l’affaire Froome – et sans étude en situation d’effort – l’AMA modifie la règle de salbutamol inhalé

    Par défaut

    Ces nouvelles dispositions édictées par l’Agence mondiale antidopage (AMA) sont la conséquence directe du résultat d’analyse anormal (RAA) du Britannique Christopher Froome lors du Tour d’Espagne 2017

    L’AMA, quatre ans après l’affaire Froome a « accouché » d’un amendement réduisant le total de la dose de salbutamol inhalé lors des 8 premières heures. Pas sûr que cela soit suffisant pour éviter d’autres ratages.

    Cyclisme ton histoire – Effets collatéraux du dopage : la mise à la retraite anticipée…

    Par défaut

    Deux témoignages. Le premier, celui d’un acteur du milieu des années 1990 évoluant en 1re catégorie, le second un jeune professionnel qui, en 2021, dit  »en avoir marre de voir des pilules dans le peloton’‘.  En filigrane, la lutte antidopage en accusation pour son inefficacité chronique et la perception des candidats au cyclisme professionnel d’être obligés de devenir des junkies de la pédale. 

    Finalement, ces deux témoignages à trente ans d’intervalle (1990-2021) démontrent que, contrairement au dogme du renouveau distillé par toutes les instances depuis la fin de l’ère Armstrong c’est plutôt « Plus ça change, plus c’est la même chose ».

    En revanche, le deuxième slogan apparu dans les suites de l’affaire Festina brocardant « un cyclisme à deux vitesses » n’a pas pris une ride depuis vingt ans. Fin 2021, il est toujours mis en avant par ceux qui sont battus par les plus  »forts »

    Dopage ton histoire – Avant l’apparition des transfusions sanguines et de l’EPO, la voie du sang était parfaitement connue et utilisée par les sportifs

    Par défaut

    En effet, dans le peloton cycliste mais aussi dans de nombreuses autres spécialités sportives, les stimulants de la lignée rouge étaient omniprésents dans la pharmacopée haute performance

    C’était avant… Les preuves par les réclames

    Synthèse

    Dans un précédent article, nous avons démontré que la bascule des soins artisanaux vers un dopage scientifique a été déclenchée par les belligérants du Second conflit mondial. Les grandes nations impliquées : Allemagne, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon notamment avaient mis au point – quasiment en même temps – les fameuses amphétamines qui vont, à la fin du conflit, déferler en masse dans toutes les activités humaines où la compétition sépare les cadors de tous les autres. Chez les étudiants, les sportifs (alpinistes, cyclistes, footballeurs, navigateurs…) mais aussi dans toutes les corporations soumises à des impératifs de dépassement. Mais il ne faut pas croire naïvement que le dopage a débuté avec le Blitz allemand; la tentation d’améliorer ses performances avec un produit date des premières compétitions athlétiques. Afin d’en apporter la preuve, nous avons regroupé quelques réclames couvrant la période 1900-1939 en ne sélectionnant que celles vantant la multiplication des globules rouges ou soignant « efficacement » les anémies récalcitrantes.

    Dans le même temps, de nombreux autres produits étaient aussi utilisés pour performer sur les routes, les pistes, les stades, etc. Parmi ces médocs de la performance figuraient : alcool, atropine, caféine, cocaïne, éther, strychnine… Cela fera l’objet d’une autre publication sur ce blog. Dr JPDM

    Dopage ton histoire – Six violations des règles : les mécomptes de Kim Andersen

    Par défaut

    Récemment, nous avions montré que les tricheurs consommateurs de testostérone pris au contrôle antidopage ne pouvaient plus invoquer une sécrétion naturelle. Cette avancée due à un nouveau test dit rapport isotopique C13/C12, a été officiellement admise en 1999.

    A la suite de cet article, nous avons reçu le commentaire de Hervé Mathurin, ancien journaliste à Sud-Ouest, spécialisé dans e cyclisme [envoyé spécial sur le Tour de France de 1980 à 2004 (25)] et rugby :

    Dopage – Détection de la testostérone : depuis la mise au point d’un test spécifique les tricheurs ne peuvent plus invoquer la sécrétion naturelle

    Par défaut

    A partir de cette date et la découverte de scientifiques français, le test IRMS dit isotopique épingle à coup sûr les fraudeurs invoquant une sécrétion endogène (naturelle). Encore faut-il qu’il soit pratiqué par les labos… Et c’est là où le bât blesse car il n’est pas effectué systématiquement : trop cher, trop long !

    Dopage ton histoire – La préparation sportive médicalisée s’est intensifiée dans les suites de la Seconde Guerre mondiale (suite)

    Par défaut

    A la suite de l’article publié le 17 novembre s’intitulant : « Dopage ton histoire – La pharmacopée stimulante des sportifs : le tournant de la Seconde Guerre mondiale », principalement axé sur le cyclisme et l’alpinisme, de nombreux lecteurs m’ont interrogé légitimement sur l’arrivée des amphétamines dans les autres sports, notamment en football. Bien sûr, dans toutes les spécialités sportives, les compétiteurs ont bénéficié de cette avancée majeure qu’étaient les amphétamines à la fois stimulants de l’agressivité, du dépassement de soi et de l’endurance.

    Dopage ton histoire – La pharmacopée stimulante des sportifs : le tournant de la Seconde Guerre mondiale

    Par défaut

    Régulièrement, nous sommes sollicités par des étudiants-futurs journalistes pour répondre aux questions sur la thématique du dopage. Mais ces derniers ne sont pas les seuls à se passionner pour cette pratique remontant au moins aux premiers Jeux olympiques rénovés par le Français Pierre de Coubertin.

    Le dopage en tant que phénomène de société intéresse aussi les étudiants des grandes écoles. Ils posent ici une question pour le moins pertinente.

    Performance – Quelle est la part du mental ? Des pourcentages « au pifomètre »

    Par défaut

    Régulièrement, et de plus en plus, les sportifs et les coachs mettent en avant la part prépondérante du mental pour explique la réussite dans telle ou telle spécialité pratiquée à haut niveau.

    Des chiffres à la louche qui traduisent quand même une réalité

    Copyright dopagedemondenard.com

    Antidopage – Contrairement à la communication triomphante des instances – l’AMA en tête et ses satellites – la traque des tricheurs n’est pas à la hauteur du fléau

    Par défaut

    A Strasbourg, le 4 novembre dernier, le docteur Jean-Pierre de Mondenard en a documenté toutes les carences. 

    Colloque de Strasbourg des 4 et 5 novembre 2021 : des critiques du sport – Controverses interdisciplinaires

    New York – Cinquantenaire : pas de Français sur l’asphalte de Big Apple le 7 novembre prochain…

    Par défaut

    mais la possibilité pour tous les fans de rester dans l’ambiance du marathon en lisant douze histoires extraordinaires mais… vraies qui, depuis 1896, ont défrayé la chronique des 42,195 km-Monuments

    Marathon de New York 2021 – Le dimanche 7 novembre prochain, se courent les 42,195 km les plus emblématiques de la planète pédestre. Ils seront environ 33 000 runneurs au départ, au pied du pont Verrazano-Narrows mais, malheureusement, sans les 1 000 Français dûment inscrits qui s’étaient entraînés depuis des mois. 

    Dopage – Le couple Leonardo Piepoli-Dr José Ibarguren Taus, un binôme au passé sulfureux engagé par l’équipe Movistar

    Par défaut

    Les relations sont trop consanguines entre les cyclistes, les directeurs sportifs et les médecins de la performance pour qu’enfin un véritable renouveau voit le jour.

    Récemment, selon le quotidien espagnol El Pais, l’équipe Movistar – pilier du World Tour – lors d’un mercato stupéfiant, a recruté un couple au passé trouble vis-à-vis des règles antidopage : « La formation espagnole s’offre les services du docteur José Ibarguren, qui officialise depuis une dizaine d’années chez Deceuninck-Quick Step, tandis que Leonardo Piepoli – qui a connu Ibarguren au sein de la sulfureuse Saunier Duval – a été nommé au poste d’entraîneur. »

    Dopage – Piepoli exclu du Tour de France 2008 pour contrôle positif à l’EPO-Cera, vient d’être recruté comme directeur sportif par le Team Movistar

    Par défaut

    Une fois de plus, la triche est récompensée grâce à… l’Union cycliste internationale (UCI) et ses règles mal ficelées

    Les anciens consommateurs de substances illicites ont plus de chance de rebondir après leur carrière sportive en obtenant un poste de directeur sportif, de manageur ou de consultant TV alors que ceux qui ont respecté les règles rament à contre-courant pour décrocher un poste équivalent.

    Tour de France ton histoire – Jean Robic, le 25e lauréat, aurait eu 100 ans en 2021.

    Par défaut

    Jean Robic, dit Biquet, aux multiples autres surnoms en raison de sa taille – moins de 1,60 m – de ses gamelles retentissantes et de son caractère bien trempé, a parcouru les routes du Tour de France de 1947 à 1959. Comme tous les cadors de la Grande Boucle, il a remporté la 34e édition à sa première participation. Il savait tout faire : grimper, sprinter, rouler; il a même été champion du monde dans les sous-bois en 1947 et 1950. Il s’est également essayé au demi-fond.

    ETAT CIVIL FAMILLE établi avec la collaboration de Philippe Fetter

    Antidopage – Le Clan étend ses tentacules : un transfuge de l’AMA – un de plus – à la tête d’une agence dite indépendante.

    Par défaut

    Après 13 ans comme n° 2 de l’instance mondiale, l’ex-avocat néo-zélandais David Howman dirige depuis 2017 l’Unité d’intégrité de l’athlétisme mondial (AIU).

    Décryptage des conflits d’intérêt en boucle

    Dopage – La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, nommée en janvier prochain au comité exécutif de l’AMA, n’a jamais, à ce jour, publié la moindre étude sur le survoltage artificiel.

    Par défaut

    Pourtant, cette étonnante promotion n’interpelle toujours pas la presse sportive… complice passive d’une imposture.

    L’Agence mondiale antidopage (AMA) continue de recycler les ministres des Sports françaises. Après Valérie Fourneyron c’est au tour de Roxana Maracineanu. Avec cette désignation, la compétence de la lutte antidopage mondiale continue un peu plus de se décrédibiliser.

    Cette nouvelle nomination démontre parfaitement l’entre soi des instances mais surtout le peu de sérieux de l’AMA qui n’hésite pas à intégrer à son comité exécutif des incompétents (es) puissance XXL.

    Dopage – Cyclisme : décryptage du théorème de Lance…

    Par défaut

    Pour commenter, dans mon précédent article, les déclarations de Martial Saugy, le directeur du laboratoire suisse d’analyse du dopage (LAD), et récent retraité, faisant le constat que malgré des centaines de contrôles urinaires et sanguins réalisés sur Lance Armstrong (LA), aucun biologiste n’avait réussi à le « faire tomber », j’ai repris les nombreuses déclarations du Texan concernant ses relations souvent ambigües avec les responsables des labos des structures analytiques agréées par l’Agence mondiale antidopage (AMA). C’est ainsi que j’ai pu créer le « Théorème de Lance ».

    Rappelons qu’en 2002, à sa demande, au départ du Tour de France, il avait été reçu par Martial Saugy dans l’hôtel où se déroulaient les prises de sang afin que le spécialiste helvétique lui explique – ainsi qu’à son coach Johan Bruyneel – la méthodologie de la détection de l’EPO. Que Saugy ait accepté paraît invraisemblable. Quoi qu’il en soit, cet épisode renforce l’équation de LA.

    Antidopage – Défense pro domo peu convaincante de Martial Saugy, récent retraité, ancien directeur du laboratoire suisse d’analyse du dopage (LAD) basé à Lausanne

    Par défaut

    Ou l’art de transformer des défaites en… victoires

    SYNTHESE – Je ne suis pas biologiste/directeur d’un laboratoire d’analyses agréé par l’Agence mondiale antidopage (AMA) pour lutter contre les dérives du sport; je ne méconnais certainement pas les difficultés que doivent être les recherches permanentes sur les nouvelles molécules pour tenter d’éradiquer le fléau des aides illicites à la performance.

    En revanche, je connais l’historique du dopage et ses relations  »intimes » avec le monde du sport et du cyclisme en particulier. Je ne reproche donc pas à Martial Saugy ses carences analytiques mais de les transformer… en victoires ! Je ne peux que réagir à ses propos puisque, à l’heure de prendre sa retraite, il nous sort trois grosses sornettes :

    • Il a été confronté à l’un des types les plus dopés de la planète [Lance Armstrong] FAUX
    • Les laboratoires antidopage ne sont pas en échec mais c’est l’organisation des contrôles qui l’est FAUX
    • Le sport est plus propre aujourd’hui que dans les années 1990-2000 FAUX

    Cyclisme – Paris-Roubaix, des machines et des hommes soumis au crash-test des pavés !

    Par défaut

    Depuis le 19 avril 1896, les Géants de la Route ont fait la gloire de l’Enfer du Nord.

    Ce dimanche 3 octobre, 25 équipes de 7 coureurs seront au départ de Compiègne pour rejoindre Roubaix, 259 km plus loin, couverts plus probablement de boue (la pluie étant annoncée) que de poussière, les muscles moulus par 30 secteurs pavés échelonnés sur 55 kilomètres.

    Je propose, en préambule de cette 118e édition, un angle inhabituel : innovations du parcours et du matos depuis 1948.

    Cyclisme – Championnats du monde sur route : y-a-t-il une explication à la défaite des Belges ?

    Par défaut

    et notamment à celle de Wout Van Aert, leur leader, grandissime favori des experts et de ses pairs ?

    L’Homme-phare de la saison a manqué de jambes le jour où il ne fallait pas !

    Depuis le début de la saison, souvent premier et régulièrement sur les podiums (13 victoires en 2021 et sur tous les terrains), encore récemment au Tour de Grande-Bretagne début septembre (05-12.09), où il a remporté quatre étapes sur huit, plus le général. Course à laquelle participait Julian Alaphilippe, bon troisième mais battu régulièrement par le Belge. Or, dimanche 26 septembre à Louvain, chez lui, pendant les 60 derniers kilomètres, Wout Van Aert a subi sans vraiment réagir les attaques des Français et surtout les cinq coups de boutoir de Juju. Visiblement, il n’en avait pas assez dans les jambes pour rivaliser avec le n° 1 des Français.

    Athlétisme – Dopages technologique et médicamenteux, les deux vont de pair

    Par défaut

    Alors que les performances mondiales sur les pistes d’athlétisme et le macadam hors stade stagnaient depuis quelque temps, aux derniers Jeux olympiques de Tokyo des temps canons se sont invités à la fête.

    DÉCRYPTAGE des discours des nouvelles bombes du tartan.

    Face à la suspicion du coup de boost technologique des chaussures de course sur leur perf, les athlètes répondent : « Je travaille dur » en occultant les prouesses de leurs… godasses !  De même, on trouve un comportement identique face au doute du dopage. Afin de couper court au scepticisme ambiant, les athlètes mettent en avant un nombre conséquent de tests – tous négatifs – alors que tout le monde sait, public compris, que les radars antidopage sont peu fiables ou en tout cas faciles à tromper.

    L’Agence mondiale antidopage (AMA) – Grande spécialiste du deux poids deux mesures quand il s’agit de faire tomber un sportif innocent

    Par défaut

    Alors que régulièrement on a droit à des communiqués de presse ronflant vantant les relations étroites de l’Agence mondiale avec l’industrie pharmaceutique, dans le cas du lutteur Zelimkhan Khadjiev – qui a pris 4 ans de suspension – le laboratoire qui a développé le médicament Vastarel® (trimétazidine – TMZ -) n’a jamais été consulté par l’entité internationale de lutte antidopage.

    Dopage – L’Agence mondiale antidopage (AMA) continue de recycler les ministres des Sports françaises… Après Valérie Fourneyron, Roxana Maracineanu !

    Par défaut

    Une info hallucinante – Sans appel d’offre de candidature, la ministre des Sports Roxana Maracineanu va siéger au comité exécutif de l’AMA qui comporte 14 membres. Rien que ça !

    Les dopés tremblent déjà…

     

    Cette nouvelle nomination démontre parfaitement l’entre-soi des instances mais surtout le peu de sérieux de l’AMA qui n’hésite pas à intégrer à son comité exécutif des incompétents (es) puissance XXL.

    Triche biologique – Rayon lecture : Dopage dans le milieu cycliste par Claude Joseph

    Par défaut

    Une litanie d’erreurs en boucle – Décryptage.

    Que les éditeurs arrêtent enfin de publier des livres sur le dopage écrits par des incompétents qui n’ont ni les connaissances des faits sportifs qu’ils relatent et encore moins celles de médecine, physiologie ou pharmacologie nécessaires à l’analyse du sujet traité en confondant les molécules, leurs effets et les protocoles adoptés par les sportifs. Que tous ces auteurs se prenant sans doute pour des analystes pointus du phénomène dopage dans le sport soient relayés par des maisons d’éditions montre le peu de sérieux de celles-ci et ridiculisent leurs publications. Dopage dans le milieu cycliste en est un exemple frappant. C’est pourquoi, alors que mes analyses peuvent paraître cassantes, je continuerai sans répit à dénoncer les imposteurs de l’information et de la méconnaissance du dopage sportif. Mes critiques n’ont qu’un but : lutter contre la désinformation de la presse.

    Maillot jaune ton histoire – Depuis 1919, à treize reprises, la tunique emblématique est restée rangée dans une valise.

    Par défaut

    SAGA – Les treize éditions de la Grande Boucle où le peloton fut orphelin de sa casaque dorée

    Depuis le premier maillot jaune attribué à Eugène Christophe le 19 juillet 1919 et porté pendant la 11e étape Grenoble-Genève, le paletot doré s’est fait porter pâle à treize reprises, c’est-à-dire que sur une ou plusieurs stations le peloton a roulé sans pouvoir se rallier à la casaque dorée.

    Tour de France – Rayon lecture : Le Tour Le Dico

    Par défaut

    Par François Thomazeau – édition en exergue, 2021

    Le problème XXL de François Thomazeau, l’auteur de l’ouvrage sur la Grande Boucle Le Tour Le Dico, ce n’est pas ce qu’il ignore, c’est tout ce qu’il écrit et qui est faux.

    François Thomazeau – Le Tour Le Dico, éd. en exergue, 2021

    Cyclisme – Rayon lecture : Le Tour de France à l’heure nationale 1930-1968

    Par défaut

    Par Fabien Conord, éditions Presses universitaires de France (PUF)

    Trop d’erreurs dues à une relecture bâclée associées à des carences sur l’histoire de la Grande Boucle. Pourtant l’auteur est historien et l’ouvrage a été publié sous le contrôle de trois directeurs scientifiques. Finalement, un résultat du même niveau que ceux signés par des journalistes de sport.

    Fabien Conord – Le Tour de France à l’heure nationale – éd. Presses universitaires de France (Puf), 2014

    Tour de France ton histoire – 1948 : l’interprétation par Raoul Rémy du sermon sur la montagne de l’évêque de Lourdes est-elle brodée de A à Z ?

    Par défaut

    Cette célèbre anecdote, reprise à l’infini dans tous les ouvrages consacrés à la petite histoire du Tour de France, a souvent été racontée de façon totalement fantaisiste, le plus souvent par des historiens autoproclamés.

    L’une d’entre elles, très romancée par Raphaël Géminiani, est colportée sans vérification de la source, par un historien exerçant à l’université de Clermont-Ferrand.

    Dopage ton histoire – Les fausses pistes des pseudo-historiens du cyclisme… en boucle

    Par défaut

    Ou comment l’histoire des faits est réécrite en permanence par des ignorants XXL se laissant berner par des témoins-bidons sans s’appuyer sur les dépêches officielles de l’époque concernée. Un bel exemple nous est proposé par l’histoire réinterprétée du contrôle positif aux amphétamines de Jean Stablinski lors du Tour de France 1968.

    Livres de sport – Les forçats du plagiat… en boucle !

    Par défaut

    Les compilateurs (journalistes, scientifiques, spécialistes autoproclamés…) adeptes des plagiats ont tendance à privilégier les informations qui vont dans le sens de leurs hypothèses (biais de confirmation) en oubliant sciemment de mentionner le nom du véritable auteur du texte  »pompé ».

    A plusieurs reprises, il m’est arrivé de constater que des résultats d’études personnelles publiées sous mon nom étaient repris par d’autres qui, sans vergogne, s’en attribuaient la paternité. Ou alors comme Claude Joseph, l’auteur de Dopage dans le milieu cycliste paru récemment, reproduisait un commentaire du Dr JPDM signé par un autre.

    Sex-appeal – Des fessiers bien dodus grâce à la dexaméthasone ? Une affirmation bidon véhiculée par Le Parisien…

    Par défaut

    Pour développer ses arrières  »rapido », la dexaméthasone ne fait pas le poids.

    Alors que la presse, normalement, devrait contribuer à la connaissance, en réalité en confondant corticostéroïdes et stéroïdes anabolisants elle participe copieusement à l’obscurantisme.

    Cyclisme – Dorénavant l’UCI interdit la parade à la fringale alors que le traqueur métabolique de glycémie a déjà fait le Tour de France 2020, notamment avec l’équipe Jumbo-Visma

    Par défaut

    A priori, sauf pour pour les diabétiques de type 1

    Récemment, le 13 juillet, le site Cyclism’Actu s’est fait l’écho du refus de l’Union cycliste internationale d’autoriser le monitoring de la glycémie en course « jugeant que ce genre d’amélioration pousserait le cyclisme à suivre la voie de la Formule 1 ».

    Allo Docteur – Cyclosport Magazine, 2021, n° 144, mars-avril, p 50
    L’Avis du Doc – Running Attitude, 2021, n° 218, mars, p 68

    TDF 2021 – Pogacar soupçonné tous azimuts malgré ses contrôles négatifs en nombre, ne peut se défendre efficacement. Finalement, à quoi sert la lutte antidopage ? A RIEN !

    Par défaut

    Controverse – On se trompe de cible : ce n’est pas Tadej Pogacar le problème XXL mais la lutte antidopage à la fois inexistante, inefficace et labellisant propres les tricheurs.

    Tour de France 2021 – Bilan exclusif et calibré de la 108e édition. « Les chiffres JPDM » – Un plus pour analyser et comprendre la Grande Boucle, monument n° 1 du cyclisme international

    Par défaut

    Selon la formule de Mark Twain, il existe trois sortes de mensonges : « Les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques ». Etant complètement d’accord avec cette métaphore, je ne crois qu’à mes propres chiffres, résultats d’une trentaine d’années de recherches, compilations et mises à jour au quotidien avec le concours efficace de Philippe Fetter comme équipier de luxe. 

    A la fin de cette 108e édition du Tour, alors que les faits sont encore  »chauds », je vous invite à une prolongation sur les chiffres remarquables de cette Grande Boucle 2021 qui a vu la victoire de Tadej Pogacar, le Cannibale des Balkans, un géant de la Route superdoué, précoce et au panache emballant.

    Dopage – Anesthésie générale en urgence et substances illicites : des interférences pouvant être fatales.

    Par défaut

    Sportifs, notamment cyclistes confrontés – lors de l’entraînement individuel ou en groupe – à l’accidentologie routière, ayez par devers vous la liste des médicaments que vous consommez. Cette précaution peut vous sauver la vie lors de l’intervention chirurgicale effectuée sans délai à la suite d’un grave accident sur la voie publique.

    BODYBUILDING – Un cas exemplaire où les drogues de l’anesthésie générale confrontées aux substances dopantes se sont avérées incompatibles.

    Dopage – Sur la piste des excuses dorénavant irrecevables…

    Par défaut

    Ces derniers temps, plusieurs affaires de dopage ont défrayé la chronique. A chaque fois, le sportif épinglé jure ses grands dieux qu’il a été contaminé à son insu. Ce n’est pas impossible mais cette défense est, depuis des années, irrecevable. A chaque fois les « contaminés » nous racontent qu’ils se sont fait avoir par des compléments alimentaires trafiqués ou par un pavé de viande de boeuf engraissé aux stéroïdes anabolisants.

    Ces justifications sont catastrophiques à la fois pour l’image de leur spécialité sportive mais aussi pour la leur.

    Dopage – Sans langue de bois sur la piste du meldonium et du cannabis avec les Jeux olympiques en toile de fond.

    Par défaut

    Deux infos révélées le 13 juillet méritent un commentaire : l’une sur un gymnaste multimédaillé contrôlé positif au meldonium, un produit facilement détectable depuis son introduction dans la liste en 2016 et l’autre sur la présence du cannabis dans la liste des produits dopants.

    Un imprudent, un maladroit ou un… imbécile ?

    Oleg Verniaiev, un gymnaste ukrainien champion olympique en titre aux barres parallèles, récemment, s’est fait prendre au meldonium, un produit synthétique exclusivement exogène et pour cette raison facilement détectable. On sait depuis 5 ans, date de son introduction dans le Code mondial mais aussi le test positif de Maria Sharapova – la tenniswoman russe – ainsi qu’à la même période l’épidémie de cas détectés dans les pays de l’Est, qu’il fallait en 2021 être suicidaire pour se doper au meldonium.

    Tour de France ton histoire – Supercherie d’ASO et de L’Equipe – Le Mt Ventoux dénaturé par des chiffres truqués !

    Par défaut

    Les organisateurs de l’épreuve étant les premiers à falsifier les données métriques des difficultés, comment reprocher à certains coureurs de bouster artificiellement leur potentiel ? Chacun dans sa fonction est prêt à tout pour se valoriser afin d’être le plus remarquable.

    Tour de France 2021 – Les régionaux de la 108e édition : six « Pays » néophytes sur la trace de leurs prédécesseurs natifs de la même commune

    Par défaut

    Focus sur les six régionaux néophytes du Tour de France qui sont venus grossir le peloton de ceux qui, depuis 1903, ont pris part à la Formidable Randonnée. Parmi ces six grognards de la pédale, certains sont nés dans un lieu où d’autres acteurs du Tour de France les ont précédés.

    Tour de France ton histoire – Depuis 1903, combien de cyclistes bretons ont participé à la Grande Boucle ?

    Par défaut

    Tout d’abord, avant d’analyser la fréquentation des natifs d’Armorique sur les 108 éditions, il faut définir les frontières exactes de cette province française.

    – Soit on considère la région Bretagne, région administrative depuis le 1er janvier 2016, composée des quatre départements : Côtes-d’Armor (ex Côtes-du-Nord), Finistère, Ille-et-Vilaine et Morbihan,

    – Soit on y ajoute la Loire-Atlantique (ex Loire-Inférieure) qui fait partie de la région Pays-de-Loire mais qui revendique son rattachement à la région Bretagne.

    Tour de France ton histoire – Bafouée par des pseudos-journalistes du Télégramme qui n’ont aucun respect ni pour le Monument n° 1 du cyclisme ni pour leurs lecteurs

    Par défaut

    Régulièrement, la presse quotidienne régionale (PQR) où a lieu le Grand Départ, profite de la mondialisation du Tour de France pour  »pondre » un hors série. En 2021, la Grande Boucle partant de Brest, c’est la Bretagne, terre de cyclisme, qui pendant cinq étapes a été le point de ralliement de tous les passionnés de la petite reine.

    Tour de France 2021 – Des chiffres et des infos…

    Par défaut

    Quoi de mieux que des nombres remarquables pour, sans trop s’égarer, commenter le Tour entre amis tout en entraînant ses neurotransmetteurs à être plus performants ? 

    Signalons que certains chiffres sont le résultat d’une trentaine d’années de recherches avec Philippe Fetter comme équipier de luxe. Merci à tous ceux qui reprennent ces informations souvent uniques d’avoir au moins l’honnêteté d’en citer la source !

    Tour de France 2021 – L’oxymore du vélo : des malades… bien portants

    Par défaut

    Alors que pour l’ensemble des médecins, le vélo est tout bon pour la santé, dans le Tour de France, les Géants de la Route sont soignés… comme des malades ! La mise au jour par les douanes françaises à Brest le mercredi 22 juin de deux colis bourrés de produits d’accompagnement de la performance à destination d’une équipe belge présente sur le Tour, interpelle sur l’éthique thérapeutique de cette médicalisation à outrance.

    Article et illustration : dopagedemondenard.com

    Tour de France 2021 – Les hommes remarquables, les chiffres exclusifs et les plus…

    Par défaut

    Nouveau record : 20% des Géants du 108e Tour de France atteignent ou dépassent 1,87 m. Cette année, le plus jeune participant est encore né en 1999. Probablement qu’au départ en 2022, on fêtera le premier Géant de la Route né après le 1er janvier 2000.

    Tour de France 2021 (26 juin – 18 juillet)

    Cyclisme – Panne de jambe à l’effort qui cède si le cycliste lève le pied : c’est forcément l’artère iliaque externe qui couine…

    Par défaut

    Pourtant, cette affection connue depuis cinquante ans et médiatisée à partir de la fin des années 1980, demande encore plusieurs années aux staffs médicaux d’équipes cyclistes professionnelles pour faire le diagnostic. Or, seule une intervention chirurgicale par des spécialistes reconnus permet de retrouver la tête du peloton. Le Luxembourgeois Bob Jungels a perdu trois ans d’une carrière de haut niveau pour insuffisance d’un staff médico-sportif  »professionnel » au sein de l’équipe Quick.Step chère à Patrick Lefévère.

    Blog JPDM – Autres liens sur l’endofibrose iliaque externe

    • Cyclisme – Santé – Pauline Ferrand-Prévot a « longtemps galéré » avant de connaitre enfin son adversaire numéro un : une fibrose de l’artère iliaque externe du membre inferieur gauche – publié le 28 décembre 2018

    Cyclisme – Santé – Pauline Ferrand-Prevot a « longtemps galéré » avant de connaître enfin son adversaire numéro un : une fibrose de l’artère iliaque externe du membre inférieur gauche – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    • Cyclisme – Endofibrose iliaque externe : la médecine du sport manque de flair. Coup sur coup, deux cyclistes professionnels – Pauline Ferrand-Prévot (27 ans) et Johan Le Bon (28 ans 5 mois) – viennent d’être opérés d’un rétrécissement de l’artère iliaque externe (EIE), située dans l’aine et qui se bouche progressivement.

    Mais pour tous les deux, plusieurs années de galère avant de trouver enfin la solution à leur pathologie pourtant ‘’classique’’ chez un(e) cycliste de compétition ! – publié le 07 janvier 2019

    Cyclisme – Endofibrose iliaque externe : la médecine du sport manque de flair… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Antidopage – Les ratés inadmissibles de la prévention et le silence assourdissant du contrepouvoir de la presse !

    Par défaut

    Histoire d’une injustice cent pour cent intolérable 

    Alors que les laboratoires Servier et un pharmacien d’officine n’ont pas fait leur job, un lutteur a pris quatre ans ferme de suspension pour un produit non dopant (pas la moindre preuve scientifique d’un effet boostant – même minime – sur la performance) et bien qu’il ait été induit en erreur à la fois par les laboratoires Servier et l’apothicaire.

    Tour de France ton histoire – En 1904, la « guerre » des médias influence la suite de la saga de la Grande Boucle. Dorénavant, le quotidien L’Auto règne en maître sur le cyclisme

    Par défaut

    Contre-enquête exclusive

    Révélation sur le coup bas d’Henri Desgrange pour éliminer Le Vélo concurrent de L’Auto

    Dopage ton histoire – Hommage à Gabriel Dollé, un médecin pionnier de l’antidopage rattrapé par la pression du sport de haut niveau

    Par défaut

    Retour sur un parcours de vie consacré à traquer les tricheurs

    Il peut  paraître non-approprié de participer à la défense d’un médecin qui venait d’être condamné pour corruption et attendait son procès d’appel. Mais, pour mémoire, Gabriel Dollé fut une figure incontournable de l’antidopage français et même mondial et seul, lui, connaissait les véritables raisons de son engrenage qui l’ont amené devant un tribunal. Pour participer à l’historique du dopage et de son contrôle depuis les premières lois édictées, rendons hommage à Gabriel Dollé en revenant sur son parcours professionnel

    D’autres infos sur le parcours au service de l’antidopage de Gabriel Dollé

    Antidopage – Dans le cas du lutteur Zelimkhan Khadjiev, on constate que les instances s’acharnent en priorité sur le sportif et non exclusivement contre le dopage. Son parcours face aux règles en est un exemple consternant.

    Par défaut

    Le Vastarel®, la substance incriminée, est un produit non-dopant confirmé par l’absence d’études scientifiques. Les informations de prévention du dictionnaire Vidal et de la notice du médicament lui-même – pourtant obligatoires selon la directive du ministère de la Santé – sont inexistantes mais au final c’est seulement le sportif qui est sanctionné – ici lourdement – en prenant 4 ans de suspension. En revanche, les laboratoires pharmaceutiques malgré leur non-respect de la réglementation de prévention, eux, ne sont jamais mis en cause ni condamnés !

    Punchline – Pourquoi tous les sports, qu’ils soient techniques ou physiques, profitent efficacement du dopage ?

    Par défaut

    A tous les pseudo-experts affirmant que dans leur sport le dopage est inefficace pour telle ou telle raison – souvent du niveau du Bar des Sports sponsorisé par le quotidien L’Equipe, – nous leur répondons que ‘‘plus le corps est fort, plus il obéit’‘ et, de ce fait, la précision du geste est forcément optimisée. Or, les substances accélératrices, en améliorant directement le rendement énergétique de l’individu, influencent aussi et dans le même temps sa qualité technique, qu’il pratique un sport individuel ou dans une équipe de onze joueurs comme au foot. Tout le monde en bénéficiera.

    Ainsi d’affirmer que le dopage est inopérant en F1, dans le golf, le tennis, la voile, le foot… est la meilleure façon de manifester au grand jour sa complicité avec le dopage ou alors son impéritie maximale sur les médocs de la performance. Ceux qui continuent en 2021 à nous ‘‘bassiner’‘ que le dopage est inefficace au foot, en F1, au golf, lors des courses au large, etc. sont, soit des gros nuls, des naïfs 3XL ou… des menteurs top niveau !

    Antidopage – Certains médecins impliqués dans la lutte nient l’efficacité des médocs de la performance… alors que d’autres qui ont suivi le même cursus universitaire démontrent que la dope ça marche !

    Par défaut

    Il y a quelques jours, nous avons publié un texte opposant Jacques Anquetil et Laurent Fignon sur la réalité de l’impact des stimulants dans le palmarès des Géants de la route.

    Mais quels sont les propres arguments des médecins, défenseurs de l’équité sportive, face à la réalité du dopage ? Les radars des laboratoires analytiques étant peu sensibles, les toubibs – pour dissuader – prônent à la fois l’inefficacité et la dangerosité… sans preuve scientifique.

    Décrytpage.

    Document démontrant qu’une partie du corps médical est adepte de la médecine au service de la performance et non de la prévention de la santé

    DOPAGE – Dico des idées reçues : les amphétamines ça ne marche pas… Pour trancher, Anquetil et Fignon donnent leur point de vue

    Par défaut

    L’un remporte cinq Tours de France et deux Tours d’Italie, l’autre deux Tours de France et un Tour d’Italie. Le second estimait  »qu’elles n’avaient jamais bousculé la hiérarchie », le premier qu’elles lui donnaient – dans l’effort solitaire – un avantage de plus de… 3 minutes sur 86,6 kilomètres !

    Rappelons que pendant leurs carrières respectives (Anquetil de 1953 à 1969 et Fignon de 1982 à 1993), le Normand démontrait que, sur lui-même, le rendement d’un cycliste était amélioré par les amphets alors que le Parisien, après sa carrière, dénonce l’inefficacité de ces mêmes produits pour transformer un second couteau en premier de cordée.

    Cyclisme – Wout Van Aert opéré de l’appendicite le 9 mai déclare forfait pour le Critérium du Dauphiné prévu du 30 mai au 06 juin

    Par défaut

    Une appendicectomie banale est-elle une intervention lourde chez un cycliste de compétition ? Décryptage

    Wout Van Aert, vainqueur de Milan-Sanremo 2020
    Article et illustrations : copyright Blog Jean-Pierre de Mondenard

    Tour de France ton histoire – En 1989, le final LeMond-Fignon sur les Champs-Elysées, à l’avantage de l’Américain pour 8 secondes, était soi-disant dû à un problème médical

    Par défaut

    En tout cas c’est la version du camp Fignon-Guimard, récemment enrichie par le Petit Napoléon (*). En réalité, c’est le guidon de triathlon qui a fait la différence.

    Et pourtant, c’est bien Super-Laurent qui a réalisé ce jour-là une performance exceptionnelle malgré trois handicaps au départ de l’étape.

    Complément d’information du Dr JPDM

    En 1993, dans un ouvrage signé Noël Truyers, journaliste belge spécialiste du cyclisme, Laurent Fignon révélait que sur le 3e contre la montre du Tour 1989, il n’avait jamais roulé aussi vite confirmant ainsi qu’il n’avait pas été battu par un problème de périnée mais plus sûrement par son guidon cornes de vache moins aérodynamique que le  »volant » de triathlon utilisé par Greg LeMond, mais aussi de rouler tête nue, sans casque profilé : « En fait, dans l’étape contre la montre finale du Tour de France 1989, je n’ai pas échoué. J’ai parcouru la distance en roulant à 53 kilomètres à l’heure. Jamais je n’ai roulé aussi vite. Je n’ai jamais repoussé mes limites aussi loin qu’à ce moment-là. » [in « Princes du vélo » par Noël Truyers. – Anvers (Bel), éd. Coda, 1993. – 253 p (p 108)]

    (*)  Surnoms des protagonistes :

    Laurent Fignon : Super-Laurent, l’Intellectuel du peloton, Le Blondin

    Cyrille Guimard : Le Petit Napoléon, Le Druide, 

    Greg LeMond : le Kid de Sacramento

    Dicodopage – Les SARMS en liste rouge depuis 2008, facilement détectables, pourtant toujours présents dans la pharmacie des sportifs

    Par défaut

    Le coureur italien Matteo Spreafico épinglé à un SARMS (Ostarine®) à deux reprises lors du Giro 2020, a écopé d’une suspension de trois ans.

    Cyclisme – Liège-Bastogne-Liège (LBL), dite La Doyenne, 3e Monument de la saison 2021, a tenu toutes ses promesses

    Par défaut

    Le Slovène Tadej Pogacar, le vainqueur du Tour de France 2020, a remporté LBL devant Julian Alaphilippe le champion du monde

    En fichier joint (PDF) : Classement de Liège-Bastogne-Liège depuis la 1re édition avec les cinq premiers

    Antidopage – Une casserole de plus pour l’AMA accusée par l’Académie nationale de pharmacie de déclassifier les drogues récréatives

    Par défaut

    Adressant ainsi un message hypernégatif à la jeunesse sportive

    Pour son incompétence chronique, l’Agence mondiale antidopage est de plus en plus la cible des critiques

    Durée de vie – Il y a 70 ans, tout comme il y a un siècle, le cyclisme de haut niveau était plus favorable au plan santé que le rugby et le foot

    Par défaut

    Malgré la diffusion à grande échelle des amphétamines dans le peloton des années 1950, la pratique cycliste de haut niveau a compensé avantageusement les effets négatifs des stimulants.

    Récemment, le 14 avril dernier, nous avons présenté dans ce blog une étude inédite et exclusive sur la longévité des Géants de la route du Tour 1921, ceux qui étaient actifs il y a 100 ans.

    Cyclisme – 85e édition de la Flèche Wallonne : Julian Alaphilippe toujours au top des puncheurs

    Par défaut

    Bravo au Français pour son coup de rein dévastateur !

    Illustration : AFP – Julian Alaphilippe, vainqueur de la Flèche Wallonne 2021

    En fichier PDF : Classement de la Flèche Wallonne depuis la 1re année (1936) et les 5 premiers de chaque édition

    Durée de vie – Il y a 100 ans, le cyclisme de haut niveau boostait beaucoup mieux la santé que le rugby et le foot

    Par défaut

    La preuve par les documents d’état civil.

    Pour les décennies suivantes, les stats montrent que le cyclisme garde son avantage

    Récemment, le 14 avril dernier, nous avons présenté dans ce blog une étude inédite et exclusive sur la longévité des Géants de la route du Tour 1921, ceux qui étaient en actifs il y a 100 ans

    Dopage – Football – Dirigeants, coachs, médecins : les médocs de la performance ne transforment pas un pied carré en virtuose du dribble ou du tir

    Par défaut

    Mais alors pourquoi les joueurs se dopent depuis des lustres…

    La preuve par les textes illustrés. En particulier l’hebdo Miroir-Sprint paru le 9 mars 1964, pages 28-29

    Miroir-Sprint 1964, n° 927, 9 mars, page 28
    Miroir-Sprint, 1964, n° 927, page 29

    Actuellement, la lutte antidopage internationale (AMA), peut-elle nous expliquer pourquoi les tests positifs sont si peu nombreux dans le foot mais aussi dans tous les autres sports hypermédiatisés tels que le rugby, le tennis, le golf, la F1, la voile… Poser la question laisse entrevoir la réponse.

    AMA : Agence mondiale antidopage (fondée en 1999) –  Texte et illustrations Copyright : dopagedemondenard.com

    Tour de France 1921 (3e volet) – La durée de vie des Géants de la route de la 15e édition est nettement supérieure aux autres catégories de la population

    Par défaut

    Pour preuves : les actes d’état civil 

    Document unique réalisé à partir des actes officiels des mairies. Jamais publié à ce jour dans aucun des multiples ouvrages consacrés au Tour de France, notamment ceux du journal L’Equipe.

    Tour de France 1921 (2e volet) – Il y a un siècle le Belge Léon Scieur dit La Locomotive remportait la 15e édition

    Par défaut

    Tour de France 1921 : course et à-côtés

    Homme du Tour, endurant et résistant mais sans pointe de vitesse, Scieur termina 14e en 1914 puis deux fois 4e en 1919 et 1920 pour remporter enfin la palme en 1921 avec deux victoires d’étape. Dans la 10e – Nice-Grenoble qu’il remporte – il repousse son principal adversaire, Hector Heusghem, un compatriote, à près de 22 minutes au général.

    Tour de France ton histoire – Centenaire du Tour 1921 : les coulisses de cette 15e édition

    Par défaut

    Dopage, parcours, concurrents, podiums, innovations, échos, idées reçues, à-côtés, en chiffres, forçats de la route

    Dico des idées reçues sur le dopage – Pour un contrôle positif, un résultat signalant « traces » ne signifie pas « petites quantités » mais présence de la substance illicite

    Par défaut

    Evolution analytique : on est passé de traces qualitatives aux seuils quantitatifs

    Pendant vingt ans – du début de la lutte antidopage officielle jusqu’aux Jeux olympiques de 1984 – les procès-verbaux d’analyses délivrés par les laboratoires antidopage ne comportaient jamais la quantité de produit détecté, seul était mentionné le terme traces... de telle substance !

    Tour des Flandres – Le morphotype d’un cador du Ronde bascule au décours des années 2000

    Par défaut

    Auscultation d’une épreuve plus que centenaire ayant vu le jour en 1913

    Tous les  »plus » : les lauréats récidivistes, les plus grands, les plus lourds… et le portrait robot du probable lauréat 2021 établi à partir des vainqueurs des 104 éditions, de 1913 à 2020

    Copyright : Dr Jean-Pierre de Mondenard

    Cyclisme – A Travers la Flandre : en 75 éditions, aucun vainqueur du Tour ne l’a remporté, pas même Eddy Merckx !

    Par défaut

    Le seul maillot jaune à avoir fréquenté la 2e marche du podium, c’est en 2011, le Gallois Geraint Thomas. En 1966, Merckx dit Le Cannibale, est resté sur sa faim en accrochant la 4e place, autrement dit la médaille en chocolat !

    Au début, de 1945 à 1999, la course s’appelle  »A Travers la Belgique ». A la veille de basculer dans le 21e siècle, l’épreuve change de patronyme et se nomme alors  »A Travers la Flandre ».

    Antidopage – La liste rouge de l’Agence mondiale contient au moins une substance qui ne répond pas au critère numéro un du dopage : l’effet boostant sur la performance !

    Par défaut

    Et pourtant cette substance, le Vastarel® (trimétazidine) expose le contrevenant à quatre ans de suspension !

    BLOG DR JPDM – Autres liens à consulter sur le Vastarel® classé dans la section S4.5 : modulateurs métaboliques.

    Un produit référencé en liste rouge alors qu’il est non dopant mais, de façon absurde, une violation des règles antidopage, entraîne néanmoins 4 ans de suspension.

    1. Jeux olympiques d’hiver – Une bobeuse russe épinglée à la trimétazidine. C’est quoi ce truc ? – Produit lourd ou pétard mouillé ? publié le 26 février 2018

    Jeux olympiques d’hiver – Une bobeuse russe épinglée à la trimétazidine. C’est quoi ce truc ? – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel® est un produit dopant… Pourtant après un contrôle positif des sportifs sont lourdement sanctionnés. Cherchez l’erreur… – publié le 11 juin 2020

    Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel est un produit dopant – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage – Zelimkhan Khadjiev, un lutteur français, se défend d’avoir cherché à se doper avec du Vastarel®. Effectivement, ce produit qui n’a aucune vertu démontrée scientifiquement pour améliorer les performances et pourtant l’athlète contrôlé positif le 21 septembre dernier, a écopé de 4 ans de suspension et regardera les JO 2021 à la TV. Décryptage – publié le 08 juillet 2020

    Dopage – 4 ans de suspension pour avoir pris une substance sans effet sur la performance ! C’est possible en 2020… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage. A plusieurs reprises dans ce blog nous avons montré notre étonnement en constatant que la réglementation de la molécule trimétazidine (Vastarel®), autorisée pendant plus de quatre décennies, s’est retrouvée – sans études scientifiques prouvant qu’elle améliore la performance sportive d’un athlète – inscrite sur la liste rouge du Code mondial antidopage. De même, nous pourrions légitimement questionner la Commission liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA), pilotée par le Français Olivier Rabin, sur le statut d’un médicament déjà ancien considéré comme dopant par des représentants du corps médical et néanmoins toujours absent des produits illicites – publié le 15 novembre 2020

    Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage affaiblissent son action – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Organigramme des instances internationales antidopage. J’ai moi-même été confronté au conflit d’intérêt entre l’ITA et l’AMA. Le 5 juin dernier lors de l’audience du lutteur Zelimkhan Khadjiev devant le juge ‘’indépendant’’ nommé par la Fédération internationale de lutte (UWW), la conseillère juridique de l’ITA – qui avait instruit le cas positif au Vastarel® (trimétazidine) du médaillé de bronze 2019 – à ma demande de justifier par une étude scientifique que ce produit améliorait les performances sportives, a balayé ma question en tranchant : « Ce n’est pas le problème, le produit est dans la liste de l’AMA » – publié le 10 décembre 2020

    Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Antidopage – Un lutteur français s’attaque au Code mondial. L’enjeu, quatre ans de suspension pour une substance non dopante – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Cyclisme – Gand-Wevelgem : en 83 éditions, seulement trois vainqueurs du Tour de France l’ont épinglé à leurs palmarès

    Par défaut

    Par ordre chronologique, Jacques Anquetil en 1964, Eddy Merckx en 1967, 1970, 1973 et Bernard Hinault en 1977

    Le Belge Wout Van Aert lauréat de la classique Gand-Wevelgem 2021 et probablement le 7e triple vainqueur de l’épreuve ?

    Cyclisme – Grand Prix E3 : en 63 éditions, un seul vainqueur du Tour l’a épinglé à son palmarès

    Par défaut

    C’est le Gallois Geraint Thomas, lauréat du Tour de France 2018, qui a remporté cette classique flandrienne en 2015 après avoir fait un podium en 2014. Un seul autre gagnant du Tour est monté sur la boîte et c’est bien sûr l’incontournable Eddy Merckx en 1971 et 1972.

    Tableau exclusif du palmarès du Grand Prix E3

    Les cinq premiers des 63 éditions depuis 1958 avec dates de la course

    Antidopage – L’AMA : sa seule arme, c’est la méthode Coué…

    Par défaut

    Les gros mensonges des statistiques

    A l’approche des Jeux de Tokyo, CIO et AMA communiquent à tout va sur le programme antidopage « le plus vaste jamais mis en place ». Cela fait au moins quarante ans que les deux instances (CIO depuis 1968 et AMA à partir de 2004) nous leurrent sur l’efficacité de leur action :

    Dopage – Testostérone (3e volet) : les adeptes ne se recrutent pas que dans les sports de force (rugby…) ou dans les spécialités d’endurance (athlé, cyclisme…)

    Par défaut

    Mais aussi dans les compétitions cérébrales

    Le Norvégien Geir Helgemo, n° 1 mondial de bridge, représentant la principauté de Monaco dans les compétitions internationales, s’est fait épingler à la testostérone. Pour les journalistes de sport, le joueur est forcément un débile pour se doper à la testo… Il n’a pas besoin de gros muscles…

    Dopage – Gel de testostérone : il n’y a pas que les cyclistes…

    Par défaut

    l’athlétisme avec Alberto Salazar et le rugby avec Fabien Galthié ont eux aussi été confrontés aux applications illicites de testostérone par voie cutanée

    DERNIERE HEURE – Le Dr Richard Freeman radié à vie par le Conseil de l’Ordre britannique 

    Le 19 mars 2021, après une longue procédure étalée sur plusieurs mois, le Medical Practitioners Tribunal Service (MPTS) – le pendant anglais du Conseil national de l’Ordre des médecins français (CNOM) – a rendu sa décision concernant le cas du Dr Richard Freeman, médecin de l’équipe Sky de 2009 à 2015 et de la Fédération britannique de cyclisme de 2009 à 2017. Le couperet est tombé : radié à vie. Les juges ont considéré qu’une suspension n’était pas adaptée au comportement  »malhonnête » du médecin qui nie toujours avoir commandé des patches de testostérone pour doper un coureur en 2011. Ils ont au contraire estimé qu’il était  »approprié et proportionné » de le rayer de la liste des médecins autorisés à exercer.

    COMMENTAIRES Dr JPDM – Comme je l’ai écrit dans l’article  »Pour la Sky l’étau se resserre » paru le 19 mars sur ce blog, le Dr Freeman est un lampiste qui paye pour l’ensemble de l’organisation Dave Brailsford, manageur emblématique de l’équipe anglaise aux sept victoires finales sur le Tour de France. Par ailleurs, on constate que le Conseil de l’Ordre britannique est beaucoup plus intransigeant que leurs collègues européens. Deux médecins dopeurs à grande échelle, les Drs Michele Ferrari et Eufemiano Fuentes, continuent à exercer. De même, en France, des toubibs épinglés par les enquêtes continuent leurs activités de thérapeute. Ainsi se vérifie une fois de plus l’adage : deux poids deux mesures. L’harmonisation se fera à la… St Glinglin.

    Dopage – Team Sky : l’étau se resserre sur le médecin, le manageur et l’équipe lauréate de sept Tours de France entre 2012 et 2019

    Par défaut

    Bradley Wiggins au secours du Dr Richard Freeman

    En se faisant l’avocat du médecin de la Sky en poste de 2009 à 2017, le lauréat du Tour 2012 espère ainsi se dédouaner lui-même de la suspicion de dopage qu’il trimballe comme une grosse casserole depuis qu’il a bénéficié – avant chaque grand Tour (France : 2011, 2012; Italie : 2013) – d’un coup de pouce injectable à base d’un puissant corticoïde. Bradley Wiggins qui, apparemment, en connaît un rayon sur les médocs de la performance qui rendent positifs ou non, défend la thèse du Dr Richard Freeman dans un podcast publié par la version anglaise d’Eurosport :

    BLOG JPDM – Liens sur la suspicion légitime de dopage dans l’équipe Sky, notamment à l’encontre de ses leaders Wiggins et Froome.

    1. Geert Leinders, médecin de la Rabobank, de Rasmussen puis de la Sky de Froome de 2010 à 2012 fait partie de la liste noire de l’AMA – publié le 11 juillet 2016

    Tour de France – Geert Leinders, médecin de la Rabobank de Rasmussen puis de la Sky de Froome de 2010 à 2012, fait partie de la liste noire de l’AMA – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Doit-on retirer le titre de lauréat du Tour 2012 à Bradley Wiggins pour Autorisation d’usage thérapeutique (AUT) de complaisance. Explications. Il a reçu des injections de corticoïdes (trimacinolone) – substances prohibées par le Code mondial antidopage – au prétexte qu’il serait asthmatique. En réalité, et classiquement, cette affection respiratoire chronique est traitée par des corticoïdes inhalés ou en comprimés et non par la triamcinolone injectable invoquée. – publié le 19 septembre 2016

    Doit-on retirer le titre de lauréat du Tour 2012 à Bradley Wiggins pour Autorisation d’usage thérapeutique (AUT) de complaisance . Explications – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. L’Equipe et Le Monde toujours aussi incompétents sur le dopage ! Dans L’Equipe du 20 décembre et Le Monde de la veille, on a droit à la même erreur concernant le mystérieux paquet reçu par Bradley Wiggins lors du Dauphiné 2011. Selon le manageur de l’équipe Sky, Dave Brailsford : « Richard Freeman [le médecin de l’équipe Sky] m’a dit que c’était du Fluimicil, un décongestionnant nasal, autorisé par l’Agence mondiale antidopage » a précisé le dirigeant – publié le 20 décembre 2016

    L’Equipe et Le Monde toujours aussi incompétents sur le dopage ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Contre-enquête – Dopage – Sky (Wiggins, Froome) versus US Postal (Lance Armstrong) : bonnet blanc et blanc bonnet…Le 2 mars 2021, on va enfin savoir si la Sky-Ineos doit rendre ses maillots jaunes acquis grâce à des gains illicites associant corticostéroïdes (triamcinolone injectable) et testostérone (patchs). Les auditions et plaidoiries se sont éternisées en 2020 pour cause de pandémie à la Covid-19 – publié le 04 janvier 2021

    Contre-enquête – Equipe Sky (Wiggins, Froome) versus équipe US Postal (Lance Armstrong) : bonnet blanc et blanc bonnet – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

     

    Football – Récupération ou gains marginaux « limites » ? Quand le monde du ballon rond peut être comparé aux cyclistes de la Sky…

    Par défaut

    L’oxygénothérapie hyperbare : une méthode de récup. connue depuis…les années 1960 !

    Commentaire d’un lecteur assidu et pointilleux du blog JPDM.

    Il réagit à l’article du Parisien du 02 mars 2021 intitulé : « PSG : caissons hyperbares, pourquoi les joueurs en sont fous » et signé David Opoczynski.

    « L’article comporte deux erreurs :

    • Le monoxyde de carbone (CO) n’est pas à l’origine des accidents de plongée, c’est la formation de bulles d’azote suite à une remontée trop rapide. Si l’organisme fabriquait du CO en plongée, cela se saurait depuis longtemps. »
    • L’hyperorexie c’est la boulimie, rien à voir avec l’oxygène. »
    • Ceci dit, cette méthode est-elle efficace ? On ne peut sursaturer un organisme en oxygène. »

    Dr JPDM – Même si ce n’est pas le plus fréquent des accidents de plongée et contrairement à ce qu’écrit notre correspondant, lors d’une plongée avec bouteille l’intoxication au monoxyde de carbone (CO) est possible. Elle est due à un mauvais gonflage des bouteilles (compresseur défectueux, prise d’air  du compresseur près d’une source de CO).

    L’air inspiré au cours de la plongée est alors vicié car il comporte un taux de CO trop élevé et peut provoquer un sévère accident biochimique.

    Pour la deuxième remarque du lecteur pointilleux, lors de l’augmentation de la quantité d’oxygène distribuée aux tissus par le sang dans l’unité de temps, on parle bien sûr d’hyperoxie.

    La troisième est pertinente sur l’inefficacité de respirer de l’oxygène avant une compétition en altitude (match de foot à La Paz en Bolivie) ou en récupération.

    En revanche, l’oxygénothérapie hyperbare ça marche pour traiter les accidents de plongée (décompression), embolie gazeuses, intoxication par le CO et pour accélérer la cicatrisation des blessures musculo-tendineuses.

    Football ton histoire – Renaissance de Joseph Alcazar, un international tricolore des années 1930 ayant joué à l’OM pendant dix ans

    Par défaut

    L’énigme Alcazar enfin résolue

     

    Acte de décès de José Antonio Alcazar-Garcia, ancien footballeur international ayant exercé notamment à l’OM, Lille et Nice

    Tour de France ton histoire – Hommage à Bernard Guyot qui vient de s’échapper le 01 mars 2021

    Par défaut

    Nous avons retrouvé dans nos archives une photo insolite que nous vous proposons. Elle date de 1966 et montre, souriants, deux cyclistes amateurs au palmarès long comme le bras qui vont franchir le Rubicon en 1967 pour Bernard à gauche) et en 1968 pour Claude, son cadet de quatorze mois (à droite)

    Article et illustrations : copyright Dr Jean-Pierre de Mondenard

    Dopage – Aucun sport n’est épargné, même la voile, la F1, l’alpinisme ou le golf réputés propres ne sont pas exclus de la pandémie

    Par défaut

    De même, aucune profession n’est à l’abri de la dope spéciale cadence haute performance

    A tous les supporteurs aveugles, les ignorants qui ont pourtant un avis sur tout (ultra crépidariens), les politiques et dirigeants de pacotille, nous affirmons – preuves à l’appui – qu’aucun sport n’est épargné par la dope.

    Rugby nostalgie – Avant, le rugby était un jeu dans lequel le physique avait un faible impact sur la fréquence des commotions cérébrales

    Par défaut

    Les accidents parfois dramatiques étaient dus le plus souvent à des faits de jeu : plaquages  »cathédrale » ou à l’horizontale, tête en avant mais aussi mêlées

    France-Ecosse, le 3e match du Tournoi des Six Nations, qui devait avoir lieu le dimanche 28 février à Paris – reporté pour cause de Covid-19 – aurait pu nous permettre de vérifier si cette tendance des « courts-circuits cérébraux » se maintenait. Ce n’est que partie remise puisque les matches vont continuer à s’enchaîner avec des joueurs de plus en plus athlétiques, massifs et rapides

    BLOG JPDM – Autres liens à consulter sur l’hyperdensité musculaire des rugbymen versus commotions cérébrales
    • Rugby – Dopage : la suspicion légitime colle parfaitement aux gabarits des Springboks – publié le 9 septembre 2019
    Rugby – Dopage : la suspicion légitime colle parfaitement aux gabarits des Springboks – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
    • Rugby – Coupe du monde : les bulldozers sud-africains ont écrasé les tanks anglais – publié le 5 novembre 2019
    Rugby – Coupe du monde : les bulldozers sud-africains ont écrasé les tanks anglais – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
    • Rugby – L’impact du physique a boosté la fréquence des commotions cérébrales…Le Tournoi des 6 Nations qui débute demain avec Italie-France à Rome – une confrontation grandeur nature – va nous permettre de vérifier si cette tendance se maintient. – publié le 05 février 2021
    Rugby – L’impact du physique a boosté la fréquence des commotions cérébrales… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Dopage – Vendée Globe : si les contrôles sont négatifs c’est tout d’abord qu’ils ne sont pas ciblés correctement mais aussi qu’ils ne détectent pas toutes les substances

    Par défaut

    A la suite de mon article publié le 9 février 2021 sur : Le Vendée Globe et les compétitions de voile ne seraient pratiqués que par des extraterrestres non contaminés par les médocs de la performance. Qui peut croire un tel bobard diffusé par la presse bretonne et l’historique médecin de la course?, certains ont mis en doute mes critiques et conclusions sur le dopage dans la voile et plus particulièrement dans les courses au large. Pour les sceptiques, voici une nouvelle analyse qui démontre sans ambages que le dopage peut être présent dans ce sport comme dans toutes les autres spécialités athlétiques. Assimiler un ou des contrôles négatifs à zéro dopage démontre l’ignorance abyssale de celui qui profère une telle ineptie. Ce n’est pas la voile en elle-même qui génère les éventuels tricheurs mais la COMPETITION. Que les farouches défenseurs de ce sport – athlètes, encadrement, médecins – ne veuillent pas le reconnaître montre l’étendue de… la naïveté ou plutôt de l’hypocrisie régnant dans ce milieu.

    Les analyses biologiques effectuées à l’arrivée n’attrapent que les imbéciles, les imprudents ou les mal-conseillés.

    En fichier joint : Voile et positive attitude – Auteurs des citations sur les pseudo-arguments tentant de démontrer sans convaincre les spécialistes que voile et dopage sont antinomiques!!!

    Dopage – Le Vendée Globe et les compétitions de voile ne seraient pratiqués que par des extraterrestres non contaminés par les médocs de la performance

    Par défaut

    Qui peut croire un tel bobard diffusé par la presse bretonne et l’historique médecin de la course ?

    Dopage ton histoire – Quand deux exploits sportifs hors normes, en très haute altitude et sur les océans, n’interpellent pas vraiment les responsables de la lutte antidopage internationale (AMA)

    Par défaut

    En fichier PDF : Tableau des 14 sommets de plus de 8 000 m vaincus entre le 03 juin 1950 et le 02 mai 1964. La pharmacie détaillée pour chaque sommet

     

    Dopage ton histoire – A quoi carburaient les géants de la route au cours de la décennie 1950-1960, l’une des plus riches en champions d’exception ?

    Par défaut

    Nous présenterons essentiellement les témoignages de deux d’entre eux, Roger Walkowiak et Roger Hassenforder, rarement entendus sur les soins spéciaux.

    Tour de France – Deux coureurs français, Roger Walkowiak et Roger Hassenforder, ont marqué de leurs empreintes cette 43e édition au résultat inattendu

    Par défaut

    En fichier PDF – Tour de France 1956 (43e édition)

    Tour de France ton histoire – Saga des 64 lauréats depuis 1903 (suite)

    Par défaut

    Pour les fans de la Grande Boucle, nous offrons un document unique sur Hugo Koblet, le Pédaleur de Charme. La fiche complète sur sa carrière.

    Blog Dr JPDM – Autre liens sur

    • Hugo Koblet

    Tour de France ton histoire – Hugo Koblet, un géant de la route par les exploits mais aussi par la taille !

    Il est le plus grand des lauréats de la Grande Boucle de 1903 à 1951 et le 4e de 1952 à 2020

    Pourquoi cette enquête ? Il peut paraître curieux, voire superflu, d’essayer de connaître de façon précise les données morphologiques des champions cyclistes et, particulièrement, des vainqueurs du Tour de France – publié le 20 janvier 2021

    Tour de France ton histoire – Hugo Koblet, un géant de la route par les exploits mais aussi … par la taille ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Autres liens sur : d’autres cyclistes numéros UNS avant Hugo Koblet, ont vu leur parcours cyclistes passés au peigne fin dans le Blog JPDM :

    • 24e lauréat Gino Bartali (Ita), 1er en 1938 et 1948 – publié le 29 mai 2018

    Cyclisme – Giro : hommage à la carrière exceptionnelle de Gino Bartali, le Juste parmi les Nations – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    • 30e lauréat Roger Walkowiak (Fra), 1er en 1956 – publié le 11 février 2017

    La Tour de France – Roger Walkowiak, 30e lauréat de la Grande Boucle, a tiré sa révérence à près de 90 ans pour rejoindre au paradis de la petite reine 35 autres vainqueurs de Formidable Randonnée – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    • 35e lauréat Felice Gimondi (Ita), 1er en 1965 – publié le 18 août 2019

    Tour de France ton histoire – Disparition de Felice Gimondi, chronologiquement le 35e lauréat de la Grande Boucle – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    • 37e lauréat Roger Pingeon (Fra), 1er en 1967 – publié le 21 mars 2017

    Tour de France – Roger Pingeon, 37e lauréat de la Grande Boucle, s’est éteint le 19 mars 2017. Chiffre surprenant : il est aussi le 37e vainqueur du Tour à rejoindre les sommets éternels – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    Dictionnaire du dopage du Dr JPDM – Fiche inédite sur la mestérolone, une substance prohibée par le Code mondial antidopage.

    Par défaut

    Lire, notamment, la partie « Principales affaires » consacrée aux cas positifs

    Dans le but de compléter le Dictionnaire du dopage paru aux éditions Masson en 2004, et compte tenu qu’il n’est pas prévu de publier une nouvelle édition dans l’immédiat, nous proposons la fiche inédite sur la mestérolone.

    Dr Jean-Pierre de Mondenard – Dictionnaire du Dopage, éd. Masson, 2004

    C’est le cas positif de la joueuse de tennis ukrainienne Dayana Yastremska qui m’a incité à rédiger les caractéristiques de ce stéroïde anabolisant androgène (SAA).

    Dopage – Une joueuse de tennis prise dans les mailles du filet avec de la mestérolone, un stéroïde anabolisant androgène

    Par défaut

    Un médicament utilisé en médecine exclusivement chez l’homme afin de combattre les troubles provoqués par une carence d’hormones testiculaires

    Contre-enquête – Equipe Sky (Wiggins, Froome) versus équipe US Postal (Lance Armstrong) : bonnet blanc et blanc bonnet

    Par défaut

    Le 2 mars 2021, normalement, on va enfin savoir si la Sky-Ineos doit rendre ses maillots jaunes acquis grâce à des gains illicites associant corticostéroïdes (triamcinolone injectable) et testostérone (patchs). Les auditions et plaidoiries se sont éternisées en 2020 pour cause de pandémie à la Covid-19.

    Ce couple dopant  »corticos-testo » est connu dans le monde du sport, notamment du cyclisme, comme un must de la performance depuis 1975. A partir de 2016, plusieurs enquêtes au sein de l’équipe Sky (2010-2019) puis Ineos (2019-2020) puis Ineos-Grenadiers (2020) ont démontré que les gains marginaux chers au manageur David Brailsford pouvaient franchir nettement la ligne continue et s’inscrire dans une pratique dopante à  »la Lance Armstrong »

    Dopage – Higénamine : deux poids, deux mesures. Un footballeur, Mamadou Sakho, testé positif à ce bêtastimulant est relaxé avec « les excuses financières » de l’Agence mondiale antidopage !

    Par défaut

    En revanche, un basketteur indien – Satnam Singh Bhamara ayant exercé en NBA – testé positif à la même molécule, est mis à la porte des parquets pendant deux ans, jusqu’au 18 novembre 2021.

    Antidopage – CIO, AMA et satellites sanctionnent des sportifs n’ayant pas triché sans se préoccuper des dégâts collatéraux sur la suite de leurs carrières

    Par défaut

    Face au faible nombre de violation des règles antidopage épinglé par leurs labos, pour faire nombre, les instances s’acharnent à sanctionner lourdement des faux positifs innocents.

    Et pourtant, à ma connaissance, aucun n’a eu un suivi psychologique face au déshonneur d’être qualifié injustement de dopé, de même la plupart n’ont pas été indemnisés par les gendarmes du sport propre. Laissez passer des tricheurs, ce n’est pas très professionnel mais sanctionner des innocents, c’est insupportable ! Pourtant, les responsables d’une telle bévue ne sont jamais mis à la porte. En dehors de l’affaire Froome du Tour d’Espagne 2017 – le coureur britannique n’a jamais été indemnisé par l’UCI et l’AMA – nous allons passer en revue quelques cas exemplaires de casseroles de la lute antidopage. Liste loin d’être exhaustive !

     

    Antidopage – Un lutteur français s’attaque au Code mondial. L’enjeu, quatre ans de suspension pour une substance non dopante

    Par défaut

    Le Code mondial n’est pas infaillible ! Chris Froome en a apporté la preuve puisqu’il a été blanchi. Son cas doit faire jurisprudence. Pour un motif similaire, Zelimkhan Khadjiev, médaille de bronze aux Championnats du monde de lutte libre 2019, risque une lourde peine. Il faut espérer que le TAS, le 8 janvier prochain, fasse preuve d’indépendance par rapport à l’AMA en levant la sanction inique. DECRYPTAGE

    Le prochain article sera consacré aux innocents contrôlés positifs à tort et condamnés par les instances internationales antidopage : CIO (le patriarche) et l’AMA, sa fille putative.

    BLOG Dr JPDM – Autres liens à consulter sur le Vastarel®  versus le lutteur Zelimkhan Khadjiev

    1. Jeux olympiques d’hiver – Une bobeuse russe épinglée à la trimétazidine. C’est quoi ce truc ? – Produit lourd ou pétard mouillé ? publié le 26 février 2018

    Jeux olympiques d’hiver – Une bobeuse russe épinglée à la trimétazidine. C’est quoi ce truc ? – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel® est un produit dopant… Pourtant après un contrôle positif des sportifs sont lourdement sanctionnés. Cherchez l’erreur… – publié le 11 juin 2020

    Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel est un produit dopant – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage – Zelimkhan Khadjiev, un lutteur français, se défend d’avoir cherché à se doper avec du Vastarel®. Effectivement, ce produit qui n’a aucune vertu démontrée scientifiquement pour améliorer les performances et pourtant l’athlète contrôlé positif le 21 septembre dernier, a écopé de 4 ans de suspension et regardera les JO 2021 à la TV. Décryptage – publié le 08 juillet 2020

    Dopage – 4 ans de suspension pour avoir pris une substance sans effet sur la performance ! C’est possible en 2020… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage. A plusieurs reprises dans ce blog nous avons montré notre étonnement en constatant que la réglementation de la molécule trimétazidine (Vastarel®), autorisée pendant plus de quatre décennies, s’est retrouvée – sans études scientifiques prouvant qu’elle améliore la performance sportive d’un athlète – inscrite sur la liste rouge du Code mondial antidopage. De même, nous pourrions légitimement questionner la Commission liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA), pilotée par le Français Olivier Rabin, sur le statut d’un médicament déjà ancien considéré comme dopant par des représentants du corps médical et néanmoins toujours absent des produits illicites – publié le 15 novembre 2020

    Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage affaiblissent son action – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Organigramme des instances internationales antidopage. J’ai moi-même été confronté au conflit d’intérêt entre l’ITA et l’AMA. Le 5 juin dernier lors de l’audience du lutteur Zelimkhan Khadjiev devant le juge ‘’indépendant’’ nommé par la Fédération internationale de lutte (UWW), la conseillère juridique de l’ITA – qui avait instruit le cas positif au Vastarel® (trimétazidine) du médaillé de bronze 2019 – à ma demande de justifier par une étude scientifique que ce produit améliorait les performances sportives, a balayé ma question en tranchant : « Ce n’est pas le problème, le produit est dans la liste de l’AMA » – publié le 10 décembre 2020

    Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

     

    BLOG Dr JPDM – Autres liens à consulter sur le seuil de salbutamol versus Chris Froome

    1. Cyclisme – Affaire Froome : à partir du moment où un seuil de tolérance est indiqué » par la réglementation, un résultat « anormal » forcément se discute – publié le 17 décembre 2017

    Cyclisme – Affaire Froome : à partir du moment où un seuil de tolérance est indiqué par la règlementation, un résultat  »anormal », forcément se discute ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage – L’affaire Froome démontre que l’on peut – grâce au salbutamol – doper la respiration avec les doses préconisées par l’AMA que l’on soit asthmatique ou non. – publié le 07mars 2018

    Dopage – L’affaire Froome démontre que l’on peut – grâce au salbutamol – doper la respiration avec les doses préconisées par l’AMA que l’on soit asthmatique ou non ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage – Dossier Froome : la responsabilité du pataquès c’est l’AMA et sa mauvaise gestion des doses de salbutamol autorisées et non… l’Anglais. – publié le 15 mars 2018

    Dopage – Dossier Froome : la responsable du pataquès c’est l’AMA et sa mauvaise gestion des doses de salbutamol autorisées et non… l’Anglais ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage – Affaire Froome : selon l’AMA, la charge de la preuve revient à l’athlète sauf que ce dernier est dans l’impossibilité de démontrer son éventuelle bonne foi – publié le 18 mars 2018
    2. Dopage – Dossier Froome : les seuils urinaires réglementés par l’AMA sont-ils fiables ? NON ! La preuve par les faits. Les experts recrutés par l’équipe anglo-saxonne nient la validité de ce seuil et demandent à l’UCI et l’AMA de fournir des études démontrant la valeur scientifique de ce chiffre. Dans l’affaire Froome, la défense de la Sky porterait exclusivement sur le seuil du salbutamol urinaire préconisé par l’AMA, soit 1 000 ng/ml – publié le 04 avril 2018

    Dopage – Affaire Froome : les seuils urinaires réglementés par l’AMA sont-ils fiables ? NON ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. DOPAGE – AMA – Des seuils qui épinglent des innocents et laissent filer des tricheurs…Jusqu’en 1982, la lutte antidopage internationale animée par le CIO, l’UCI, l’IAAF ne fonctionne – pour épingler les tricheurs – que sur la base de la présence de la substance illicite dans les urines – publié le 04 avril 2018.

    Dopage – AMA – Des seuils qui épinglent des innocents et laissent filer des tricheurs… – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Dopage – Affaire Froome : l’AMA doit profiter du Giro pour contrôler grandeur nature et en direct la fiabilité du seuil de salbutamol – publié le 09 mai 2018

    Dopage – Affaire Froome : l’AMA doit profiter du Giro pour contrôler grandeur nature et en direct la fiabilité du seuil de salbutamol – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    1. Cyclisme – Affaire Froome : pathétique, le seul mot qui convient en parlant de l’AMA !!! En blanchissant le Kenyan Blanc l’AMA entérine de fait un nouveau seuil limite de salbutamol urinaire à 2 000 ng/ml. Rappelons que ce seuil a été établi par le CIO et figure dans la liste rouge depuis le 1er avril 2000. D’après le scientifique australien Fitch, l’expert « en salbutamolerie» de l’AMA, il a été calculé sur des nageurs afin d’écarter les tricheurs qui recherchaient, à forte dose de ce stimulant respiratoire, un effet anabolisant et sans enregistrer la densité urinaire de ces compétiteurs – publié le 06 juillet 2018

    Cyclisme – Affaire Froome : pathétique, le seul mot qui convient en parlant de l’AMA !!! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

     

    Antidopage – L’Agence mondiale antidopage publie son bilan 2019 : le zéro pointé des statistiques

    Par défaut

    Depuis des années, les chiffres des cas positifs annuels publiés par l’instance internationale de régulation du dopage  »culminent » de 1 à 3%. Pour les dirigeants de l’AMA, cela démontre leur efficacité ! Sans jouer au critique professionnel, on peut avoir une interprétation opposée, surtout lorsqu’on sait qu’avec de tels résultats mirobolants le doute peut être maximal. Rappelons à ce sujet la célèbre phrase du romancier américain Mark Twain : « Il y a trois sortes de mensonges. Les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques« . On peut enrichir cette maxime en y ajoutant celle d’Edmond Goncourt : « La statistique est la première des sciences inexactes ».

    BLOG JPDM – Liens sur les carences à répétitions de l’AMA
    Année 2020
    1. Dopage ton histoire – Les vrais mauvais chiffres de l’AMA – publié le 26 mai 2020
    Dopage ton histoire – Les vrais mauvais chiffres de l’AMA – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
    1. Dopage – 7 ans de suspension pour avoir pris une substance sans effet sur la performance ! C’est possible en 2020. Merci à la lutte antidopage orchestrée par l’AMA. La trimétazidine (Vastarel) n’a aucune vertu dé montrée scientifiquement pour améliorer les performances et pourtant l’athlète contrôlé positif la pris 4 ans de suspension et regardera les JO 2021 à la TV. publié le 08 juillet 2020
    2. Lutte antidopage – La mascarade des instances – Bavures, injustices, mépris… Des décisions incohérentes prises par des officiels dits indépendants – Deux poids, deux mesures ; Salwa Eid Naser, supersonique championne du monde du 400 m à Doha en 2019, feinte quatre contrôles antidopage en moins d’un an ! Malgré ce dédain des règlements, elle n’écope d’aucune sanction – publié le 1er novembre 2020
    3. Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage. A plusieurs reprises dans ce blog nous avons montré notre étonnement en constatant que la réglementation de la molécule trimétazidine (Vastarel®), autorisée pendant plus de quatre décennies, s’est retrouvée – sans études scientifiques prouvant qu’elle améliore la performance sportive d’un athlète – inscrite sur la liste rouge du Code mondial antidopage. De même, nous pourrions légitimement questionner la Commission liste de l’Agence mondiale antidopage (AMA), pilotée par le Français Olivier Rabin, sur le statut d’un médicament déjà ancien considéré comme dopant par des représentants du corps médical et néanmoins toujours absent des produits illicites – publié le 15 novembre 2020
    Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage affaiblissent son action – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
    1. Compétitions sportives – Pourquoi le dopage booste les performances dans tous les sports sans exception ? Plus le corps est fort, plus il obéit ; or les substances illicites impactent favorablement le rendement physique. Par ailleurs, des spécialités considérées comme épargnées par la dope telles que Formule 1, golf, tennis, voile peuvent utiliser comme les autres des protocoles invisibles des radars officiels – publié le 18 novembre 2020
    2. Dopage – Actualité – l’AMA reçoit un gros bol d’air financier de la communauté internationale (5,2 millions de dollars) afin d’accélérer la recherche…dit-elle ! Mais les sportifs qu’elle condamne sans aucune preuve scientifique – grâce à ces futurs travaux – vont-ils voir leur horizon s’éclaircir ? Pas sûr ! Avec ce trésor de guerre antidopage, de réelles études scientifiques sur la trimétazidine (Vastarel® vont certainement pouvoir être mises en chantier pour enfin aboutir à toiletter la liste rouge de cette substance sans aucun effet sur la performance… vieille de 56 ans – publié le 03 décembre 2020
    Dopage – Actualité : l’AMA reçoit un gros bol d’air financier (5,2 millions de dollars) afin d’accélérer la recherche… dit-elle ! – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)
    1. Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Organigramme des instances internationales antidopage. J’ai moi-même été confronté au conflit d’intérêt entre l’ITA et l’AMA. Le 5 juin dernier lors de l’audience du lutteur Zelimkhan Kadhjiev devant le juge ‘’indépendant’’ nommé par la Fédération internationale de lutte (UWW), la conseillère juridique de l’ITA – qui avait instruit le cas positif au Vastarel® (trimétazidine) du médaillé de bronze 2019 – à ma demande de justifier par une étude scientifique que ce produit améliorait les performances sportives, a balayé ma question en tranchant : « Ce n’est pas le problème, le produit est dans la liste de l’MA » – publié le 10 décembre 2020
    Dopage ton histoire – Résumé des conflits d’intérêt en chaîne de la lutte mondiale – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    8.     Point de vue – L’AMA communique sur une chimère du dopage : la contamination improbable par un vaccin anti-Covid-19. Dans le même temps, elle se désintéresse – le mot est faible – des sportifs épinglés avec une substance  »illicite » mais non dopante dont elle n’a jamais apporté la preuve scientifique qu’elle améliorait les performances avec, cerise sur le gâteau pour le contrevenant, une suspension automatique de 4 ans de mise à l’écart sans pouvoir s’entraîner. Sur cette dernière carence l’AMA se garde bien d’envoyer des communiqués aux agences de presse… – publié le 13 décembre 2020

    Point de vue – L’Agence mondiale antidopage communique sur une chimère du dopage, la contamination improbable par un vaccin anticovid-19 – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)







     

    Point de vue – L’Agence mondiale antidopage communique sur une chimère du dopage, la contamination improbable par un vaccin anticovid-19

    Par défaut

    Dans le même temps, elle se désintéresse – le mot est faible – des sportifs épinglés avec une substance  »illicite » mais non dopante dont elle n’a jamais apporté la preuve scientifique qu’elle améliorait les performances avec, cerise sur le gâteau pour le contrevenant, une suspension automatique de 4 ans de mise à l’écart sans pouvoir s’entraîner

    (cf . Dopage – 4 ans de suspension pour avoir pris une substance sans effet sur la performance ! C’est possible en 2020… )

    Sur cette dernière carence, l’AMA se garde bien d’envoyer des communiqués aux agences de presse…

    BLOG JPDM – Autres liens à consulter sur CONFINEMENT, COMPETITIONS ET COVID-19

    • COVID-19 ton histoire – Mise en garde aux sportifs – Anti-inflammatoires (AINS) et cortisone, des médicaments d’usage courant dans les pharmacies des compétiteurs de tous niveaux, aggraveraient les symptômes de l’infection au coronavirus – publié le 14 mars 2020
    • Confinement ton histoire – Une image, une désinformation – le quotidien L’Equipe confond ‘’faire des pompes’’ et muscler ses abdominaux – publié le 19 mars 2020
    • COVID-19 ton histoire – Défenses immunitaires et exercice physique – L’important c’est la dose – publié le 21 mars 2020
    • COVID-19 – Savoir respirer – Inspirer par le nez et expirer par la bouche : les deux temps d’une ventilation efficace – publié le 24 mars 2020

    Coronavirus ton histoire – Savoir respirer fait partie des gestes barrières – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    • COVID-19 ton histoire – La chloroquine fait causer la presse à tort et à travers. Nous vous proposons l’histoire de deux champions cyclistes, Raphaël Géminiani et Fausto Coppi qui lors d’une compétition en Afrique de l’Ouest sont tous les deux contaminés par un parasite provoquant le paludisme. Le premier soigné à la Nivaquine® (chloroquine) s’en sort mais le second traité à la cortisone ne peut être sauvé – publié le 26 mars 2020

    COVID-19 – La chloroquine fait causer la presse à tort et à travers – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    • Confinement ton histoire – COVID-19 – Les home-trainers et les vélos stationnaires sont de sortie…dans le salon. Poussés par le coronavirus, de nombreux sportifs de tous niveaux ont mis en place des activités physiques d’intérieur – publié le 5 avril 2020
    • COVID-19 ton histoire – Confinement oblige – Le vélo d’appartement, devenu une star des salons, n’est efficace que si on sait s’en servir – Mode d’emploi basé sur des années d’utilisation. Comme pour tout traitement médicamenteux poursuivi plusieurs semaines, la pratique du vélo d’appartement, pour être efficace au plan santé physique et mental, doit suivre la même règle : « Pas d’utilisation sur un coup de tête et en mode prolongé sans avis d’un sachant pratiquant lui-même » – publié le 7 avril 2020

    COVID-19 ton histoire – Confinement oblige : le vélo d’appartement est devenu une star des salons où l’on transpire – Docteur Jean-Pierre de Mondenard (dopagedemondenard.com)

    • Covid 19 – ton histoire – Cyclisme : le risque de contamination tend vers zéro lorsqu’on pédale en pleine nature Au moment du déconfinement, le 11 mai dernier, il était recommandé aux cyclistes de ne pas rouler en peloton mais d’observer une distanciation d’un minimum de 10 mètres. – publié le 11 juillet 2020

     

    Tennis dopage – Swiss Sports Awards : Martina Hingis privée de cérémonie en raison d’un test positif à la cocaïne remontant à 2007

    Par défaut

    Un produit dopant dont les potentialités de contamination passive sont les plus nombreuses

    Sportifs, en raison de vos relations intimes ou de votre entourage socio-professionnel, vous pouvez, à la suite d’une contamination passive, être contrôlés positifs sans avoir triché. Plusieurs exemples confirment ce mode de transmission involontaire. Décryptage.

    « La triple peine » de la Suissesse pour une substance dont la contamination non intentionnelle est omniprésente dans de nombreuses activités en dehors du sport, sans que le compétiteur incriminé puisse se défendre avec des preuves; tout comme l’instance antidopage ne peut affirmer sur la seule base du contrôle positif qu’il y a eu triche intentionnelle.

    Chirurgie – Moto GP : Marc Marquez, de Charybde en Scylla…

    Par défaut

    Déjà trois interventions chirurgicales sur le bras droit du motard. Et pourtant L’Equipe nous avait vanté son  »opération réussie » dès la première, le 21 juillet !

    Disparitions simultanées –  »Dieu » (Maradona) et son gourou (Henri Chenot) ont rejoint les grands espaces à une semaine d’écart

    Par défaut

    En fichiers joints : Merano, la clinique magique du  »docteur » Henri Chenot

    Trois chapitres du Livre Dopage dans le football : la loi du silence

    Dopage – Actualité : l’AMA reçoit un gros bol d’air financier (5,2 millions de dollars) afin d’accélérer la recherche… dit-elle !

    Par défaut

    Mais les sportifs qu’elle condamne sans aucune preuve scientifique vont-ils – grâce à ces futurs travaux – voir leur horizon s’éclaircir ? Pas sûr !

     

    Rugby – Changement d’époque : Jean Massare, international en 1945-1946, pourrait-il jouer en 2020 en Fédérale 1 ? Pas sûr !

    Par défaut

    Pour tenter de résister aux impacts du jeu moderne, il faut des corps capitonnés de muscles hypertrophiés

    Le témoignage sur sa pratique est une contribution éclairante sur l’évolution traumatisante du gabarit et de l’athlétisation des acteurs de l’ovalie actuelle.

    Dopage ton histoire – Pedro Delgado considère Lance Armstrong, malgré des soins illicites avoués, comme le numéro UN des années 2000

    Par défaut

    En revanche, l’Espagnol lauréat du Tour de France 1988, malgré un contrôle positif à un masquant et une manipulation de la liste officielle par son compatriote-président de l’Union cycliste internationale (UCI), ne donne jamais une explication crédible sur son test positif au probénécide ni sur les soins pratiqués pendant ses treize saisons professionnelles.

    Compétitions sportives – Pourquoi le dopage booste les performances dans tous les sports ?

    Par défaut

    Plus le corps est fort, plus il obéit; or les substances illicites impactent favorablement le rendement physique

    Par ailleurs, des spécialités considérées comme épargnées par la dope telles que Formule 1, golf, tennis, voile peuvent utiliser comme les autres des protocoles invisibles des radars officiels

    Dopage ton histoire – Les incohérences de la liste des substances illicites établie par l’Agence mondiale antidopage affaiblissent son action

    Par défaut

    La preuve par les faits

    Tour de France ton histoire – Des métaphores et expressions nées sur la route du Tour

    Par défaut

    Martyrs et Forçats de la route, Juges de paix, Homme au marteau…

    Tour de France 2021 – Parcours – Mont Ventoux : l’altitude du sommet de la route escaladé à deux reprises est abusivement majorée de 13 mètres

    Par défaut

    Cette erreur qui perdure depuis des décennies confond le sommet du Ventoux (1910 m) et la route qui le franchit (1897 m). Le pourcentage moyen de la pente ainsi que les watts seront forcément erronés.

    Tour de France 2021 – La Covid-19 perturbe toujours les organisations cyclistes

    Par défaut

    Ainsi la présentation de la 108e édition qui devait se dérouler jeudi 29 octobre devant six cents invités au lieu des 4 000 habituels des autres années, se fera le dimanche 1er novembre dans l’émission Stade 2 avec la présence de Christian Prudhomme, le directeur du Tour depuis 2007.

    A cette occasion, l’un de nos contributeurs réguliers, Olivier Annichini, pose la question et y répond : la mondialisation du cyclisme n’explique pas complètement l’échec chronique des Français sur la Grande randonnée

    Tour de France 2020 – Christian Prudhomme, positif à la Covid-19, se retire de la direction de l’épreuve pendant huit jours…

    Par défaut

    Est-ce la première fois qu’un big boss de la Grande Boucle met la flèche pour un cas de force majeure ?

    Tour de France ton histoire – Sylvain Letouzé : des erreurs à la pelle ou comment tromper sans vergogne les passionnés de la Grande Boucle

    Par défaut

    « L’ouvrage » Histoires insolites du Tour de France, par le nombre de contrevérités qu’il comporte, figure en tête de mon hit-parade des bouquins bâclés à la fois par l’auteur et par l’éditeur. Mon expertise se base sur la lecture de plusieurs centaines d’ouvrages consacrés à la Grande Boucle et à ses à-côtés.

    Tour de France ton histoire – Naissance officielle et réglementée de la caravane publicitaire en 1931

    Par défaut

    Comme beaucoup d’autres  »photocopieurs » avant lui de l’histoire du Tour de France, Sylvain Letouzé fait débuter la caravane publicitaire en 1930, en même temps que les équipes nationales. Son texte des pages 62-63 en témoigne [Histoires insolites du Tour de France, City Editions, 2019]

    En pièce jointe (PDF) – Création de la caravane publicitaire : la preuve par les documents (publié le 20 janvier 2020)

    Tour de France ton histoire – Trop de kilos de plomb dans le bidon de Robic mais pas assez dans la tête de Letouzé

    Par défaut

    Tour de France ton histoire – Service médical (3e volet). L’Equipe raconte surtout des gros bobards

    Par défaut

    De 2010 à 2012, le quotidien sportif a publié sous le titre  »L’Equipe raconte la grande histoire du Tour de France » 45 fascicules couvrant les éditions de la Grande Boucle de 1903 à 2011.

    Copyright Dr Jean-Pierre de Mondenard

    Tour de France – Les grandes premières : la visite médicale d’aptitude débute en 1948

    Par défaut

    Pendant soixante ans, jusqu’en 2007 date de son arrêt définitif, l’auscultation médicale des Géants de la Route était un temps fort des manifestations médiatiques du Grand Départ. Réelle efficacité ou folklore bien organisé ?

    L’Equipe ton histoire – « Opération réussie »… ou qui s’est bien passée ? Cherchez la différence

    Par défaut

    Il arrive aussi que l’on ait droit à la formule creuse « opéré avec succès »

    ← Back

    Votre message a été envoyé

    Attention
    Attention
    Veuillez évaluer notre site Web.(obligatoire)

    Attention
    Attention
    Attention.

    Tour de France ton histoire – Hors Grande Boucle, y-a-t-il des cyclistes pros devenus centenaires ?

    Par défaut

    Après l’article sur l’anniversaire d’Emile Idée ayant franchi le cap des 100 ans le 19 juillet dernier, plusieurs lecteurs nous ont sollicité pour savoir si d’autres cyclistes professionnels avaient réussi cette performance de dépasser un siècle de parcours terrestre ?

    Tour de France ton histoire – Des échappées du passé méconnues et d’autres plus récentes…

    Par défaut

    Pendant cette période où la Grande Boucle joue les rétros, c’est l’occasion de revisiter ses à-côtés, un sujet inépuisable pour un public passionné, de plus en plus attiré par les dessous des exploits des Géants de la Route.

    L’Equipe ton histoire – Aberration, confusion, méprise, les trois piliers du quotidien sportif

    Par défaut

    Visiblement la rédac. chef ne s’en émeut pas !

    Des reporters spécialistes en tout mais surtout en n’importe quoi ne craignant pas d’être la risée de leurs lecteurs 

    Dr Jean-Pierre de Mondenard – Dopage dans le football, éd. Gawsewitch, 2010

    En fichier joint (PDF) – Cyclisme – Evolution du transport liquide sur les routes du Tour

    Tour de France ton histoire – Les rétros TV de la Grande Boucle occultent l’exclusion à vie des palmarès de Lance Armstrong

    Image

    Cerise sur le gâteau, c’est Christian Prudhomme – lui pour qui le champion de Dallas  »n’existe plus » – qui commente sur les rediffusions , les exploits du Texan!

    Face à l’éventuel retour sur les tablettes de la Grande Boucle de celui qui a survolé le Tour entre 1999 et 2005, rappelons ce qu’affirmait en 2014 dans Le Journal du Dimanche, l’actuel patron du Tour : « Lance Armstrong n’existe plus pour nous. ce chapitre est refermé depuis longtemps et il n’y a aucune raison de le rouvrir. Son nom ne reviendra pas au palmarès. Point.« 

    LE COMBLE DE L’HYPOCRISIE

    Aujourd’hui, le Tour profite toujours de son image de winner 3XL tout en continuant à le maintenir exclu du palmarès de la liste des géants du Tour. Au final, France Télévisions touche toujours des royalties et la légende Armstrong est entretenue. Comment les téléspectateurs peuvent-ils s’y retrouver ?

    Dopage ton histoire – Johan Museeuw passe à table en prônant un incontournable mea culpa collectif

    Par défaut

    Faut-il comme pour Armstrong, sur le palmarès du champion belge, barrer d’un trait ses triplés victorieux à Paris-Roubaix et au Tour des Flandres ?

    Johan Museeuw, vainqueur du Tour des Flandres 1993
    Johan Museeuw, vainqueur de Paris-Roubaix – l’Enfer du Nord – 2002

    Dopage ton histoire – Le probénécide, le premier « antiradar » efficace refait surface en 2020 dans l’aviron

    Par défaut

    Vingt-deux rameurs épinglés d’un  »coup de pelle » par la patrouille…

    Une vingtaine d’athlètes internationaux indiens de moins de 18 ans ont été contrôlés positifs au probénécide, un produit qui n’est plus commercialisé en France depuis fin 2016 et qui avait deux indications thérapeutiques : l’hyperuricémie (trop d’acide urique) et la goutte.

    Dans le sport depuis le milieu des années 1970, il servait – en retardant l’élimination urinaire – à camoufler la prise de stéroïdes anabolisants, notamment de testostérone. Dans le cas des jeunes Indiens, l’ensemble du groupe – 22 compétiteurs – a été testé positif au même produit que celui qui avait failli faire déclasser Pedro Delgado du Tour de France 1988.

    Un complément alimentaire probablement contaminé intentionnellement par le préparateur !

    Vingt-deux d’un coup, c’est forcément une prise collective, probablement d’un complément alimentaire contaminé par le fabricant. Dans ce cas, l’Agence antidopage indienne doit enquêter sur la composition précise de ce complément afin de détecter le dopant associé censé être masqué par le probénécide. Cette affaire inédite de 22 sportifs pris d’un coup par la patrouille, nous motive pour publier, enrichie et actualisée la fiche du Dictionnaire du dopage consacrée au probénécide.

    En fichier joint (PDF) – Dictionnaire du dopage : Fiche PROBENECIDE

    Dopage ton histoire – Contamination passive : le sexe au rapport

    Par défaut

    A la suite d’un contact sexuel non protégé, l’histoire du contrôle positif le 13 février dernier de la boxeuse américaine Virginia Fuchs – blanchie par l’Agence antidopage américaine (Usada) – semble pour le moins abracadabrantesque !

    L’Agence américaine antidopage a innocenté une boxeuse sans que les explications mises en avant soient vraiment crédibles

    Dopage ton histoire – Idée reçue : « On ne peut pas se soigner pendant l’effort en raison de l’antidopage »…

    Par défaut

    Telle est la défense en boucle des sportifs, notamment des cyclistes

     

    Pour illustrer cette excuse ancienne mais toujours d’actualité, Sylvain Chavanel dans son autobiographie parue en 2019 nous sert ce même discours de l’impossibilité de soigner une bronchite en course sans recourir à des médicaments prohibés.

    En réalité, dans le cas de cette affection respiratoire survenue pendant une course à étapes le seul traitement pertinent est d’arrêter immédiatement l’hyperventilation de l’effort. Ce n’est pas la liste des interdictions qui pose problème mais de vouloir pédaler à haute intensité avec une bronchite et ce pendant plusieurs étapes.

    Vouloir continuer à tout prix, c’est le parfait exemple du mépris du corps.

     

    C’est comme vouloir rouler avec un pneu franchement dégonflé. L’ensemble homme-machine va forcément déguster. La phrase du titre figure page 141 dans l’autobiographie de Sylvain Chavanel parue en 2019.

    Ce type de critique est né avec le début officiel des contrôles antidopage en 1965. Par exemple, en 1972, dans Cyclisme Magazine, le journaliste Roger Bastide se fait l’avocat de Luis Ocana : « Le Fier Castillan, dans Paris-Nice, souffrait d’une angine constatée, vérifiée, indéniable. Il existe des médicaments qui auraient pu combattre le mal avec plus d’efficacité et de rapidité que ceux qui lui furent administrées… mais il aurait alors été déclaré positif dans un contrôle ‘’médical’’. » [Cyclisme Magazine, 1972, n° 48, 18 mai, p 29]

    L’excuse des soins impossibles remonte au début de l’antidopage

    Deux ans plus tard, le lauréat du Tour 1973 invoquait pour expliquer ses mauvais résultats que victime d’une bronchite, il ne pouvait se soigner : « Je traîne une bronchite depuis le mois de mars 1974. Si j’avais pu me soigner convenablement, je serai guéri depuis longtemps. Hélas, les médications que me prescrivait le médecin sont interdites par le règlement antidopage. Le résultat est que je me traîne, que mon mal s’est aggravé, que j’ai raté mon Tour d’Espagne, que j’ai été contraint d’abandonner au Midi Libre et que je ne suis plus certain de participer au Tour de France ! Je suis d’accord pour interdire les stupéfiants et tous les produits dangereux, mais on confond aujourd’hui mesure de protection et inquisition ! » [Cyclisme Magazine, 1974, n° 77, 10 juin, p 5]

    Sylvain Chavanel dans le Tour 2012, lors de la 15e étape, se trouvait un peu dans la situation de l’Espagnol de Mont-de-Marsan. Il avait les bronches totalement prises avec des quintes de toux exténuantes. Et c’est la que Chava nous explique que « Le problème est qu’en course, il est pratiquement impossible de soigner une bronchite avec des traitements qui ne sont pas prohibés par la règlementation antidopage. »

    Thérapeutique d’une bronchite : le repos sportif est incontournable

    Consultons le traitement classique d’une bronchite aigue :

    1. Le repos est indiqué jusqu’au rétablissement,
    2. Bien s’hydrater,
    3. Pour soulager fièvre et douleur, prendre du paracétamol (Doliprane®) ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) tels que l’ibuprofène.
    4. En cas de respiration sifflante ou de râles, on peut y ajouter un bronchodilatateur (Ventoline®) et/ou un fluidifiant bronchique (la Guaïfénésin).

    Mis à part la Ventoline®, aucun de ces médicaments ne figure sur la liste rouge. Pour la Ventoline®, il existe un seuil qui autorise le traitement sans être sanctionné pour contrôle positif. Revenons à Chavanel qui nous explique son après abandon de la 15e étape pour cause de bronchite : « Dès mon retour à la maison, j’ai donc soigné ma bronchite avec neuf jours d’antibiotiques ».

    Qu’est-ce qui a guéri la bronchite : Le repos, les antibiotiques ou l’association des deux ?

    Or, dans la grande majorité des cas, la bronchite est causée par un virus. Les antibiotiques ne sont alors d’aucune utilité. De plus, la coloration jaune verdâtre des sécrétions n’est pas un indicateur d’infection bactérienne et ne justifie pas la prescription d’antibiotiques

    Sylvain Chavanel, dans la 15e étape du Tour de France 2012, doit abandonnet à cause d’une bronchite

    En raison des flux ventilatoires importants provoqués par l’effort cycliste, notamment de compétition, la première règle du traitement c’est le repos.

    Si vous allez consulter votre médecin généraliste pour une bronchite, au plan de la prescription, il va préciser sur son ordonnance que le repos est incontournable. En clair, il ne va pas prescrire des médicaments pour que vous alliez par ailleurs rouler plusieurs heures avec une bronchite. Le job du médecin c’est de vous soigner et non de vous faire pédaler malgré une entrave respiratoire.

    Dans le texte de Sylvain Chavanel, il y a une contradiction majeure entre ne pas pouvoir se traiter avec des médicaments interdits par les règlements antidopage et être guéri par les antibiotiques alors qu’aucun membre de cette nombreuse famille ne fait partie de la liste rouge. Finalement, pendant la course, Chavanel ne pouvait pas se soigner avec des produits efficaces car tous en liste rouge (dixit) mais étonnamment, rentré chez lui, il a guéri sa bronchite avec des antibiotiques…des remèdes parfaitement autorisés. Pas très cohérentes les explications du Châtelleraudais… D’ailleurs, on peut se demander pourquoi afin de traiter sa bronchite, il n’a pas utilisé pendant le Tour de France 2012, les antibiotiques selon lui bénéfiques pour éradiquer son problème respiratoire ? Peut-être, comme 60% des Français, Chava croit-il que les antibiotiques ‘’ça fatigue’’, notamment si on les prend en course ? Il est plus honorable pour son ego de dire que l’on a été obligé d’abandonner parce que l’on ne pouvait pas se soigner en raison de l’antidopage que d’expliquer que l’on a été vaincu par des bronches défaillantes, seules responsables de cette sortie de route.

    ANTIBIOTIQUES : 7 points de repère

    1. Quand l’infection est d’origine virale :
    • les antibiotiques ne permettent pas d’être sur pied plus vite,
    • ils ne font pas baisser la fièvre.
    1. Les antibiotiques ne soignent pas la grippe car elle est toujours virale mais, éventuellement ils peuvent prévenir une surinfection bactérienne chez les personnes dites « à risque », c’est-à-dire affaiblies ou souffrant de certaines affections chroniques bien précises.
    2. Les antibiotiques sont des médicaments efficaces contre les infections bactériennes, c’est-à-dire environ 2 cas d’infections ORL ou bronchiques sur 10.
    3. Les antibiotiques ne fatiguent pas. Pas plus que le chocolat donne mal au foie ou que les œufs des boutons ! Si cette idée s’est instaurée, c’est parce qu’en guérissant rapidement l’infection bactérienne, les antibiotiques laissent apparaître la fatigue due à la maladie.
    4. Les antibiotiques ne sont pas des produits dopants : ils ne figurent pas sur la liste des substances prohibées par l’Agence mondiale antidopage (AMA).
    5. Certains antibiotiques appartenant tous à la famille des quinolones sont susceptibles de favoriser les tendinites.
    6. Le traitement n° 1 pour soigner une bronchite dans une course à étapes n’est pas de prendre des antibiotiques mais de mettre la flèche afin d’associer au repos respiratoire les médicaments prescrits par le médecin. Poursuivre la compétition c’est le meilleur moyen de gâcher une partie de la saison.

    POST-IT – Le débit ventilatoire pouvant être multiplié de 6 à 10 à l’effort, aggrave inévitablement une bronchite existante.

    Le débit ventilatoire qui, chez l’adulte, est de 6 à 10 litres par minute au repos, peut atteindre 100 à 120 litres lors de l’ascension d’un col où se joue l’arrivée de l’étape. Avec une bronchite, à l’effort, c’est comme si dans une cheminée on activait les braises avec un soufflet. Autre image : le flux de l’air multiplié par l’effort parcourant les parois bronchiques enflammées ne fait qu’accroître la réaction des muqueuses déjà irritées.

    Facile de comprendre que le problème respiratoire va inévitablement s’aggraver.

    Article et illustrations - copyright blog : dopagedemondenard.com

    En pièce jointe des citations du milieu cycliste partisan de « On ne peut pas se soigner efficacement sans avoir recours à des produits interdits ». Certaines sont d’une mauvaise foi 3XL. A lire sans restriction.

    PDF : Idée reçue – En raison de la liste rouge longue comme le bras : « On ne peut pas se soigner efficacement sans avoir recours à des produits interdits »

    Lance Armstrong ton histoire (5e volet) – Zoetemelk a utilisé des armes biologiques similaires à celles du Texan

    Par défaut

    et pourtant, lui, a conservé ses 7 podiums. Cherchez l’erreur !

    Tout cela est possible à cause d’une lutte antidopage chaotique animée par des dirigeants complices et sans envergure

     

    Le Texan a été dépouillé a posteriori de ses 7 victoires au Tour de France alors que le Néerlandais Joop Zoetemelk, lauréat de l’édition 1980 et six fois deuxième entre 1970 et 1982 – qui carburait lui aussi aux médocs de la performance (voir tableau) – contrôlé quand même trois fois positif sur le Tour, conserve pour l’éternité ses 7 podiums.

    L’Equipe ton histoire – La quotidien sportif se plante plus souvent qu’à son tour !

    Par défaut

    Une fois de plus, il confond les mensurations d’une marathonienne avec celles d’une athlète spécialiste du 400 m

    Salwa Eid Naser, la Bahreïnienne championne du monde du 400 m à Doah en octobre 2019, avec le 3e temps jamais réalisé par une femme sur le tour de piste, a été suspendue après trois no shows en moins d’un an. L’Equipe lui attribue les mensurations d’une marathonienne : 1,67 m / 50 kg, soit une différence de 17 points.

    Un écart rencontré très fréquemment chez les spécialistes du fond et du grand fond. D’ailleurs, les deux femmes qui devancent Salwa Eid Naser sur le podium des meilleurs temps sur la distance, l’Allemande Marita Koch (47’’ 60 en 1985) et la Tchèque Jarmila Kratochvilova (47’’ 99 en 1983) n’ont pas vraiment un morphotype proche de Salwa.

     

    Le quotidien L’Equipe est assez coutumier de ce genre de bévues. Elles discréditent les journalistes et consultants qui se prennent pour des experts alors que c’est aveuglant qu’ils n’y connaissent rien.

    On comprend mieux pourquoi en Espagne, en Angleterre, en Italie… il existe plusieurs quotidiens sportifs alors qu’en France le seul présent est en manque de lectorat et en difficultés financières chroniques alors que son prix est élevé et sa pagination faible.

    Rappelons que le 28 janvier 2019, le même journaliste Romain Donneux, s’était déjà planté de… 10 kg sur le poids de la sprinteuse Orlann Ombissa-Dzangue. Dans une cartouche figurant sous le nom de l’athlète, il avait donné : 1,68 m / 51 kg alors qu’en réalité sur une balance de précision, la sportive pesait 60,7 kg, soit un écart de 10 kg !

    Ajoutons qu’il est rarissime qu’une sprinteuse du 60 au 400 m descende en-dessous de 60 kg de poids corporel. Précisons également que la graisse est un caractère sexuel secondaire et qu’elle est plus légère que le muscle, ce qui signifie qu’en faisant de la musculation, on peut maigrir tout en prenant du poids.

    Dopage ton histoire – Aucune étude scientifique ne prouve que le Vastarel est un produit dopant

    Par défaut

    Pourtant, après un contrôle positif, des sportifs sont lourdement sanctionnés. Cherchez l’erreur

    Aujourd’hui, le tarif d’un contrôle positif à la trimétazidine (TMZ) peut atteindre 4 ans de suspension ! Merci pour cette lutte qui s’acharne à éradiquer les produits non dopants, mais décelables, et ne met pas tous ses moyens en jeu pour identifier les substances efficaces encore indécelables.

    Collectif -« 300 médicaments pour se surpasser physiquement et intellectuellement », éd. Balland, 1980 – Vastarel, page 204

    En clair le Vastarel® est sans effet pour grimper dans la hiérarchie des sportifs et pourtant un scientifique – ou plusieurs – sélectionnés par l’AMA l’a (l’ont) ajouté à la liste des substances illicites.

    EN BREF

    Les dogmatiques estiment que la TMZ étant sur la liste rouge – effet dopant avéré ou pas – le sportif doit tout simplement s’abstenir de la prendre.

    Sauf que nous avons l’exemple d’un compétiteur qui a consulté un pharmacien pour savoir si la TMZ était prohibée. Le spécialiste des médicaments a donc vérifié si, sur le ‘’Dictionnaire Vidal’’ et la notice d’une boîte de Vastarel®, était présente la mise en garde aux sportifs qui depuis 1989 doit obligatoirement accompagner toutes les informations médicales sur les substances prohibées aux pratiquants d’activités physiques de compétition… Devant l’absence de mention, l’apothicaire a répondu au demandeur qu’il n’y avait aucune objection à prendre du Vastarel®.

    Et… bingo ! Fort de cette info, l’homme s’est retrouvé positif et risque désormais 4 ans de suspension, à moins que le recours qu’il a engagé aboutisse et que l’on considère enfin que le produit n’a rigoureusement aucun effet dopant, ce qui entraînerait sa relaxe.

    Finalement, on constate une fois de plus que l’AMA la joue perso et demande aux sportifs d’être irréprochables alors qu’elle-même ne l’est pas puisqu’elle met en liste rouge des substances non dopantes.

                                           Index des sigles utilisés

    AMA

    Agence mondiale antidopage (fondée en 1999)

    ITA

    International Testing Agency

    TMZ

    Trimétazidine (Vastarel®)

     

    Commentaire d’un lecteur : Olivier Boss

    C’est vrai que mettre la trimetazidine sur la liste des produits dopants semble bien excessif. Je pense que c’est parce que ses effets connus sur le métabolisme cardiaque du glucose (c.f. DrugBank) POURRAIENT (en théorie, sans qu’on sache vraiment comment) amener une amélioration de la performance dans certaines disciplines (sprint ? endurance?).

    Et comme l’AMA ne va pas faire des études sur les effets de la substance, ils l’ont inclue dans la liste.

    Je pense, comme vous, qu’il serait bien mieux et plus sérieux si la liste des produits dopants se limitait a des produits, et procédés, réellement dopants/pouvant augmenter la performance

    Dopage ton histoire – L’enquête passe-partout mais virtuelle 3 XL !

    Par défaut

    Dans un ouvrage sur l’étude critique de la lutte antidopage signé par un auteur qui, bien sûr, n’a jamais effectué un seul contrôle urinaire, n’a jamais soigné un seul sportif de haut niveau et qui en en 134 pages se  »plante » à plusieurs reprises, notamment sur la fameuse enquête américaine associant au dopage deux certitudes hypothétiques : la gloire et… la mort.

     

    Dopage ton histoire – Alpinisme – La bataille finale pour vaincre l’Himalaya a débuté le 3 juin 1950, il y a 70 ans

    Par défaut

    Pendant 14 ans, de 1950 à 1964, les 14 plus hauts sommets de la planète ont été vaincus par des grimpeurs sublimés aux amphétamines

    Cyclisme ton histoire – Hommage à Alain Bernard, un coureur témoin de mes débuts comme médecin de course dans le Tour de l’Avenir 1972

    Par défaut
    Le Français Alain Bernard, cycliste professionnel de 1974 à 1980

    A l’époque, j’étais médecin responsable de la Commission médicale du Comité des Pyrénées. Le Dr Pierre Dumas – ancien médecin chef du Tour de France (1955-1967) – m’avait désigné pour être l’adjoint du Dr Robert Boncour sur le Tour de France des amateurs. C’est lors de cette épreuve qui réunissait 10 formations de sélections nationales complétées par des équipes de marque que j’ai fait la connaissance d’Alain Bernard.

    Tour de France ton histoire – Hommage à Roger Decock, l’un des derniers Forçats des années 1950

    Par défaut

    Plus ancien vainqueur du Tour des Flandres encore en vie, le Belge Roger Decock est décédé samedi 30 mai à l’âge de 93 ans. Vainqueur du Ronde en 1952, le natif d’Izegem avait également remporté Paris-Nice en 1951, terminé deuxième des Championnats de Belgique en 1954 derrière Rik Van Steenbergen et participé à deux Tours de France (1951 et 1952), un Tour d’Italie (1955) et un Tour d’Espagne (1958).

    Roger Decock, cycliste professionnel de 1949 à 1961

    Lance Armstrong ton histoire (2e volet)

    Par défaut

    Plébiscité par ses pairs comme étant le meilleur, sans pour autant lui reprocher son dopage que beaucoup d’entre eux pratiquaient également, il a remporté sept Tours de France sans transgresser les règles du peloton. Contre-enquête sur les 15 préceptes intangibles du Boss pour faire la différence.

    Tour de France ton histoire – Lance Armstrong un cador parmi les géants du maillot jaune mais aussi un supermenteur top niveau

    Par défaut

    C’est peut-être son plus gros mensonge : « En 1999, je suis un meilleur coureur qu’avant ma maladie (1996-1997) et surtout une meilleure personne« .

    [L’Equipe, 04.07.1999]

     

    Tous ses adversaires directs de son septennat victorieux (1999-2005) sont d’accord pour dire sans langue de bois qu’il était à la fois le boss mais aussi le meilleur du peloton des années 2000. En revanche, ses aveux en deux temps – une première fois au début de l’année 2013 dans une émission TV animée par Oprah Winfrey et, tout récemment, dans un documentaire diffusé sur la chaîne américaine ESPN les 24 et 31 mai 2020 – après plus de sept ans de réflexion, déconstruisent tous les bobards assénés dans la presse avec la complicité de nombreux journalistes peu soucieux d’informer sur les dessous de sa domination pendant sa période faste de 1999 à 2009.

    Lance Armstrong face à Oprah Winfrey lors de ses premiers aveux en janvier 2013

    Dictionnaire du dopage – La Ritaline et les pipéridines (fiche actualisée)

    Par défaut

    La gymnaste américaine Simone Biles, grâce à une AUT (Autorisation d’usage à des fins thérapeutiques) accordée par l’AMA pour ce genre de produit (méthylphénidate, proche parent des amphétamines) a engrangé quatre médailles d’or aux Jeux olympiques de Rio en 2016. Alors que l’AMA a été piratée, une information délivrée par les hackers russes faisaient état de cas de dopage masqué par la Fédération américaine. Simone Biles, dont le nom apparaît dans le message, a tenu clarifier la situation.

    Dopage ton histoire – Les vrais mauvais chiffres de l’AMA

    Par défaut

    Depuis le 10 novembre 1999 et sa création dans les suites de l’affaire Festina du Tour de France 1998, l’Agence mondiale antidopage communique à tout va sur ses contrôles soi-disant performants… Ca se discute !

    Rayon lecture – Cyclisme 2019 : le livre d’or par Jean-Luc Gatellier de L’Equipe

    Par défaut

    Toujours la même fable sur le rôle de l’acide lactique

     

    Jean-Luc Gatellier – Cyclisme 2019. Le livre d’or, éd. Solar, 2019
    Le marathon, éd. Vigot, 1991
    Cyclosport magazine, 2015, n° 110, décembre

    Commentaire d’un lecteur – Olivier Boss

    Typique ! C’est triste d’entendre ou de lire encore ça car ça fait des décennies que l’on sait que l’acide lactique ne cause pas les douleurs de l’effort intense.

    J’avais bien informé en 1997 pendant mes stages à Macolin, les responsables du programme Jeunesse et Sport, Ecole fédérale de Sport en Suisse (Macolin), programme basé sur celui de Paul Koechli (qui était très bien d’autre part). Je crois que les Suisses ont adapté le cursus de formation. Maintenant, il faut souvent une génération ou plus pour réformer les « croyances

    Dopage ton histoire – Nous sommes tous dopés, les journalistes aussi…

    Par défaut

    Mais seuls les sportifs passent au contrôle – Cherchez l’erreur…

    5e article de la saga « Tous dopés »

    Cette corporation comme tout autre – médecins, avocats, hommes politiques, conférenciers, etc. – est soumise aux lois de la concurrence, du scoop, des cadences infernales, de la dernière ligne droite pour boucler dans les temps une enquête mais aussi pour avoir des interviews exclusives du copinage avec les acteurs emblématiques des stades, des pistes et des routes

    En fichier joint (PDF) : Journaliste de sport  »en croquent »

    Dopage ton histoire – On ne peut pas plaire à tout le monde… moi le premier !

    Par défaut

    Depuis ma fréquentation du sport de haut niveau au début des années 1970 où je me suis rendu compte que le dopage était hyper répandu dans le milieu professionnel mais aussi amateur, je n’ai cessé de dénoncer l’hypocrisie générale concernant aussi bien les patrons du sport que les garants de compétitions propres.

    Dopage ton histoire – Nous sommes tous dopés, les étudiants aussi…

    Par défaut

    Mais seuls les sportifs passent au contrôle antidopage

    4e article de la saga « Tous dopés »

    Au moment des examens sélectionnant leur futur professionnel, les étudiants comme les sportifs, devraient montrer patte blanche et livrer des urines claires !

    Dopage ton histoire – Nous sommes tous dopés mais seuls les sportifs sont contrôlés – Chercher l’erreur

    Par défaut

    3e article de la saga « Tous dopés »

    Ecrivains, intellos, penseurs, philosophes, scientifiques… comme les sportifs devraient passer au contrôle antidopage

    En fichier joint (PDF) – Document exclusif et inédit : la saga des écrivains, intellos, penseurs, scientifiques sous l’influence de drogues du cerveau

    Dopage ton histoire – Les politiques, comme les sportifs, devraient passer au contrôle

    Par défaut

    Pendant le confinement, certains s’inquiètent de la baisse des contrôles antidopage chez les sportifs alors que personne ne s’interroge sur les  »carburants » des politiques

    Dopage ton histoire – 1896 : le premier mort de la dope était un cycliste gallois…

    Par défaut

    Arthur Linton, un champion des efforts prolongés, serait le premier décès dû au survoltage artificiel. C’était le 23 juillet 1896, deux mois après sa victoire dans Bordeaux-Paris,  »La course qui tue » (l’un des surnoms de cette épreuve exigeante)

    Cyclisme ton histoire – Quelques tractations financières supplémentaires

    Par défaut

    Destinées à maîtriser avec certitude les aléas du résultat

    Faisant suite à un article publié sur ce blog le 20 avril dernier relatif à quelques arrangements dans le « money time » avec dans le premier rôle Felice Gimondi, plusieurs lecteurs se sont exprimés sur le sujet de la corruption au sein du peloton des Rois de la Pédale.

    Pour l’occasion, nous complétons la saga des marchandages pour s’assurer au moins le podium avec comme préférence la plus haute marche

    Tour de France ton histoire – Sauf contrordre du COVID-19, la 107e édition de la Grande Boucle aura lieu du 29 août au 20 septembre prochain

    Par défaut

    Ce décalage dans le temps de deux mois ainsi que l’absence de compétition depuis le 14 mars – la dernière étape de Paris-Nice – va peut-être bénéficier à deux cadors du peloton pour des raisons opposées.

    Confinement – Sports d’intérieur : attention aux conseils bidon d’un expert autoproclamé en tout et en rien du tout…

    Par défaut

    Régulièrement, l’ex-médecin chroniqueur de l’émission santé de la 5 intervient sur tous les sujets avec l’assurance d’un « sachant expérimenté » alors qu’il ne consulte plus en tant que médecin depuis des années, mis à par sur quelques troubles ORL.

    Confinement ton histoire – La gym proposée par L’Equipe, une fausse bonne idée

    Par défaut

    De surcroît inefficace et potentiellement dangereuse

    En réalité cette page du coach Bob Tahri ne peut attirer que les débutants, très… débutants, les plus exposés aux effets délétères de la séance !

    L’un de mes patients, sportif entraîné, a testé la séance du vendredi 10 avril

    Cyclisme ton histoire – Des dépressions nerveuses chez les Géants de la Route, c’est possible !

    Par défaut

    Mark Cavendish, Le Cav, la dernière victime connue, en témoigne

    Depuis bientôt deux ans le meilleur sprinteur du monde a déserté les emballages d’arrivée des grandes classiques d’un jour et des étapes des trois Monuments.

    Tour de France ton histoire – 300 expressions pour rester en prise directe avec le vélo malgré le confinement

    Par défaut

    Un début de saison sans images TV ni son mais avec le jargon des pelotons

    Tour de France ton histoire – Selon Geminiani, il est le seul survivant des Tours 1947 et 1948

    Par défaut

    C’est très injuste pour Emile Idée et Willy Kemp, toujours bon pied bon œil à plus de 90 ans…

    Dans L’Equipe, Philippe Brunel, le journaliste-écrivain publie une fois de plus des infos non vérifiées.

    COVID-19 – La chloroquine fait causer la presse à tort et à travers

    Par défaut

    Nous vous proposons l’histoire de deux champions cyclistes, Raphaël Geminiani et Fausto Coppi qui, lors d’une compétition en Afrique de l’Ouest, sont tous deux contaminés par un parasite provoquant le paludisme.

    Le premier soigné à la Nivaquine (chloroquine) s’en sort mais le second traité à la cortisone ne peut être sauvé.

    Dopage ton histoire – Contamination passive à la viande

    Par défaut

    Une défense devenue aussi classique que  »payante »

    Commentaire contribuant à la connaissance

     Additif sur la relaxe du sauteur en longueur américain Jarrion Lawson condamné à quatre ans dans un premier temps par World Athletics (Fédération internationale) et en appel blanchi par le TAS. L’explication de cette bascule de 4 ans à zéro sanction nous a été fournie par le Dr Pascal Kintz, un expert toxicologue reconnu dans l’analyse capillaire :

    « Il convient quand même de discuter de la concentration qui a été mesurée dans les urines (compatible ou pas avec une contamination) et de vérifier par analyse des cheveux si l’athlète consomme des anabolisants (et il convient de rappeler que contrairement aux stimulants un usage unique est sans effet) … c’est bien ce qui a été fait dans le cas de Jarrion Lawson !! »

    Précisons que la boldénone figure sur la liste rouge de l’Agence mondiale antidopage depuis janvier 1987. En 2017, la sécrétion endogène (naturelle) a été officiellement admise par les experts de l’AMA et que depuis la boldénone et la boldione font toutes les deux partie des b.SAA [stéroïdes anabolisants androgènes] endogènes qui peuvent être habituellement sécrétés naturellement par l’organisme humain mais que l’on distingue par SMRI [spectrométrie de masse à ratio isotopique C12/C13 permettant de séparer l’endogène de l’exogène] lors d’une administration exogène (frauduleuse).

    Dans le cas de Jarrion Lawson, le laboratoire a trouvé forcément de la boldénone exogène mais en très petite quantité.

     

    Sports et violences sexuelles : des rapports intimes (2e partie)

    Par défaut

    Témoins à charge : des victimes et des prédateurs cohabitent sans que le milieu sportif ni les ministres successifs n’engagent une vraie bataille contre cette insoutenable dérive.

    Sports et violences sexuelles : des rapports intimes

    Par défaut

    Le patinage français est en ébullition à la suite de la sortie en librairie de l’histoire vécue par Sarah Abitbol où, dans Un si  long silence, elle raconte les viols perpétrés par son entraîneur alors qu’elle était mineure.

    Tout le monde semble tomber des nues, notamment la ministre des Sports, alors que cette dérive sexuelle déjà médiatisée il y a trente ans, a des précédents emblématiques dans de nombreuses spécialités athlétiques

    Point de vue : les dérives chroniques du sport de haut niveau

    Par défaut

    agressions sexuelles, dopage, pression psychologique, triche, violence…

    Alors que le mot « sport » véhicule à la fois des notions de développement humain harmonieux et de respect des règlements et des concurrents – les fameuses « valeurs » – toutes les activités de compétition où la finalité est de battre l’adversaire peuvent être touchées par des actions contraires à l’éthique : vélo, athlétisme, boxe, patinage, etc.

    Dopage – Laurence Vincent Lapointe blanchie par ses cheveux…

    Par défaut

    Une analyse moléculaire à la fois de ses cheveux et de ceux de son conjoint de l’époque a démontré qu’elle avait été  »contaminée » par ce dernier à l’occasion d’une « transmission de fluides corporels »

    Cyclisme – Dopage : Rudy Pevenage, l’ancien mentor de Jan Ullrich

    Par défaut

    Passe à table avec des plats réchauffés

    Décryptage d’un pseudo-scoop du maillot vert 1980 confirmant ce que l’on sait depuis 20 ans : le programme de dopage d’Ullrich était aussi sophistiqué que celui de Lance Armstrong

    En fichier joint (PDF) : LA – Pourquoi était-il le meilleur ? – La preuve par 13

    Dopage – Les dessous de la cocaïne décryptés

    Par défaut

    Un stimulant cérébral bien connu des sportifs et des intellectuels mais dont la réglementation est totalement ignorée par la majorité des médias

    Cette substance seulement prohibée en compétition peut, consommée uniquement à l’entraînement, booster les charges soulevées ainsi que le volume des contraintes et donc améliorer les résultats sportifs.

    Merci l’AMA, l’instigateur de cette règle absurde.

    L’Equipe, 01 janvier 2020

    Dopage technologique – L’imposture des records sur le marathon

    Par défaut

    Des perfs factices encensées par certains médias complices de la mascarade

    2019 : l’année de tous les trucages

    Le 13 octobre, avec 1 h 59′ 40 », la meilleure performance jamais réalisée la veille par un bipède sur 42,195 km est en UNE des quotidiens

    Trois contributions ont permise de franchir la barrière mythique :

    • l’équipementier Nike : chaussures ‘’bondissantes et propulsives’’ + 4%
    • le concours financier d’Ineos pour payer des lièvres, un parcours rectiligne, une vouture ouvreuse avec un rayon laser vert projeté au sol, donnant le tempo pour battre les 2 heures mais pas trop afin que, prochainement, un athlète puisse franchir cette barrière dans des conditions réglementaires.
    • une fenêtre météo idéale avec télévision disponibles et complice.

    Depuis des années, je collabore au mensuel Running Attitude, un magazine sur la course à pied. A plusieurs reprises, j’ai abordé les performances et records factices ou artificiels ainsi que leurs arcanes.

    LA PREUVE PAR 9

    1. Les lièvres et les motos de presse faussent les performances maximales

    Depuis le 1er janvier 2012, à propos des performances féminines sur le marathon, la réglementation de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) stipule que les meilleurs temps accomplis dans le cadre de courses mixtes ne seront plus considérés comme des records mais comme « meilleure performance mondiale» (mpm). La Britannique Paula Radcliffe, l’actuelle recordwoman du monde, va le rester mais avec un temps majoré de deux minutes (2h17 mn42 sec.) résultat acquis à Londres en 2005 dans une épreuve exclusivement féminine. En revanche, ses 2h15mn 25 sec. du marathon mixte de Londres 2003 vont être seulement estampillés « mpm ». Cette nouvelle donne de l’IAAF n’a pas laissé indifférente la principale concernée « qui n’est pas persuadée que la présence des hommes soit un stimulant efficace: « Cela sera difficile à appliquer. Regardez le nombre de records nationaux ou continentaux établis dans les courses mixtes ! Je regrette surtout l’aspect rétroactif de cette décision. Ils auraient dû la mettre en application dès le départ. Dans ma carrière, j’ai pris part à deux marathons mixtes et c’était à chaque fois la décision des organisateurs, pas la mienne. Et j’ai bien pris soin de courir aux côtés de lièvres, pas derrière eux [NDLA: contrairement à ce que pense Radcliffe, courir à côté d’un lièvre pousse à se surpasser. Cela porte le nom d’émulation]. De toute manière, je crois que j’aurais réalisé à peu près le même temps rien qu’avec l’aide de la foule et des motos suiveuses. Maintenant, les règles sont les règles et je ne vais pas me ‘tracasser ‘avec des choses sur lesquelles je n’ai pas de prise. »

    On constate ainsi que Radcliffe tout comme Poulidor (notamment dans les contre-la-montre) estiment que la présence des véhicules à moteur (motos, autos des journalistes et des officiels) influencent favorablement les performances des … premiers.

    Peut-on imaginer un jour prochain que la présence des engins à moteur mais aussi des vélos sur 42, 195km soient sérieusement réglementée ? Les conditions de course au fil du temps étant en perpétuelle évolution (médiatisation oblige: public, TV, … ), on devrait bannir à jamais le mot record et le remplacer par meilleure performance mondiale (du moment).

    [Running Attitude, 2013, n° 133, mai, p 60]

    2.  Le chiffre : 90

     «Les victoires de Peter Some et de Boru Feyese Tadese au Marathon de Paris le 7 avril 2013, s’ajoutent aux succès kényans et éthiopiens accumulés depuis plus d’une décennie sur les macadams du monde entier. En 2011, les coureurs éthiopiens ou kényans ont remporté 90% des cent-vingt marathons internationaux organisés dans le monde. En 2012, les quarante-neuf meilleures performances mondiales ont été réalisées par des Kényans ou des Ethiopiens, la cinquantième étant détenue par le Français d’origine kényane Patrick Tambwé.

    [Running Attitude, 2013, n° 135, juillet, p 60]  (NDLA : voir échos nos 6 et 7)

     3. Thé chai et ugali

    Pour tenter d’expliquer la domination en course de fond des coureurs des hauts plateaux des pays d’Afrique de l’Est, on avance une piste basée sur leur alimentation riche en apports énergétiques (77% de glucides, 13% de lipides et 10% de protéines)

    Selon un article du Monde, on trouve dans les assiettes, fruits et ugali, une bouillie de farine de maïs. Et après, les entraînements épuisants, le thé chai – à indice glycémique élevé – permet d’accélérer la restauration des réserves glycogéniques.

    [Running Attitude, 2013, n° 135, juillet, p 60] (NDLA : voir échos nos 6 et 7)

    4.  L’écart se creuse ā nouveau

    Le 28 septembre 2014 à Berlin, le Kenyan Dennis Kimetto a fait descendre de 26 secondes le record du marathon (2 h 02’ 57’’).

    Depuis les années 1970, les experts nous prédisent que les femmes vont rattraper les hommes sur 42,195 km. Des physiologistes américains ont même annoncé dans la presse scientifique que les hommes seraient rejoints en 1998. Or, en 1992 – au moment de leur pronostic – les scores obtenus par les meilleures performers féminins en course de fond étaient supérieurs en temps de 14’ 16’’ (11,25%) sur ceux des champions masculins. Avec la phénoménale Paula Radcliffe si à l’époque de son record du monde de 2003 en 2 h 15’ 25’’ l’écart s’est resserré, le récent temps de Kimetto a repoussé les femmes à 12’32’’ (10,1%)

    [Running Attitude, 2014, n° 150, décembre, p 58]

    5. Record du monde – des oracles imprudents

    Un débat vieux comme le monde avait rebondi en 1992 avec la parution, dans la très cotée revue britannique Nature (datée du 2 janvier 1992), de l’étude de Brian Whipp et Susan Ward, deux physiologistes américains. S’appuyant sur les vitesses d’évolution des records du monde féminins et masculins de 1955 à 1992, les deux scientifiques de l’université de Californie (UCLA) avaient établi que si la tendance d’alors se poursuivait de la même façon, femmes et hommes courraient le marathon en 2 h 2′ en 1998, record du monde égal pour les deux sexes. Temps qui aujourd’hui en 2014 par rapport aux prévisions de 1998 est toujours inférieur d’environ 57 secondes au record masculin et de 13 minutes 25 secondes pour les femmes ! En sport comme ailleurs il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche.

    Par ailleurs, une équipe de l’INSERM pilotée par le professeur Jean-François Toussaint, s’appuyant sur le modèle statistique, affirmait en 2007 que 99% des limites athlétiques estimées étaient déjà atteintes. D’ici à 2027, ce devait être près de la moitié de ces records qui auraient atteints 99,5% de leurs limites. Cela signifiait, par exemple, que le 100 mètres plat masculin de 9,74 secondes en 2007, atteindrait 9,67 secondes en 2027 et ne pourrait plus progresser que de quelques millièmes de seconde ensuite.

    Sauf qu’Usain Bolt, en 2009 à Berlin, est descendu à 9,58 ! Comme quoi les scientifiques, même de l’INSERM, peuvent se planter un max.

    [Running Attitude, 2015, n° 152, février, p 61]

    6.  Les hauts plateaux ne suffisent plus

    Depuis des décennies, les experts en physiologie nous expliquent que les Kenyans dominent, du 3 000 m steeple au marathon, grâce à leur entraînement en altitude (2 000 à 3 000 m) sur les Hauts plateaux de l’Afrique de l’Est.

    Les effets positifs de la diminution de la pression partielle en oxygène due à l’altitude boostant la production d’EPO endogène (naturelle) expliquerait en grand partie la suprématie des Kenyans et des Ethiopiens dans les courses de fond. Sauf que, depuis 2012, quarante-trois de ces bipèdes ailés, ont été épinglés par la patrouille antidopage dont certains à l’EPO exogène (artificielle). Pour contourner l’obstacle de la répression, certains n’hésitent pas à manipuler la distance. C’est ce que le quotidien L’Equipe nous apprend dans son édition du 28 octobre 2015.

    Nous résumons : Julius Njogu, un Kenyan de 28 ans, au dernier marathon de Nairobi, s’octroie la deuxième place frais comme un gardon et récupère ainsi les 6 340 euros attenants à cette performance. Sauf que notre homme n’a effectué qu’un kilomètre du parcours ! Disqualifié pour ce manquement à l’éthique, dans la foulée il a été arrêté par la police pour fraude. Comme quoi les Hauts plateaux ne sont pas un vaccin efficace contre la triche.

    [Running Attitude, 2016, n° 163, février, p 63]

    7. La suspicion du dopage omniprésente depuis des décennies

    Dans Sport et Vie n° 29 d’octobre 1958, un écho signale que : « Le Russe Sergey Popov, l’extraordinaire vainqueur du marathon des derniers Championnats d’Europe d’athlétisme, vient d’être mis en accusation par le Yougoslave Franjo Mihalic. Celui-ci lui reproche de s’être dopé à Stockholm. »

    Ces quelques lignes apportent plusieurs informations :

    • les accusés de dopage sont très souvent les vainqueurs
    • la nationalité du lauréat est russe. Comme quoi ce n’est pas récent !
    • le qualificatif ‘’d’extraordinaire vainqueur’’ correspond au fait que Popov a atomisé le précédent record du britannique James Peters de plus de 2 mn 20 s en 2 h 15’ 17’’. Deux ans plus tard, il ne sera dépassé que d’une petite seconde par le célèbre éthiopien Abebe Bikila.

    Ajoutons que la consommation des drogues de la performance concerne tous les sports de l’haltérophilie aux fléchettes car elle est boostée par la compétition elle-même stimulée par la médiatisation.

    [Running Attitude, 2017, n° 178, juin, p 70]

    8. Un record bidonné

    Le Kényan Eliud Kipchoge en 2 h 00’ 25’’est devenu le 6 mai 2017 l’homme le plus rapide sur 42.195 km.

    Mais sa course orchestrée par Nike n’a pas été réalisée dans des conditions acceptables. Son chrono ‘’record’’ lui a été facilité par différents gains marginaux :

    • Parcours sur un circuit automobile plat (2,4 km) qui accueille chaque année le Grand Prix de Monza
    • Présence de plusieurs équipes de lièvres se relayant à chaque tour, dont certains de très haut niveau : l’Ethiopien Lelisa Desisa, vice-champion du monde 2013, et l’Erythréen Zernesay Tadese, 3e du 10 000 m des JO 2004 et 2e des Mondiaux 2009 sur la même distance.
    • Ajouts d’éléments aérodynamiques de vortex insérés au niveau des shorts, des manchons de bras et de mollets, tous ces apports étant bien sûr illicites.

    L’équipementier Nike étant l’inspirateur et le maître d’œuvre de cette grosse opération marketing. Une fois de plus, c’est le record à tout prix et non l’amélioration de la performance humaine qui est recherchée.

    Rappelons que dans le marathon en 2017, la limite n’est pas physiologique (le moteur cardiovasculaire) mais mécanique (la résistance aux impacts des structures ostéo-musculo-tendineuses des membres inférieurs).

    [Running Attitude, 2017, n° 183, novembre, p 68]

    9.  Record sportif – une expression qui n’a plus aucun sens

    Y-a-t-il des limites aux records ? La question revient régulièrement au moment des championnats du monde d’athlétisme : comment est-il possible de battre encore et toujours des records jugés extraordinaires ? Car en près de 120 ans – le temps d’un soupir dans la durée de l’évolution – s’est produit un boum fantastique des performances. Pourquoi ? Sept éléments de réponse. Plusieurs facteurs qui varient, bien sûr, en fonction des caractéristiques de chaque spécialité sportive, peuvent intervenir : améliorations techniques, méthodes d’entraînement et de préparation, modifications biomorphologiques, matériel high tech, sélection à partir d’une population plus nombreuse et en meilleure santé, aspects psychologiques et drogues des podiums en constants progrès.

    On l’a vu avec le pseudo-record de mai 2017 du Kényan Eliud Kipchoge qui a bouclé la distance du marathon en 2 h 00’ 25’’ mais avec des conditions de course optimisées bien au-delà de celles de ses devanciers. Aujourd’hui, quel que soit la spécialité athlétique, on ne peut parler que de meilleure performance mondiale (MPM) et non de record. Il est clair qu’on ne va pas imposer les chaussures bain de mer des athlètes des années 1950 à ceux d’aujourd’hui ; comme on ne peut pas évaluer l’influence des drogues de la performance sur les records anciens ou récents, avec des MPM on s’évite l’éternel débat : faut-il ou non remettre à zéro les records ?

    [Running Attitude, 2018, n° 186, mars, p 66]

    Dictionnaire du Dopage – Le ginseng

    Par défaut

    La racine protée aux vertus sportives aussi vastes qu’anciennes

    Selon le rugbyman Christian Labit, le Stade Toulousain des années 2000 – avant les grands matchs – carburait au… ginseng. Il en témoigne dans L’Equipe du 28 décembre :

    Cyclisme – Le grand bêtisier des forçats de l’observation sportive

    Par défaut

    4e volet

    Les ratages des experts, journalistes, médecins, entraîneurs

    Face à tous ces mastics, amis cyclistes vous n’êtes pas en cause, ce sont les ‘’forçats de l’observation sportive’’ qui, par manque de formation mais aussi de professionnalisme, débitent des inexactitudes sans aucun respect pour le lecteur. Ils engagent leur responsabilité en ne faisant pas relire leurs textes.

    Au final, en paraphrasant Mark Twain, le romancier américain : « Ce n’est pas tant ce que les journalistes ignorent qui pose problème. C’est tout ce qu’ils savent et qui n’est pas vrai. »

    Les 8 preuves détaillées dans le PDF joint ci-dessous

    Le grand bêtisier taille 3XL des « forçats de l’observation sportive »

    Par défaut

    Les ratages des experts, journalistes, médecins, entraîneurs…

    3e volet

    C’est la période de l’année où toutes les chaînes de télévision nous présentent les différents couacs du direct, notamment les évènements impromptus pendant la grand- messe du 20 heures, les incidents de plateau déclenchés par les invités, les rires inarrétables ou, à l’inverse, les engueulades, les dérapages verbaux, les lapsus, les fautes de langage, etc.

    Dans ce blog consacré aux sciences du sport, en tant que publication spécialisée, nous nous intéresserons au grand bêtisier des « experts » des rubriques sportives : journalistes, entraîneurs et médecins.

    A partir de la petite phrase très pertinente de Mark Twain, journaliste et romancier américain, auteur de ‘’Tom Sawyer’’ : « Faites attention quand vous lirez des livres sur la santé, vous pourriez mourir d’une faute d’impression », on peut facilement transposer cette maxime aux publications sportives. Ainsi, elle deviendrait : « Faites attention quand vous lirez un magazine ou un ouvrage consacré au sport de ne pas – en raison d’une  coquille – vous planter dans votre préparation. »

    Afin de ne pas être désapprouvé dans le temps par les faits comme la plupart des textes référencés dans le grand bêtisier des ‘’experts’’, il faut faire sien le double adage que l’on doit ajouter à toute affirmation plus ou moins technico-médico-scientifique : « en l’état actuel de nos connaissances » et « jusqu’à preuve du contraire ».

    Amis lecteurs soyez indulgents car certains personnages épinglés exerçaient à une époque où les connaissances scientifiques n’étaient pas aussi avancées qu’aujourd’hui.

    Par ailleurs, l’éclairage de ces bévues ne peut que faire progresser l’information des pratiquants.

    Tous ces  »ratages » sont développés dans le PDF joint ci-dessous

    Punchlines pour les Nuls – Idées reçues

    Par défaut

    N’étant pas référencée dans la liste du Code mondial antidopage, l’ammoniaque n’est pas considérée par la règlementation sportive comme un dopant.

    En revanche, prendre un produit qui agit comme stimulant sur le système nerveux central par excitation de la muqueuse nasale et consommé à l’entraînement ou en compétition dans un seul but : booster ses perfs, répond à la définition de la conduite dopante.

    L’inhalation d’ammoniaque avant un effort physique concerne de nombreuses spécialités athlétiques
    La pression atmosphérique diminue au fur et à mesure que l’on s’élève.
    • Elle chute de moitié à 5 000 m et de soixante-cinq pour cent à 8 000 m.
    • La baisse de la pression atmosphérique entraîne une diminution de la pression en oxygène dans l’air ambiant.
    • Plus la pression en oxygène de l’air diminue, moins les poumons sont capables de capter l’oxygène et d’en livrer au sang, ce qui réduit la performance physique.

    Cyclisme – VO2 max et performances – Quelles relations ?

    Par défaut

    Une image, des infos

    La Culture Physique, 1930, n° 482, juin, p 175

    Dès 1930, les sportifs sont évalués par un test d’effort, la consommation maximale d’oxygène ou VO2 max. A cette époque, il y a 90 ans, le journaliste du mensuel La Culture Physique met en doute la pertinence des tests physiologiques pour faire progresser les athlètes français afin qu’ils battent les Américains aux Jeux olympiques.

    Aujourd’hui, rappelons ce qu’annonce avec justesse Edmund Burke, le spécialiste américain de la physiologie de l’effort des cyclistes : « L’entraînement c’est 90% de physique et 10% de mental. La compétition c’est au contraire 90% de mental et 10% de physique »

    Peut-on se fier aux chiffres du VO2 max pour classer les meilleurs cyclistes ? 

    La consommation maximale d’oxygène dit le VO2 max quantifie la puissance du moteur mais ne dit pas quel est le pourcentage maximal du VO2 max que le coureur peut utiliser et maintenir sans coup de mou pendant 30 minutes, une heure et plus. D’où, de vouloir classer les champions de la route à l’aune de leur VO2 max n’a aucun intérêt. Le chiffre varie en fonction des conditions d’ambiance du test (horaire, température de l’air, digestion…) mais aussi de l’appareillage du laboratoire, du médecin à la manette, sans oublier la période de la saison. Il peut y avoir 30% d’écart entre décembre et juillet.

    Régulièrement, dans la presse, on indique des chiffres pour mettre en avant les aptitudes précoces du Colombien Egan Bernal, vainqueur du Tour de France 2019 à l’âge de 22 ans : « La surprise de Michele Bartoli, l’ancien lauréat de cinq classiques-monuments – A l’image du jeune belge Remco Evenepoel aujourd’hui, Bernal saute les catégories d’âge. En 2016, à l’âge de 19 ans, il est professionnel chez Antonio Giocattoli. Le Colombien y a Michele Bartoli, l’ancien coureur, comme coach. L’Italien soumet Bernal à un test physique deux fois en une semaine, ne pouvant croire des chiffres aussi phénoménaux. Bernal possède une résistance très élevée, un démarrage terrible en côte et un VO2 max exceptionnelle de 88,8 ml/kg/min. A titre de comparaison, à 22 ans, Chris Froome atteignait une absorption maximale d’oxygène de 84,6, Miguel Indurain avait un VO2 max de 85 et Greg LeMond sortait du lot avec 92,5. »

    le Colombien Egan Bernal, vainqueur du Tour de France 2019 posséderait un VO2 max de 88,8 ml/kg/mn

    Ces résultats mirobolants pour certains sont critiquables. Par exemple, pour Miguel Indurain, on trouve selon les écrits, des résultats variant entre 82 et 88 ! Si le VO2 max était vraiment discriminant, on devrait organiser des compétitions sur ergocycle (vélo stationnaire pour tests d’effort). Sauf qu’au plan physiologique, les cadors sont tous très proches et que c’est le mental qui fait souvent la différence.

    VO2 MAX – Surtout utile pour le suivi individuel de l’entraînement

    Les multiples paramètres qui interviennent dans les conditions d’ambiance du test (horaire, température de la pièce, etc.) de même que l’appareillage et la période de la saison, font qu’il est totalement illusoire de faire de cet examen un critère de niveau entre les sportifs. En revanche, son utilité est certaine dans le cadre du suivi personnel de la préparation d’un athlète permettant ainsi  – les conditions étant les mêmes à chaque fois – d’évaluer les fluctuations de la forme et donc d’en tirer des enseignements précis afin de peaufiner l’efficacité de l’entraînement.

    Consommation maximale d’oxygène (abréviation VO2 max)

    Quantité maximale d’oxygène qu’un sujet est capable de prélever dans l’air ambiant lors d’un travail aérobie d’intensité croissante. La consommation maximale d’oxygène est une caractéristique fondamentale de la capacité de travail physique de l’individu. Elle peut être améliorée par l’entraînement mais dans une mesure relativement faible et seulement jusqu’à l’âge de 20 ou 25 ans. Passé cet âge, le VO2 max décroît plus ou moins vite selon que le sujet se maintient ou non en condition physique. La consommation maximale d’oxygène peut s’évaluer :

    • Soit directement à l’aide d’épreuves dites maximales,
    • Soit indirectement à l’aide d’épreuves dites submaximales.

    La notion de consommation maximale d’oxygène, que nous devons au physiologiste suédois Per Olof Astrand, constitue un des éléments les plus importants de la recherche appliquée aux effets de l’entraînement.

    Rendons à César ce qui appartient à… Ludovic Feuillet le directeur sportif des cycles Alcyon de 1912 à 1953

    Comme on peut le constater sur ces deux documents (Eddy Merckx en 1972 lors de sa préparation au record de l’heure et Bernard Hinault en 1979), le test de VO2 max est entré dans les mœurs du suivi des cyclistes professionnels au début des années 1970. Comme pour l’étude de la meilleure position aérodynamique en soufflerie, Cyrille Guimard, n’a pas été un novateur puisque – dès 1930 – ce test est utilisé par certains athlètes français. De même, les premières études de résistance à l’avancement d’un cycliste dans un tunnel du laboratoire aérodynamique de Chalais-Meudon datent de 1927, soit plus de cinquante ans avant Guimard et l’équipe Renault-Gitane avec en chef de file Bernard Hinault.

    Du sédentaire aux géants de la route

    Dans l’ouvrage consacré à la chute de lance Armstrong « Itinéraire d’un salaud » paru aux éditions Hugo-Sport en 2014, un chapitre est consacré à Floyd Landis lors de son passage à l’US Postal de 2002 à 2004.

    Les tests physiologiques pratiqués en laboratoire montrent que le natif de Lancaster en Pennsylvanie possède un moteur de cador. Il va le démontrer dès sa première saison au service d’Armstrong en terminant 2e du Dauphiné Libéré. Dans « Lance Armstrong. Itinéraire d’un salaud », on a droit à son évaluation du VO2 max : « Vêtu d’un cuissard en lycra et d’un fin maillot de corps, Floyd Landis pédale sur un vélo d’appartement (sic). Son visage est couvert d’un masque high-tech relié par des tubes et des câbles à une grosse machine truffée d’écrans et de boutons. Tandis qu’il pédale, un physiologiste du sport observe avec attention les chiffres qui s’affichent sur les écrans et, régulièrement, demande à Landis d’augmenter la cadence. Les calculs de l’ordinateur révèlent que Landis gère particulièrement efficacement l’air dont il remplit ses poumons. Son corps en extrait l’oxygène et l’apporte aux muscles avec un rendement incroyablement élevé. En fait, il consomme plus de 90 millilitres d’oxygène par kilo et par minute quand une personne normalement constituée consomme en moyenne environ 50 millilitres. »

    Ce dernier chiffre doit être nuancé. En effet, une personne normalement constituée âgée de 30 ans, ne pratiquant aucun sport, a un VO2 max d’environ 40. Chez les sportifs de compétition de haut niveau, les haltérophiles sont  les derniers de la classe avec 55 ml/kg/mn. Sur le podium des meilleurs moteurs, on trouve les cyclistes professionnels, les marathoniens, les coureurs de demi-fond et les skieurs de fond qui atteignent et dépassent 85 ml/kg/mn.

    Les élucubrations d’un expert scientifique sur les tests d’Armstrong

    Lors du procès entre l’assureur du Texan et ce dernier, la défense avait fait appel à un physiologiste australien, Michael Ashenden, surtout connu pour ses recherches sur les paramètres sanguins modifiés par le dopage. J’avais dénoncé cette imposture dans le bimensuel Sport et Vie :

    Lance Armstrong, vainqueur de 7 Tours de France de 1999 à 2005

    Appelé à la barre, il a d’abord pointé du doigt le niveau relativement modeste des paramètres physiologiques. « C’est beaucoup plus bas que ce à quoi je m’attendais« , commente-t-il devant la cour. « D’après les chiffres de l’étude d’Ed Coyle (physiologiste qui a pratiqué sur le ‘’boss du peloton’’ le test du VO2 max à cinq reprises entre novembre 1992 et novembre 1999) on peut estimer raisonnablement le VO2 max d’Armstrong aux alentours de 75. Tester quelqu’un à cinq reprises et garder comme valeur le plus haut résultat observé, c’est un peu comme si un golfeur réalisait cinq parcours, prenait son meilleur score et affirmait que c’était son niveau moyen.« 

    Cette exégèse paraît confondante de nullité

    Pour interpréter des chiffres de VO2, max, il faut évidemment tenir compte de la période à laquelle on passe ces différents tests. ‘‘L’expert’’ australien aurait alors constaté que le chiffre le plus haut (81,2 ml/min/kg) était enregistré peu de temps après son titre de champion du monde. Tandis que le chiffre le plus bas (66 ml/min/kg) correspond à un test effectué en août 1997 en pleine convalescence post-cancer. Lance n’était donc plus coureur depuis presque un an. La comparaison avec le golf nous paraît d’une pertinence zéro. N’importe quel cycliste amateur sait bien que les résultats de son test hivernal sont souvent inférieurs de dix à quinze points de son niveau en pleine saison (déficit de 20 à 25%). Cette baisse saisonnière est en rapport direct avec la diminution de la perfusion du muscle. On peut ainsi passer de valeurs plus proches des +/ – 600 capillaires par mm2 de tissu musculaire que l’on trouve chez des sédentaires à des chiffres au-dessus de 800 qui sont le lot des athlètes entraînés. A lire les passes d’armes entre ces deux physiologistes (Michael Ashenden et Ed Coyle), on en vient alors à se demander s’ils ignorent ce détail et, dans la foulée, on doute aussi de la valeur du suivi médico-physiologique proposé aux athlètes. Pour peu, on prendrait Armstrong en pitié –

    Dr JPDM  – Sport et Vie, 2007, n° 100, janvier-février, p 74

    Hypertrophie musculature versus moteur cardiaque

    Le Dr Kenneth H-Cooper, médecin lieutenent-colonel de l’armée de l’air américaine, inventeur de l’aérobie et du test de Cooper dit des 12 minutes, raconte une étonnante histoire qui a pour thème le test du VO2 max : « Les résultats de ce test peuvent constituer une surprise, comme l’a démontré l’examen d’un champion de culturisme âge de 28 ans. Il venait de remporter un concours et il avait belle apparence : une poitrine énorme, un petit tour de taille, des biceps saillants ; quand ses muscles se contractaient, on aurait dit qu’ils allaient faire éclater sa peau. On comprend pourquoi les juges l’avaient sacré champion… Or, après une performance pas très élevée dans le test du tapis roulant, on constate que son cœur battait très rapidement (193 pulsations à la minute). Cet homme était complètement épuisé, prêt à vomir. Il avait une musculature très développée mais un cœur trop faible. Il s’était seulement entraîné afin de se faire de beaux muscles. Notre homme si bien bâti ne s’est guère senti mieux lorsque l’un de nos techniciens lui a signalé que sa performance dépassait tout juste celle d’une grand-mère de 64 ans que nous avions examinée précédemment et qui avait été victime d’une crise cardiaque deux ans avant le test ! »

    Arnold Schwarzenegger
    Des muscles hypertrophiés ne vont pas de pair avec un VO2 max de haut niveau

    Au féminin c’est moins 15

    Une des composantes essentielles du VO2 max est la capacité du système vasculaire à fournir de l’oxygène aux muscles. Or, les femmes possèdent un cœur plus petit et un volume sanguin inférieur par unité de taille corporelle. Les concentrations d’hémoglobine sont aussi plus basses chez les femmes. D’où cette moindre quantité d’oxygène livrée aux muscles. Les femmes ont en outre tendance à avoir une plus forte proportion de graisse corporelle ; et les tissus gras n’utilisent pas l’oxygène aussi rapidement que les muscles. Malgré ces désavantages, les marathoniennes de haut niveau ont des valeurs de VO2 max bien supérieures à celles de l’homme moyen même très entraîné. Entre les meilleurs des deux sexes, la différence du VO2 max avoisine les 15%.

    Dopage ton histoire – Culturisme : on médicalise la performance depuis… 1922

    Par défaut

    Une image, une info

    Dès 1922, la pub booste la médicalisation des « gros bras » : ces deux documents en témoignent

    En ce qui concerne les ‘’gros bras’’ présents en 2017 sur la plus haute marche de la boîte, j’ai retrouvé une réclame de 1922 intitulée « La pharmacie des culturistes »  publiée dans l’ouvrage du Dr Marcel Didier « Culture physique et médecine ».

    Même si les produits présentés n’ont rien à voir avec les stéroïdes anabolisants, testostérone en tête, l’hormone de croissance ou l’EPO, ils démontrent que la culture de la médicalisation de la performance n’est pas récente.

    Dopage : le culturisme sur la plus haute marche du bilan des contrôles de l’AMA

    Alors que dans le bilan des contrôles positifs publié par l’AMA le 19 décembre 2019, classant les spécialités sportives où le plus grand nombre de violations des règles antidopage a été constaté sont le bodybuilding suivi de l’athlétisme et du cyclisme, un podium sans surprise.

    Dopage – L’imposture des statistiques de l’AMA publiée le 19 décembre 2019

    Par défaut

    Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques de l’AMA (adapté de Mark Twain)

    Le Monde publie dans sa livraison du 20 décembre un bilan des contrôles de l’Agence mondiale antidopage pour l’année…2017. Visiblement, la presse est en compétition pour publier ‘’en exclusivité mondiale’’ tout et n’importe quoi !

    Rappelons aux lecteurs et aux journalistes qu’aucun bilan de contrôles antidopage ne peut être analysé sans réserve dans la mesure où il existe des produits illicites indécelables et d’autres, tout aussi dopants, non prohibés.

    Régulièrement, l’Agence mondiale antidopage publie des chiffres sur le fléau n° 1 des enceintes sportives.

    Pour trois raisons, ces bilans sont bidons et acceptés sans critique, uniquement par les gros naïfs et certains médias-liges de l’AMA.

    Les classements des nations et des sports les plus touchés sont complètement ‘’folklos’’ puisqu’ils ne sont pas corrélés au nombre de sportifs testés par nation et par spécialité sportive. De plus, le nombre de pratiquants potentiellement exposé à des tests antidopage n’est pas indiqué. Au final, ces chiffres n’ont aucune valeur significative sur la réalité du dopage dans le monde.

    Nations et spécialités sportives épinglés en 2017 :

    les chiffres de l’Agence mondiale antidopage publiés sur son site le 19 décembre 2019 ont été reproduits en partie par Le Monde le lendemain. Les résultats de l’année 2018 publiés par l’AMA seront par mes soins décryptés d’ici peu.

    Agence mondiale antidopage (AMA)

    Les pays en tête du palmarès ne sont pas forcément les plus  consommateurs de produits illicites

    La hiérarchie des 114 pays référencés montre que sur le podium des nations les plus touchées, on trouve :

    1re l’Italie,

    2e la France,

    3e les Etats-Unis.

    Et l’on constate que la Russie n’arrive que 5e. Peut-être un effet collatéral de la commission McLaren sur les tripatouillages du labo de Moscou révélés un an avant par les enquêteurs indépendants sélectionnés par l’AMA. Le rapport de la dite commission a probablement freiné la triche des compatriotes de Vladimir Poutine

    Une lecture superficielle de ce bilan pourrait faire croire que c’est le classement des pays où les sportifs sont les plus dopés alors qu’en réalité ce sont ceux qui sont les mieux contrôlés ou les plus testés comme les athlètes russes.

    Les sportifs de 100 pays échappent au contrôle

    En revanche, l’ordre des spécialités concernées par la pandémie doit être proche de la réalité

    1er culturisme,

    2e  athlétisme,

    3e  cyclisme (n’en déplaise à Roger Lejeay, le patron du MPCC)

    Mais aussi bien placé le football (6e) alors que les patrons successifs de la FIFA, Sepp Blatter (1998-2015) et Gianni Infantino depuis 2016 n’ont eu qu’un seul discours depuis vingt ans : faire croire au bon public que le dopage ne sert à rien dans le football.

    Plus langue de bois que le milieu du ballon rond c’est très difficile, voire impossible.

    Conduite dopante – L’inhalation d’ammoniaque dans un but stimulant toujours présente dans les patinoires de hockey sur glace mais aussi dans d’autres enceintes sportives

    Par défaut

    Un jeune joueur canadien de hockey a bu de l’ammoniaque lors d’un match le dimanche 24 novembre dernier. Le liquide avait été amené par des coéquipiers qui désiraient, pour améliorer leurs performances sportives, l’inhaler au moment de pénétrer sur la glace.

    Les hockeyeurs, des adeptes convaincus du coup de pouce de l’inhalation d’ammoniaque sur la perf

    A la suite de la révélation de ce cas d’ammoniaque ingéré par un joueur des Panthères Midget de Granby (hockey sur glace), la presse canadienne s’est réveillée en rangs serrés afin de solliciter l’avis de pseudo-experts pour nous débiter des platitudes d’un autre âge.

    Selon un expert canadien, l’inhalation d’un sel d’ammoniaque n’est pas plus efficace qu’une ‘’bonne gifle’’. Pas sûr que les sportifs gobent cette fable !

    Dans la Voix de l’Est, la journaliste Marie-Eve Martel donne la parole à deux soi-disant spécialistes de l’antidopage : « Il aurait pu demander à son copain de lui donner une claque dans la face ; ça lui aurait fait le même effet » illustre Claude Goulet, qui s’intéresse aux déterminants psychosociaux du dopage et de l’amélioration des performances sportives dans le cadre de ses recherches. « Ça n’a aucune utilité et ça ne devrait pas être encouragé. Ça ne donne strictement rien, c’est un stimulant qui procure un petit boost d’adrénaline qui ne dure que quelques instants. Après, c’est fini. » confirme pour sa part le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie (Québec).

    Comme souvent avec les incompétents, il se contredit quelques lignes plus loin. Un produit qui n’a qu’un effet mineur sur les sportifs devient capable de ressusciter les pertes de connaissances : « L’inhalation d’ammoniaque a longtemps été une pratique médicale utilisée pour réanimer un patient après une perte de conscience. Mais ce n’est plus recommandé, précise le médecin, car ça donne un choc au patient. Sa réaction rapide, si son état est précaire, peut nuire davantage qu’aider. »

    Idée reçue : « pas sur la liste donc sans effet sur la perf »

    Un autre avis du même tonneau explique que si la substance était efficace, elle serait prohibée par l’AMA. Pas sûr que cela soit la bonne explication.

    Il faut rappeler aux ignorants les trois critères qui font qu’un produit consommé dans un but de performance peut se retrouver en liste rouge :

    1. Amélioration de la performance,
    2. Contraire à l’éthique sportive, et médicale,
    3. Potentiellement dangereux pour la santé.

    Rappelons que les sels d’ammoniaque sont inhalés par les sportifs depuis, au moins, … 1891 ! Cette pratique a d’abord surtout contaminée le noble art mais ensuite s’est répandu dans l’alpinisme, les six jours cyclistes, l’haltérophilie, le football, la lutte, le tennis, le hockey sur glace…

    Ammoniaque ou alcali volatil

    Solution aqueuse de gaz ammoniac (gaz dissout dans l’eau) incolore, à odeur pénétrante et aux propriétés alcalines, d’où son nom d’alcali volatil. L’ammoniaque s’emploie en inhalation par voie orale sous forme de 5 à 6 gouttes dans un verre d’eau. Elle influe sur le système nerveux central par excitation de la muqueuse nasale et de cette façon agit comme stimulant. A ce jour, elle fait toujours partie de la panoplie des soigneurs de boxe, d’haltérophilie et de hockey sur glace.

    Dès le début de la lutte antidopage au mitan des années 1960, le seul discours des médecins pour décourager les sportifs, était de leur affirmer que les ‘’médocs énergisants’’ étaient inefficaces. Ainsi, on pouvait lire dans la presse sportive les avis des gardiens de l’éthique affirmant haut et fort que :

    • les amphétamines n’amélioreraient pas les performances,
    • les anabolisants n’avaient aucun effet pour prendre du muscle,
    • les corticoïdes étaient un non-sens pour booster son potentiel, etc.

    Inutile de préciser que ces ‘’sapiteurs à la manque’’ s’étaient copieusement discrédités auprès de la gent sportive adepte des ‘’grains marginaux pharmaceutiques’’.

    D’autres substances boostant les perfs ne sont pas sur la liste rouge

    Ajoutons, pour enfoncer le clou, que de nombreuses substances plus performantes que les sels d’ammonium, elles non plus ne sont pas listées dans la nomenclature officielle des interdictions :

    • La triméthylxanthine (caféine)
    • Les hormones thyroïdiennes
    • Le Neoton® (créatine injectable)
    • La trinitrine (vasodilatateur coronarien)
    • Le Viagra® (sildénafil) (vasodilatation des vaisseaux sanguins pulmonaires)
    • Etc. (liste ouverte)

    Au final, se référer à l’AMA, pour classer une substance en liste rouge ou l’écarter, n’est pas la bonne réponse. Par exemple, la caféine – un stimulant utilisé larga manu depuis bien au-delà d’un siècle par tous les athlètes de la planète et encore aujourd’hui – a été prohibé par le CIO de 1982 à 2004 pour être ensuite retirée des substances illicites afin de faire plaisir à Coca-Cola, le sponsor n° 1 de l’olympisme.

    A la fois efficace et ‘’licite’’

    Toutes les substances dopantes qui ont la faveur des sportifs doivent être à la fois efficaces et non décelables (ou autorisées). Même si l’ammoniaque volatil ne figure pas sur la liste des produits illicites, il est inhalé pour stimuler la respiration mais aussi la détermination tout autant que la concentration. Dans les enceintes sportives, sa présence remonte à la fin du XIXe siècle. C’est donc un procédé ancien mais toujours d’actualité, notamment à l’occasion des compétitions internationales d’haltérophilie. Dans cette spécialité, on voit lors des retransmissions télévisées, les compétiteurs, particulièrement ceux appartenant aux Pays de l’Est, inhaler de l’ammoniaque juste avant de se présenter sur le plateau face à la barre. Pour l’anecdote, signalons que certains pour booster l’effet de l’ammoniaque se donnent en plus des… gifles !

    Un footballeur russe sniffe-t-il de l’ammoniaque ?

    Dans le but de mieux performer

    Quoi qu’il en soit, c’est bien dans un but de performance que les boxeurs, les hommes forts, les footballeurs russes et les hockeyeurs canadiens utilisent l’ammoniaque volatil.

    Comme pour l’oxygène en bonbonne respiré avant le match ou à la mi-temps dans les vestiaires à l’abri des regards indiscrets, on nous affirme que l’ammoniaque volatil n’est pas efficace.

    Mais constamment, les experts antidopage lorsqu’ils sont incapables de détecter une substance utilisent cette défense en affirmant que le gain marginal obtenu est ‘’peanuts’’

    En raison de notre expérience du milieu de la compétition de haut niveau, nous avons toujours privilégié l’avis des consommateurs-sportifs sur les bénéfices de la pharmacopée face à celui, opposé, du camp de l’antidopage niant mordicus la pertinence de l’ammoniaque volatil sur les prouesses athlétiques.

    POST-IT

     Les publicités sportives sur le Net stimulent l’achat des compétiteurs.

    « Vous cherchez un stimulant légal avant de tenter un record ou vous réveiller avant une séance ? Essayez notre ammoniac pour avoir un boust d’adrénaline immédiat. Notre produit est puissant et légal ».

    Réclame en ligne le 17 décembre 2019

    En tout cas, lors du Mondial de foot 2018 en Russie, les footballeurs nationaux de la Sbornaïa ont, sans état d’âme, sniffé de l’ammoniaque avant leur huitième victorieux contre l’Espagne puis contre la Croatie en quarts de finale du Mondial.

    Par ailleurs, la récente affaire canadienne a libéré la parole de certains qui, à l’occasion de la confusion d’un jeune joueur de hockey sur glace qui a pris pour une boisson énergétique un flacon destiné à inhaler un sel d’ammoniaque, ont révélé que les professionnels de la crosse et de la rondelle, étaient des adeptes de cette stimulation par voie aérienne.